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Accueil de la Bibliothèque de Kabbale / Baal HaSoulam / Shamati / Quelle est la différence entre une ombre de Kedousha et une ombre de Sitra Akhra?

8. Quelle est la différence entre l’ombre de Kedousha et l’ombre de la Sitra Akhra

J’ai entendu, Tamouz 5704

Il est écrit : « Jusqu’à ce que le jour souffle et que les ombres s’enfuient » (Cantique des Cantiques 2).

Et il faut comprendre ce que sont les « ombres » dans le travail, et ce que sont les deux ombres. Et l’affaire est que, lorsque l’homme ne ressent pas la réalité de la Providence de Son Essence, qu’Il dirige le monde en tant que Bon et Bienfaisant, cela est considéré comme une ombre qui cache le soleil. Autrement dit, comme chez l’ombre matérielle qui cache le soleil, cela ne produit aucun changement sur le soleil, et le soleil brille de toute sa force. Ainsi, le fait que l’homme ne ressente pas la réalité de Sa Providence ne provoque aucun changement en haut. Car en haut, il n’y a aucun changement, comme il est écrit : « Moi, HaVaYaH, Je n’ai pas changé ».

Cependant, tous les changements sont du côté des récepteurs. Et dans cette ombre, c’est-à-dire dans cette dissimulation, il faut distinguer deux aspects :

1. Il a encore la capacité de surmonter l’obscurité et les dissimulations qu’il ressent, et de justifier le Créateur, et de prier le Créateur afin qu’Il éclaire ses yeux, pour qu’il voie que toutes les dissimulations qu’il ressent – elles viennent du Créateur. C’est-à-dire que le Créateur arrange tout cela, du fait que grâce à cela il révèle sa prière et aspire s’adhrérer à Lui. Et cela du fait ce n’est que par les souffrances qu’il reçoit de Lui, et qu’il veut se sortir de sa détresse et fuir les souffrances, qu’alors il fait tout ce qui est en son pouvoir. C’est pourquoi, lorsqu’il reçoit les dissimulations et les souffrances, il fera sûrement le remède connu, qui est d’abonder en prière, afin que le Créateur l’aide à sortir de l’état dans lequel il se trouve. Et dans cet état, il croit encore en Sa Providence.

2. Lorsqu’il en arrive à un état où il ne peut plus se surmonter, et dire que toutes les souffrances et douleurs qu’il ressent sont dûs au fait que le Créateur les lui a envoyées, afin que par elles il ait une raison de monter de degré. Alors il en vient à un état de négation, que Dieu nous en garde. Puisqu’il ne peut plus croire en Sa Providence, béni soit-Il. Et de ce fait, il ne peut plus prier. Il se trouve qu’il y a deux sortes d’ombres. Et c’est le sens de « et les ombres s’enfuient », c’est-à-dire que les ombres disparaîtront du monde.

Or, l’ombre de la klipa [écorce] est appelée « un dieu étranger est stérile et ne produit pas de fruits », tandis que la Kedousha [sainteté] est appelée : « À son ombre j’ai désiré et je me suis assis, et son fruit est doux à mon palais ». C’est-à-dire qu’il dit que toutes les dissimulations et souffrances qu’il ressent sont dûes au fait que le Créateur lui a envoyé ces états, afin qu’il ait un endroit pour travailler au-dessus de la connaissance.

Et lorsqu’il a la force de dire ainsi, c’est-à-dire que le Créateur lui arrange ces causes, c’est pour le bien de l’homme. Cela veut dire que grâce à ceci, il peut en venir à travailler dans l’intention de donner, et non pour son propre bénéfice. Et alors l’homme en vient à une reconnaissance, c’est-à-dire qu’il croit que le Créateur prend plaisir précisément à ce travail, qui est entièrement construit au-dessus de la connaissance.

Il s’ensuit que l’homme ne prie donc pas le Créateur pour que les ombres disparaissent du monde, mais il dit alors : je vois que le Créateur veut que je Le serve de telle manière, que tout soit au-dessus de la connaissance. Ainsi, dans tout ce qu’il fait, il dit : assurément, le Créateur prend plaisir à ce travail. Si c’est ainsi, qu’importe que je travaille dans un état de dissimulation des panim [face], puisqu’il veut travailler dans l’intention de donner, c’est-à-dire que le Créateur prenne plaisir. C’est pourquoi il n’a aucune diminution dans ce travail, c’est-à-dire qu’il ne ressent pas qu’il se trouve dans un état de dissimulation des panim, où le Créateur ne prendrait pas plaisir à ce travail.

Plutôt, l’homme consent à la conduite du Créateur. Autrement dit, de la manière dont le Créateur veut qu’il ressente l’existence du Créateur pendant le travail, l’homme consent de cœur et d’âme, car l’homme ne regarde pas ce dont il peut jouir, mais il regarde ce dont le Créateur peut jouir. Il s’ensuit que cette ombre lui apporte la vie.

Et c’est ce qu’on appelle : « À son ombre, j’ai désiré ». C’est-à-dire qu’il aspire à un tel état, où il pourra faire quelque surpassement au-dessus de la connaissance. Il s’ensuit que si l’homme ne s’efforce pas dans l’état de la dissimulation – qu’il a encore la possibilité de prier que le Créateur le rapproche, et qu’il néglige cela – alors on lui envoie une seconde dissimulation, où même prier il ne peut plus. Et cela, à cause de la faute ; qu’il ne s’était pas efforcé de toutes ses forces de prier le Créateur. C’est pourquoi il en vient à une telle bassesse.

Mais, après qu’il est arrivé à cet état, alors on a pitié de lui d'en-haut, et on lui donne de nouveau un éveil d'en-haut. Et il commence à nouveau le même ordre. Jusqu’à ce qu’en fin de compte, l’homme se renforce dans la prière. Et le Créateur entend sa prière, et le Créateur le rapproche et le ramène vers le bien.