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22. Torah lishma [en Son Nom]

J’ai entendu, 9 Chevat 5701

L’essentiel de la « Torah lishma » s’appelle par le moment où l’on étudie afin de savoir avec une clarté totale, dans la raison véritablement, sans aucun doute sur la clarification de la vérité « qu’il y a un jugement et qu’il y a un Juge ».

« Il y a un jugement » s’appelle par le fait que l’on voit la réalité telle qu’elle apparaît à nos yeux. C’est-à-dire que l’on voit, lorsque l’on œuvre dans l’aspect de la croyance et du don, alors on grandit et on s’élève de jour en jour, car à chaque fois on voit un changement vers le bien.

Et également à l’inverse, lorsque nous œuvrons dans l’aspect de la réception et de la connaissance, alors on voit que l’on descend de jour en jour, jusqu’à l’extrémité de la bassesse qui existe dans la réalité.

Et lorsque l’on regarde ces deux états, on voit alors « qu’il y a un jugement et qu’il y a un Juge ». Car, au moment même où l’on ne suit pas les lois de la Torah de vérité, alors on est immédiatement puni sur place. On voit alors « qu’il y a un jugement de justice ». C’est-à-dire que l’on voit que précisément c’est là le meilleur chemin, et qu’il est apte et digne d’atteindre la vérité.

Et c’est cela que l’on appelle « que le jugement est justice » – que c’est uniquement de cette manière que l’on peut parvenir à la perfection du but. C’est-à-dire que l’on comprenne dans la raison, avec une compréhension complète et absolue, qu’il n’y a rien de plus élevé que cela, que c’est uniquement par l’aspect de la croyance et du don que l’on peut atteindre le but.

C’est pourquoi, si l’on étudie dans ce but – pour comprendre cela, « qu’il y a un jugement et qu’il y a un Juge » – cela s’appelle « Torah Lishma ». Et c’est le sens de la parole de nos Sages : « grande est l’étude, car elle mène à l’action ». Et apparemment, il aurait fallu dire : « car elle mène à des actions », c’est-à-dire qu’il pourra accomplir de nombreux actes, au pluriel, et non au singulier.

Cependant, la fait est comme susmentionné : l’étude doit l’amener seulement à l’aspect de la croyance. Et la croyance s’appelle « une seule mitsva [commandement] », qui « fait pencher le monde entier du côté du mérite ». Et la croyance est appelée « action », car dans le monde, il est d’usage que celui qui fait une chose doit d’abord avoir une raison qui l’oblige à agir dans la raison. Et c’est comme une relation commune entre l’intellect et l’action.

Cependant, lorsque c’est une chose au-dessus de la connaissance – que la raison ne lui permet pas de faire cette chose, mais au contraire – il faut alors dire que dans cet acte il n’y a aucun intellect, mais seulement l’acte lui-même. Et c’est l’explication de « il a accompli une mitsva, heureux est-il d’avoir fait pencher lui-même, etc., du côté du mérite ». Et c’est l’explication de « grande est l’étude, car elle mène à l’action », c’est-à-dire à l’aspect de l’action sans raison, appelée « au-dessus de la connaissance ».