97. En ce qui concerne les déchets de la grange et de la cave viticole
J’ai entendu
Grange [héb : goren] signifie peu de bonnes actions, où l’homme ressent des déficits [héb : gronot] envers le Créateur, béni soit-Il. C’est pourquoi il diminue les bonnes actions. Et ensuite, il arrive à l’aspect du la cave viticole [héb : yekev], qui est le sujet de « et il profère [héb : nokev] le Nom de l’Éternel ». Soukkot est l’aspect de la joie, qui est l’aspect des rigueurs qui réjouissent, qui est le sens du retour au Créateur par amour, lorsque les fautes deviennent pour lui comme des mérites. Et alors même la grange et la cave viticole entrent dans la Kedousha [sainteté]. Et c’est le sens que l’aspect principal de Soukkot est Yits’hak [Isaac] ; en fait, que tous sont inclus en lui (et Pessa’h est l’aspect de l’amour, qui est la droite). Et c’est le sens de « Avraham [Abraham] engendra Yits'hak ».
Car le sujet du père et du fils est cause et conséquence, raison et résultat. Car s’il n’y avait pas d’abord l’aspect d’Avraham, qui est le sens de la droite, il ne serait pas possible d’arriver à l’aspect d’Yits'hak, qui est le sens de la gauche. Plutôt, la gauche est incluse dans la droite. Et c’est le sens de « Car Tu es notre Père ». Car Avraham a dit : « Qu’ils soient effacés pour la sainteté de Ton Nom ». Et de même Yaakov [Jacob] a dit, ce qui signifie que les fautes soient effacées pour la sainteté de Ton Nom. Et si cela reste ainsi, il se trouve qu’il y a une brèche au milieu. Autrement dit, les fautes, qui seraient au sein de l’ensemble d’Israël, sont comme une brèche dans la Kedousha [sainteté].
Tandis qu’Yits'hak a dit : « Moitié sur moi et moitié sur Toi ». Autrement dit, une part de fautes et une part de mitsvot [commandements]. Cela signifie que les deux entrent dans la Kedousha. Et cela peut être par le retour au Créateur par amour, lorsque les fautes deviennent pour lui comme des mérites. Alors il n’y a aucune brèche, comme il est écrit : « Il n’y a ni brèche ni cri », mais tout est corrigé pour la Kedousha.
Et c’est le sens de ce qu’ont dit nos sages : « Le fumier et les mules d’Yits'hak sont plus grands que l’argent et l’or d’Avimélekh ».
Fumier signifie une chose moindre qui n’a aucune valeur. C’est-à-dire que son travail est pour lui comme du fumier. Et ensuite, on arrive à la séparation. Puisqu’il ne considère pas son travail, il en vient à la séparation. Et c’est ce qu’on appelle « le fumier et les mules d’Yits'hak ». Et puisque Yits'hak a tout réparé dans l’aspect du retour au Créateur par amour, où ses fautes sont devenues pour lui comme des mérites, alors les profits qu’il reçoit par le fumier et ses mules, ils sont plus grands que l’argent et l’or d’Avimélekh.
Son argent [héb : kessef] signifie son aspiration [héb : kissoufin] vers le Créateur. Et son or [héb : zahav] signifie « donne ceci » [héb : ze hav], qui est la notion de l’aspiration à la Torah, c’est-à-dire à l’atteinte de la Torah. Et puisque Yits'hak a tout réparé, c’est-à-dire qu’il est arrivé au retour au Créateur par amour, alors même les fautes lui sont comptées comme des mérites – alors de lui-même il était un grand riche. Car pour accomplir les mitsvot, il n’y a pas plus que les 613 mitsvot. Tandis que les fautes et les transgressions, cela n’a pas de limite. C’est pourquoi Yits'hak s’est enrichi, comme il est écrit : « Et il trouva cent mesures ». Ce qui signifie qu’il avait cent pour cent dans la Kedousha, sans aucun déchet, car même le déchet a été réparé chez lui.
C’est pourquoi le toit de la soukka est fait de déchets de la grange et de la cave viticole. (Et l’on peut dire ce que nos sages ont dit : de déchets, Moshé [Moïse] s’est enrichi.) C’est pourquoi l’essentiel de Soukkot est au nom de Yits'hak, qui est le sens des Guevourot qui réjouissent, et ainsi Soukkot est aussi considéré au nom de Moshé.