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151. Et Israël vit l’Égypte

J’ai entendu, BeShalakh

Dans le verset : « Et Israël vit l’Égypte morte sur le bord de la mer, et le peuple craignit le Seigneur, et ils crurent au Seigneur et en Moshé [Moïse], Son serviteur ».

Il faut comprendre : en quoi convient-il de dire ici la notion de « ils crurent » ? Car il est évident que le miracle de la sortie d’Égypte et de la fente de la mer a conduit Israël à une croyance plus grande qu’auparavant. Or nos sages ont dit, au sujet du verset : « Voici mon Dieu et je L’embellirai », qu’une servante vit sur la mer plus que le prophète Ézéchiel.

Si tel est le cas, il ressort que la sortie d’Égypte fut une affaire de miracles dévoilés, qui mènent à la connaissance du Créateur, ce qui est l’inverse de ce que l’on entend par la « croyance », puisque qu’il ne s’agit pas d’au-dessus de la connaissance. Et lorsqu’on voit des miracles dévoilés, il est très difficile alors d’être dans la croyance, car au contraire, c’est un déploiement de la raison. Dès lors, quel est le sens de ce qui est écrit : « ils crurent au Seigneur » ?

Il faut seulement interpréter selon l’explication de : « Et tous croient qu’Il est un Dieu de croyance ». Le verset raconte la louange d’Israël, à savoir que même après avoir vu les miracles dévoilés, le travail du Créateur ne s’est pas amoindri chez eux, travail qui est dans la voie de la croyance et au-dessus de la connaissance. Et c’est là un grand travail : après avoir mérité et pouvoir servir le Seigneur dans la connaissance, saisir alors la voie de la croyance et ne la mépriser en rien.