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112. Les trois anges

J'ai entendu, Vayera, 5703

Pour comprendre,

1. le sujet des trois anges qui vinrent rendre visite à Avraham [Abraham] au moment de la circoncision,

2. et la notion que le Créateur vint lui rendre visite, et ce qu’Il lui dit lors de la visite,

3. et que le visiteur, ont dit nos sages, prend un soixantième de sa maladie,

4. et l’affaire de la séparation avec Loth,

5. et l’affaire du renversement de Sodome et Gomorrhe,

6. et l’affaire de la demande d’Avraham de ne pas détruire Sodome,

7. et l’affaire du regard de la femme de Loth en arrière, et qu’elle devint une colonne de sel,

8. et l’affaire du profit que Siméon et Lévi tirèrent des gens de Shekhem, en ce qui concerne la circoncision, comme ils ont dit : « car c’est pour nous une honte »,

9. et l’affaire des deux séparations qui sortirent de Loth, qui furent effacées aux jours de David et Shlomo [Salomon], qui sont des aspects opposés l’un à l’autre.

Et pour comprendre ce qui précède, nous introduirons la notion, qui nous est connue, que dans toute chose nous distinguons olamshannanefesh [monde–année–âme]. C’est pourquoi, aussi dans la notion de circoncision – qui est le sens de l’alliance de la chair – là aussi s’applique la notion de olamshannanefesh. (Il y a quatre alliances : des yeux, de la langue, du cœur, et de la chair. Et la chair les inclut toutes.)

Et la chair, qui est l’aspect de l’orla [prépuce], est la Behina Dalet [quatrième phase], qu’il faut retirer à sa place, c’est-à-dire à l’aspect de la poussière, qui est l’aspect de Malkhout à sa place. Autrement dit, abaisser Malkhout à l’aspect de poussière. Comme il est dit : « Aba [père] donne le blanc », c’est-à-dire qu’il abaisse Malkhout de toutes les trente-deux voies à sa place. Il s’ensuit que les sefirot ont été blanchies de l’aviout de Malkhout de la mesure du din [jugement], qui était en elles, et à cause de cette Malkhout eut lieu la brisure.

Et ensuite, Ima [mère] donne le rouge, qui reçoit une Malkhout adoucie dans Bina, appelée terre et non poussière. Car dans Malkhout, nous distinguons deux aspects :

1. l’aspect de terre,

2. l’aspect de poussière.

Terre est appelée Malkhout qui a un adoucissement de Bina, appelée « Malkhout qui est montée à Bina ».

Et poussière est appelée « Malkhout à la place de Malkhout », qui est la mesure de din.

Et au moment où Avraham devait engendrer Yits'hak [Isaac] – qui est l’aspect de l’ensemble d’Israël – il devait se purifier par la circoncision, afin que l’ensemble d’Israël sorte dans la pureté.

Et la circoncision – dans son aspect de nefesh – est appelée circoncision, ce qui est la notion de l’ablation de l’orla et de son jet à l’endroit de la poussière.

Et l’aspect de olam dans la circoncision est appelé le renversement de Sodome et Gomorrhe.

Et l’aspect de l’inclusion des âmes dans le monde (car monde est appelé inclusion de nombreuses âmes) est appelé l’aspect de Loth. Et la circoncision dans l’aspect de olam est appelée le renversement de Sodome, et la guérison de la douleur de la circoncision est appelée le salut de Loth. Loth, du terme Ara deAtlaya [terre maudite], qui est appelé Behina Dalet.

Car il faut savoir qu’au moment où l’homme a mérité l’adhésion au Créateur, qu’il a alors l’équivalence de forme, que son désir est seulement de donner et de ne rien recevoir pour son propre profit, alors il en vient à un état où il n’a plus de place pour le travail. Car pour lui-même, il n’a besoin de rien. Et pour le Créateur, il voit que le Créateur n’est pas en manque. C’est pourquoi il reste sans travail. Et alors il a une grande douleur à cause de la circoncision, car la circoncision lui a causé un endroit de travail. Car la circoncision est appelée l’abolition du désir de recevoir pour soi-même.

Il s’ensuit que par le fait qu’il a ôté le désir de recevoir, qui déjà ne le domine plus, il n’a donc plus rien à ajouter à son travail. À cela il y a une correction : même après avoir mérité de circoncire en lui-même le désir de recevoir, il lui reste malgré tout encore des étincelles de la Behina Dalet, qui elles aussi attendent la correction. Et elles ne s’adoucissent que par l’attraction des lumières de gadlout [grandeur]. Et par cela, il a déjà un lieu de travail.

Et c’est la notion selon laquelle notre père Avraham, que la paix soit sur lui, a eu une douleur après la circoncision, c’est-à-dire comme susmentionné. Et le Créateur est venu le visiter. Et c’est la notion que l’ange Raphaël l’a guéri de cette douleur (et il ne faut pas dire que, puisque dans l’ordre des quatre anges, Mikhaël est à droite, Gabriel à gauche, devant Ouriel, et derrière, qui est Malkhout alludée à l’ouest, c’est Raphaël, c’est parce qu’il guérit Malkhout après l’abolition de l’orla, afin qu’il y ait encore un lieu de travail, comme susmentionné).

Et le second ange est venu renverser Sodome. C’est-à-dire comme susmentionné, que l’aspect de l’ablation de l’orla dans l’aspect de la Nefesh est appelé circoncision, et dans l’aspect de olam, est appelé le renversement de Sodome. Et comme ils ont dit, qu’après l’ablation de l’orla, il reste une douleur. Alors il faut guérir la douleur. De même, dans le renversement de Sodome, la guérison est appelée le salut de Loth, à cause des deux bonnes séparations qui doivent en sortir.

Et à première vue, il est difficile de comprendre la notion de bonnes séparations : si c’est une séparation, comment cela peut-il être bon ? En fait, comme susmentionné, après l’ablation de l’orla, il y a un aspect de douleur, comme susmentionné ; du fait qu’il n’a plus de lieu de travail. Et de ces séparations, c’est-à-dire des étincelles qui restent de la Behina Dalet, elles lui donnent un lieu de travail, du fait qu’il doit les corriger. Et il ne peut pas les corriger avant l’ablation de l’orla. Car d’abord il faut élever et corriger les deux cent quatre-vingt-huit étincelles. Et ensuite, on corrige les trente-deux étincelles du cœur, appelées « cœur de pierre ». C’est pourquoi, d’abord, il doit ôter complètement le orla. C’est la notion qu’il doit y avoir un sod [secret], qu’il n’a pas besoin de savoir à l’avance, qu’elles doivent rester à l’état de reshimo. Et c’est le sens de « sod », que par la correction de la circoncision, qui est la notion de la révélation du Yessod, c’est-à-dire la révélation du « Youd [héb : י] ». Et alors de « sod [héb : סוד] » devient « Yessod [héb : יסוד] ».

Et voici : la notion du fait que ce même ange Raphaël alla ensuite sauver Loth – à cause des « bonnes séparations » – qui est la notion de Ruth et Naomi, qui sont l’aspect de l’esprit et du coeur. « Ruth [héb : רות] » vient du mot « digne [héb : re’ouya, ראויה] », où le aleph [héb : א] est absorbé dans la prononciation. Et « Naomi [héb : נעמי] » vient du mot « douceur [נועם] », quelque chose de doux au cœur, qui fut adouci ensuite en David et Shlomo.

Ce qui n’est pas le cas auparavant, où l’ange dit : « Ne regarde pas derrière toi ». Car « Loth » est la Behina Dalet. Mais elle a tout de même une connexion avec Avraham. Ce qui n’est pas le cas de « derrière toi », après la Behina Dalet, où alors il n’y a que la Behina Dalet en soi, sans adoucissement. C’est le sens des grands monstres marins, à propos de quoi nos sages ont dit que c’est le Léviathan et sa compagne ; qu’il tua la Noukva et la sala pour les justes dans l’avenir. Car « dans l’avenir », cela s’appelle après toutes les corrections.

Et c’est le sens du fait que lorsque la femme de Loth regarda derrière elle, comme il est dit : « Et sa femme regarda derrière elle et elle devint une statue de sel ». Mais auparavant il faut la tuer, ce qui est le sens du renversement de Sodome. Mais il faut aussi sauver Loth, qui est l’aspect du Léviathan (qui est la connexion que la Behina Dalet a avec Avraham, comme susmentionné).

Et par cela est résolue la difficulté du monde : comment l’ange qui guérit Avraham pouvait-il sauver Loth ? N’y a-t-il pas une règle : « Un ange ne fait pas deux missions » ? Plutôt, c’est une seule et même notion. Car il doit rester une trace de la Behina Dalet, mais cela doit rester un secret. C’est-à-dire qu’avant qu’il ne se circoncise, il ne faut rien savoir de cela. Plutôt, il faut la tuer. Et le Créateur la sala pour les justes dans l’avenir, où alors du Sod se fait un Yessod.

Et voici la notion de la dispute qui eut lieu entre les bergers du bétail d’Avraham et les bergers du bétail de Loth (bétail signifie acquisitions spirituelles). Car le bétail d’Avraham était dans le but de faire grandir l’aspect d’Avraham, qui est l’aspect de la croyance. C’est-à-dire que par cela il prit sur lui des forces plus grandes pour aller au-dessus de la connaissance, puisqu’il vit que c’est précisément par cette voie de la croyance au-dessus de la connaissance qu’on mérite toutes les acquisitions.

Il s’ensuit que s’il veut les acquisitions, c’est parce que ces acquisitions témoignent de la voie, appelée croyance au-dessus de la connaissance, qui est la voie véritable. Et la preuve en est que d'en-haut on lui donne des acquisitions spirituelles. Il s’ensuit que par les acquisitions il s’efforce seulement d’aller dans la voie de la croyance au-dessus de la connaissance. Mais il ne veut pas les acquisitions spirituelles du fait qu’elles sont des degrés et des atteintes de grandeur.

Autrement dit, ce n’est pas qu’il croit en le Créateur afin d’atteindre par la croyance de grandes atteintes. Plutôt, il a besoin de grandes atteintes afin de savoir qu’il marche dans une voie véritable. Il s’ensuit qu’après toute la grandeur, il veut aller précisément dans la voie de la croyance. Car par cela il voit qu’il fait quelque chose.

Ce n’est pas le cas des bergers du troupeau de Loth ; toute leur intention était d’atteindre des possessions et des atteintes grandes, ce qui s’appelle faire grandir l’aspect de Loth. Car Loth est appelé Ara deAtlaya, qui est son désir de recevoir, appelé aspect quatre, tant dans l’esprit que dans le cœur. C’est pourquoi Avraham dit : « Sépare-toi donc de moi ». C’est-à-dire que la Behina Dalet se sépare de lui, selon l’aspect olam-shanna-nefesh.

Et c’est la notion de la circoncision et de l’ôter de l’orla. Et ôter la Behina Dalet dans la Nefesh s’appelle la circoncision. Et dans l’aspect de olam, ôter l’orla est appelé le renversement de Sodome. Et dans l’aspect de shanna, c’est l’aspect de l’inclusion de nombreuses âmes, appelé shanna. Et c’est l’aspect de Loth, du terme malédiction, appelé Ara deAtlaya. C’est pourquoi, quand Avraham dit à Loth : « Sépare-toi donc de moi ».

Cependant, malgré tout, Loth était le fils de Haran, ce qui implique le tsimtsoum bet [deuxième restriction], appelé « le fleuve qui sort d’Eden pour abreuver le jardin ». Et il y a l’aspect de « l’autre côté du fleuve », qui est hors du fleuve, c’est-à-dire le tsimtsoum aleph [première restriction]. Et il y a une différence entre le tsimtsoum aleph et le tsimtsoum bet. Car dans le tsimtsoum aleph, les dinim se tiennent en dessous de toutes les sefirot de la Kedousha [sainteté], comme ils sont sortis au début de l’ordre de la chaîne des mondes. Tandis que dans le tsimtsoum bet, ils sont montés à l’endroit de la Kedousha, et ils ont déjà une saisie dans la Kedousha. C’est pourquoi, de ce point de vue, ils sont plus mauvais que le tsimtsoum aleph ; ils n’ont pas de propagation supplémentaire.

Voici, « la terre de Canaan » est l’aspect du tsimtsoum bet, qui sont très mauvais, car ils ont une saisie dans la Kedousha. C’est pourquoi il est écrit à leur sujet : « Tu ne laisseras vivre aucune âme ». Ce qui n’est pas le cas de l’aspect de Loth, qui est la Behina Dalet, il faut la sauver. C’est pourquoi les trois anges sont venus ensemble. L’un pour la bénédiction de la semence, qui est l’aspect de l’ensemble d’Israël, ce qui fait aussi allusion à la fécondité et à la multiplication dans la Torah, qui est le sens de la révélation des secrets de la Torah, ce qui s’appelle des fils, du terme compréhension. Et tout cela ne peut être atteint qu’après la correction de la circoncision.

Et c’est le sens de ce que dit le Créateur : « Cacherai-Je à Avraham ce que Je fais ? » Car Avraham craignait le renversement de Sodome, de peur qu’il ne perde tous les kelim [récipients] de réception. C’est pourquoi il dit : « Peut-être y a-t-il cinquante justes ? » Car un Partsouf complet est cinquante degrés. Et ensuite il demanda : « Peut-être y a-t-il quarante-cinq justes ? » C’est-à-dire l’épaisseur de l’aspect trois, qui est l’aspect quarante, et les quatre de revêtement, qui est l’aspect de VA"K, une demi-mesure, qui est cinq sefirot. Etc., jusqu’à ce qu’il demande : « Peut-être y a-t-il dix justes ? » C’est-à-dire la stature de Malkhout, qui n’est que dix. C’est pourquoi, lorsqu’il vit que même la stature de Malkhout ne pouvait sortir de là, alors Avraham consentit au renversement de Sodome.

Il s’ensuit qu’au moment où le Créateur vient le visiter, alors il a donné une prière au sujet de Sodome. Et c’est ce qui est écrit : « Est-ce selon son cri », etc., c’est-à-dire que tous étaient plongés dans le désir de recevoir. « Complète, et si non, Je saurai », c’est-à-dire que s’il y a parmi eux des aspects de don, alors « et Nous saurons », qui est la notion de lien, c’est-à-dire qu’Il les reliera à la Kedousha. Et puisque Avraham a vu qu’aucun bien ne pouvait pousser d’eux, alors il a consenti à la destruction de Sodome.

Et c’est le sens du fait qu’après la séparation de Loth d’avec Avraham, il est écrit : « Et il dressa sa tente jusqu’à Sodome », c’est-à-dire vers le lieu de résidence du désir de recevoir, qui est son propre aspect. Et cela n’est que dans la terre d’Israël. Tandis que de l’autre côté du fleuve, qui est l’aspect du tsimtsoum aleph [première restriction], qui est la domination de la Behina Dalet en essence, il n’y a pas de place pour le travail, car en son lieu, elle est prépondérante et dominante ; et seulement dans la terre d’Israël, qui est l’aspect du tsimtsoum bet [deuxième restriction]. Là, tout le travail a sa place. Et c’est le sens du fait qu’Avraham est appelé « par le Hey, Il les créa ». C’est-à-dire que le Youd [héb : י] du nom Saraï [héb : שרי] a été divisé en deux Hey – en Hey inférieure et en Hey supérieure – et Avraham a pris de l’aspect de l’inclusion du Hey inférieur dans le Hey supérieur.

Et par cela, nous comprendrons ce qui concerne Siméon et Lévi, qui ont trompé les gens de Shekhem. Puisque Shekhem désirait Dina, car toute son intention était seulement dans le désir de recevoir, alors ils ont dit qu’il fallait se circoncire, c’est-à-dire annuler le Kli [récipient] de réception. Et puisque toute leur intention était seulement dans le désir de recevoir, il s’ensuit que par la circoncision, ils se sont tués eux-mêmes, du fait que le désir de recevoir leur a été perdu par la circoncision. Et cela leur est compté comme une mise à mort. Il s’ensuit selon cela qu’ils se sont trompés eux-mêmes, puisque toute leur intention était en Dina leur sœur. Et ils pensaient pouvoir recevoir Dina dans des kelim de réception. C’est pourquoi, après qu’ils se sont circoncis et ont voulu alors recevoir Dina, alors ils ne pouvaient utiliser que des kelim de don, et les kelim de réception leur ont été perdus par la circoncision. Et puisqu’il leur manquait des étincelles de don, parce que Shekhem était le fils de Hamor, qui n’a de notion que dans les kelim de réception, ils ne pouvaient donc pas recevoir Dina dans les kelim de don, car cela est contre leur racine, dont la racine est seulement Hamor, désir de recevoir ; ils se sont donc retrouvés dépouillés d’un côté et dépouillés de l’autre. Et cela est considéré que Siméon et Lévi leur ont causé la mort, mais qu’ils sont eux-mêmes coupables, et non Siméon et Lévi.

Et c’est la notion de ce qu’ont dit nos sages : « Si ce vilain te rencontre, entraîne-le à la maison d’étude ». Et il faut comprendre ce que signifie « si te rencontre ». Ce qui implique que le vilain n’est pas toujours présent, et son intention est sur le désir de recevoir. Plutôt, le sens est que ce n’est pas pour tous que le désir de recevoir est appelé vilain ; cependant, si il se trouve quelqu’un, pour qui le désir de recevoir, il le ressent comme vilain, et il veut s’en débarrasser, comme il est dit : « Que l’homme excite toujours le bon penchant contre le mauvais penchant ; s’il le vainc, c’est bien ; sinon, qu’il s’occupe de la Torah ; sinon, qu’il lise le Shema ; sinon, qu’il lui rappelle le jour de la mort » (Berakhot, page 5). Alors il a trois conseils ensemble, dont l’un sans les autres n’a pas de perfection.

Et par cela, on comprend la difficulté du monde, que la Guemara conclut. Et si le premier conseil n’aide pas, c’est-à-dire « qu’il l’attire à la maison d’étude », alors « qu’il lise le Shema ». Et si cela ne l’aide pas, alors « qu’il lui rappelle le jour de la mort ». Si c’est ainsi, pourquoi a-t-on besoin des deux premiers conseils, qui sont douteux quant à leur efficacité ? Pourquoi ne prendrait-il pas immédiatement le dernier conseil, c’est-à-dire qu’il se rappelle le jour de la mort ? À cela il répond, que le sens n’est pas qu’un seul conseil aidera, mais qu’il faut les trois conseils ensemble.

Et l’explication est :

1. Qu’il l’attire à la maison d’étude, c’est l’aspect de la Torah,

2. Qu’il lise le Shema, c’est l’aspect du Créateur et de l’adhésion au Créateur,

3. Le rappel du jour de la mort. Son sens est le don de l’âme, et c’est l’aspect d’Israël, qui a été comparé à la colombe qui tend son cou. C’est-à-dire que les trois aspects sont un aspect d’unité, appelé « la Torah, Israël et le Créateur sont un ».

Et pour l’aspect de la Torah et pour l’aspect de la lecture du Shema, on peut recevoir de l’aide d’un Rav. Mais pour l’aspect d’Israël, qui est le sens de la circoncision, qui est l’aspect du don de l’âme, l’homme doit travailler lui-même. Et bien qu’à ce sujet aussi il y ait une aide d'en-haut, comme ont dit nos sages : « et Il a conclu avec lui l’alliance », ce qui signifie que le Créateur l’a aidé, néanmoins l’homme doit commencer. Et c’est cela le sujet de « qu’il lui rappelle le jour de la mort », qu’il faut toujours se rappeler et ne pas oublier, car c’est là l’essentiel du travail de l’homme.

Et la notion des reshimot qu’il faut laisser, selon le sens du sauvetage de Loth, vient en raison des deux bonnes séparations, qui sont le sens de l’affaire de Haman et Mordekhaï. Car Mordekhaï, dont le désir est seulement de donner, n’a aucun besoin d’attirer les lumières de gadlout. Mais par Haman, qui veut avaler toutes les lumières dans son autorité, par lui, c’est-à-dire c’est lui qui provoque et éveille l’homme à attirer les lumières de gadlout. Mais après qu’il a déjà attiré les lumières, il est interdit de les recevoir dans les kelim de Haman, qui sont appelés kelim de réception. Mais seulement dans les kelim de don. Et c’est le sens de ce qui est écrit, que le roi dit à Haman : « et fais ainsi à Mordekhaï le Juif », ce qui est considéré comme les lumières de Haman qui brillent dans les kelim de Mordekhaï.