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Baal HaSoulam

Shamati
Il n'y a rien hormis Lui À propos de la Shekhina [Divinité] en exil À propos de l’atteinte spirituelle Quelle est la raison du poids ressenti en s’annulant devant le Créateur dans le travail? Lishma est un éveil d’en-haut et pourquoi a-t-on besoin d’un éveil d’en bas? Qu’est-ce que le soutien de la Torah dans le travail? Qu’est-ce que l’habitude devient une seconde nature dans le travail? Quelle est la différence entre une ombre de Kedousha et une ombre de Sitra Akhra? Quelles sont les trois choses qui élargissent l’esprit de l’homme dans le travail? Qu’est-ce que « Fuis mon bien-aimé » dans le travail? La joie dans un frémissement dans le travail L’essentiel du travail de l’homme Au sujet de la grenade Qu’est-ce que la magnificence du Créateur? Qu’est-ce que les autres dieux dans le travail? Qu’est-ce que le jour du Seigneur et la nuit du Seigneur dans le travail? Que signifie que la Sitra Akhra est appelée «Malkhout sans couronne»? Qu’est-ce que « mon âme pleure en cachette » dans le travail? - 1 Que veut dire que le Créateur hait les corps dans le travail? Lishma Quand l’homme se sent en phase d’ascension Torah Lishma [en Son Nom] Vous qui aimez le Seigneur, haïssez le mal Il les sauvera de la main des méchants Les choses qui viennent du cœur Le futur de l’homme dépend et est lié à sa gratitude envers le passé En quoi consiste «Le Seigneur est élevé et l’humble verra» - 1 Je ne mourrai pas, mais je vivrai Lorsque des réflexions viennent à l’homme L’essentiel est de vouloir donner sans réserve Tout ce qui satisfait l’esprit des créatures Le sort (goral) est un éveil d’en-haut À propos des sorts à Yom Kipourim et avec Haman L’avantage de la terre est en tout Concerning the Vitality of Kedusha Quelles sont les trois distinctions du corps chez l’homme? Un article sur Pourim La crainte de Dieu est Son trésor Ils cousirent des feuilles de figuier La foi dans le Rav, quelle est la mesure? Que signifient la grandeur et la petitesse dans la foi? Que signifie l’acronyme Eloul dans le travail? A propos de la foi et de la vérité L’intellect et le cœur Deux discernements dans la Torah et le travail La domination d’Israёl sur les Klipot À l’endroit où vous trouvez Sa grandeur L’essentiel de la fondation L’essentiel est l’intellect et le cœur Deux états Si ce scélérat t’offense Une infraction n’éteint pas une Mitsva À propos de la limitation Le but du travail - 1 Où Haman est-il mentionné dans la Torah? La Torah signifie indiquer Il le sacrifiera à Sa volonté La joie est le reflet des bonnes actions À propos du sceptre et du serpent Une Mitsva qui vient par infraction Tout autour de lui n’est que tumulte Il descend et incite, monte et calomnie Empruntez-moi, et je rembourserai De Lo Lishma, on arrive à Lishma À propos de ce qui est dévoilé et de ce qui est caché Au sujet du don de la Torah - 1 Éloignez-vous du mal Le lien de l’homme aux Sefirot D’abord il y aura la correction du monde D’une main puissante et d’un courroux débordant Mon âme pleurera en cachette - 2 La confiance est le vêtement de la lumière Après le Tsimtsoum Monde, année, âme Il y a le monde à venir et il y a ce monde Sur tous tes sacrifices, tu offriras du sel L’âme de l’homme lui enseignera La Torah, le Créateur et Israël sont un Atsilout et BYA Concernant dos à dos Concernant l’élévation de MAN La prière qu’il faut toujours prier Concernant le Vav de droite et le Vav de gauche Que signifie "Alors il chassa l’homme du jardin d’Éden, pour qu’il ne prenne pas de l’arbre de vie?" Quel est le fruit du bel arbre dans le travail? Ils bâtirent des villes d’approvisionnement Shabbat Shekalim Tout le travail a lieu uniquement où il y a deux chemins - 1 Pour comprendre les paroles du Zohar Dans le Zohar Béréshit [Genèse] Au sujet de «remplaçable» Explication de «la chance» À propos des nageoires et des écailles Et vous préserverez vos âmes De l’enlèvement du prépuce Que sont les déchets de la grange et de la cave viticole dans le travail? Le déchet de la grange et de la cave viticole La spiritualité est appelée ce qui ne s’annulera jamais Il n’a pas dit méchant ou juste La Torah écrite et la Torah orale - 1 Un commentaire du psaume «au chef des chantres des roses» Vous prendrez pour vous le fruit d’un agrume Celui au bon cœur Le destructeur était assis Un sage disciple, aussi bâtard soit-il, précède un grand-prêtre ignorant Que suggèrent les douze Khalot du Shabbat? A propos des deux anges Si tu Me quittes un jour, Je te quitterai deux jours Deux sortes de chair Un champ que le Seigneur a béni Souffle, voix et parole Les trois anges La prière de dix-huit La prière Minéral, végétal, animal et parlant Selon celui qui a dit que les Mitsvot ne nécessitent pas d’intention Tu as fait des efforts et tu n’as pas trouvé, n’y crois pas Comprendre la notion des genoux qui s’inclinent devant le mari Cet étudiant qui apprit en cachette La raison de la coutume de ne pas manger des noix à Rosh Hashana Elle était comme des navires marchands Comprendre ce qui est expliqué dans le Shoulkhan Aroukh Son divorce et sa main viennent ensemble Le Shabbat de la Genèse et des six mille ans Celui qui réjouit le Shabbat Un sage vient en ville La différence entre l’essentiel, l’essence et l’ajout d’abondance La rosée s’égoutte de Galgalta à Zeir Anpin La Divinité dans la poussière Tibériade de nos sages, ta vue est bonne Celui qui vient se purifier À la sueur de ton front, tu mangeras du pain - 1 Les lumières de Shabbat Le vin enivrant Tu ne tueras point un innocent ni un juste La différence entre les premières lettres et les dernières lettres Tselopakhad ramassait du bois À propos de la crainte et de la peur qui vient parfois à une personne La différence entre les six jours d’action et le Shabbat Ô combien j’aime Ta Torah La fête de Pâque L’essence de la guerre Mais Dieu est bon pour Israël Il y a un certain peuple Pourquoi Il donnera la sagesse précisément aux sages Un commentaire du Zohar Le travail de réception et de don L’examen de l’amer et du doux, de la vérité et du mensonge Pourquoi nous devons étendre Hokhma? Chantez le Seigneur, car Il a fait la fierté Et Israël vit les Égyptiens Car le pot-de-vin aveugle les yeux des sages La pensée est le résultat du désir Il ne peut y avoir d’espace vide dans le monde La propreté du corps De peur qu’il prenne de l’Arbre de Vie Je dors mais mon cœur est éveillé Pourquoi il n’est pas d’usage de manger chez les autres à Pâque Et il arriva au cours de ces jours La raison de la pudeur avec les Matsot À propos du don de la Torah - 2 À propos de Hazak que nous disons après la fin de chaque Livre Ce que les auteurs du Zohar ont dit Il y a une différence entre la matérialité et la spiritualité Une explication de la demande d’Elisée à Élie Deux parties dans la compréhension La raison pour laquelle il est appelé Shabbat Teshouva Les coutumes d’Israël La notion de juste complet Tu n’auras point dans ta poche une grande pierre Zohar, Emor - 1 À propos des obstacles et des retards Pourquoi disons-nous «LéKhaim» ? La dissimulation Si la route est trop longue pour toi En buvant du Brandy après la Havdala Expiations Trois partenaires dans l’homme Les trois lignes Dans le Zohar, Emor - 2 L’honneur Moïse et Salomon Le Messie La différence entre la foi et l’intelligence L’ignorant, la crainte du Shabbat est sur lui Fais de ton Shabbat un jour de semaine et n’aie pas besoin des individus Choisir l’effort Tout le travail est uniquement là où il y a deux chemins - 2 L’action agit sur la pensée Chaque action laisse une trace Le temps de la descente Les sorts Un mur qui sert les deux Les sept entiers S’ils sont récompensés, je vais la hâter Une prise pour les externes Livre, écrivain, histoire Liberté Chaque homme d’Israël La purification de l’écran Spiritualité et matérialité À la sueur de ton front tu mangeras du pain - 2 L’orgueil de l’homme l’humiliera Le but du travail - 2 La sagesse crie dans les rues La foi et le plaisir Recevoir afin de donner L’effort Les trois conditions dans une prière Un beau défaut en toi Comme celui qui se tient devant le roi Étreinte de droite, étreinte de gauche La révélation du manque Connu aux portes La foi Droite et gauche Si je ne suis pour moi, qui le sera? La Torah et le Créateur sont un La dévotion Les souffrances L’autorité de plusieurs La part accordée à Sitra Akhra pour la séparer de Kedousha Vêtement, sac, mensonge, amande Yessod de Noukva et Yessod de Dekhoura S’élever Torah écrite et Torah orale - 2 La récompense d’une Mitsva : une Mitsva Le poisson avant la viande Les poches de Haman Le Seigneur est élevé et l’humble verra - 2 La pureté des récipients de réception Terminer l’effort Rémission, pardon et expiation Celui qui interrompt les paroles de la Torah et entame une conversation Reconsulter le livre Mes blasphémateurs m’insultent toute la journée Car l’homme ne peut Me voir et vivre Heureux est l’homme qui ne t’oublie pas et le fils de l’homme qui s’exerce en Toi La différence entre Mokhin de Chavouot et de Shabbat Minkha Recherche ceux qui Te recherchent quand ils recherchent Ta face Appelez-Le pendant qu’Il est proche Qu’est-ce que réjouir le pauvre un bon jour dans le travail? L’examen de l’ombre la nuit de Hoshana Rabba Tous les mondes Avant la création de l’embryon Une explication de la chance La pensée est la nourriture Que Son Ami Commence

Ari

Ramchal

Agra

David HaMelekh

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Baal HaSoulam / Ils bâtirent des villes d’approvisionnement

86. Ils bâtirent des villes d’approvisionnement

J’ai entendu de mon père, 3 Shevat, 31 Janvier 1941

Il est écrit (Exode 1) : « Ils bâtirent pour Pharaon des villes d’approvisionnement, Pithom et Ramsès. »

Il faut demander : Pithom et Ramsès signifient que ce sont de belles villes, tandis que les mots « villes d’approvisionnement » indiquent qu’elles sont pauvres et misérables, et mais aussi viennent du mot danger. Il faut aussi comprendre ce que le patriarche Abraham a demandé : « Comment saurai-je que je vais en hériter ? » (Genèse 15, 8) et ce que le Créateur répondit. Il est écrit : « Il dit à Abram : Sache que ta postérité sera étrangère dans un pays qui n’est pas le leur, on l’asservira et l’opprimera pendant quatre cents ans. »

Le sens littéral est difficile à comprendre, puisque la question était qu’il voulait des garanties sur l’héritage, et il n’y a aucune garantie apparente dans la réponse du Créateur ; sa postérité sera en exil. Et il semble qu’il se soit contenté de cette réponse.

Nous voyons que lorsqu’Abraham a débattu avec le Créateur à propos des gens de Sodome, il a eu une longue discussion avec le Créateur et chaque fois il disait « peut-être ». Ici, cependant, lorsque le Créateur dit que sa semence sera en exil, il l’a immédiatement accepté comme une réponse adéquate. Il n’a pas discuté et dit « peut-être... », mais il l’a acceptée comme une garantie de l’héritage de la terre.

Il faut comprendre cette réponse et comprendre également le sens du commentaire du Zohar sur le texte « Pharaon approchait », qui veut dire qu’il les a rapprochés de la repentance. Est-il possible que le méchant Pharaon voulait les rapprocher de la repentance ?

Pour comprendre tout cela, nous devons comprendre ce que nos sages ont dit (Soucca 52, 71) : « Rabbi Yéhouda dit : « À la fin des temps, le Créateur amène le mauvais penchant et l’abat devant les justes et devant les méchants. Pour les justes, cela semble une haute montagne, et pour les méchants, un fil de cheveu. Ceux-ci pleurent et ceux-là pleurent. Les justes pleurent en disant : ‘Comment pourrons-nous conquérir une montagne si élevée ?’ Et les méchants pleurent en disant : ‘Comment n’avons-nous pas pu vaincre ce fil de cheveu ?’ » »

Ce verset est totalement déroutant :

  1. Si le mauvais penchant a déjà été abattu, comment y a-t-il encore des méchants ?

  2. Pourquoi les justes pleurent-ils ? Au contraire, ils auraient dû être contents !

  3. Comment peut-il y avoir deux opinions dans la réalité, quand toutes deux sont arrivées à la vérité ? Ce verset parle de l’avenir, qui est certainement la vérité, alors comment peut-il y avoir une telle différence dans la réalité, entre un fil d’un cheveu et une haute montagne ?

Il a expliqué avec les mots de nos sages : « Rabbi Assi dit : “Au début, le mauvais penchant ressemble à un fil de toile d’araignée, et à la fin, il ressemble aux traits d’un attelage”, comme il est dit, “Malheur à ceux qui traînent le délit avec des cordes de vanité et qui tirent le péché comme les traits d’un attelage.” (Isaïe 5) »

Il y a une grande règle que nous devons connaître. Notre travail qui nous a été donné l’a été pour qu’il soit basé sur la foi au-dessus de la raison, et cela ne veut pas dire que nous ne méritons pas un degré élevé, mais il nous a été donné afin de prendre tout ça dans le récipient de la foi. Cela nous apparaît comme bas et sans valeur, et l’homme attend avec impatience le moment où il pourra se débarrasser de ce fardeau appelé « la foi au-dessus de la raison ».

Cependant, c’est un degré très élevé et très important, dont la magnificience est incommensurable. Ce que nous voyons comme une bassesse, est en raison du désir de recevoir qui est en nous. Il faut faire une distinction entre Rosh [tête] et Gouf [corps] dans le désir de recevoir. Rosh est appelé connaissance et Gouf est appelé réception. Pour cette raison, tout ce qui est contre la connaissance, nous le considérons comme vil et bestial.

Ainsi il faut comprendre ce que le patriarche Abraham a demandé au Créateur : « Comment saurai-je que je vais en hériter ? Comment serait-il possible pour eux d’accepter le fardeau de la foi, car c’est contre la raison, et qui peut aller contre la raison ? Si tel est le cas, comment pourront-ils être récompensés de lumière de la foi, puisque toute la perfection ne dépend que de cela ? »

Le Créateur lui répondit : « Sache... qu’ils seront en exil ». Cela signifie qu’Il avait préparé une Klipa [écorce], qui est le mauvais penchant d’une personne perfide, c’est-à-dire Pharaon, le roi d’Égypte. Les lettres du mot Pharaon sont comme les lettres du mot Oref [nuque]. C’est comme le Ari écrit dans La Porte des Intentions pour Pessakh [pâque], que Pharaon est considéré comme la nuque de l’Égypte. Il suçait l’abondance qui descend aux inférieurs avec sa question : « Qui est le Seigneur, que je doive Lui obéir » ? (Exode 5, 2) Avec cette question, ils sont aussitôt sous l’autorité des Klipot [écorces], comme dit Maïmonide à propos de « ne vous tournez pas vers mes dieux », que rien qu’avec cette demande, c’est-à-dire rien qu’avec cette question, on transgresse le « ne vous tournez pas ».

La Sitra Akhra [l’autre côté] veut sucer l’abondance de la Kedousha [sainteté]. Que fait-elle pour sucer l’abondance de la Kedousha ? Le verset nous dit : « et Pharaon approchait ». Le Zohar interprète qu’il les a rapprochés de la repentance. Il demande : « Comment peut-on dire que Pharaon les a rapprochés de la repentance, si la conduite des Klipot est d’éloigner l’homme du Créateur ? »

Il faut comprendre cela par ce qui est écrit dans le Zohar : « Le crime est caché en toi, comme le serpent qui frappe et rentre la tête dans son corps » et dans le Soulam : « Comme... puisque ce crime est caché, la force du serpent qui frappe les peuples du monde et entraîne la mort dans le monde a encore toute sa puissance et ne peut être révoquée. C’est comme un serpent qui mord un être humain et rentre immédiatement la tête dans son corps, car alors il est impossible de le tuer ». (Introduction au Zohar et le Commentaire du Soulam).

Il est aussi écrit dans le Zohar que le serpent baisse la tête et frappe avec sa queue. C’est-à-dire que parfois il permet à l’homme d’accepter le fardeau de la foi au-dessus de la raison, qui est l’inclinaison de la tête, mais il frappe avec la queue. Sa queue, c’est comme sa fin. C’est-à-dire qu’il a baissé la tête au début pour pouvoir à la fin recevoir en vue de recevoir. En d’autres termes, il a d’abord eu la permission d’accepter la foi, afin que, par la suite, il prenne tout sous son autorité. Car la Klipa sait qu’il n’y a aucun moyen de recevoir l’abondance, si ce n’est par la Kedousha.

C’est l’interprétation de « Pharaon rapprochait », il a rapproché Israël de la repentance. Il l’a fait intentionnellement de manière à prendre tout sous son autorité par la suite. C’est pourquoi le Ari a écrit que Pharaon suçait toute l’abondance qui descendait aux inférieurs. Il suçait la nuque et du côté de la gorge, soit le commencement du corps, et il prenait tout dans ses récipients de réception.

Tel est le sens de « Ils bâtirent des villes d’apprivionnement », ce qui veut dire que c’était pour Israël. En d’autres termes, Pharaon prenait en sa possession tout leur travail pendant leur exil, et donc les enfants d’Israël étaient pauvres.

Nous devons également interpréter « approviosionnement » du mot danger [en hébreu], ce qui signifie qu’ils étaient en grand danger de rester dans cet état pour le reste de leur vie. Cependant, pour Pharaon, le travail d’Israël était Pithom et Ramsès, c’est-à-dire de très belles villes.

Ainsi, « Ils bâtirent des villes d’approvisionnement » pour Israël et pour Pharaon, Pithom et Ramsès. C’est parce que tout le travail d’Israël était tombé dans les Klipot et qu’ils ne voyaient aucune bénédiction dans leur travail. Quand le travail de la foi et du don sans réserve prévalait, ils en voyaient les fruits ; et au moment où ils tombaient dans la connaissance et la réception, ils tombaient immédiatement dans la Klipa de Pharaon. Ils en arrivèrent alors à une ferme résolution, à savoir que le travail devait être fait dans la foi au-dessus de la raison et le don sans réserve.

Toutefois, ils ont vu qu’ils étaient incapables de sortir de la domination de Pharaon par eux-mêmes. C’est pourquoi il est écrit « Les enfants d’Israël gémirent à cause du travail », car ils avaient peur de rester en exil pour toujours. Alors « leur cri parvint jusqu’à Dieu » et ils furent récompensés de sortir de leur exil d’Égypte.

Il s’avère qu’avant d’avoir vu l’état dans lequel ils étaient– sous l’autorité des Klipot – et qu’ils avaient mal et peur d’y rester pour toujours, il n’est pas alors nécessaire que le Créateur les aide avec les récipients de réception, s’ils ne sentaient pas le préjudice et le manque qu’il y a en cela, que c’était tout ce qui les empêchait d’adhérer au Créateur. Sinon l’homme a une plus haute estime pour le travail sous la forme de la connaissance et de la réception, tandis que la foi est considérée comme bassesse. Il choisit plutôt le savoir et la réception, puisque c’est ce que l’oblige l’esprit extérieur de l’homme à faire.

C’est pourquoi l’exil leur a été préparé, afin de sentir qu’ils n’ont aucun progrès dans leur rapprochement du Créateur, et tout leur travail s’enfonce dans la Klipa d’Égypte. Alors ils ont vu qu’ils n’avaient pas d’autre choix que de se résoudre à un travail de bassesse, qui est la foi au-dessus de la raison, et d’aspirer au don sans réserve. Sans quoi ils sentent qu’ils sont sous l’autorité de la Sitra Akhra.

Il s’avère que la foi qu’ils ont acceptée, c’est parce qu’ils ont vu qu’autrement ils n’avaient pas d’autre choix ; c’est pourquoi ils ont accepté un travail de bassesse. Ceci est considéré comme « travail qui dépend d’une condition », puisqu’ils ont accepté ce travail afin de ne pas tomber dans le filet des Klipot. Toutefois, si la condition est révoquée, l’amour pour ce travail est annulé aussi. En d’autres termes, si le mauvais penchant est annulé et qu’il n’y a personne pour leur apporter des pensées de ne pas se tourner vers les idoles, l’amour pour le travail de bassesse est révoqué.

Maintenant, nous pouvons comprendre ce que nos sages ont dit : « Au début, le mauvais penchant ressemble à un fil de toile d’araignée, et à la fin, il ressemble aux traits d’un attelage. »

Nous savons qu’il y a la « contrainte », « la négligence » et « l’intentionnel ». Le désir de recevoir qui est implanté dans l’homme est considéré comme « contrainte », car on ne peut le révoquer et ce n’est donc pas considéré comme un péché, mais un délit, comme il est écrit : « Malheur à ceux qui traînent le délit avec des cordes de vanité. Donc, il est impossible de le rejeter ou de le détester, car il ne sent pas que c’est un péché. »

Cependant, il devient après « comme les traits d’un attelage », un péché, et de ce désir de recevoir les Klipot sont créées, qui ont une Merkava [structure/chariot] complète, comme il est écrit : « Dieu les a fait l’un opposé à l’autre ». C’est de là que le mauvais penchant s’étend, c’est-à-dire que tout provient de ce fil de cheveu.

Puisqu’il s’est révélé être un péché, alors tout le monde sait se prémunir de ce fil de cheveu et il comprend qu’il n’y a pas d’autre solution s’il veut entrer dans la Kedousha, si ce n’est que d’accepter à travailler dans la bassesse, c’est-à-dire dans la foi et le don sans réserve. Sinon, il voit qu’il est sous l’autorité de la Klipa de Pharaon, le roi d’Égypte.

Il s’ensuit que l’utilité de l’exil est de sentir que le désir de recevoir est un péché. C’est la raison pour conclure qu’il n’y a d’autre choix que d’essayer et d’acquérir les récipients de don. C’est aussi le sens de la réponse du Créateur au patriarche Abraham, à sa demande de garanties de l’héritage de la terre : « Sache que ta postérité sera étrangère [...] on les opprimera [...] » Grâce à l’exil, ils arriveront à découvrir que le fil d’un cheveu est un péché et accepteront vraiment le travail pour s’éloigner du péché.

C’est ce que Rabbi Yéhouda a dit, qu’à l’avenir « la mort sera engloutie à jamais », ce qui signifie que le Créateur égorgera le mauvais penchant et tout ce qui restera de lui ne sera qu’un fil de cheveu, qui n’est pas du tout ressenti comme un péché (car le fil d’un cheveu est quelque chose qui ne peut être vu à l’œil nu.) De toute façon, il reste encore des justes et des méchants et ils veulent tous adhérer au Créateur. Les méchants n’ont encore pas corrigé leur fil de cheveu du temps où le mauvais penchant existait, quand ils pouvaient sentir que c’était un péché.

Cependant, maintenant, quand tout ce qui reste du mauvais penchant n’est qu’un fil de cheveu, ils n’ont aucune raison de transformer leurs récipients de réception en récipients de don, car le fil d’un cheveu n’est pas ressenti. Toutefois, ils ne peuvent pas encore adhérer au Créateur, car il existe une disparité de forme et « lui et Moi ne pouvons résider dans la même demeure. »

Leur correction est d’être la poussière sous les pieds des justes. Cela signifie que puisque le mauvais penchant a été annulé, les justes n’ont aucune raison de devoir aller avec la foi au-dessus de la raison. Donc, s’ils n’ont aucune raison, qui les obligera ?

Quand ils voient que les méchants sont restés avec le fil de cheveu et ne l’ont pas corrigé quand il y avait le mauvais penchant, quand c’était le moment où ils pouvaient le corriger, puisqu’alors le désir de recevoir était manifestement un péché, tandis que maintenant, il n’est pas vu comme un péché, mais comme un fil de cheveu.

Par conséquent, s’il n’y a pas de raison, il n’y a pas lieu de corriger maintenant. Mais en même temps, il n’y a pas de place pour l’adhésion, car la disparité de forme reste et toute leur correction provient du fait que les justes marchent sur eux, quand ils voient que maintenant il n’y a plus la peur du filet des Klipot, car le mauvais penchant a été éliminé.

S’il en est ainsi, pourquoi doivent-ils maintenant travailler avec la foi au-dessus de la raison ? Mais quand ils voient que les méchants ne peuvent atteindre l’adhésion parce qu’ils n’ont plus de raison, c’est-à-dire un mauvais penchant qu’ils reconnaissent comme un péché, ils restent néanmoins dehors, car la disparité de forme reste néanmoins.

Ainsi, quand les justes voient cela, ils comprennent combien il était bien qu’ils aient eu une raison de travailler afin de donner sans réserve. Ils pensaient qu’ils s’engageaient dans le don sans réserve seulement à cause du mauvais penchant. Mais ils voient que le péché qu’ils avaient vu alors était dans leur propre intérêt. Qu’en vérité ce travail est l’essentiel, et ce n’est pas par crainte de tomber sous l’autorité des Klipot qu’ils le font. Ils en voient la preuve chez les méchants qui n’ont pas corrigé le fil de cheveu et qui maintenant n’ont pas de raison. Ils sont restés dehors et ne peuvent pas maintenant arriver à adhérer au Créateur.

Il s’ensuit que les justes reçoivent la force d’aller de succès en succès grâce aux méchants. C’est ainsi que les méchants sont devenus de la poussière sous les pieds des justes et les justes marchent comme s’ils étaient des méchants.

Ainsi, rétrospectivement, il s’avère que ce travail est particulièrement important. Non par nécessité, comme il leur semblait avant, quand ils avaient le mauvais penchant. Aujourd’hui, ils voient que, même sans le mauvais penchant, il est utile de travailler dans le don et la foi.

En ce qui concerne « ceux-ci pleurent et ceux-là pleurent », on sait que pleurer est Katnout [petitesse, l’enfance], qui est VAK. Il y a une différence entre GAR et VAK. Car Mokhin de VAK éclairent le passé, c’est-à-dire qu’ils prennent la vitalité et la lumière de leur passé. Mokhin de GAR, cependant, éclairent le présent par l’union du Zivoug [accouplement].

Tel est le sens des justes qui pleurent en disant : « Comment pourrons-nous conquérir une montagne si haute ? » Aujourd’hui, ils voient ce qui était avant l’élimination du mauvais penchant, dont la domination était très grande, comme il est écrit : « Dieu les a fait l’un opposé à l’autre ». Le Créateur a eu grandement pitié d’eux, Il leur a donné le pouvoir de gagner la guerre contre le penchant, et ils se réjouissent maintenant du miracle qu’ils ont eu alors, c’est-à-dire dans le passé. Cela s’appelle Mokhin de Katnout.

Les méchants pleurent parce que maintenant ils ne savent pas comment adhérer au Créateur, même si maintenant ils voient que c’est seulement un fil de cheveu. Mais puisqu’il n’y a plus de mauvais penchant, ils n’ont aucune raison de pouvoir transformer leurs récipients de réception en récipients de don. Ils voient seulement qu’ils sont dehors, c’est pourquoi ils pleurent.

Cependant, leur correction est de devenir la poussière sous les pieds des justes. C’est ainsi que les justes voient que bien qu’il n’y ait plus de mauvais penchant, les méchants ne peuvent toujours pas être récompensés de l’adhésion. Alors ils disent de ce qu’ils pensaient que ce n’est qu’à cause du mauvais penchant qu’ils doivent emprunter les voies du don ; et ils voient que c’est le vrai récipient. Cela signifie que même s’il n’y avait pas eu le mauvais penchant, cette voie est néanmoins la vérité, que la voie de la foi est une voie merveilleuse.

Maintenant, nous comprenons pourquoi les méchants restent après l’élimination du mauvais penchant. C’est afin qu’ils deviennent la poussière sous les pieds des justes. Si les méchants n’étaient pas restés, il n’y aurait eu personne pour découvrir ce grand sujet, que la voie de la foi n’est pas à cause d’un amour conditionnel. C’est-à-dire que ce n’est pas à cause du mauvais penchant qu’il faut suivre la voie de la foi, mais que c’est un amour inconditionnel, puisque maintenant il n’y a plus de mauvais penchant et que de toute façon, ce n’est que par la foi que l’on peut être récompensé d’adhérer au Créateur.

J’ai entendu à une autre occasion : « La raison pour laquelle nous avons particulièrement besoin de la foi, c’est à cause de la fierté qui est en nous, car il nous est alors difficile d’accepter la foi. »

Bien que la foi soit un haut sujet et un merveilleux degré, l’inférieur ne peut atteindre ni comprendre sa préciosité et sa sublimité ; c’est seulement à cause de sa fierté, c’est-à-dire le désir de recevoir, que nous l’imaginons comme vile et bestiale. C’est pourquoi une personne perfide nous a été préparée.

J’ai entendu à une autre occasion que lorsque nous ne voulons pas accepter la foi, nous tombons de notre état. Nous montons et descendons à chaque fois, jusqu’à ce que nous décidions dans notre coeur qu’il n’y a pas d’autre solution que d’établir la foi. Ceci afin de recevoir la foi, et c’est le sens de « Ils bâtirent des villes d’approvisionnement (pour Israël) pour Pharaon. »