136. La différence entre les premières lettres et les dernières lettres
J’ai entendu, Pourim 5707 (1947)
La différence entre les premières lettres et les dernières lettres réside uniquement dans le sommaire de l’écrit, c’est-à-dire le contenu de l’écrit donné par la maison du roi. Et les scribes du roi développent ce contenu afin qu’il soit compris de tous.
Le contenu était formulé simplement : « être prêts pour ce jour ». Et les scribes l’ont interprété comme s’appliquant aux nations, c’est-à-dire qu’elles seraient prêtes à se venger des Juifs, que Dieu nous en garde. Cette force leur fut donnée afin que Haman pense : « Qui le roi voudrait-il honorer plus que moi ? » C’est pourquoi, dans les dernières lettres, il est écrit explicitement, directement de la part du roi, que ce sont « les Juifs » qui doivent être prêts. Ce qui n’était pas le cas dans les premières lettres, où le mot « les Juifs » n’était pas écrit explicitement. C’est pour cette raison qu’ils avaient la force d’accuser.
Et la cause pour laquelle cette force a été donnée est qu’il ne faut justifier aucun désir de recevoir les lumières, c’est-à-dire de faire descendre les lumières supérieures vers le bas, car tout le travail était afin de donner. Par conséquent, il n’a plus la possibilité de faire descendre quoi que ce soit depuis le bas. C’est pourquoi cette force est donnée à Haman, qui désire précisément les lumières les plus grandes, comme son nom en témoigne : « Haman l’Agaguite », c’est-à-dire le gag [toit] du degré, ce qui signifie GA"R.