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247. La pensée est un aspect de subsistance

J'ai entendu, 24 Adar 5704, Jérusalem

Il y a trois aspects de corps chez l’homme :

1. Le corps intérieur, qui est un vêtement pour l’âme de Kedousha [sainteté] ;

2. De la klipat Noga ;

3. De la peau du serpent.

Et afin d’être sauvé des deux corps, et qu’il soit possible de travailler seulement avec le corps intérieur, la segoula [remède/vertu] est de penser des pensées qui ne concernent que le corps intérieur. C’est-à-dire que sa pensée soit toujours dans l’autorité unique, où il est écrit « Il n’y a rien hormis Lui » ; qu’en fait, c’est Lui qui fait et fera toutes les actions, et il n’y a aucune créature dans le monde qui puisse le séparer de la Kedousha. Et puisque l’homme ne pense pas pour les deux corps, ils mourront, à cause du fait qu’ils n’ont pas de subsistance, et ils n’ont rien avec quoi exister. Et c’est le sens de ce qui est dit – après la faute de l’Arbre de la Connaissance, le Créateur lui a dit : « À la sueur de ton front tu mangeras du pain ». Car avant la faute, la vitalité ne dépendait pas du pain.

Ce qui n’est pas le cas après – après la faute – où il s’est attaché au corps de la peau du serpent – alors, la vie a été liée au pain, c’est-à-dire à la subsistance. Que si on ne lui donne pas la nourriture, il meurt. Et cela est une grande correction, afin d’être sauvé des corps susmentionnés. À cause de cela, il faut s’efforcer et se renforcer, pour ne pas penser des pensées les concernant. Car les pensées sont leur subsistance. C’est pourquoi il ne pensera que pour le corps intérieur, qui est un vêtement pour l’âme de Kedousha. C’est-à-dire qu’il pense des pensées qui sont après sa peau. C’est-à-dire pour un profit qui est en dehors de sa peau, en dehors du désir de recevoir. Et après sa peau, il n’y a aucune saisie pour les klipot [écorces]. Car les klipot saisissent ce qui est à l’intérieur de la peau, et non à l’extérieur de la peau. Autrement dit, sur tout ce qui vient à l’état de revêtement, ils ont une saisie. Et tout ce qui ne vient pas à l’état de revêtement, ils ne peuvent pas s’en saisir.

Et lorsqu’il persévérera à penser des pensées qui sont après sa peau, alors il mérite le verset : « Et après que ma peau aura été détruite ainsi ». « Ainsi » est l’aspect de la sainte Shekhina [divinité]. Et elle se tient après sa peau. « Aura été détruite », c’est-à-dire qu’elle est corrigée seulement après sa peau. Alors il mérite l’aspect de « et de ma chair je contemplerai Dieu ». Car alors il voit, depuis cette chair, son Dieu. C’est-à-dire que la Kedousha vient se revêtir dans le corps, dans l’intériorité. Et cela, précisément lorsqu’il consent à travailler en dehors de sa peau, c’est-à-dire sans aucun revêtement – alors il mérite le revêtement. Ce qui n’est pas le cas des méchants, qui veulent travailler précisément dans le revêtement, c’est-à-dire à l’intérieur de la peau ; alors « ils meurent, et non dans la sagesse ». Alors ils n’ont aucun revêtement, et ne méritent rien.