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Accueil de la Bibliothèque de Kabbale / Baal HaSoulam / Shamati / Comme celui qui se tient devant le roi

211. Comme se tenant devant le Roi

J’ai entendu, le 1er Eloul 5698 (1938)

Il ne ressemble pas, celui qui est assis dans sa maison, à celui qui se tient comme devant le Roi. C’est-à-dire que la croyance doit être telle qu’il ressente toute la journée qu’il se tient devant le Roi. Car alors, assurément, il a l’amour et la crainte dans leur plénitude. Et tant qu’il n’est pas parvenu à un tel degré de croyance, il ne doit ni se reposer ni s’apaiser, selon : « car c’est notre vie et la longueur de nos jours », et il ne voudra accepter aucune compensation au monde.

Et le manque de croyance doit être entrelacé dans ses membres, jusqu’à ce que l’habitude devienne une seconde nature, à la mesure de : « Quand je me souviens de Lui, Il ne me laisse pas dormir ». Or, toutes les affaires corporelles éteignent ce manque. Car de toute chose dont il reçoit du plaisir, le plaisir annule le manque et la douleur.

Plutôt, il ne doit vouloir recevoir aucune consolation. Et il doit se garder, dans toute chose corporelle qu’il reçoit, de ne pas annuler son manque. Et cela se fait en s’efforçant soi-même : du fait que, par ce plaisir, se perdent chez lui des étincelles et des forces des kelim [récipeints] de Kedousha [sainteté], c’est-à-dire des manques de Kedousha. Et par cet effort, il peut se garder, de ne pas perdre les kelim de Kedousha.