<- Bibliothèque de Kabbale
Continuer la lecture ->
Accueil de la Bibliothèque de Kabbale / Baal HaSoulam / Shamati / Que suggèrent les douze Khalot du Shabbat?

106. Que suggèrent les douze khalot du Shabbat ?

J’ai entendu, Eloul 5702 (1942)

Dans les chants du Shabbat, il est écrit : « Il nous révélera la saveur des douze khalot [pains du Shabbat] », « car ils sont une lettre de Son Nom, double et affaiblie ».

On peut expliquer cela selon les paroles du saint Ari. Il est connu que, par le tsimtsoum bet [deuxième restriction], se forment deux vav [guématria : six], c’est-à-dire le côté droit et le côté gauche. C’est le sens de « double », au sens de dédoublement. Et de là, c’est-à-dire par la force de la correction du tsimtsoum bet, lorsque la qualité de miséricorde fut associée au jugement, le jugement devint alors plus affaibli qu’il ne l’était avant l’adoucissement. Ensuite, les deux vav éclairent dans Malkhout, ce qui est le secret des « zayin rassemblés ». Les zayin [guématria : sept] sont le sens de Malkhout, appelée « la septième », qui rassemble en elle les deux vav.

Le septième jour est appelé le degré de la fin de la correction, qui relève de l’avenir à venir. Toutefois, il éclaire également durant les six mille ans. C’est le sens des six jours d’action, qui relèvent de « que Dieu a créé et accompli ». Et le Shabbat relève du « repos », comme il est écrit : « et le septième jour, Il cessa le travail et se reposa ».

Ceci relève du Shabbat qui éclaire durant les six mille ans, où le Shabbat n’est considéré alors que comme repos. Cela est comparable à un homme qui porte une charge : au milieu du chemin, il s’arrête pour se reposer afin de reprendre des forces, puis il doit de nouveau porter la charge.

En revanche, dans le Shabbat de la fin de la correction, il n’y a plus rien à ajouter ; c’est pourquoi il n’y a alors plus aucun travail.