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Accueil de la Bibliothèque de Kabbale / Baal HaSoulam / Shamati / Qu’est-ce que le soutien de la Torah dans le travail?

6. Qu’est ce que “s’appuyer sur la Torah”, dans le travail

J’ai entendu, 5704

Lorsque l’homme étudie la Torah et qu’il veut parvenir à l’aspect où tous ses actes seront dans l’intention de donner, alors il doit s’efforcer d’avoir toujours “s’appuyer sur la Torah”. Car “s’appuyer” est un aspect de subsistance, qui est amour, crainte, élévation d’esprit, fraîcheur, et semblables. Et tout cela, il doit le tirer de la Torah. C’est-à-dire que la Torah doit lui donner de tels fruits.

Tandis que lorsque l’homme étudie la Torah et qu’il n’a pas ces fruits, cela ne rentre pas dans la catégorie de Torah. Parce que “Torah” désigne la lumière revêtue dans la Torah. Autrement dit, ce que nos sages ont dit : “J’ai créé le mauvais penchant, j’ai créé la Torah comme épice”, cela avait pour intention la lumière qui s’y trouve, car la lumière dans la Torah le ramène vers le bien.

Et il faut encore savoir que la Torah se divise en deux aspects :

1. L’aspect de Torah.
2. L’aspect de Mitsva [comadement].

Et en vérité, il est impossible de comprendre ces deux aspects avant que l’homme ait le mérite de marcher dans les voies du Créateur, dans le sens de “l’Éternel pour ceux qui Le craignent”. Car tant que l’homme est dans l’aspect de préparation, pour entrer dans le palais du Créateur, il est impossible de comprendre les voies de la vérité.

Cependant, on peut donner un exemple, que même si l’homme est au temps de la préparation, il peut aussi comprendre un peu. Et c’est comme nos sages ont dit : “Rabbi Yossef a dit : La mitsva, au moment où l’on s’y adonne, protège et sauve ; la Torah, que l’on s’y adonne ou que l’on ne s’y adonne pas, protège et sauve” (Sota 21a).

Et l’affaire est que “au moment où l’on s’y adonne” signifie : au moment où il a une certaine lumière, que par la lumière qu’il a atteinte, il peut servir avec elle seulement au moment où la lumière est encore avec lui, qu’à présent il est dans la joie, du fait que la lumière l’éclaire. Et cela s’appelle l’aspect de mitsva, c’est-à-dire qu’il n’a pas encore mérité l’aspect de Torah. Mais seulement de la lumière, il tire une vitalité de Kedousha [sainteté].

Tandis que la Torah – qu’il a atteint une certaine voie dans le travail – cette voie qu’il a atteinte, il peut l’utiliser même au moment où il ne s’y adonne pas. Autrement dit, même au moment où il n’a pas la lumière. Et cela, parce que seule l’illumination s’est retirée de lui, mais la voie qu’il a atteinte dans le travail, il peut l’utiliser même si l’illumination s’est retirée de lui.

Cependant, il faut savoir en même temps que l’aspect de “la mitsva au moment où l’on s’y adonne” est plus grand que l’aspect de “la Torah au moment où l’on ne s’y adonne pas”. C’est-à-dire que “au moment où l’on s’y adonne” signifie comme susmentionné, c’est-à-dire qu’il reçoit maintenant la lumière. Cela s’appelle “qu’il s’y adonne”, qu’il a reçu la lumière qui y est. C’est pourquoi, la mitsva, au moment où il a la lumière, est plus importante que la Torah, au moment où il n’a pas alors la lumière, c’est-à-dire lorsqu’il n’a pas alors la vitalité de la Torah.

Bien que, d’un côté, la Torah soit importante, du fait que la voie qu’il a atteinte dans la Torah, il peut l’utiliser, mais le fait est qu’elle est sans vitalité, ce qui est appelé lumière. Et au moment où, dans la mitsva, il reçoit bien une vitalité, cela est appelé lumière. De ce point de vue, la mitsva est plus importante. C’est pourquoi, lorsqu’il est sans vitalité, il est dans l’aspect de méchant. Parce qu’il ne peut pas, à ce moment, dire que le Créateur dirige le monde dans l’aspect de Bon et Bienfaisant. Et cela s’appelle qu’il est appelé méchant, du fait qu’il condamne son Créateur, puisqu’il ressent maintenant qu’il n’a aucune vitalité, et qu’il n’a aucune raison de se réjouir, qu’il ait de quoi dire qu’il donne maintenant de la gratitude au Créateur, du fait qu’Il lui prodigue bien et délice.

Et il n’y a pas à dire qu’il dira qu’il croit que le Créateur dirige Sa Providence avec les autres dans l’aspect de Bon et Bienfaisant. Car les voies de la Torah nous sont comprises dans l’aspect de ressenti dans les organes. Et si l’homme ne ressent pas le bien et le délice, qu’est-ce que cela lui donne, que qu’un autre homme ait du bien et du délice.

Et si, vraiment, l’homme croyait que chez son ami, en effet se révèle la Providence dans l’aspect de Bon et Bienfaisant, cette croyance devrait lui apporter joie et délice, du fait qu’il croit que le Créateur dirige le monde avec une Providence de bien et de délice. Et si cela ne lui apporte pas vitalité et joie, à quoi sert-il de dire que chez son ami, en effet le Créateur veille sur lui, avec une Providence de Bon et Bienfaisant.

Car l’essentiel est ce que l’homme ressent sur son propre corps – soit que cela lui est bon, soit que cela lui est mauvais, que Dieu nous en garde. Et du fait que son ami a du bien, cela n’est que s’il en jouit, que son ami ait du bien. Autrement dit, nous apprenons que dans le ressenti du corps, les raisons n’importent pas – seul importe, s’il ressent que cela lui est bon. Alors l’homme dit que le Créateur est Bon et Bienfaisant. Et si, que Dieu nous en garde, il ressent du mal, il ne peut pas dire que le Créateur se comporte avec lui dans l’aspect de Bon et Bienfaisant.

C’est pourquoi, précisément, s’il se réjouit du fait que son ami a du bien, et qu’il en reçoit un état d’esprit élevé, et qu’il reçoit de la joie du fait que son ami a du bien, alors il peut dire que le Créateur est un dirigeant bon. Et si, que Dieu nous en garde, il n’a pas de joie, alors il ressent que cela lui est mauvais – comment peut-il alors dire que le Créateur est Bon et Bienfaisant.

C’est pourquoi, l’état dans lequel se trouve l’homme, et il n’a ni vitalité ni joie, il se trouve déjà dans un état où il n’a pas d’amour pour le Créateur, et qu’il puisse justifier son Créateur, et être dans la joie comme il convient à celui qui a le mérite de servir un Roi grand et important.

Et en général, il faut savoir que la lumière supérieure est dans un état de repos absolu, et toute l’expansion des noms saints vient par les inférieurs. Autrement dit, tous les noms que la lumière supérieure a, viennent de l’atteinte des inférieurs, c’est-à-dire selon leurs atteintes – ainsi est appelée la lumière supérieure.

Autrement dit, selon ce que l’homme atteint la lumière – c’est-à-dire selon son ressenti – c’est ainsi qu’il la nomme. Et si l’homme ne ressent pas que le Créateur lui donne quelque chose, quel nom peut-il donner au Créateur, s’il ne reçoit rien de Lui ? Mais au moment où l’homme croit en le Créateur, alors tout un chacun des états que l’homme ressent, il dit que cela vient du Créateur. Ainsi, selon son ressenti, il donne un nom au Créateur.

Autrement dit, si l’homme ressent que dans l’état où il se trouve, il lui est bon, alors il dit que le Créateur s’appelle Bon et Bienfaisant, du fait qu’ainsi il ressent qu’il reçoit de Lui du bien. Et alors l’homme est appelé juste, du fait qu’il justifie son Auteur (qui est le Créateur). Et si l’homme ressent, dans l’état où il se trouve, qu’il lui est mauvais, alors l’homme ne peut pas dire que le Créateur lui envoie du bien. C’est pourquoi il est alors appelé méchant, du fait qu’il condamne son Créateur. Mais un intermédiaire, il n’en existe pas une telle réalité – c’est-à-dire que l’homme dirait qu’il ressent dans son état, qu’il lui est à la fois bon et mauvais. Plutôt, soit il lui est bon, soit il lui est mauvais.

Et c’est ce qu’ont dit nos Sages : « Le monde n’a été créé que pour les méchants complets ou pour les justes complets » (Berakhot 61). Et c’est du fait qu’il n’existe pas une telle réalité où l’homme ressentirait le bien et le mal ensemble. Et ce que nos Sages disent qu’il existe un intermédiaire, cela concerne les créatures, qui ont un discernement de temps, et il est pertinent de dire intermédiaire en deux temps, l’un après l’autre. Comme nous l’apprenons, il y a un aspect de montées et de descentes, qui sont deux temps. Parfois il est méchant, et parfois il est juste. Mais en un seul temps, qu’un homme ressente qu’il lui est mauvais et qu’il lui est bon en même temps, cela n’existe pas dans la réalité.

Et il ressort de ce qui est dit, que ce qu’ils ont dit, que la Torah est plus importante que la mitsva, c’est précisément au moment où il ne s’y adonne pas. Autrement dit, au moment où il n’a pas de vitalité, alors la Torah est plus importante que la mitsva, dans laquelle il n’y a pas de vitalité. Car d’une mitsva sans vitalité, il ne peut rien recevoir. Tandis que de l’aspect de la Torah, il lui reste au moins un chemin dans le travail, de ce qu’il a reçu au moment où il était engagé dans la Torah. Bien que la vitalité se soit retirée, le chemin lui est resté, comme susmentionné – et il peut s’en servir. Car il y a un temps où la mitsva est plus importante que la Torah, c’est-à-dire au moment où il y a de la vitalité dans la mitsva et que dans la Torah, il n’a pas de vitalité.

C’est pourquoi « au moment où il ne s’y adonne pas » (c’est-à-dire, au moment où il ne s’y adonne pas), c’est-à-dire, au moment où il n’a pas de vitalité et de joie dans le travail, il n’a pas d’autre conseil que la prière. Cependant, au moment de la prière, il doit savoir qu’il est méchant, du fait qu’il ne ressent pas le bien et le plaisir qui se trouvent dans le monde. Et bien qu’il fasse des calculs – qu’il peut croire que le Créateur ne donne que des biens – ce ne sont pas toutes les pensées que l’homme produit, qui sont vraies dans les voies du travail.

Car dans les voies du travail, si la pensée amène à l’action, c’est-à-dire à le ressenti dans les membres, que les membres ressentent que le Créateur est Bon et Bienfaisant, alors les membres doivent recevoir de cela vitalité et joie. Et s’il n’a pas de vitalité, à quoi lui servent tous les raisonnements, puisque les membres n’aiment pas à présent le Créateur, du fait qu’Il leur donne tout le bien.

C’est pourquoi il doit savoir que s’il n’a pas de vitalité et de joie dans le travail, c’est un signe qu’il est un méchant, parce qu’il n’a pas de bien, comme il a été dit plus haut. Et tous les calculs ne sont pas vrais, s’ils n’amènent pas à l’action – c’est-à-dire le ressenti dans les membres, que l’homme aime le Créateur, du fait qu’Il dispense bien et délice aux créatures.