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173. Pourquoi dit-on « Lekhaïm »

J’ai entendu, lors du repas de Shabbat, Parashat Akharei-Kedoshim, le 23 du compte de l’Omer, 5709 (1949)

Il a dit, à propos de ce que l’on dit « Lekhaïm » [à la vie/”santé !”] au moment où l’on boit du vin, que cela suit la voie de nos sages, qui ont dit : « vin et vie selon les sages et leurs disciples ». Ce qui, à première vue, est difficile : pourquoi précisément selon les sages ? Et pourquoi pas pour les gens du commun ?

En fait, la notion de « Lekhaïm », telle qu’on la dit, vient faire allusion à la vie [héb : 'haïm] supérieure. Car au moment où l’on boit du vin, il faut se souvenir que le vin fait allusion au « vin de la Torah », et se rappeler qu’il faut prolonger l’aspect de la lumière de la Torah, qui est appelée vie. En revanche, la vie corporelle est appelée, dans les paroles de nos sages : « Les méchants, dans leur vie, sont appelés morts ».

C’est pourquoi c’est précisément pour les sages que l’on peut dire : « vin et vie ». C’est-à-dire que seuls eux sont aptes à prolonger la vie spirituelle. Ce n’est pas le cas des gens du commun, qui n’ont pas les kelim [récipients] pour cela, et pour lesquels il n’est pas pertinent de dire qu’ils étendent. (Et peut-être que « selon les sages », signifie comme d’après l’entendement des sages. C’est-à-dire que la vie – ce qui est appelé chez eux « vie » – désigne la vie spirituelle.)