<- Bibliothèque de Kabbale
Continuer la lecture ->
Accueil de la Bibliothèque de Kabbale / Baal HaSoulam / Shamati / Tout autour de lui n’est que tumulte

61. Et autour de Lui, une grande tempête

J’ai entendu, 8 Sivan 5788

En ce qui concerne le verset « et autour de Lui, une grande tempête », nos sages ont interprété que le Créateur est pointilleux avec les justes d’autant que l’épaisseur d’un cheveu. Et il a demandé : « Pourquoi méritent-ils une grande punition, s’ils sont justes de manière générale ? »

Et la chose est que toutes les limites dont on parle dans la réalité des mondes, tout est selon la mesure des receveurs. Autrement dit, par le fait que l’inférieur se fait à lui-même une certaine limitation et contraction, ainsi il reste en bas. Et du fait qu’ils sont en effet d’accord en haut – à tout ce que les inférieurs font – dans cette mesure l’abondance s’étend en bas. C’est pourquoi l’inférieur, par sa pensée, sa parole et son action, cause que de la même manière, d'en-haut, l’abondance s’étende en bas.

Il s’ensuit selon cela, que si l’inférieur – pour une pensée, une parole ou une action légère – considère cela comme s’il avait fait une grande action – par exemple, pour une interruption d’un instant dans l’adhésion au Créateur, il considère cela comme s’il avait transgressé une interdiction de la Torah, la plus grave des graves – alors, aussi en haut, ils sont d’accord avec l’opinion de l’inférieur. Et cela est considéré en haut, comme s’il avait vraiment transgressé une interdiction grave. Il s’ensuit selon cela, que le juste dit que le Créateur est pointilleux avec lui d’autant que l’épaisseur d’un cheveu. Et comme l’inférieur dit, ainsi ils sont d’accord avec lui en haut.

Et au moment où l’inférieur ne ressent pas qu’une interdiction légère soit grave comme une interdiction grave, alors aussi en haut, ils ne considèrent pas les choses légères qu’il transgresse comme étant considérées comme de grandes interdictions. Il s’ensuit qu’avec un tel homme, ils se comportent avec lui comme s’il était un petit homme. C’est-à-dire que ses mitsvot [commandements] sont considérées comme des petites, et de même ses transgressions sont considérées comme petites. Les deux sont pesés sur la même balance, et il est en général considéré comme un petit homme.

Tandis que celui qui considère les choses légères, et dit que le Créateur est pointilleux sur elles d’autant que l’épaisseur d’un cheveu, il est considéré comme un grand homme – que ses transgressions sont grandes, et de même ses mitsvot sont grandes.

Et selon le plaisir que l’homme ressent dans l’accomplissement de la mitsva, dans cette mesure il peut ressentir des souffrances dans l’accomplissement de la transgression.

Et il a raconté à ce sujet une parabole : un homme a commis une grave transgression contre la royauté, et ils l’ont condamné à vingt ans de prison avec travaux forcés, et le lieu de détention est hors du pays, dans un endroit reculé du monde. Et aussitôt, ils ont exécuté son jugement, et l’ont envoyé dans un endroit reculé au bout du monde.

Et là-bas, il a trouvé d’autres personnes qui, à cause de la royauté, devaient être là comme lui. Mais il est tombé malade de la maladie de l’oubli, et il a oublié qu’il avait une femme, des enfants, des amis et des connaissances. Et il pense alors que tout le monde n’est rien de plus que ce qu’il voit de cet endroit reculé et des gens qui s’y trouvent, et qu’il est né là-bas. Et il ne sait rien de plus.

Il s’ensuit que sa vérité est selon son ressenti, ce qu’il ressent maintenant, et il n’a aucune considération pour la réalité véritable – seulement selon sa connaissance et son ressenti.

Et là-bas, ils lui enseignaient des lois et des jugements, afin de savoir que, de nouveau, il ne transgressera pas des lois, et qu’il gardera de lui-même de toutes ces transgressions qui sont écrites là-bas dans les lois, et pour savoir comment corriger ses actes, afin qu’ils le fassent sortir de là. Et lorsqu’il étudiait dans les livres des lois du roi, il voyait que celui qui transgresse, par exemple, telle transgression, on l’envoie dans une terre d’exil, loin de l’habitation du monde. Et il est impressionné par cette punition sévère, et il a des récriminations, pourquoi ont-ils donné des punitions si grandes.

Mais jamais il ne lui viendra à l’esprit que lui-même, il est parmi ceux qui transgressent les lois du pays, et qu’on l’a déjà jugé avec la sévérité du jugement, et que déjà on a mis en exécution son verdict. Et du fait qu’il est tombé dans la maladie de l’oubli, jamais il ne ressentira sa véritable situation.

Et c’est l’explication de « et autour de Lui, il y a une grande tempête » – que l’homme doit faire un examen de conscience à chaque pas, qu’il a lui-même transgressé les commandements du Roi, et qu’on l’a déjà chassé de l’habitation.

Et par l’abondance des bonnes actions, commence à agir en lui l’esprit du souvenir. Et il commence à ressentir combien il s’est éloigné du lieu de l’habitation du monde. Et il commence à s’occuper de la téchouva, jusqu’à ce qu’on le fasse sortir de là et qu’on le ramène au lieu de l’habitation. Et ce ressenti vient précisément grâce au travail de l’homme. Et il commence à ressentir combien il s’est éloigné du lieu de sa source et de sa racine, jusqu’à ce qu’il mérite l’adhésion au Créateur.