65. Concernant le révélé et concernant le caché
J’ai entendu, 29 Tevet 5702, Jérusalem
Il est écrit : « Les choses cachées appartiennent au Seigneur notre Dieu, et les choses révélées sont à nous et à nos enfants à jamais, afin de faire toutes les paroles de cette Torah. »
Et il faut demander : qu’est-ce que l'Écriture vient nous enseigner, que les choses cachées sont au Créateur ? Et il n’est pas possible de dire que la question du caché signifie ce qui n’est pas atteint, et la question du révélé, c’est-à-dire l’aspect de ce qui est atteint. N’est-ce pas que nous voyons qu’il y a des personnes qui ont une connaissance dans la partie cachée ? De même, il y a des personnes qui n’ont pas de connaissance dans la partie révélée. Et il n’est pas possible de dire que l’intention en est qu’il y a plus de personnes qui ont une connaissance dans la partie révélée que dans la partie cachée (si c’est ainsi, tu as limité tes paroles à une mesure).
Et le fait est que nous voyons dans notre monde-ci, qu’il y a des actions qui sont révélées à nos yeux à faire, c’est-à-dire que la main de l’homme agit en elles. Et il y a des actions, que nous voyons que les choses se font, mais que l’homme ne peut rien y faire ; plutôt, une force cachée agit là-bas.
À l’exemple de ce qu’ont dit nos sages : « Il y a trois associés dans l’homme : le Créateur, son père et sa mère. » Voici que la partie révélée est la mitsva [commandement] de procréer, que cette action est faite par ses parents. Et si les parents font leurs actions dans l’ordre, alors le Créateur donne une âme au nouveau-né. C’est-à-dire que ses parents font la partie révélée ; que seulement l’action révélée est en leur pouvoir de faire. Cependant, la partie cachée, qui est de donner une âme au nouveau-né, dans cela les parents ne peuvent rien faire ; seulement le Créateur Lui-même fait cette chose.
Et de même dans l’action des mitsvot [commandements], nous n’avons pas à faire plus que la partie révélée ; que seulement ici nous pouvons agir, qui est de s’occuper de la Torah et des mitsvot dans l’aspect de « celui qui fait Sa parole ». Cependant, la partie cachée, c’est-à-dire l’aspect de l’âme dans l’accomplissement de la Torah et des mitsvot, l’homme ne peut rien y faire. Et au moment où l’on accomplit la Torah et les mitsvot dans l’aspect de l’action, ce qui est appelé « faire », il faut prier le Créateur, qu’Il fasse la partie cachée, c’est-à-dire qu’Il donne l’aspect de l’âme dans la partie de notre action.
Et la partie de l’action est appelée « bougie de la mitsva », que ce ne sont que des bougies. Et il faut les allumer par « et la Torah est lumière » ; que la lumière de la Torah allume la mitsva, et donne l’aspect de l’âme et de la vitalité dans la partie de l’action – comme susmentionné, à l’exemple du nouveau-né dans lequel il y a trois associés.
Et c’est l’explication de « les choses révélées sont à nous ». C’est-à-dire qu’il nous incombe d’agir dans l’aspect de « tout ce qui est en ton pouvoir et dans ta main de faire, fais-le ». Et seulement ici nous pouvons agir. Cependant, atteindre l’aspect de l’âme et de la vitalité, cela dépend de la main du Créateur.
Et c’est l’explication de « les choses cachées appartiennent au Seigneur notre Dieu ». Que le Créateur nous promet, que si nous faisons la partie de ce qui est révélé à nous – de faire selon les conditions de la Torah et des mitsvot dans la partie de l’action – alors le Créateur donne une âme dans nos actions. Néanmoins, tant qu’on n’a pas mérité l’aspect du caché, appelé « âme », alors notre partie révélée est comme un corps sans âme. En fait, il faut mériter la partie cachée, et cela n’est que dans la main du Créateur.