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Accueil de la Bibliothèque de Kabbale / Baal HaSoulam / Shamati / Si tu Me quittes un jour, Je te quitterai deux jours

108. Si tu m’abandonnes un jour, deux jours je t’abandonnerai

J’ai entendu, 5703, Jérusalem

Tout homme est éloigné du Créateur par l’aspect de réception qui est en lui.

Mais en général, il est éloigné à cause du désir de recevoir qui est en lui. Cependant, puisque l’homme n’aspire pas à la spiritualité, mais aux désirs de ce monde-ci, il se trouve qu’il est éloigné du Créateur d’un jour. Autrement dit, une distance d’un jour, qui est seulement par un aspect où il est éloigné de Lui, béni soit-Il, en ce qu’il est plongé dans le désir de recevoir des désirs de ce monde-ci.

Mais lorsque l’homme se rapproche du Créateur, c’est-à-dire qu’il annule la réception dans ce monde-ci, il se trouve qu’il est appelé proche du Créateur. Mais si ensuite il trébuche dans la réception du monde à venir, alors il se trouve qu’il est éloigné du Créateur, du fait qu’il veut la réception des délices du monde à venir, et il tombe aussi dans la réception des délices de ce monde-ci également. Il se trouve qu’il est maintenant devenu éloigné du Créateur de deux jours :

1. Par la réception des délices dans ce monde-ci, dans laquelle il est retombé,

2. Car il a maintenant un désir de recevoir pour la richesse du monde à venir. Car en cela qu’il est allé et a œuvré dans la Torah et les mitsvot [commandements], il asservit le Créateur, afin qu’Il lui paie une récompense pour son travail dans la Torah et les mitsvot.

Il en résulte, selon cela, qu’au début il a marché un jour, et s’est rapproché du travail du Créateur, et ensuite, deux jours il a marché en arrière. Car maintenant l’homme devient dépendant de deux sortes de réceptions :

1. de ce monde-ci,

2. du monde à venir.

Et selon cela, il en ressort qu’il a marché dans un état inverse.

Et le conseil à cela est d’aller toujours dans la voie de la Torah, qui est le sens de donner. Et l’ordre doit être, qu’au début il faut faire attention aux deux fondements :

1. Qu’il y ait l’accomplissement de l’acte de la mitsva [commandement],

2. Et le ressenti du délice dans la mitsva. L’homme doit croire qu’il y a un délice pour le Créateur, béni soit-Il, dans le fait que l’on accomplit Ses commandements.

Selon cela, il en ressort que l’homme doit accomplir la mitsva en acte. Et de même croire qu’il y a un délice pour le Créateur, béni soit-Il, dans le fait que l’inférieur accomplit Ses commandements. Et en cela, il n’y a pas de différence entre une grande mitsva et une petite mitsva. C’est-à-dire qu’il y a un plaisir pour le Créateur, béni soit-Il, même dans l’acte le plus petit que l’on fait pour Lui, Il s’en délecte.

Et ensuite, il y a un résultat effectif, qui est l’intention principale que l’homme doit voir. C’est-à-dire que l’homme ait plaisir et délice dans le fait qu’il cause contentement à son Créateur. Et ici est l’accent principal du travail. Et c’est ce qu’on appelle « Servez le Créateur avec joie ». Et cela doit être sa récompense pour son travail. C’est-à-dire qu’il reçoive plaisir et délice dans le fait qu’il a eu le mérite de réjouir le Créateur.

Et c’est le sens de « et l’étranger qui est au milieu de toi montera au-dessus de toi, de plus en plus… lui te prêtera, et toi tu ne lui prêteras pas ».

« L’étranger » est appelé le désir de recevoir (au moment où il entre dans le travail du Créateur, le désir de recevoir est appelé étranger. Et avant cela, il est un goy [non-juif] complet).

« Lui te prêtera », c’est-à-dire que lorsqu’il donne de la force au travail, il donne la force seulement à la manière d’un prêt et d’un emprunt. Ce qui signifie que, lorsqu’il a travaillé un jour dans la Torah et les mitsvot, et bien qu’il n’ait pas reçu la récompense sur-le-champ, néanmoins il lui a fait confiance, qu’il lui paierait ensuite un salaire en échange des forces qu’il lui a données pour travailler. C’est pourquoi, après un jour de travail, il vient vers lui et demande la dette qu’il lui a promise, qu’il lui donne une compensation pour les forces que le corps lui a données pour s’occuper de la Torah et des mitsvot. Et il ne la lui donne pas. Alors l’étranger crie : « Quel est ce travail de travailler sans salaire ? » C’est pourquoi, ensuite, l’étranger ne veut plus donner de forces de travail à Israël.

« Et toi, tu ne lui prêteras pas. » Et si tu lui donnes de la nourriture, et que tu viens lui demander qu’il te donne de la force pour le travail, alors il lui dit qu’il n’a aucune dette à te payer en échange de la nourriture que tu lui donnes. Car moi, je t’ai donné auparavant de l’énergie pour le travail, c’était à condition, c’est-à-dire que tu acquiers des possessions pour moi. Donc, ce que tu me donnes maintenant, tout est selon la condition précédente. Donc, maintenant tu viens vers moi, pour que je te donne encore des forces pour le travail, afin de m’apporter de nouveaux biens.

Alors le désir de recevoir devient rusé, et il utilise sa ruse, et il commence à faire des calculs sur l’intérêt de la chose. Parfois, il lui dit qu’il se contente de peu, que les possessions qu’il a lui suffisent. C’est pourquoi il ne veut pas lui donner de forces. Et parfois, il lui dit que le chemin sur lequel tu marches maintenant est dangereux, et peut-être que toutes les forces seront vaines. Et parfois, il lui dit que l’effort est plus grand que la récompense, c’est pourquoi je ne te donnerai pas de forces pour le travail.

Et alors, lorsqu’il veut de lui des forces pour marcher sur le chemin du Créateur dans le but de donner, que tout soit seulement pour accroître la gloire du Ciel, alors il dit : « Qu’est-ce que j’en tirerai ? » Alors il vient avec les arguments connus, comme « Quoi et qui ? » C’est-à-dire : « Qui est le Créateur, que j’écoute Sa voix ? » comme l’argument de Pharaon. Ou bien : « Quel est ce travail pour vous ? » comme l’argument du méchant. Et tout cela, parce qu’il a une revendication juste, car ainsi ils en ont convenu entre eux. Et cela s’appelle : si tu n’écoutes pas la voix du Créateur, alors il vient avec des arguments, parce que tu ne respectes pas les conditions.

Tandis que, « lorsque tu écoutes la voix du Créateur ». Cela signifie que, dès le début de l’entrée (et l’entrée est appelée une chose continuelle, car chaque fois qu’il a une chute, il doit recommencer, c’est pourquoi cela s’appelle une entrée. Et donc il y a beaucoup de sorties et beaucoup d’entrées), il dit à son corps : « Sache que je veux entrer dans le travail du Créateur. Et mon intention est seulement de donner et de ne rien recevoir en échange. Et tu n’as pas à espérer recevoir quoi que ce soit pour ton effort, mais tout est dans le but de donner. »

Et si le corps demande : « Quel bénéfice auras-tu de ce travail ? » c’est-à-dire, « Qui reçoit ce travail, auquel je veux donner des forces et m’efforcer ? » Ou bien il demande plus simplement : « Pour le bien de qui est-ce que je travaille ainsi avec tant d’effort ? »

Alors il faut lui répondre que j’ai la croyance des sages, qui ont dit que je dois croire avec une croyance abstraite au-dessus de la connaissance, que le Créateur nous a ordonné ainsi, que nous devons accepter sur nous-mêmes la croyance, qu’Il nous a ordonné d’accomplir la Torah et les mitsvot. Et il faut aussi croire que le Créateur a du contentement du fait que nous accomplissons la Torah et les mitsvot dans l’aspect de la croyance au-dessus de la connaissance. Et de même, l’homme doit être dans la joie du fait qu’il y a plaisir et délice pour le Créateur de son travail.

Il s’ensuit qu’il y a ici quatre choses :

1. Croire dans la croyance des sages, que ce qu’ils ont dit, c’est la vérité.

2. Croire que le Créateur a ordonné de s’occuper de la Torah et des mitsvot seulement par la croyance au-dessus de la connaissance.

3. Qu’il y a de la joie du fait que les créatures accomplissent la Torah et les mitsvot sur la base de la croyance.

4. Que l’homme doit recevoir plaisir, délice et joie du fait qu’il a mérité de réjouir le Roi. Et la mesure de la grandeur et de l’importance du travail de l’homme se mesure à la mesure de la joie que l’homme exprime pendant son travail. Et cela dépend de la mesure de la croyance que l’homme croit en ce qui précède.

Il s’ensuit selon cela que, lorsque tu écoutes la voix du Créateur, toutes les forces que tu reçois du corps, cela n’est pas considéré comme si tu recevais un prêt du corps, que tu devrais lui rendre. Comme il a été dit plus haut, si tu n’écoutes pas la voix du Créateur. Et si le corps demande : « Pourquoi dois-je te donner des forces pour le travail, et tu ne me promets aucune récompense ? », il faut lui répondre : « Car pour cela tu as été créé. Et que puis-je te faire, puisque le Créateur te hait », comme il est écrit dans le saint Zohar, que le Créateur hait les corps.

Et plus encore, ce que dit le saint Zohar, que le Créateur hait les corps, l’intention est précisément sur les corps des serviteurs du Créateur, parce qu’ils veulent être des receveurs éternels, puisqu’il veut la richesse du monde à venir, aussi.

Et cela est considéré comme « et toi, tu ne prêteras pas ». C’est-à-dire que tu n’as pas à lui donner quoi que ce soit en échange de l’énergie que le corps t’a donnée pour travailler. Mais « si tu prêtes », et si tu lui donnes quelque plaisir, ce n’est qu’en prêt. C’est-à-dire qu’il doit te donner en échange de cela de la force pour le travail. Mais pas gratuitement.

Et il est toujours obligé de te donner de l’énergie, c’est-à-dire gratuitement. Tu ne lui donnes aucun plaisir, et tu exiges toujours de lui que tu aies la force pour le travail, car « l’emprunteur est esclave du prêteur ». Ainsi il sera toujours l’esclave, et toi tu seras le maître.