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1. Il n’y a rien hormis Lui

J’ai entendu, 1 Yitro 5704

Voici qu’il est écrit : « Il n’y a rien hormis Lui », ce qui signifie qu’il n’existe aucune autre force dans le monde qui ait la capacité de faire quoi que ce soit contre Lui, béni soit-Il. Et ce que l’homme voit, qu’il y a des choses dans le monde qui contredisent la Cour céleste, la raison en est que telle est Son désir, béni soit-Il. Et cela est un aspect de correction, appelé « la gauche repousse et la droite rapproche ». C’est-à-dire que le fait que la gauche repousse, cela entre dans la catégorie de correction. C’est-à-dire qu’il y a des choses dans le monde qui sont venues dès le début dans l’intention de détourner l’homme du droit chemin, par lesquelles il est repoussé de la Kedousha [sainteté].

Et l’utilité des rejets est que, par eux, l’homme reçoit un besoin et un désir entier que le Créateur l’aide, car autrement il voit qu’il est perdu. Non seulement il ne progresse pas dans le travail, mais il voit qu’il recule. Autrement dit, même lo lishma [pas en Son Nom], il n’a pas la force d’accomplir la Torah et les mitsvot [commandements]. Car seulement par un véritable surpassement de tous les obstacles, au-dessus de la connaissance, il peut accomplir la Torah et les mitsvot. Et il n’a pas toujours la force de se surpasser au-dessus de la connaissance. Sinon, il est obligé de s’écarter, que Dieu nous en garde, du chemin du Créateur, même de lo lishma.

Et c’est que, pour lui, le brisé toujours est plus nombreux que ce qui tient. C’est-à-dire que les descentes sont bien plus nombreuses que les montées. Et il ne voit pas qu’il prendra fin à ces états, et il restera toujours en dehors de la Kedousha. Car il voit que même la pointe du youd [un point minuscule], il lui est difficile de l’accomplir, seulement par surpassement au-dessus de la connaissance. Mais il n’est pas toujours capable de se surmonter. Et quelle en sera la fin ?

Alors il en vient à la décision qu’il n’y a personne qui puisse aider, si ce n’est le Créateur en Sa propre gloire. Et cela provoque qu’il fixe dans son cœur une véritable demande, que le Créateur ouvre ses yeux et son cœur, et le rapproche vraiment à l’adhésion au Créateur dans l’éternité.

Il s’ensuit, selon cela, que tous les rejets qu’il a eus, tout venait du Créateur. Autrement dit, non pas parce qu’il n’était pas correct ; qu’il n’avait pas la capacité de se surmonter. Plutôt, pour ces gens qui veulent vraiment se rapprocher du Créateur, et afin qu’il ne se contente pas de peu – c’est-à-dire qu’il ne reste pas dans l’aspect d’un petit enfant sans raison – à cause de cela il lui est donné d’en-haut une aide, qu’il n’ait pas la capacité de dire : « Béni soit le Créateur, j’ai la Torah, les mitsvot et les bonnes actions. Et que me manque-t-il encore ? »

Et cela vient précisément si vraiment cet homme a un désir véritable. Alors, cet homme reçoit une aide d’en-haut, et on lui montre toujours comment il n’est pas correct dans son état actuel. C’est-à-dire qu’on lui envoie des pensées et des opinions qui sont contre le travail. Et cela, afin qu’il voie qu’il n’est pas dans la perfection avec le Créateur.

Et autant qu’il se surmonte, il voit toujours comment il se trouve dans un état où il est plus éloigné de la Kedousha que les autres travailleurs, qui ressentent qu’ils sont dans la perfection avec le Créateur. Tandis que lui, il a toujours des revendications et des demandes, et il ne peut pas justifier la conduite du Créateur, comment Il se conduit avec lui.

Et cela lui cause de la douleur – pourquoi n’est-il pas entier avec le Créateur. Jusqu’à ce qu’il en vienne au ressenti qu’il n’a vraiment aucune part dans la Kedousha. Et bien qu’il reçoive parfois un certain éveil d’en-haut, qui le fait vivre pour un temps, toujours est-il qu’aussitôt il tombe à l’endroit de la bassesse. Cependant, c’est là la raison qui lui fait parvenir à la reconnaissance que seul le Créateur peut aider, pour le rapprocher véritablement.

L’homme doit s’efforcer d’aller toujours dans la voie où il adhère à Lui, béni soit-Il. C’est-à-dire que toutes ses pensées soient en Lui, béni soit-Il. Autrement dit, même s’il se trouve dans l’état le plus mauvais, où il n’est pas possible d’être dans une descente plus grande que celle-ci, qu’il ne sorte pas de Son autorité, béni soit-Il, c’est-à-dire qu’il y aurait une autre autorité qui ne lui permet pas d’entrer dans la Kedousha, et qu’il serait en son pouvoir de faire du bien ou du mal. Cela signifie qu’il ne doit pas penser qu’il y a la notion d’une force de la Sitra Akhra [autre côté], qui ne permet pas à l’homme de faire de bonnes actions et d’aller dans les voies du Créateur ; mais tout est fait à cause du Créateur.

Et c’est comme a dit le Baal Shem Tov, qui a dit que celui qui dit qu’il y a une autre force dans le monde, c’est-à-dire des klipot [écorces], cet homme se trouve dans l’aspect de « et vous servirez d’autres dieux ». Ce n’est pas seulement dans une pensée d’hérésie qu’il transgresse, mais si même il pense qu’il y a une autre autorité et une autre force en dehors du Créateur, il transgresse. Et de plus, celui qui dit que l’homme a une autorité propre, c’est-à-dire qu’il dit qu’hier, lui-même ne voulait pas aller dans les voies du Créateur, cela aussi est appelé transgresser la faute d’hérésie. C’est-à-dire qu’il ne croit pas que seul le Créateur dirige le monde.

Cependant, lorsqu’il a commis une faute, et il est certain qu’il doit regretter et s’affliger d’avoir commis la faute, ici aussi il faut ordonner l’ordre de la douleur et de la peine, sur quel point il rattache la cause de la faute, et c’est sur ce point qu’il doit regretter.

Et l’homme doit alors regretter et dire : Ce fait que j’ai commis la faute, c’est parce que le Créateur m’a jeté hors de la Kedousha, à l’endroit de l’impureté, aux toilettes, où se trouve l’endroit des déchets. C’est-à-dire que le Créateur lui a donné le désir et l’envie de se divertir et de respirer l’air dans un lieu de puanteur.

(Et on peut dire, comme il est rapporté dans les livres, que parfois l’homme vient dans une réincarnation de porc. Et il faut interpréter selon ce qu’il dit, que l’homme reçoit le désir et l’envie de recevoir de la vitalité de choses dont il a déjà dit qu’elles étaient des déchets, et maintenant il veut recevoir d’elles de la nourriture.)

De même, lorsque l’homme ressent que maintenant il se trouve dans un aspect de montée, et qu’il ressent un peu de goût dans le travail, qu’il ne dise pas : Maintenant je me trouve dans un état où je comprends qu’il vaut la peine d’être un serviteur du Créateur. Mais il doit savoir que maintenant il a trouvé grâce aux yeux du Créateur. C’est pourquoi le Créateur le rapproche, et à cause de cela il ressent maintenant un goût dans le travail. Et il doit prendre garde de ne jamais sortir de l’autorité de la Kedousha, pour dire qu’il y a encore quelqu’un d’autre qui agit en dehors du Créateur.

(Cependant, il en ressort ici que la notion de trouver grâce aux yeux du Créateur, ou le contraire, ne dépend pas de l’homme lui-même, mais tout dépend du Créateur. Et pourquoi maintenant il a trouvé grâce aux yeux du Créateur et ensuite ce n’est plus ainsi, cela n’est pas en la main de l’homme de comprendre avec son intellect extérieur.)

De même, au moment où il souffre du fait que le Créateur ne le rapproche pas, il doit également faire attention à ce que cela ne soit pas à cause de lui-même, c’est-à-dire du fait qu’il est éloigné du Créateur, car alors il devient un receveur pour son propre bénéfice. Et le receveur est dans la séparation. Plutôt, il doit souffrir de l’exil de la Shekhina [divinité]. C’est-à-dire qu’il cause la souffrance de la Shekhina.

Et l’homme doit se représenter cela à lui-même, à l’exemple d’un homme qui a une douleur dans un de ses petits membres, malgré tout la douleur est ressentie principalement dans l’esprit et le cœur, car le cœur et l’esprit sont la totalité de l’homme. Et il est certain qu’il n’y a pas de comparaison entre le ressenti d’un membre particulier et la totalité de la stature de l’homme, où la douleur est principalement ressentie.

De même, la douleur que l’homme ressent du fait qu’il est éloigné du Créateur. Et puisque l’homme n’est qu’un membre particulier de la sainte Shekhina, car la sainte Shekhina est la totalité de l’âme d’Israël. C’est pourquoi, le ressenti de la douleur particulière n’est pas comparable au ressenti de la douleur générale. Cela signifie qu’il y a la souffrance de la Shekhina du fait que les membres sont éloignés d’elle, et qu’elle ne peut pas nourrir ses membres.

(Et l’on peut dire que c’est ce que disent nos sages : au moment où l’homme souffre, que dit la Shekhina ? « Ma tête m’est lourde ».) Et par le fait qu’il pense à la souffrance de l’éloignement non pour lui-même, il est sauvé de tomber dans le filet du désir de recevoir pour soi-même, qui est l’aspect de séparation de la Kedousha.

Et de même, au moment où l’homme ressent qu’il a un peu de rapprochement de la Kedousha, qu’il a de la joie du fait qu’il a mérité de trouver grâce aux yeux du Créateur, même alors il lui incombe de dire que sa joie principale doit être dans le fait qu’il y a maintenant une joie en haut, chez la sainte Shekhina, du fait qu’elle a eu la possibilité de rapprocher son membre particulier à elle, et qu’elle n’a pas eu besoin d’envoyer son membre particulier à l’extérieur.

Et du fait que l’homme a mérité de réjouir la Shekhina, de cela il a de la joie. Et cela aussi est selon le même calcul susmentionné, car ce en quoi il y a de la joie pour le particulier, ce n’est qu’une partie de la joie qu’il y a pour le tout. Et par ces calculs, il perd sa propre individualité, et n’est pas pris dans le filet de la Sitra Akhra, qui est le désir de recevoir pour son propre bénéfice.

Et bien que le désir de recevoir soit une chose nécessaire, du fait que « car c’est tout l’homme », car ce qu’il y a dans l’homme en dehors du désir de recevoir n’appartient pas à la créature, mais nous l’attribuons au Créateur. Cependant, le désir de recevoir du plaisir doit être corrigé dans le but de donner. C’est-à-dire que le délice et la joie que le désir de recevoir prend, doivent être dans l’intention du fait qu’il y a contentement en haut du fait que les créatures ont des délices. Car tel était le but de la création : faire du bien à Ses créatures. Et cela s’appelle « la joie de la Shekhina en haut ».

Et à cause de cela, l’homme est obligé de réfléchir à des conseils, comment il peut procurer un contentement en haut. Et il est certain que par le fait qu’il aura un délice, il y aura un contentement en haut. C’est pourquoi il aspire à être toujours dans le palais du roi, et qu’il ait la capacité de se réjouir dans les trésors du roi. Et de cela, assurément, il y aura un contentement en haut. Il s’ensuit que toute l’aspiration doit être uniquement pour le Nom des Cieux.