198. Liberté
J’ai entendu, année 5698 (1938)
« ‘Harout » [engravé]. Ne lis pas ‘harout, mais ‘hérout [liberté]. Le sens est le suivant : il est écrit « Écris-les sur la table de ton cœur ». Or, l'écriture se fait avec de l’encre, qui est l’aspect de la Shakharout [noirceur]. Et chaque fois que l’homme écrit, c’est-à-dire qu’il prend certaines décisions quant à sa manière de se conduire, puis qu’ensuite il retourne à son état antérieur, cela provient du fait que l'écriture a été effacée. Il faut donc écrire à chaque fois, pourvu que ce soit à l’aspect de ‘harout, c’est-à-dire que ce soit gravé sur son cœur, de sorte qu’il ne puisse pas être effacé.
Et alors, il mérite aussitôt l’aspect de ‘hérout. Car le kli [récipient] de la liberté est selon la mesure où cela est écrit dans son cœur. Selon la mesure de la gravure, ainsi est la délivrance. Car l’essentiel du kli est le vide. Et c’est là le sens de : « Mon cœur est vide en mon sein ». Et alors il mérite l’aspect de la liberté vis-à-vis de l’ange de la mort. Car la notion de bassesse est le SA”M lui-même. Et il doit le reconnaître dans toute sa mesure, et le surmonter, jusqu’à ce que le Créateur l’aide.