<- Bibliothèque de Kabbale
Continuer la lecture ->
Accueil de la Bibliothèque de Kabbale / Baal HaSoulam / Shamati / Quelle est la raison du poids ressenti en s’annulant devant le Créateur dans le travail?

4. Quelle est la cause de la lourdeur que l’homme ressent dans l’annulation devant le Créateur, dans le travail ?

J’ai entendu le 12 Shevat 5704

Il faut savoir que la cause de la lourdeur que l’on ressent au moment où l’homme veut travailler dans l’annulation de son essence devant le Créateur, sans se soucier de son propre intérêt – lorsque l’homme en arrive à un état où c’est comme si tout le monde reste à sa place, et que lui seul, comme s’il était maintenant absent de ce monde, quitte sa famille et ses amis afin de s’annuler devant le Créateur – n’est qu’une cause simple, et elle est appelée manque de croyance. C’est-à-dire qu’il ne voit pas devant qui il s’annule, autrement dit, il ne ressent pas l’existence du Créateur. Cela lui cause la lourdeur.

Tandis que lorsqu’il commence à ressentir l’existence du Créateur, aussitôt son âme aspire à s’annuler et à se connecter à la racine, à s’inclure en Lui « comme une bougie devant une torche », sans aucun raisonnement ni intelligence. Mais cela vient de la nature, comme une bougie qui s’annule devant une torche.

Selon cela, il en résulte que tout le travail de l’homme est seulement de parvenir au ressenti de l’existence du Créateur, c’est-à-dire de ressentir l’existence du Créateur, que « toute la terre est pleine de Sa gloire ». Et cela doit être tout son travail, c’est-à-dire que toute l’énergie qu’il donne dans le travail, c’est afin d’arriver à cela et à aucune autre chose. Et il ne doit pas se troubler en pensant qu’il doit atteindre autre chose. Plutôt, il ne manque à l’homme qu’une seule chose, à savoir la croyance dans le Créateur, et il ne doit penser à rien d’autre ; c’est-à-dire que toute la récompense qu’il désire en échange de son travail doit être de mériter la croyance dans le Créateur.

Et il faut savoir qu’il n’y a aucune différence entre une petite illumination et une grande, ce que l’homme atteint. Puisque dans la lumière, il n’y a aucun changement – mais tous les changements sont dans les récipients qui reçoivent l’abondance, comme il est dit : « Je suis l’Éternel, Je n’ai pas changé ». C’est pourquoi, s’il est capable de faire grandir les récipients, dans cette mesure il faire grandir l’illumination.

Mais la question est : par quoi l’homme peut-il grandir les récipients ? La réponse est : dans la mesure où il donne louange et gratitude au Créateur pour le fait que le Créateur l’a rapproché de Lui, qu’il Le ressente un peu. Et il pensera à l’importance de la chose, c’est-à-dire qu’il a mérité d’avoir un peu de lien avec le Créateur. Et selon la mesure de l’importance qu’il se représentera, dans cette mesure la lumière grandira chez lui.

Et l’homme doit savoir qu’il ne parviendra jamais à connaître la mesure véritable de l’importance du lien entre l’homme et le Créateur. Car il n’est pas entre les mains de l’homme d’évaluer la mesure de sa véritable valeur. Mais selon la mesure où l’homme l’estime, dans cette mesure il atteint sa hauteur et son importance. Et il y a dans cela une segoula [remède], que par cela il peut mériter que cette lumière demeure chez lui en permanence.