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Accueil de la Bibliothèque de Kabbale / Baal HaSoulam / Shamati / La confiance est le vêtement de la lumière

72. La confiance est le vêtement de la lumière

J’ai entendu, 10 Nissan 5707

La confiance est le vêtement de la lumière, appelée vie. Car il y a une règle : « il n’y a pas de lumière sans kli [récipient] ». Il s’ensuit que la lumière, appelée lumière de la vie, ne peut se revêtir – mais elle doit nécessairement se revêtir dans un certain kli. Et le kli dans lequel la lumière de la vie est revêtue est appelé, de manière générale, « confiance ». Autrement dit, pour toute chose difficile, il voit qu’il est en son pouvoir de faire.

Il s’ensuit que la lumière se distingue et se ressent dans le kli de la confiance. Et à cause de cela, on mesure sa vie selon la mesure où la qualité de la confiance se révèle là. Car la confiance qu’il possède, c’est par cela qu’il peut mesurer la mesure de la grandeur de la vie qui est en lui.

Et à cause de cela, l’homme peut voir en lui-même, que tant qu’il se trouve dans l’élévation de la vie, la confiance illumine pour lui sur chaque chose, et il ne voit rien qui puisse le déranger dans ce qu’il veut. Et cela vient du fait que la lumière de la vie, qui est une force d'en-haut, illumine pour lui – qu’il est en son pouvoir de faire avec des forces surhumaines, puisque la lumière supérieure n’est pas limitée comme les forces matérielles.

Néanmoins, lorsque la lumière de la vie se retire de lui, ce qui s’appelle qu’il est descendu du niveau de vie qu’il avait, alors il devient sage et chercheur. Et sur chaque chose, il commence à réfléchir à son utilité, si cela vaut la peine de faire la chose ou non. Et il devient posé, et non bouillonnant et ardent, comme avant qu’il ne commence à descendre de son niveau de vie.

Cependant, l’homme n’a pas l’intelligence de dire que toute la sagesse et la finesse auxquelles il a mérité maintenant de réfléchir sur chaque chose, c’est du fait qu’il a perdu l’esprit de vie qu’il avait alors. Plutôt, il pense qu’à présent il est devenu avisé, et non comme qu’il était avant qu’il ait perdu la lumière de la vie. Plutôt, alors il était précipité, comme il est dit : « un peuple précipité ».

Cependant, il doit savoir que toute la sagesse qu’il a atteinte maintenant, elle lui est venue du fait qu’il a perdu l’esprit de vie qu’il avait auparavant. Car la lumière de la vie que le Créateur lui avait donnée alors, c’était elle qui mesurait tous les actes. Mais maintenant il est dans un temps de descente ; c’est pourquoi il y a maintenant force à la Sitra Akhra [autre côté] de venir à lui avec toutes leurs justes revendications.

Et le conseil pour cela, c’est que l’homme doit dire : « Maintenant, je ne peux pas parler avec son corps et discuter avec lui ». Plutôt, qu’il dise : « Maintenant, je suis mort, et j’attends la résurrection des morts ».

Et il commencera à travailler au-dessus de la connaissance, c’est-à-dire qu’il dira à son corps : « Tout ce que tu affirmes, tu as raison, et selon l’intellect je n’ai rien à te répondre. Cependant, je suis dans l’espoir que je commence à travailler à nouveau, et maintenant je prends sur moi Torah et mitsvot [commandements], et maintenant je deviens un converti, et nos sages ont dit : “Un converti qui s’est converti est semblable à un enfant qui vient de naître”, et maintenant j’attends le salut du Créateur, et sûrement Il m’aidera, et je rentrerai de nouveau dans le chemin de la Kedousha [sainteté]. Et lorsque j’aurai la force de la Kedousha, alors j’aurai de quoi te répondre. Mais en attendant, je suis obligé d’aller au-dessus de la connaissance, car il me manque encore la raison de la Kedousha. Ainsi, tu peux gagner avec ton intellect. Et pour moi, je n’ai rien d’autre à faire que de croire en la croyance des sages, qui ont dit que je dois accomplir Torah et mitsvot dans la croyance au-dessus de la connaissance. Et sûrement que je dois croire que par la force de la croyance, nous mériterons une assistance d'en-haut, comme ont dit nos sages : “Celui qui vient se purifier, on l’aide.” »