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126. Un sage est venu dans la ville

J'ai entendu, repas de la fête de Chavouot 5707, Tel-Aviv

« Un sage est venu dans la ville. »

Le sage est appelé le Créateur. Il est venu dans la ville. Car à Shavouot, Il Se révèle Lui-même au monde.

« Le paresseux dit : un lion est sur le chemin ; peut-être que le sage n’est pas dans Sa maison ; peut-être que la porte est fermée. » Et le fait est que nos sages ont dit : « Tu t’es efforcé et tu n’as pas trouvé, n’y crois pas. » Par conséquent, s’il voit qu’il n’a pas encore trouvé la proximité du Créateur, alors on lui dit qu’il ne s’est certainement pas efforcé comme il se doit. C’est pourquoi le verset l’appelle « paresseux ».

Et quelle est la raison pour laquelle il ne s'est pas efforcé ? Puisqu’il cherche la proximité du Créateur, pourquoi ne veut-il pas fournir d’effort ? En effet, même si l’on veut obtenir une chose matérielle, on ne l’obtient pas sans effort. Plutôt, en vérité, il veut s’efforcer. Et qu’il ne dise pas « un lion est sur le chemin », c’est-à-dire la Sitra Akhra [autre côté], comme il est dit : « Le lion guette dans les cachettes. » Autrement dit, celui qui commence sur le chemin du Créateur, il rencontre le lion, qui est sur le chemin. Et celui qui trébuche contre lui, il n’a pas de relèvement.

Et pour cela, il a peur de commencer, car qui pourra le vaincre ? Alors on lui dit : « Il n’y a pas de lion sur le chemin », c’est-à-dire qu’il est écrit : « Il n’y a rien hormis Lui. » Car il n’y a aucune autre force que Lui, dans le sens de « et Dieu a fait, afin qu’on Le craigne ».

Alors il avance un autre prétexte : peut-être que le sage n’est pas dans Sa maison. Sa maison, c’est l’aspect de la Noukva ; l’aspect de la Shekhina [divinité] ; de la Kedousha [sainteté]. Alors, il se dit qu’il ne peut pas savoir clairement s’il marche dans la Kedousha ou non.

Et pour cela il dit que peut-être que le sage, c’est-à-dire le Créateur n’est pas dans Sa maison. C’est-à-dire que cette maison n’est pas à Lui ; n’est pas à la Kedousha. Et d’où aurait-il la certitude qu’il marche dans la Kedousha ? Alors on lui dit : « Le sage est dans Sa maison », c’est-à-dire « l’âme de l’homme l’instruira ». Et il saura qu’en fin de compte, il marche dans la Kedousha.

Alors il dit : « Peut-être que la porte est fermée », qu’il est impossible d’entrer à l’intérieur du palais, comme il est dit : « Ce n’est pas toute personne qui veut prendre le Seigneur qui viendra et prendra. » Alors on lui répond : « La porte n’est pas fermée. » En effet, nous voyons que beaucoup ont mérité d’entrer à l’intérieur du palais.

Alors il répond : « Que ce soit comme ci, ou comme ça, je n’irai pas. » Autrement dit, s’il est paresseux et ne veut pas s’efforcer, alors il devient rusé et argumentatif, pensant qu’on ne fait que lui alourdir le travail.

Mais en vérité, celui qui veut s’efforcer, il voit l’inverse. En effet, il voit que beaucoup ont réussi. Et celui qui ne veut pas s’efforcer, alors il voit qu’il y a des gens qui n’ont pas réussi. Même s’ils n’ont pas réussi, la raison est aussi qu’ils ont découvert qu’ils ne veulent pas s’efforcer. Cependant, puisqu’il est paresseux, et veut seulement justifier et légitimer ses actes – c’est pourquoi il exige tant comme un sage. Et la vérité est qu’il faut accepter le joug de la Torah et des mitsvot [commandements] sans aucune revendication ni discussion. Et alors il réussira.