231. La purification des récipients de réception
J’ai entendu, Tevet 5688, Givat Shaoul
Il faut faire attention à toute chose dont le corps tire plaisir, et que l’homme en éprouve de la peine. Du fait que par la réception, il devient éloigné du Créateur, puisque le Créateur est Donneur. Et s’il devient maintenant receveur, par cela il en vient à l’opposition de forme. Or la disparité de forme en spiritualité est un éloignement, et par conséquent il n’a plus d’adhésion au Créateur.
Et tel est le sujet de « et adhérer à Lui ». Et grâce à la peine qu’il ressent au moment où il reçoit le plaisir, cette peine annule le plaisir. Cela ressemble à un homme qui a une plaie à la tête, et qui est contraint de se gratter la tête, et en tire du plaisir. Et en même temps il sait que, par cela, la plaie s’aggravera et s’étendra, et qu’il ne pourra pas guérir.
Il s’ensuit qu’au moment du plaisir il n’a en vérité aucune jouissance réelle, bien qu’il ne puisse s’empêcher de recevoir le plaisir du grattage. Et de même, il doit voir que, lorsqu’il éprouve du plaisir d’une chose quelconque, il fasse suivre au plaisir un accompagnement de peine, du fait qu’il devient à présent éloigné du Créateur, jusqu’à ressentir que le plaisir ne vaut pas la perte qu’il subira ensuite à cause de ce plaisir. Et cela est le travail du cœur.
(Kedousha [sainteté] : toute chose qui le rapproche du travail du Créateur est appelée Kedousha.
Touma [impureté] : toute chose qui l’éloigne du travail du Créateur est appelée Touma.)