<- Bibliothèque de Kabbale
Continuer la lecture ->
Accueil de la Bibliothèque de Kabbale / Baal HaSoulam / Shamati / Que sont les déchets de la grange et de la cave viticole dans le travail?

96. Que sont les déchets de la grange et de la cave viticole, dans le travail

J’ai entendu, la veille de Soukkot, dans la Soukka, 5703

Goren [grange] est le sens des dinim de Dekhoura, qui est l’aspect de « et elle s’est cachée, mais n’a pas été souillée », où il ressent qu’il est l’aspect de goren, c’est-à-dire guer [non converti/étranger] dans le travail.

Yekev [cave viticole] est l’aspect des dinim de Noukva, qui est l’aspect de « et elle s’est cachée et a été souillée », car yekev est l’aspect de nekev [cavité/trou].

Et il y a deux sortes de Soukkot :

1. Des nuées de gloire,

2. Des déchets de la grande et de la cave viticole.

Or, la nuée est l’aspect de dissimulation, où l’homme ressent la dissimulation qui se trouve sur la Kedousha [sainteté]. Et si l’homme surmonte la nuée, c’est-à-dire la dissimulation qu’il ressent, alors par cela il mérite l’aspect de nuées de gloire. Et cela s’appelle l’aspect de MA"N de Ima, qui a cours durant les six mille ans, ce qui est l’aspect de Sod [secret], qui n’est pas encore parvenu à la nature, appelée Pshat [simple].

Et les déchets de l’aire et du pressoir sont appelés l’aspect de Pshat et nature, qui est l’aspect de MA"N de Malkhout, qui est préparé précisément par la croyance, appelée éveil d’en-bas.

Et MA"N de Ima est l’aspect de éveil d’en-haut, qui n’est pas dans l’aspect de la nature. C’est-à-dire que du côté de la nature, lorsque l’homme n’est pas apte à recevoir l’abondance, il ne reçoit aucun don. Tandis que du côté de l’éveil d’en-haut, qui est au-dessus de la nature, la lumière est en effet donnée aux inférieurs selon le sens de « Je suis l’Eternel, qui réside avec eux au sein de leur impureté ». Comme il est dit dans le saint Zohar : « Car même s’il a fauté, c’est comme s’il n’avait pas fauté du tout ».

Mais dans l’éveil d’en-bas, la lumière n’est pas donnée, sauf précisément lorsque l’homme est apte du côté de la nature, c’est-à-dire de lui-même, ce qui s’appelle MA"N de Noukva, qui peut être corrigé grâce à la croyance. Et cela s’appelle « du côté de lui-même », qui est l’aspect du septième millénaire, appelé « un de destruction », c’est-à-dire que « elle n’a rien d’elle-même, ni rien du tout », qui est l’aspect de Malkhout.

Et lorsque cela est corrigé, on mérite le dixième millénaire, qui est l’aspect de GA"R. Et une telle âme se trouve dans un sur dix générations. Cependant, il y a l’aspect du septième millénaire du point de vue des six mille ans, appelé l’aspect du particulier, car le général et le particulier sont toujours égaux. Cependant, c’est l’aspect de MA"N de Ima, appelé nuées de gloire.

Et la finalité du travail est dans l’aspect du Pshat et de la nature, où dans ce travail il n’a plus de place pour tomber plus bas, puisqu’il est déjà posé à terre. Et cela, c’est parce qu’il n’a pas besoin de gadlout [grandeur], car pour lui, c’est toujours comme une chose nouvelle.

C’est-à-dire qu’il travaille toujours comme s’il commençait maintenant à travailler. Et il travaillait dans l’aspect de l’acceptation du joug du royaume des cieux au-dessus de la connaissance. Car le fondement sur lequel il a construit l’ordre du travail était dans la forme la plus basse. Et vraiment, tout était au-dessus de la connaissance. Car seul celui qui est vraiment un imbécile peut être aussi bas, qu’il marche vraiment sans aucun fondement – qu’il ait un endroit sur lequel appuyer sa croyance, vraiment sans aucun appui.

Et en plus de cela, il reçoit ce travail avec une grande joie, comme s’il avait une raison et une vision véritables – sur quoi appuyer la certitude de la croyance. Et vraiment, dans la même mesure, au-dessus de la connaissance – dans la même mesure, comme s’il avait la raison. C’est pourquoi, s’il persévère dans cette voie, il ne peut jamais tomber ; plutôt, il peut toujours être dans la joie, du fait qu’il croit qu’il sert un grand Roi.

Et c’est le sujet de ce qui est écrit : « L’un des agneaux tu feras le matin, et le second agneau tu feras entre les deux soirs, comme l’offrande du matin et son libation. » Cela signifie, que cette même joie qu’il avait au moment où il offrait son offrande, au moment où c’était pour lui le matin – et le matin est appelé lumière – c’est-à-dire que la lumière de la Torah brillait pour lui avec la plus grande clarté ; dans cette même joie il faisait son offrande, c’est-à-dire son travail, même s’il avait l’aspect du soir.

C’est-à-dire – même s’il n’avait aucune clarté, dans la Torah et le travail – malgré tout il faisait tout dans la joie, du fait qu’il agit au-dessus de la connaissance. C’est pourquoi il ne sait pas mesurer, de quel état le Créateur reçoit plus de satisfaction.

Et c’est le sens de ce que Rabbi Shimon ben Menassia interprétait « comme une matière brute ». Matière brute signifie sans raison ni intellect. « L’oreille qui a entendu au mont Sinaï : Tu ne voleras pas. » Autrement dit, ne rien recevoir pour soi, mais qu’il accepte sur lui le joug du royaume des cieux sans aucune gadlout, mais tout au-dessus de la connaissance. Et il est allé et a volé quelque illumination pour lui-même. C’est-à-dire qu’il dit : maintenant je peux déjà être un serviteur du Créateur, parce que j’ai déjà raison et intellect dans le travail, « et je comprends qu’il vaut la peine d’être serviteur du Créateur, et maintenant je n’ai plus besoin de l’aspect de la croyance au-dessus de la connaissance ».

Et à cela il nous fait entendre : « Et le tribunal le vendra. » Où « tribunal » signifie l’intellect et la raison de l’homme, qui jugent les actions de l’homme, s’il vaut la peine de les faire ou non.

Et ils le vendront, c’est-à-dire qu’il devient un étranger dans le travail du Créateur. Car alors l’intellect vient et lui pose la question connue : « Qu’est-ce que ce travail ? » Et cela ne vient que du vol, du fait qu’il a déjà reçu quelque appui à l’aspect de la croyance. C’est pourquoi il vient et veut annuler l’appui avec ses questions. Cependant, cela n’est que pour « six », c’est-à-dire « ils le vendront pour six ans », qui est l’aspect des dinim de Dekhoura.

Et si le travailleur dit : « J’aime mon maître, etc., je ne sortirai pas libre », c’est-à-dire qu’il ne veut pas sortir libre sans mitsvot [commandements], alors la correction est : « son maître le présentera », c’est-à-dire le Maître de toute la terre. « À la porte ou au montant », c’est-à-dire qu’on lui donne une clôture sur l’acceptation du royaume des cieux. « Et il lui percera », c’est-à-dire qu’on lui fait un trou à l’oreille. C’est-à-dire qu’on lui fait un autre trou, afin qu’il puisse entendre de nouveau ce qu’il a entendu au mont Sinaï : « Tu ne voleras pas ». « Et il le servira pour toujours », car alors il devient un travailleur du Créateur en vérité.

Soukkot est une demeure temporaire. C’est-à-dire que celui qui a déjà mérité une demeure permanente, et qui n’a déjà plus rien à faire – comme susmentionné au sujet du premier compte des fautes – le conseil alors est qu’il sorte vers une demeure temporaire. Comme c’était à l’époque où il était en chemin pour parvenir à la Maison du Créateur, avant d’atteindre la demeure permanente ; où alors, il avait chaque fois le besoin d’atteindre le Palais de Dieu. Et il avait des oushpizin [héb : invités], c’est-à-dire à l’époque où son travail était dans l’aspect d’un invité de passage.

Et maintenant, il peut continuer l’époque du travail passé, où alors il remerciait et louait toujours le Créateur, du fait que le Créateur le rapprochait à chaque fois, et que de cela il avait de la joie. La joie qu’il avait alors, il peut la continuer maintenant, à Soukkot. Et cela fait allusion à la demeure temporaire. C’est pourquoi il est dit : « Sors de la demeure permanente et assieds-toi dans la demeure temporaire ».

« Ce n’est pas l’étude qui est l’essentiel, mais l’action. » Autrement dit, comme susmentionné, que l’action est appelée « comme la matière », comme Rabbi Shimon ben Menassia interprétait « comme la matière », que l’essentiel est l’action, et l’intellect n’est que comme un miroir.

Cependant, en même temps, l’action est appelée l’aspect du vivant, et l’intellect est appelé l’aspect du parlant. Et le fait est que, s’il y a perfection dans l’aspect de l’action, alors l’action est si grande qu’elle lui amène l’aspect de l’intellect de la Torah. Et l’intellect de la Torah est appelé l’aspect du parlant.