67. S’éloigner du mal
J’ai entendu, Isrou ‘Hag Soukkot 5703, Jérusalem
Il faut faire attention à « s’éloigner du mal ». Garder les quatre alliances.
1. L’alliance des yeux, qui est de faire attention à ne pas regarder les femmes. Et l’interdiction de regarder n’est pas seulement du fait que cela peut amener à des pensées. Et la preuve en est que l’interdiction s’applique aussi à un vieillard de cent ans. Plutôt, la véritable raison est du fait que cela provient d’une racine très élevée, que cette précaution est que, s’il ne fait pas attention, il peut, que Dieu nous en garde, en venir à regarder la sainte Shekhina [divinité]. Et cela suffit à qui comprend.
2. L’alliance de la langue, c’est-à-dire être vigilant sur la vérité et le mensonge. Car au sujet des clarifications qui existent maintenant, après la faute d’Adam HaRishon [le premier homme], cela est une clarification entre vérité et mensonge. Tandis qu’avant la faute de l’Arbre de la Connaissance, les clarifications étaient dans l’aspect de doux et amer. Tandis que lorsque la clarification est entre vérité et mensonge, c’est tout à fait différent. Car parfois, il arrive que le début est doux et la fin est amère. Ainsi il en résulte qu’il existe une réalité d’amer, mais malgré tout, c’est la vérité.
C’est pourquoi il faut faire attention à ne pas changer dans sa parole, bien qu’il pense qu’il ne ment qu’à son prochain. Cependant, il faut savoir que le corps est comme une machine ; selon l’habitude qu’elle prend, ainsi elle continue à aller. C’est pourquoi, quand on l’habitue au mensonge et à la tromperie, alors il lui est impossible d’aller dans une autre voie. Et à cause de cela, l’homme, entre lui et lui-même, est aussi obligé d’aller dans le mensonge et la tromperie.
Et selon cela, il en ressort que l’homme est obligé de se tromper lui-même, et en aucune façon il n’est capable de se dire à lui-même la vérité, du fait qu’il ne trouve pas de goût particulier dans la vérité.
Et on peut dire que celui qui pense tromper son prochain, en vérité il ne trompe que le Créateur, du fait qu’en dehors du corps de l’homme, il n’y a que le Créateur. Car l’essence de la création – que l’homme est appelé créé – ne vient que par rapport à elle-même. Car le Créateur le veut ainsi – que l’homme se sente comme une existence séparée de Lui, béni soit-Il. Cependant, en dehors de cela, tout est « la terre entière est pleine de Sa gloire ».
C’est pourquoi, quand il ment à son prochain, il ment au Créateur. Et quand il fait souffrir son prochain, il fait souffrir le Créateur. C’est pourquoi, si l’homme a l’habitude de dire la vérité, cela lui apportera un bénéfice vis-à-vis du Créateur. Autrement dit, si il a promis quelque chose au Créateur, alors il s’efforcera de garder sa promesse, du fait qu’il n’a pas l’habitude de changer dans sa parole. Et par cela il méritera « le Seigneur est ton ombre ». C’est-à-dire que si l’homme accompli – ce qu’il dit il le fait – alors le Créateur accomplira aussi envers lui. « Béni soit Celui qui dit et fait ».
Et il y a un signe dans la garde de la langue : de ne pas parler tout ce qui est possible, car par sa parole il révèle les secrets de son cœur, et par cela il y a une prise pour les extérieurs. Du fait que tout le temps où l’homme n’est pas totalement pur, et qu’alors il révèle quelque chose de son intériorité, alors la Sitra Akhra [autre côté] a la force d’accuser en-haut et de se moquer de son travail. Et elle dit : quel travail il donne en-haut, n’est-ce pas que toute son intention dans ce travail n’est que pour en-bas.
Et par cela sera résolue une grande question : n’est-il pas connu qu’« une mitsva [commandement] entraîne une mitsva » ; et pourquoi voyons-nous que bien souvent l’homme en vient à une chute dans son travail ?
En fit, c’est comme susmentionné – du fait que la Sitra Akhra accuse et dénonce son travail. Et ensuite, elle descend et prend son âme. Autrement dit, après qu’elle a déjà accusé en haut, et a dit que son travail n’est pas pur, mais qu’il travaille dans l’aspect de la réception pour soi – alors elle descend et prend son âme de vie, en ce qu’elle demande à l’homme : « Quel est ce travail ? » C’est pourquoi, même s’il a déjà mérité une certaine illumination de l’âme de vie, il la perd de nouveau.
Et le conseil à cela – « marche humblement ». Qu’elle ne sache pas de son travail, dans le sens de « du cœur à la bouche – cela ne se révèle pas ». Alors même la Sitra Akhra ne peut pas savoir de son travail, du fait qu’elle ne connaît que ce qui est révélé par des paroles et des actes – en cela elle peut s’agripper.
Et il faut savoir que l’essentiel des souffrances et des douleurs vient par les accusateurs. C’est pourquoi, autant que possible, il faut se garder de parler. Et plus encore, il faut savoir que même lorsqu’on parle des paroles profanes, aussi se révèlent les secrets de son cœur. Et c’est le sens de « mon âme sortait dans sa parole ». Et c’est cela l’alliance de la langue, dont il faut se garder.
Et l’essentiel de la garde doit être au temps de la montée, car au temps de la descente il est difficile d’aller dans de grands degrés et de grandes gardes.