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Rabash

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Le But du Groupe - 1 Le but du groupe - 2 À propos de l’amour des amis L’amour des amis - 1 Chacun doit aider son ami Que nous apporte la règle « Aime ton ami comme toi-même » ? L’amour des amis - 2 Conformément à ce qui est expliqué au sujet de « Aime ton ami comme toi-même » L'observance de la Torah et des Mitzvot purifie le cœur L'homme devrait toujours vendre les poutres de sa maison Quel degré doit-on atteindre pour ne pas à avoir à se réincarner ? Le mérite ancestral À propos de l’importance du groupe Parfois la spiritualité est appelée «âme» L’homme doit toujours vendre tout ce qu’il possède et épouser la fille d’un disciple sage Quelque chose de négatif peut-il descendre d’en Haut? À propos du don sans réserve A propos de l’Importance des Amis L’Ordre du Jour de l’Assemblée -1 Et cela arrivera quand tu viendras dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne Vous êtes placés aujourd’hui, vous tous Fais-Toi un Rav et Achète-Toi un Ami - 1 La branche et de la racine La vérité et la foi Voici la postérité de Noé Va, quitte de ton pays Et l’Éternel lui apparut aux chênes de Mamré La vie de Sarah Fais-Toi un Rav et Achète-Toi un Ami - 2 Et les enfants se heurtaient en son sein Et Jacob sortit Concernant la dispute entre Jacob et Laban Jacob Dwelled in the Land Where His Father Had Lived Puissant rocher de mon salut Je suis le premier, Je suis le dernier Et Ezéchias tourna son visage vers le mur Mais plus ils le torturaient Sache aujourd’hui et réponds à ton cœur Viens à Pharaon - 1 Celui qui endurcit son cœur Nous devons toujours distinguer la Torah du travail Toute la Torah est un Seul Saint Nom Sur mon lit, la nuit Trois temps dans le travail En toute chose, nous devons discerner la lumière du Kli Montre-moi Ta gloire Repentance Les espions Le Créateur est proche de tous ceux qui l’appellent Trois prières L’homme ne se voit pas comme étant méchant A propos de la récompense des receveurs Les criminels d’Israël Et j’ai supplié l’Eternel Lorsque l’homme sait ce qu’est la crainte du Créateur Et il y eut un soir et il y eut un matin Qui témoigne d’une personne? Un juste qui va bien, un juste qui va mal Ecoute notre voix Moïse s’en alla Ciel, prêtez l’oreille Qu’est-ce que l’homme est récompensé de la charité et la paix grâce à la Torah? A propos de Hessed [Miséricorde] Le respect du père Confiance L'importance de la prière de plusieurs L’aide qui vient d’en haut Concerning the Hanukkah Candle À propos de la prière La vraie prière est pour un vrai manque Quel est le besoin essentiel pour lequel nous devrions prier? Viens à Pharaon - 2 Pourquoi faut-il emprunter des récipients aux Égyptiens? La prière de plusieurs Car L’Éternel s’est choisi Jacob L’ordre du jour de l’assemblée - 2 Quelle est la cause de la prière? La joie Should One Sin and Be Guilty Au-dessus de la raison Si une femme conçoit La crainte et la joie The Difference between Charity and Gift The Measure of Practicing Mitzvot [Commandments] Un chemin proche et un chemin éloigné Le Créateur et Israël sont partis en exil Une congrégation n'est pas moins de dix Lishma and Lo Lishma The Klipa [Shell/Peel] that Precedes the Fruit A propos de Yénika et Ibour La raison pour laquelle il faut avoir les jambes droites et se couvrir la tête pendant la prière Quels sont les commandements qu’une personne piétine avec ses talons? Juges et policiers Le quinzième jour du mois de Av Quelle est la préparation aux Slikhot [pardons] ? Le bien qui fait le bien, aux méchants et aux gentils The Importance of Recognition of Evil Il est interdit d’entendre une belle parole d’un mauvais homme What Is the Advantage in the Work More than in the Reward? L’importance de la foi qui est toujours présente Le miracle de Hanoukka La différence entre la miséricorde et la vérité, et la fausse miséricorde La grandeur de l’homme dépend de la mesure de sa foi en le futur Quelle est la substance de la diffamation et contre qui est-elle ? Pourim, le commandement "jusqu’à ne plus savoir" What Is Half a Shekel in the Work - 1 Pourquoi la fête des Matzot s’appelle la Pâque? Two Discernments in Holiness La différence entre le travail du grand public et le travail d’un individu The Severity of Teaching Idol Worshippers the Torah Quelle est la préparation pour recevoir la Torah dans le travail? - 1 Qu’est-ce que le révélé et le caché dans le travail du Créateur? What Is Man’s Private Possession? Qu’est-ce qu’avoir les mains sales dans le travail? Quel est le cadeau que l’homme demande au Créateur? Peace After a Dispute Is More Important than Having No Disputes At All Qu’est-ce que la haine gratuite dans le travail? Qu'est-ce que le sérieux dans le travail? What Is a Light Commandment Que sont la malédiction et la bénédiction dans le travail? Qu'est-ce que «ne pas ajouter et ne pas enlever» dans le travail ? Que signifie "le salaire est proportionnel à la peine"? What Is a War Over Authority in the Work – 1 Qu’est-ce que conclure une alliance dans le travail? Pourquoi la vie est divisée en deux discernements? Quelle est l'étendue de la Téchouva [repentir]? Que signifie que le nom du Créateur est Vérité? Quelle est la prière pour l’aide et le pardon dans le travail? Qu’est-ce que "Quand Israël sont en exil, la Shekhina est avec eux" dans le travail? Quelle est la différence entre un champ et un homme des champs, dans le travail? Quelle est l’importance du marié pour que ses infractions lui soient pardonnées? What Does It Mean that One Who Prays Should Explain His Words Properly? Qu'est-ce que le juste souffre de maux? What Are the Four Qualities of Those Who Go to the Seminary, in the Work? Quels sont les deux discernements avant Lishma? Qu’est-ce que La Torah et le travail dans le chemin du Créateur? Qu’est-ce que "Le berger du peuple est tout le peuple" dans le travail? La nécessité de l’amour des amis Que signifie il n’y a pas de bénédiction à un endroit vide dans le travail? The Main Difference between a Beastly Soul and a Godly Soul Quand est-on appelé "un serviteur du Créateur" dans le travail? Quelle est la récompense dans le travail du don? What Does It Mean that the Torah Was Given Out of the Darkness in the Work? What Are Merits and Iniquities of a Righteous in the Work? Qu’est-ce que commencer par Lo Lishma, dans le travail? What Is “The Concealed Things Belong to the Lord, and the Revealed Things Belong to Us,” in the Work? What Is the Preparation on the Eve of Shabbat, in the Work? Quelle est la différence entre la loi et le jugement dans le travail? Qu'est-ce que le Créateur ne supporte pas l’orgueilleux dans le travail? Qu’est-ce que Sa providence est dissimulée et révélée? Que demander de l’assemblée des amis Quel est l’acte de l’homme dans le travail qui est attribué au Créateur? Quelles sont les deux actions lors d’une descente? Quelle est la différence entre le général et l’individuel, dans le travail du Créateur? Que sont le jour et la nuit dans le travail? Quelle est l’aide dans le travail à demander au Créateur? Quelle est la mesure de la repentance? Qu’est-ce qu’un grand ou un petit péché dans le travail? Quelle est la différence entre la porte des larmes et les autres portes? Qu'est-ce que le déluge dans le travail? Qu’est-ce que la création du monde est une libéralité? Qu’est-ce qu’au-dessus de la raison dans le travail? Qu’est-ce que "Celui qui n’a pas travaillé dur la veille du Shabbat, que mangera-t-il à Shabbat" dans le travail? Que veut dire dans le travail, que si le bien grandit, le mal grandit aussi Qu’est-ce qu’une calamité qui arrive aux méchants commence par les justes dans le travail? What Does It Mean that the Ladder Is Diagonal, in the Work? Quelles sont les forces requises dans le travail? Qu’est-ce que le repas du marié? Qu’est-ce que le pain du mauvais œil dans le travail? What Is the Meaning of “Reply unto Your Heart”? What Is the Prohibition to Bless on an Empty Table, in the Work? Pourquoi le Shabbat est-il appelé Shin-Bat dans le travail? Que signifie le mauvais penchant monte et calomnie, dans le travail? Qu’est-ce que c’est "Un homme ivre ne doit pas prier" dans le travail? Pourquoi quatre questions sont-elles précisément posées la nuit de Pâque? Qu’est-ce que s’il avale l’herbe amère, il ne sortira pas, dans le travail ? Qu’est-ce que "la bénédiction d’un laïc n’est pas insignifiante" dans le travail? What Is “He Who Has a Flaw Shall Not Offer [Sacrifice]” in the Work? What Is “He Who Defiles Himself Is Defiled from Above” in the Work? Quel est le sens des souffrances dans le travail? Que veut dire allumer la Menorah dans le travail? Quelle est l’interdiction d’enseigner la Torah aux idolâtres dans le travail? What Does It Mean that Oil Is Called “Good Deeds” in the Work? What Are Spies in the Work? What Is Peace in the Work? Qu’est-ce que ne pas avoir de fils dans le travail? What Is “For It Is Your Wisdom and Understanding in the Eyes of the Nations,” in the Work? Qu’est-ce qu’un chemin dont le début est des épines et la fin une plaine dans le travail? What Are Judges and Officers in the Work? What Is, “Every Day They Will Be as New in Your Eyes,” in the Work? The Daily Schedule Qu’est-ce qu’être la tête et non la queue dans le travail? Que signifie le monde a été créé pour la Torah? Que veut dire que les générations des justes sont de bonnes actions, dans le travail? Que signifie, la terre ne produit pas de fruits avant la création de l’homme, dans le travail? Quand faut-il faire preuve de fierté dans le travail? Quand sont les temps de prière et de remerciement dans le travail? What It Means that Esau Was Called “A Man of the Field,” in the Work What Is, “A Ladder Is Set on the Earth, and Its Top Reaches Heaven,” in the Work? Pourquoi nos sages ont dit que le roi David n’avait pas de vie dans le travail? What Placing the Hanukkah Candle on the Left Means in the Work Que veut dire que par l’unicité du Créateur et de la Shekhina, tous les délits sont expiés? What Does It Mean that Before the Egyptian Minister Fell, Their Outcry Was Not Answered, in the Work? Qu’est-ce que "Par impatience et par un travail difficile", dans le travail ? Quelle est l’aide que reçoit celui qui vient se purifier dans le travail? Why the Speech of Shabbat Must Not Be as the Speech of a Weekday, in the Work Que veut dire que la Torah est appelée «la ligne médiane» dans le travail ?- 2 Qu'est-ce qu'un demi-shekel dans le travail? - 2 Qu’est-ce que « Comme je suis gratuit, vous êtes aussi gratuits » dans le travail? Quel est l’ordre d’effacer Amalek? What Does It Mean that Moses Was Perplexed about the Birth of the Moon, in the Work? Que signifie tout ce qui constitue un holocauste est masculin dans le travail? What Is, “Praise the Lord, All Nations,” in the Work? Qu'est-ce que Il n'y a rien de plus saint que l'Eternel, car il n'y a rien hormis Toi, dans le travail? Qu’est-ce que dans le travail, chaque brin d’herbe a un assigné en haut, qui le frappe et lui dit de pousser? What Is, “Warn the Great about the Small,” in the Work? What Is, “The Torah Exhausts a Person’s Strength,” in the Work? What It Means that “Law and Ordinance” Is the Name of the Creator in the Work Qu'est ce que "Israël accomplit la volonté du Créateur" dans le travail? What Is “The Earth Feared and Was Still,” in the Work? What Are “A Layperson’s Vessels,” in the Work? Qu’est-ce que "quiconque apprécie le repas du marié" dans le travail? What Is, “The Children of Esau and Ishmael Did Not Want to Receive the Torah,” in the Work? What Is, “The Shechina Is a Testimony to Israel,” in the Work? Qu'est-ce qu’ "Une coupe de bénédiction doit être pleine" dans le travail? Que signifie dans le travail : Quiconque est en deuil de Jérusalem est récompensé de voir sa joie ? Qu’est-ce que, car vous n’êtes pas plus nombreux de tous les peuples, dans le travail? What Are the Light Mitzvot that a Person Tramples with His Heels, in the Work? Qu'est-ce qu'une bénédiction et une malédiction, dans le travail? What Is, “You Shall Not Plant for Yourself an Asherah by the Altar,” in the Work? Qu'est-ce qu'une guerre facultative dans le travail? - 2 Qu’est-ce que "Les choses cachées appartiennent à l’Eternel notre Dieu" dans le travail? Qu’est-ce que nous n’avons pas d’autre Roi que Toi dans le travail? Qu'est-ce que Retourne, ô Israël, jusqu’à l'Éternel ton Dieu dans le travail? Qu'est-ce que le méchant préparera et le juste portera, dans le travail? Qu'est-ce que, le saboteur était dans le déluge et a été tué, dans le travail? Qu’est-ce que "les bergers du bétail d’Abram et les bergers du bétail de Lot" dans le travail? Qu’est-ce que l’homme et qu’est-ce que la bête dans le travail? Qu'est-ce que Abraham était vieux de plusieurs jours, dans le travail? What Is, “The Smell of His Garments,” in the Work? Que signifie que le Roi se tient dans son champ quand la récolte est mûre? Que signifie le bon penchant et le mauvais penchant préservent une personne dans le travail? These Candles Are Sacred Que signifie «placer les forts aux mains des faibles» dans le travail ? Que signifie la bénédiction de l’homme est la bénédiction des fils, dans le travail? Quelle est la bénédiction "Qui m’a fait un miracle à cet endroit" dans le travail ? Pourquoi avons-nous besoin de "retiens dans ton cœur, pour savoir que le Seigneur est Dieu" dans le travail? Qu’est-ce que "car j’ai endurci son cœur" dans le travail? What It Means that We Should Raise the Right Hand over the Left Hand, in the Work Qu’est-ce que "Lève-toi, Eternel, et tes ennemis se disperseront" dans le travail? Qu'est-ce que "il n'y a rien qui n'ait sa place" dans le travail? Pourquoi lisons-nous la portion Zakhor (Souviens-toi) avant Pourim, dans le travail? Qu’est-ce qu’une rose parmi les ronces dans le travail? Qu’est-ce que la purification des cendres d’une vache, dans le travail? Pourquoi l’homme doit avoir un fils et une fille dans le travail? Que signifie dans le travail "lorsqu’une femme conçoit d'abord, elle accouche d'un garçon"? What Are Holiness and Purity, in the Work? What Does It Mean that a High Priest Should Take a Virgin Wife, in the Work? What Does It Mean that One Who Was On a Far Off Way Is Postponed to a Second Passover, in the Work? Que signifie la charité aux pauvres fait le nom sacré dans le travail? Que signifie que le Créateur tourne Sa face dans le travail? Qu’est-ce que manger leurs fruits dans ce monde et avoir des fonds dans monde à venir, dans le travail? What Is the Meaning of “Spies,” in the Work? What Is, “Peace, Peace, to the Far and to the Near,” in the Work? What Is the “Torah” and What Is “The Statute of the Torah,” in the Work? What Is the “Right Line,” in the Work? Que signifie que la droite doit être plus grande que la gauche dans le travail? Que sont la vérité et le mensonge dans le travail? Que doit faire l'homme s'il a été créé avec de mauvaises qualités? Quelle est la raison pour laquelle Israël a été récompensé de l’héritage de la terre, dans le travail? Que signifie la droite et la gauche se contredisent dans le travail?

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Ramchal

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Rabash / Qu’est-ce que La Torah et le travail dans le chemin du Créateur?

Baruch Shalom Ha-Levi Ashlag (Rabash)

Qu’est-ce que La Torah et le travail dans le chemin du Créateur ?

Article 12, 1988

Nos sages ont dit (Avot, chapitre 2, 2) : "Raban Gamliel, fils de Rabbi Yehouda Hanassi, dit : "Il est bon d'apprendre la Torah avec du travail, car l'effort dans les deux cas atténue le délit, et toute Torah, avec laquelle il n'y a pas de travail, est finalement annulée et induit un délit. Ce verset est très déroutant à comprendre littéralement. Se peut-il que celui qui apprend la Torah sans travailler à ses côtés, la Torah cesse d'être la Torah ? De plus, la Torah avec laquelle il n'y a pas de travail induit un délit !

Le verset précédent est également difficile à comprendre. Pourquoi est-ce que l'effort spécifique dans les deux cas atténue le délit ? Après tout, nos sages ont dit (Kidoushin 30), "J'ai créé le mauvais penchant, j'ai créé pour lui la Torah comme une épice". Ils n'ont pas dit que pour révoquer le mauvais penchant, la Torah exige aussi du travail pour annuler le mauvais penchant.

Nous devrions interpréter cela dans le travail. Nous savons que le mal et le délit sont principalement la nature dans laquelle l'homme a été créé, dont l'origine est la poussière, comme il est écrit après le péché de l'Arbre de la Connaissance (Genèse 3:19), "Car tu es poussière et tu retourneras à la poussière".

La poussière est Malkhout (comme il est écrit dans le Talmud des dix Sefirot, partie 16, point 43, Ohr Pnimi) ; c'est le désir de recevoir dans son propre intérêt. Sur ce désir, il y a eu un Tsimtsoum [restriction] et une dissimulation, ce qui signifie que cet endroit est devenu un espace vide de lumière. Ce Tsimtsoum était pour qu’il n’y ait pas le pain de la honte. Mais selon la mesure de l'équivalence de forme, la dissimulation est supprimée et la lumière supérieure vient à sa place.

C'est pour cette raison que Maïmonide dit que lorsqu'il commence à enseigner aux femmes, aux enfants et aux personnes sans instruction, ils sont habitués à apprendre Lo Lishma [pas en Son Nom]. Lorsqu'ils acquièrent des connaissances et beaucoup de sagesse, on leur apprend ce secret, c'est-à-dire Lishma [en Son Nom]. Il en est ainsi parce que Lishma est en contradiction avec notre nature, car nous sommes nés avec le désir de recevoir pour nous-mêmes. Pour cette raison, la seule façon de commencer avec la Torah et les Mitsvot [commandements] est dans Lo Lishma. Cependant, de Lo Lishma, nous arrivons à Lishma, comme il est écrit : "En s'y engageant, la lumière en elle ramène vers le bien" (Midrash Rabba, Ptikha de Eikha).

Il s’avère donc que tout le travail que nous devons faire est d'inverser notre désir de recevoir pour être en vue de donner. Mais ce travail est très difficile et il est aussi appelé "chemin de la terre", c'est-à-dire que, normalement, un plus petit s’annule devant un plus grand, et il y a un grand plaisir à ce que le plus petit serve le plus grand. En conséquence, chacun doit avoir le désir de servir le Créateur afin d'apporter du contentement au Créateur. Néanmoins, ce chemin est également difficile à suivre et cela s'appelle "Il est bien d'apprendre la Torah selon le chemin de la terre".

Telle est la raison du Tsimtsoum et de la dissimulation qui étaient sur le désir de recevoir. De ce fait, la lumière ne brille pas à cet endroit, et il n’y a ici qu’obscurité et dissimulation dans les Kélim de réception pour soi-même. Il incombe donc à l’homme de prendre sur lui tout avec la foi au-dessus de la raison. Mais cela aussi est difficile car notre désir de recevoir n'est pas habitué à faire des choses contre la raison. Pour pouvoir sortir de l’emprise du désir de recevoir pour soi-même, nos sages ont dit : "Le Créateur a dit : 'J'ai créé le mauvais penchant; j'ai créé la Torah comme une épice'", ce qui signifie que "la lumière en elle le ramène vers le bien".

Concernant "la lumière en elle le ramène vers le bien", il est écrit dans le livre “Le Fruit d'un Sage” (Vol. 2, p. 159) : "La majorité des paroles de la Torah sont destinées à être consultées. Cela concilie les raisons pour lesquelles la Torah parle longuement des parties qui ne concernent pas la partie pratique mais seulement l'étude, c'est-à-dire précédant l'acte de création," etc..., il n’est pas nécessaire de parler des légendes et des commentaires, qui ne sont par eux-mêmes qu’un lieu où la lumière est stockée, qui purifiera son corps, et qui fera que le mauvais penchant se rendra et il en viendra à croire en la Torah et en la récompense et la punition. ...Il est clair que lorsque l'on réfléchit et contemple les paroles de la Torah qui se rapportent à la révélation du Créateur à nos pères, elles apportent au lecteur plus de lumière que lorsqu'il examine des questions pratiques. Bien que celles-ci soient plus importantes, pour ce qui est de la lumière, la révélation du Créateur à nos pères est bien sûr plus importante. C’est parce que toute la sagesse de la Kabbale parle de la découverte du Créateur, de ce fait, il n'y a pas de meilleure sagesse pour sa tâche. C'est ce que les kabbalistes ont voulu faire en l'organisant afin que l’on puisse s’y engager.

Il s'avère que nous nous engageons dans la Torah afin de soumettre le mauvais penchant, c'est-à-dire pour atteindre la Dvékout [l'adhésion] au Créateur, de sorte que toutes nos actions ne soient qu'en vue de donner sans réserve. C'est-à-dire que, seuls, nous ne pourrons jamais aller contre la nature, puisque l’intelligence et le cœur que nous devons acquérir, nécessitent une assistance, et cette aide est par la Torah. Comme l'ont dit nos sages, "J'ai créé le mauvais penchant ; j'ai créé la Torah comme une épice. En s'y engageant, la lumière en elle ramène vers le bien".

Cependant, il a été dit - qu'il est utile de faire sortir la lumière de la Torah - que s'il vise, en s'engageant dans la Torah, à apprendre à recevoir la récompense de la Torah, appelée "lumière", alors, l'étude de la Torah lui est utile. Mais lorsqu'il est distrait du but de l'étude de la Torah, celle-ci ne l'aide pas à achever le travail de réalisation des Kélim du don et à ne pas utiliser les Kélim de réception dans son propre intérêt. Sinon, sa Torah le quitte et disparaît. Autrement dit, la force de la Torah, celle qui aurait dû soumettre le mauvais penchant, est annulée. C'est le sens des mots, "Toute Torah sans travail", c'est-à-dire quand il ne vise pas à ce que la Torah fasse le travail de transformer les Kélim de réception en vue de donner, "s’annulera en fin de compte", ce qui signifie que cette force s’annule.

Cependant, nous devrions comprendre pourquoi la Torah implique un délit. Non seulement la Torah s'annule, mais elle impliquerait aussi un délit ? Cela est-il possible ? La question est présentée dans l'Introduction au Talmud des dix Sefirot" (point 39) : "Nous avons besoin de précisions afin de comprendre comment et à travers quoi la Torah devient pour lui une potion mortelle. Non seulement il travaille en vain... mais la Torah et le travail lui-même se transforment pour lui en une potion mortelle".

Là (dans "Le Talmud des dix Sefirot", point 101) Il est écrit “que le Créateur se cache dans la Torah. En effet, les souffrances et les douleurs que l’homme éprouve durant la dissimulation de la face sont différentes pour celui qui a commis des infractions et a peu pratiqué la Torah et les Mitsvot que pour celui qui s’est engagé largement dans la Torah et les bonnes actions. Il en est ainsi parce que le premier est bien capable de juger son Créateur favorablement, en pensant que les souffrances endurées viennent des infractions et de son peu de pratique de la Torah. Pour l’autre cependant, il est très dur de juger son Créateur favorablement, parce qu’à son avis il ne mérite pas de punitions aussi dures et de plus, il voit que ses amis, qui sont pires que lui, ne souffrent pas autant.

On peut donc comprendre pourquoi il dit : "Toute Torah avec laquelle il n'y a pas de travail s’annule en fin de compte et implique un délit ". Il en est ainsi parce que, d'une part, il voit qu'il s'engage dans la Torah et les Mitsvot, alors pourquoi le Créateur ne le traite-t-il pas comme il pense qu'il le mérite ? Il y a donc deux choses ici :

1) Elle s’annule en fin de compte. 2) Elle provoque un délit

Pour cette raison, avant d'étudier la Torah, l’homme devrait examiner dans quel but il veut observer la Mitsva [le commandement] d'apprendre la Torah ? C'est-à-dire, s'engage-t-il dans la Torah à cause de la Torah elle-même, afin de savoir comment observer les lois des Mitsvot, ou l'étude de la Torah elle-même est son intention, et la connaissance les règles de la pratique des Mitsvot est une question complètement différente pour lui ? Ce qui signifie qu'il apprend la Torah dans deux buts.

Cependant, même s'il apprend la Torah pour apprendre la Torah, il doit quand même distinguer avec quelle intention il étudie. Est-ce pour observer les commandements du Créateur, comme il est écrit : "Et tu le [ livre de la Torah] méditeras Lui jour et nuit", ou est-ce pour recevoir la lumière de la Torah, parce qu'il a besoin de la lumière de la Torah pour annuler le mal qui est en lui, comme l'ont dit nos sages : "J'ai créé le mauvais penchant ; j'ai créé la Torah comme une épice" ? Il s'avère qu'il étudie la Torah pour obtenir l'épice, comme l'ont dit nos sages : "La lumière en elle ramène vers le bien".

Il est certain qu'avant d’étudier la Torah, l’homme doit examiner la raison pour laquelle il apprend la Torah, car tout acte doit avoir une intention quelconque qui l'amène à le faire. Comme l'ont dit nos sages, "Une prière sans intention est comme un corps sans âme". C'est pourquoi, avant de venir apprendre la Torah, il doit préparer l'intention.

C'est ce qu'il dit là, dans l'"Introduction au Talmud des dix Sefirot" (point 17) : C’est pourquoi l’élève se doit, avant son étude, de renforcer sa foi en Dieu et en Sa Providence de la récompense et la punition…De cette façon, même celui qui sait qu’il n’a pas encore été récompensé de la foi, aura l’espoir d’y arriver aussi en étudiant la Torah. Par cela, il n’y a pas de plus grande Mitsva… Non seulement cela, mais il n’a pas d’autre conseil”.

Il s'avère donc que l’homme doit faire un grand effort avant de venir étudier pour que son étude porte ses fruits et donne de bons résultats, c'est-à-dire pour que l’étude lui apporte la lumière de la Torah, grâce à laquelle il sera possible de le ramener vers le bien. Ensuite, grâce à la Torah, il devient un disciple sage.

Qu'est-ce qu'un "disciple sage" ? Le Baal HaSoulam a dit que c'est un élève qui apprend du sage, c'est-à-dire que le Créateur est appelé "sage", et l’homme qui apprend de Lui est appelé "disciple du sage". Que doit-on apprendre du Créateur ? Il a dit que l’homme ne devrait apprendre qu'une seule chose du Créateur. Nous savons que le Créateur ne souhaite que donner, de même, l'homme devrait apprendre de Lui à être dans le don. C'est ce qu'on appelle un "disciple sage".

D’après ce qui précède, nous devrions interpréter ce que nos sages ont dit : (Nédarim 81) "Pourquoi aucun disciple sage d'excellence ne sort pas d'eux ? Rabina dit : "C'est parce qu'ils ne bénissent pas d'abord dans la Torah". Nous devrions comprendre ces mots dans le travail, ce qui signifie que tout cela s'applique à un seul corps. Nous devrions donc interpréter la question suivante : "Pourquoi aucun disciple sage d’excellence ne sort pas d’eux ?"

Nous savons que "père" et "fils" sont appelés "cause" et "conséquence"; c'est-à-dire que le premier état provoque le second état. Par conséquent, lorsque l’homme étudie la Torah, on l'appelle un "disciple sage". Nous avons également appris que "la lumière en elle le ramène vers le bien ". Que signifie "ramener vers le bien" ? C'est comme l'ont dit nos sages, quand le Créateur a dit : "J'ai créé le mauvais penchant ; j'ai créé la Torah comme une épice, qui annule le mauvais penchant". Lorsque le mal est annulé et nous savons que le mal s’appelle “le désir de recevoir pour soi-même”, il devient alors un disciple sage, selon l'interprétation du Baal HaSoulam.

Pour cette raison, la réponse à la question : "Pourquoi aucun disciple sage d’excellence", qui est le premier état, "ne sort pas d'eux” ? C'est-à-dire que le second état n'en ressort pas, à savoir qu'il doit devenir un disciple du sage, pour être récompensé que toutes ses actions ne soient qu'en vue de donner sans réserve.

Mais il y a une règle : "La lumière en elle le ramène vers le bien" et nous ne voyons pas que le disciple sage ait la capacité d’avoir des fils qui soient des disciples sages. A cela vient la réponse : ils n'ont pas béni en premier la Torah.

Cette réponse est également difficile à comprendre. Nous voyons que quiconque vient étudier, dit d'abord la bénédiction de la Torah avant l'étude. Ainsi, comment peuvent-ils interpréter que la raison pour laquelle ils n'engendrent pas de fils qui soient de sages disciples est qu'ils n'ont pas béni la Torah en premier?

Nous devrions interpréter les mots : "ils n'ont pas béni la Torah en premier". Cela ressemble à celui qui va faire un achat important, où grâce à la marchandise qu'il va acheter il va faire de grands profits, ses amis le bénissent pour qu’il ait de la chance dans cette activité, c'est-à-dire qu’il gagne beaucoup d'argent.

Il en va de même dans le travail. Lorsque l’homme vient étudier la Torah, il devrait y avoir un but sous ses yeux, à savoir la raison pour laquelle il va étudier. C’est bien entendu pour bénéficier de l'étude de la Torah, car sans intérêt, il est impossible de travailler. Il doit donc savoir que le but, c'est-à-dire le bénéfice qu'il doit tirer de la Torah, est "la lumière en elle qui le ramène vers le bien".

Dans le travail, où l'on parle d'un seul corps, il devrait se bénir pour qu’il réussisse dans son étude et pour obtenir beaucoup de lumière de la Torah qu'il va maintenant apprendre. Sinon, s'il ne bénit pas avant d'apprendre la Torah, il ne se souvient pas du but qu'il doit tirer de l’étude, qui est appelé "fils". Les fils sont le résultat de l'étude, comme on l'a dit, que la Torah est la raison, le père, et la lumière qu'il tire de la Torah est le fils.

Par conséquent, avant d'apprendre chacun devrait se demander quel est le but de l'étude, c'est-à-dire pourquoi il s’exerce dans la Torah. Certes, on ne fait pas d’effort sans récompense, et certainement, lorsque l’homme apprend la Torah, il croit en "Tu peux faire confiance à ton propriétaire [patron] qui te paiera le salaire de ton travail" (Avot, chapitre 2, 21). Mais à quelle récompense vise-t-il ? Il devrait faire attention à ce que la récompense soit toujours sous ses yeux, c'est-à-dire avoir confiance et foi dans le fait que le Créateur paiera son salaire.

La récompense qu'il espère recevoir devrait lui donner de la force pour travailler. En d'autres termes, la récompense est le carburant sur lequel se base son travail. Bien entendu, plus la récompense est grande, plus il a de force pour travailler. Par contre, si ce salaire n'est pas si important, il ne peut pas lui donner la force de travailler avec dévouement, c'est-à-dire lui faire comprendre que la Torah est si importante, comme il est écrit : "Car c'est notre vie et la longueur de nos jours". Il est certain que si l’homme ressent cela, que c'est vraiment la Torah de la vie, chacun selon son sentiment, donnerait toute sa vie pour obtenir la vie.

Cependant, sentir la vitalité dans la Torah exige une grande préparation pour préparer son corps à pouvoir ressentir la vie dans la Torah. C'est pourquoi nos sages ont dit que nous devons commencer de Lo Lishma, et que la lumière de la Torah qu'il obtiendra tant qu'il est toujours dans Lo Lishma, l'amènera à Lishma, puisque la lumière en elle le ramène vers le bien. Il pourra alors étudier Lishma, c'est-à-dire, pour la Torah, qui est appelée "Torah de la vie", comme il a déjà atteint la vie dans la Torah, car la lumière de la Torah aura préparé l’homme à pouvoir ressentir la vie qui est dans la Torah.

Dans l'"Introduction au Talmud des dix Sefirot" (point 38), il demande : "Pourquoi ce travail complet et désiré est-il défini par ce terme « Lishma » ? Nous devons comprendre ce nom, “Torah Lishma”, pourquoi le travail complet et désiré est intitulé Lishma. Dans le premier sens, où celui qui s’engage dans la Torah et les Mitsvot doit orienter son cœur pour plaire au Créateur et non à lui-même, n’aurait-il pas fallu le définir par le terme « Torah Lishmo » et « Torah Lo Lishmo » qui veut dire pour le Créateur ? Et pourquoi le définir par « Lishma » et « Lo Lishma », qui veut dire pour la Torah?

Il doit certainement y avoir un autre sens à que ce qui est dit, car l’expression prouve que la Torah Lishmo [en Son nom à Lui], c’est-à-dire pour satisfaire son Créateur, ne suffit pas encore et qi’il faut s’engager Lishma, qui veut dire pour la Torah.

Nous savons que la Torah porte le nom de « Torah de la vie », comme il est dit « Car c’est la vie pour ceux qui la trouvent » (Proverbes 4 :22), « Ce n’est pas une chose vaine pour vous, c’est votre vie » (Deutéronome 32:47). Vu qu’il en est ainsi, la signification de Torah Lishma est donc, que l’engagement dans la Torah et des Mitsvot donne vie et longévité et alors la Torah porte bien son nom.

Ce implique après avoir atteint le degré de plaire à son Créateur, ce qui s’appelle s'engager dans la Torah et les Mitsvot en Son nom, alors commence un second degré, lorsqu'il s'engage dans la Torah et les Mitsvot en Son nom [à elle], c'est-à-dire au nom de la Torah, puisque le nom de la Torah est "Torah de la vie".

Pour que l’homme parvienne au degré de tout faire pour le Créateur, appelé Torah Lishmo [en Son nom], il a besoin de la lumière de la Torah, car cette lumière la ramène vers le bien. C'est-à-dire qu'il aura la possibilité de sortir de l'amour à des fins personnelles et de tout faire en Son nom. Seule cette lumière peut l'aider, comme l'ont dit nos sages : "J'ai créé le mauvais penchant ; j'ai créé la Torah comme une épice. C'est-à-dire qu'après avoir été récompensé de la lumière de la Torah, il peut être récompensé de la Torah elle-même, appelée "Torah de la vie".

De là, nous pouvons interpréter les paroles de nos sages : "Si l'on vous dit : "Il y a de la sagesse chez les Gentils", croyez-le. Il y a la Torah chez les Gentils, ne le croyez pas". (Eikha Rabba 2, 17). Lorsque l’homme étudie la Torah, il doit y discerner deux choses :

1) La sagesse et l'intelligence qu'elle contient, appelées "le vêtement de la Torah",

2) Qui porte le vêtement de la Torah.

Nous devons croire en les paroles du Zohar que toute la Torah est les noms du Créateur, ce qui signifie que le Créateur revêt le vêtement de la Torah. Par conséquent, nous devons discerner deux choses dans la Torah : 1) Le vêtement, 2) Celui qui le porte.

C'est ce qui est écrit dans le livre Le Fruit d’un Sage (Vol. 2, p 66) : "Cependant, le Créateur est la lumière de Ein Sof, revêtu de la lumière de la Torah que l'on trouve dans les 620 Mitsvot ci-dessus”. C'est le sens de leurs mots: "Toute la Torah est les noms du Créateur". Cela signifie que le Créateur est le tout et que les 620 noms sont des détails et des parties.

Il s'avère que celui qui a foi en le Créateur peut croire que le donneur de la Torah est revêtu dans la Torah. Inversement, un gentil [goy], qui n'a pas foi en le Créateur, comment peut-il apprendre la Torah, puisqu'il ne croit pas au donneur de la Torah ? Il ne peut apprendre que par le revêtement de la Torah, mais non par celui qui le porte, puisqu'il n'a pas la foi. Le vêtement extérieur est appelé "sagesse" et non "Torah", puisque la Torah est précisément le moment où il est connecté au donneur de la Torah.

Nous comprenons par là ce que nos sages ont dit : "Si quelqu'un vous dit : 'Il y a de la sagesse chez les gentils', croyez-le". Il en est ainsi parce qu'ils peuvent étudier le vêtement sans celui qui le porte, ce qu'on appelle seulement la "sagesse", sans aucun lien avec le donneur de la Torah. Mais "si on vous dit : 'Il y a la Torah chez les gentils', ne le croyez pas", car ils n'ont aucun lien avec celui qui donne la Torah.

Étant donné que l’essentiel de notre travail consiste d’arriver à la Dvékout [adhésion] au Créateur, comme il est écrit : "adhérez à Lui", il s’avère que la Torah est le moyen d'adhérer à Lui, cela signifie que lorsque nous étudions la Torah, nous devrions avoir pour intention d’être récompensés de nous connecter à celui qui la porte. Cela se fait à travers le vêtement, qui est la Torah, dans laquelle le Créateur se revêt.

Dans le verset ci-dessus : "Il y a de la sagesse chez les gentils, croyez-le, il y a de la Torah chez les gentils, ne le croyez pas", lorsque nous interprétons cela dans le travail, nous devrions savoir que les "gentils" et les "Israéliens" sont dans le même corps. Ainsi, avant que l’homme ne soit récompensé de la foi, il est toujours considéré comme un "gentil [goy]". Ce n'est qu'après avoir été récompensé de la foi qu'il s'appelle "Israël".

Cependant, si l’homme veut arriver à une foi complète, bien qu'il n'en ait pas encore été récompensé, il est déjà appelé Israël. C'est comme l'a dit le Baal HaSoulam à propos de "Que la sagesse soit donnée aux sages". Il a demandé : "N'aurait-il pas fallu dire : 'Que la sagesse soit donnée aux idiots?" Il a dit que l’homme qui demande la sagesse est déjà appelé "sage", parce que tout homme est jugé d’après son but, c'est-à-dire par ce qu'il espère obtenir, c’est par ce nom que l’homme s’appelle. De ce fait, nous devons interpréter que tous ceux qui veulent obtenir une foi complète sont déjà appelés "Israéliens".

C'est pourquoi si au début de son étude, lorsque l’homme vient étudier, il ne veut pas obtenir la foi complète, qu'il peut atteindre grâce à la lumière dans la Torah en voulant adhérer à celui qui la porte, qui est revêtu dans la Torah et qui donne la lumière de la Torah et de nul autre, il s'ensuit qu'il apprend la Torah, qui est le vêtement du Créateur. À travers elle, il veut obtenir une foi complète, adhérer à celui qui la porte, qui est le donneur de la Torah.

Il y a là une unification de trois discernements : 1) la Torah, qui est le vêtement du Créateur, 2) le Créateur, qui est revêtu dans la Torah, et 3) Israël, l’homme qui étudie la Torah avec l'intention ci-dessus.

C'est ce qu'on appelle "l'unification", appelée "la Torah et le Créateur et Israël sont un". Bien que le Zohar s'adresse à ceux qui ont déjà été récompensés des noms du Créateur", ce qui veut dire qu'ils ont déjà été récompensés d’un "Tefillin de la main", appelé "foi", et un "Tefillin de la tête", appelé "Torah", ceux qui empruntent le chemin de la Torah et de la foi reçoivent également cette triple unification.

Nous pouvons maintenant comprendre ce qui est écrit : "Il y a de la sagesse chez les gentils, croyez-le". Autrement dit, si l’homme ne vise pas à être récompensé de la foi en le Créateur par l'étude de la Torah, alors il n'a aucun lien avec la Torah, puisque la Torah signifie le vêtement et celui qui le porte ensemble, c'est-à-dire la Torah avec celui qui donne la Torah.

Bien qu'il ne se sente pas encore le donneur de la Torah, le but de l'étude de la Torah est d'arriver néanmoins à sentir le donneur de la Torah. Si l’homme ne met pas sous ses yeux l'objectif d’arriver au donneur de la Torah, il est considéré comme un gentil, c'est-à-dire qu’il n'a pas besoin de la foi. Cela veut dire qu'il devrait demander conseil pour atteindre la foi. C'est pourquoi il est toujours considéré comme un gentil et non comme "Israël". Par conséquent, en ce qui concerne la sagesse, croyez qu'il en possède, c'est-à-dire uniquement le vêtement sans besoin de celui qui le porte. C'est le sens des mots " il y a la Torah chez les gentils, ne le croyez pas", puisqu'ils n'ont aucun lien avec la Torah.

Cependant, “croyez-le ou ne le croyez pas” ne fait pas non plus référence à deux corps. Au contraire, croire ou ne pas croire se réfère à l’homme lui-même. L’homme lui-même devrait être attentif s’il a ou non la Torah. Comme l’homme fait des efforts, l'intention est certainement d'être récompensé de la Torah. L’homme pense que même sans l’intention d'atteindre une foi complète, il peut être récompensé de la Torah. Nos sages ont dit à ce sujet qu'il faut savoir qu'il est impossible d'être récompensé de la Torah sans une foi complète.

C'est pourquoi, avant l'étude, l’homme devrait être attentif et se demander dans quel but il fait des efforts en apprenant la Torah. Autrement dit, que veut-il atteindre en étudiant la Torah ? Lorsque l’homme fait un effort, c'est bien sûr parce qu'il lui manque quelque chose. Grâce à son effort, il recevra ce dont il pense avoir besoin et son manque sera satisfait en contrepartie de son effort. L’homme devrait croire ce qui est écrit : "J'ai travaillé et j'ai trouvé".

Pour cette raison, il arrive que l’homme comprenne parfois que ce qui lui manque : connaître la Torah. C’est pourquoi, toutes ses pensées sont orientées vers la récompense de la connaissance de la Torah. C'est le vêtement du Créateur et il sent qu’il ne lui manque que les vêtements extérieurs de la Torah appelés "sagesse".

Mais la Torah signifie qu'il a besoin de celui qui porte, qui est revêtu dans la Torah. Autrement dit, il lui manque encore la foi complète en le Créateur et il sent que le mal est présent dans son cœur, et il veut être récompensé de l'intelligence et du cœur qui feront tout pour le Créateur.

Depuis que nos sages ont dit : "Le Créateur a dit : 'J'ai créé le mauvais penchant ; j'ai créé la Torah comme une épice parce que la lumière en elle le ramène vers le bien", il s'avère qu'il a besoin de la Torah comme moyen, où, grâce à la Torah, il sera récompensé d’une foi complète en le Créateur. Ensuite, par la Torah, il sera récompensé de la Torah que l'on appelle "Torah de la vie", puisqu'il a été récompensé de celui qui porte, ainsi que du vêtement lui-même.

Cela signifie qu'il sera récompensé des vêtements appelés "Torah", ainsi que de celui qui les porte, appelé "le Créateur". Comme le dit le Zohar : "La Torah et le Créateur et Israël sont un".

C'est le sens de ce qui est écrit (Midrash Rabba, Trouma, Chapitre 33): "'Et qu'ils prennent pour Moi une contribution'. Vous avez une marchandise dont le vendeur est vendu avec. Le Créateur a dit à Israël : 'Je vous ai vendu ma Torah. C'est comme si J'ai été vendu avec elle,' comme il a été dit : 'Et qu'ils prennent pour Moi une contribution'."

D’après ce qui précède, nous devons interpréter les mots du Midrash où il est dit : "C'est comme si J’ai été vendu avec elle". La Torah est considérée comme "La Torah et Israël et le Créateur sont un", puisque la Torah est le vêtement du Créateur et à travers la Torah, l'homme doit être récompensé de celui qui la porte, ce qui est appelé "adhérer au Créateur", il s’avère que nous devons être récompensés de deux choses : la Torah et le Créateur. C'est le sens de ce qui est écrit : "C'est comme si J'ai été vendu avec elle".

C'est pourquoi ici trois choses sont complètes : 1) Israël, 2) Le Créateur, et 3) La Torah. C'est ce qui est écrit dans le livre "Le fruit d'un sage" (vol. 1) : "Que peut faire l’homme pour en arriver à ressentir le besoin de la Torah, dans laquelle le Créateur est revêtu ? Ce sont nos sages qui ont dit que le Créateur a dit à Israël : "Je vous ai vendu ma Torah. C'est comme si J'avais été vendu avec elle". C'est le sens d'avoir une marchandise dont le vendeur est vendu avec".

Cela signifie que le Créateur veut que lorsque l’homme prend la Torah, il prenne apparemment le Créateur avec lui. Pourtant, l’homme ne sent pas qu'il en a besoin. Pour l’essentiel, l’homme suit la majorité. Et lorsque l’on commence à enseigner aux femmes, aux enfants et aux gens ordinaires, Maïmonide a dit qu’il faut commencer par Lo Lishma, et qu’en général, tout le monde suit le début, cela signifie que les raisons qui leur ont été données pour justifier notre besoin de la Torah sont des raisons de Lo Lishma, et non parce que "J'ai créé le mauvais penchant, j'ai créé la Torah comme une épice". Naturellement, la majorité des gens ne comprend même pas qu'il existe une récompense appelée "Dvékout au Créateur".

C'est pourquoi l'opinion de la majorité domine l’homme, à savoir qu'il n'a pas besoin d'étudier la Torah afin d’obtenir la véritable intention. Grâce à la Torah, il aura l’intention de donner et non pas d’obtenir un avantage personnel, ce qui lui apportera la Dvékout, c'est-à-dire l'adhésion au Créateur. Pour cela, c'est-à-dire pour corriger les créatures afin qu'elles arrivent à la Dvékout, la multiplicité des mondes, des Partsoufim et des âmes s’est faite.

Tout cela pour corriger la création, appelée "désir de recevoir". Par la réception, la création s'est éloignée du Créateur, et par ces corrections qui ont été faites, il sera possible de tout corriger en vue de donner sans réserve. Lorsque tous les Kélim de réception seront corrigés afin de donner, ce sera la réparation finale.

C'est ce qu'on appelle "la perfection de Ses actes", comme l'a dit le ARI (Talmud des dix Sefirot, partie 1): "Lorsqu'il est apparu dans Sa simple volonté de créer les mondes et de faire émaner les émanations, de mettre en lumière la perfection de Ses actes, de Ses noms et de Ses appellations, qui était la raison de la création des mondes, Ein Sof s'est restreint et il y avait de la place où les émanations pouvaient exister". Là (Le Talmud des dix Sefirot, première partie), il interprète dans Ohr Pnimi comme suit : "Il s'avère que la raison même du Tsimtsoum [restriction] n'était que l'envie d'une nouvelle forme de réception afin de donner, qui se révélera par la création des mondes."

On voit donc que la création des mondes et des âmes s'est faite avant tout avec une intention : Tout corriger pour donner sans réserve, ce qu'on appelle la Dvékout, l'équivalence de forme. Le Créateur a dit à propos de la Torah : "J'ai créé le mauvais penchant ; j'ai créé la Torah comme une épice", c'est-à-dire qu'une fois que l'homme aura reçu la Torah comme épice, le mauvais penchant sera corrigé afin de donner, comme il est écrit dans le Zohar : "L'ange de la mort deviendra un ange sacré".

L’homme ne peut pas voir tout cela parce qu'il suit la majorité, appelée "tout Israël". Il a été dit qu’au début de l'éducation tout le monde reçoit Lo Lishma, ce qui signifie que l'engagement dans la Torah et les Mitsvot a pour but de recevoir une récompense dans les Kélim [récipients] à des fins personnelles et il est interdit de dévoiler Lishma à l’homme lors de son admission dans l'observance de la Torah et des Mitsvot, comme mentionné dans les mots de Maïmonide.

Cela amène l’homme à comprendre avec son intelligence que tout ce qu’il doit apprendre Torah est pour connaître les lois, comment observer les Mitsvot, comme l'ont dit nos sages : "l’homme non éduqué n'est pas un Hassid". Bien qu'ils apprennent également la Torah qui ne se rapporte pas aux Mitsvot pratiques, l'étude de cette partie de la Torah est dûe au commandement d'apprendre la Torah, comme il est écrit : "Et tu le méditeras jour et nuit", c'est-à-dire qu'il apprend parce que c'est une Mitsva, comme le reste des Mitsvot.

Cependant, concernant ce que nos sages ont dit : "Vous avez une marchandise dont le vendeur est vendu avec", quand le Créateur a dit à Israël : "Je vous ai vendu ma Torah, c'est comme si J'avais été vendu avec elle". L’homme n'a aucun lien avec ceci, car qu'est-ce que cela lui apportera s’il croit que le Créateur est revêtu de la Torah ? Celui qui prend la Torah, doit-il savoir que le Créateur est revêtu de la Torah, et doit-il être récompensé de la Dvékout au Créateur, qui est revêtu dans la Torah ?

Tout son travail se fait dans l'intention Lo Lishma et tout ce qu'il espère, c'est observer la Torah et les Mitsvot dans l'intention d'en tirer profit. Naturellement, il n'a aucun lien avec celui qui est revêtu dans la Torah, mais il ne se contente que d'une chose : dans la mesure où il a foi en la récompense et la punition, son travail d'observation de la Torah et des Mitsvot en dépend, puisqu'il ne regarde rien d'autre à part la récompense. Mais le cœur de la Torah et des Mitsvot qu'il accomplit ne l'intéresse pas.

Inversement, si l’homme veut travailler et observer la Torah et les Mitsvot sans aucune récompense, uniquement parce qu'il veut servir le Roi, alors il a besoin de connaître la grandeur du Roi, car la mesure de son travail dépend de l'étendue de sa foi en la grandeur du Roi, car seules la grandeur et l'importance du Roi lui donnent du carburant pour travailler.

C'est comme il est écrit dans le Zohar à propos du verset : "Son mari est connu aux portes". Ce qui signifie chacun en fonction de ce qu'il assume dans son cœur. Par là, il nous dit que dans la mesure où l’homme assume dans son cœur la grandeur et l'importance du Créateur, dans cette mesure il se dévoue à servir le Roi.

Pour cette raison, les personnes de ce genre, qui ne veulent travailler que pour donner, et toute la raison qui les pousse à s'engager dans la Torah et les Mitsvot est uniquement l'importance et la grandeur du Créateur, comme il est écrit dans le Zohar que "L'essence de la peur est de travailler parce qu'Il est grand et qu'Il gouverne", alors que ces personnes croient que le Créateur est revêtu dans la Torah et croient ce que le Créateur a dit à Israël : "Je vous ai vendu Ma Torah ; c'est comme si j'avais été vendu avec elle", lorsqu'elles étudient la Torah, elles veulent faire sortir la lumière de la Torah qui ramène vers le bien. C'est le sens de ce que nos sages ont dit : "Celui qui vient pour se purifier", par la Torah, "est aidé", puisque le Créateur est revêtu dans la Torah.

En conséquence, nous devons interpréter ce que nous disons ("Amour éternel", avant de lire le Shema): "Eclaire-nous dans ta Torah". Il semble que les mots "Éclaire-nous" devraient être prononcés à propos d'un endroit obscur et caché, mais en ce qui concerne la Torah, il aurait fallu dire : "Fais-nous comprendre Ta Torah", alors qu'est-ce que "Eclaire" ?

D’après ce qui précède, nous devons interpréter que puisque nous devons discerner dans la Torah, le vêtement de la Torah, dans lequel le Créateur se revêt, et ceci nous est caché parce que nous ne voyons que le vêtement, et non celui qui le porte, nous demandons donc au Créateur de nous éclairer afin que nous soyons récompensés de voir et ressentir le Créateur, qui est revêtu dans la Torah. C'est le sens de "Éclaire-nous", afin que nous puissions voir que Tu es revêtu dans ta Torah.

Nous devons également comprendre ce qui est dit dans le Zohar à propos du verset : "Ceux qui Me cherchent Me trouveront". Ils ont demandé à ce sujet : "Où trouver le Créateur ?" Ils ont dit que vous ne le trouverez que dans la Torah. Ils ont également dit à propos du verset : "En effet, tu es un Dieu qui se cache", que le Créateur se cache dans la sainte Torah.

Il est écrit dans “l’Introduction au Talmud des dix Sefirot" (point 41) à propos de ce que nos sages ont dit : "Vous avez une marchandise dont le vendeur est vendu avec elle". Cela signifie que le Créateur est revêtu dans la Torah, sauf que l’homme doit Le chercher et Le trouver puisqu'il s'est caché dans la Torah tant que les étudiants de la Torah en sont indignes. Mais par le travail et la prière, ils Le trouvent.

Il a été dit à ce sujet : "J'ai travaillé et j'ai trouvé." La question est de savoir quel est le lien entre travailler et trouver dans la Torah. Par le travail, nous trouvons le Créateur, comment Il est revêtu dans la Torah. Cela signifie qu'il ne faut pas dire : "J'ai beaucoup étudié la Torah mais je ne trouve pas le Créateur, comment Il se revêt dans la Torah". Nous devrions plutôt Le chercher et ne pas désespérer, mais croire ce qui est écrit : "Ceux qui me cherchent me trouveront", car la dissimulation est une correction selon laquelle l’homme ne L'atteindra pas avant d'avoir des Kélim du don, ce qui est appelé "équivalence de forme" et "Dvékout au Créateur".

Par conséquence, nous devons interpréter ce que nos sages ont dit (Nédarim 81): "Prenez garde aux fils de pauvres, car d'eux sortira la Torah", comme il a été dit : "De l'eau coulera de son seau", car d'eux sortira la Torah. Cela semble vouloir dire que la Torah sortira précisément des fils de pauvres, et non pas des fils de riches. Peut-on dire cela ?

Dans le travail, nous devrions interpréter le terme "pauvres" comme le disaient nos sages (Nedarim 41): "On n'est pauvre que dans la connaissance". C'est pourquoi, lorsque l’homme apprend la Torah et veut atteindre la Torah, ce qui signifie "Éclaire-nous dans ta Torah", c'est-à-dire adhérer au Créateur, qui est revêtu dans la Torah, car "ta Torah" fait référence au Créateur, qui en est revêtu. Pourtant, il voit que, même s'il a fait des efforts et travaillé pour trouver le Créateur dans la Torah, il ne peut pas Le trouver. Même s’il est écrit : "Ceux qui me cherchent me trouveront", il voit qu'il est pauvre en connaissance. Il veut respecter ce qui est écrit : "Connais le Dieu de ton père et sers-le", et ce qui est écrit : "Une âme sans connaissance n'est pas bonne", mais il en est loin, car chaque fois il voit qu'il est totalement impossible de Le trouver dans la Torah. C'est ce qu'on appelle "pauvre en connaissance".

A ce moment-là, l’homme comprend que trouver le Créateur dans la Torah n'a pas été dit pour lui, car il pense qu'il l'a déjà cherché dans la Torah mais n'a rien trouvé, et il veut fuir la bataille.

C'est pourquoi nos sages sont venus et ont dit : "Prenez garde aux fils de pauvres, car d'eux sortira la Torah". La raison est conforme à la règle : "Il n'y a pas de satisfaction sans manque, pas de Gadlout [grandeur/âge adulte] sans Katnout [petitesse/enfance]. Cela signifie que nous voulons donner quelque chose à quelqu’un, mais que le donneur a peur que s’il lui donne immédiatement, dès que le destinataire le lui demande, alors celui-ci ne saura pas apprécier le don et le perdra sûrement, ou que d'autres personnes lui prendront cette chose.

Comme le donneur connaît l'importance de la chose, il ne veut pas que le destinataire l'abîme. C'est pourquoi il ne lui donne pas immédiatement ce qu'il demande. Au contraire, il veut que le destinataire le lui demande plusieurs fois. Ainsi, par la demande, un besoin pour la chose se forme chez le destinataire. Sinon, il aurait arrêté de demander.

Lorsqu'il demande sans arrêt, cela n’est possible que s’il comprend à chaque fois la nécessité de la chose, c'est-à-dire que s'il veut lui demander à nouveau — ce que le donneur lui donnera —, il doit se demander s'il a vraiment besoin de cette chose, car c'est seulement à ce moment-là qu'il aura la force de redemander, après avoir déjà demandé mais qu'il est resté sans réponse à sa question.

Il en est ainsi parce que l’homme ne peut demander quelque chose à quelqu’un qui n’est pas intéressé par sa demande. Néanmoins ce qu’il demande est nécessaire, tel est le problème, car toute sa vie en dépend, c’est pourquoi la nécessité de la chose ne lui laisse pas de répit, et il va même au-dessus de la raison, demander encore et encore, puisqu’il n’a nulle part où aller et sans cette chose, dont il comprend que c’est sa vie, il dit que sa vie sans elle est une vie inutile, et il en vient à ressentir qu’il ne vaut pas la peine de vivre pour le reste.

Il s’avère qu'il n'a pas le choix puisqu'il n'a aucune satisfaction dans sa vie. C'est-à-dire qu'il existe une règle selon laquelle l’homme ne peut pas vivre sans revenu, puisque le Créateur a créé les créatures dans l'intention qu'elles se réjouissent, ce qui est appelé "Son désir de faire du bien à Ses créations", et les trois choses qui peuvent donner à l’homme des provisions — pour entretenir le corps afin qu'il soit satisfait, et qui sont appelées "jalousie", "convoitise" et "honneur" — ne le satisfont pas, c'est pourquoi l’homme doit rechercher la spiritualité. S’il est un juif, il croit qu'à travers la Dvékout au Créateur et à sa Torah, il peut obtenir des revenus, pour entretenir son corps et être capable de dire de tout son cœur : "Béni soit celui qui a dit : "Que le monde soit'", car il en profite s’il est récompensé de la Dvékout au Créateur, comme il est écrit : "Et vous, qui adhérez au Seigneur votre Dieu, vous êtes tous vivants aujourd'hui", car alors il sera récompensé de la vraie vie.

Cela lui donne la force de ne pas désespérer de demander au Créateur de le rapprocher et de lui ouvrir les yeux dans la Torah. Il est écrit dans l'Introduction au Talmud des dix Sefirot" (point 83) : "Le premier degré de la révélation de la Face est l’atteinte de la Providence de la récompense et punition dans une clarté absolue. Elle ne vient à l’homme que par Son salut, quand il est récompensé de l’ouverture des yeux dans la Torah par une prodigieuse atteinte, et devient comme une source abondante.”

Toutefois, cela dépend de la mesure dans laquelle il croit que le Créateur entend une prière et peut justifier la Providence et dire ce qu'il pense : Pourquoi n'a-t-il pas reçu ce qu'il a demandé? Ce n'est pas parce que le Créateur n'a pas prêté attention à ses prières, mais parce qu'il croit que le Créateur se tient debout et attend ses prières et les rassemble, comme dans "chaque centime s'ajoute à une grande somme".

En d'autres termes, nous savons que si vous donnez quelque chose d'important à l’homme qui n'en connaît pas la valeur, et qu'il y a des gens qui en connaissent l'importance, cette chose passera à ces personnes soit par le vol, soit par la perte, car l’homme ne saura pas comment la garder, et il y a des gens qui connaissent sa valeur et qui la voleront ou la trouveront et ne la rendront pas à ses propriétaires.

Nous savons qu'en face de la Kedousha [la sainteté], il y a la Sitra Akhra [l'autre côté], qui connaît la valeur de la spiritualité. Pour cette raison, il faut la préserver pour qu'elle ne tombe pas sous leur autorité. C'est pourquoi, le Créateur ne lui donne pas ce qu'il veut, mais attend, et en se dépassant chaque fois avec une foi supérieure à la raison pour demander au Créateur de l'aider et de lui ouvrir les yeux dans la Torah, il croit en la foi dans les sages qui ont dit que travailler sur la foi est le meilleur remède d'être récompensé de l'importance du but, qui est la Dvékout au Créateur. Lorsque le Créateur sait qu'il sait déjà comment garder le cadeau du Roi, le Créateur l'aidera certainement et exaucera sa prière, qui est sa demande que le Créateur lui ouvre les yeux et qu'il soit récompensé d’ouvrir les yeux dans la Torah et Il la lui donnera certainement.

C'est le sens des mots "Prenez garde aux fils de pauvres", c'est-à-dire qu'il ne faut pas sous-estimer la situation où il se sent pauvre en connaissances parce qu’il n'a pas été récompensé de l'ouverture des yeux dans la Torah et qu'il n'a pas encore été récompensé de "La lumière en elle qui ramène vers le bien", puisque "la Torah sortira d’eux". C'est-à-dire qu'il croit qu'en se sentant pauvre en connaissances, et que chaque fois qu'il doit se dépasser, il doit croire que ces descentes lui viennent du Créateur, et qu'ainsi il recevra les Kélim et le besoin d'apprécier le cadeau du Créateur de la part des extérieurs, ce qui signifie que tout ne tombera pas dans les Kélim de réception, qui sont des Kélim [récipients] qui appartiennent aux Klipot [coquilles/écorces]. En se dépassant avec foi et en croyant que le Créateur entend une prière et que chaque prière qu'il demande au Créateur Il l'ajoute à une grande somme jusqu'à ce que l’homme connaisse l’importance de la chose.

C'est le sens de ce qui est écrit dans le livre Le fruit d'un sage (vol. 1, p 88) : "C'est pourquoi cette Klipa [singulier de Klipot] est appelée Pharaon, avec les lettres [en hébreu] Pé Ra [mauvaise bouche]. Lors de l’exil d’Égypte, ce Pé Ra avait le dessus et ils retournaient à leurs mauvaises habitudes. Pour cette raison, même s'ils ont été récompensés de l’illumination des neuf premières, elle ne pouvait être avalée dans le Gouf [corps] parce que le Pé Ra, qui est l'opposé du [bouche] de Kedousha, à savoir la nuque, a arrêté l'abondance qui descendait de Rosh [tête] et a sucé toute l'abondance qui commençait à descendre vers Israël".

Il s'avère donc que nous devons faire plusieurs discernements dans la Torah : 1) Celui qui apprend la Torah pour connaître les lois, pour savoir comment observer les Mitsvot de la Torah, 2) Celui qui apprend la Torah pour observer la Mitsva d'étudier la Torah, comme il est écrit (Josué 1): "Ce livre de la Torah ne sortira pas de ta bouche, et tu le méditeras jour et nuit". Rachi interprète "le méditeras" comme "contempler", chaque pensée de la Torah est dans le cœur, comme il l'a dit : "La contemplation de mon cœur est devant". 3) L'homme apprend la Torah afin d'être récompensé de la lumière de la Torah, comme il est écrit : "J'ai créé le mauvais penchant ; j'ai créé la Torah comme une épice parce que la lumière en elle ramène vers le bien." Il sera ainsi récompensé de la foi, et il adhérera au Créateur, puis il deviendra "Israël", car il croit en le Créateur dans une foi complète. 4) Après avoir été récompensé de la foi, il est récompensé de la "Torah, comme dans les noms du Créateur". Dans le Zohar, cela s'appelle "La Torah et Israël et le Créateur sont un". Il est alors récompensé du but de la création, qui est de faire du bien à Ses créations, lorsque les créatures reçoivent ce que le Créateur veut leur donner.

Et concernant ce que Rachi a interprété à propos du verset : " Tu le méditeras jour et nuit", il dit "contemplez-le". Chaque pensée de la Torah est dans le cœur". Nous devrions comprendre ce qu'il veut dire par “la pensée est dans le cœur”, puisque lorsque nous étudions la Torah, elle est dans la tête et non dans le cœur, alors pourquoi nous dit-il : "Chaque pensée de la Torah est dans le cœur" ?

Nous devons interpréter que cela ne concerne pas spécialement la Torah qui se rapporte aux lois qu'il apprend pour savoir comment observer les Mitsvot. Il souhaite plutôt dire que la Torah inclut également les deux derniers discernements susmentionnés : 1) Qu'il apprend afin de recevoir la lumière de la Torah, 2) Qu'il est ensuite récompensé de la Torah, appelée "les noms du Créateur".

Ces deux éléments appartiennent précisément au cœur, comme le dit Rabbi Abraham ibn Ezra (dans l'"Introduction au livre Panim Masbirot", point 10): Et maintenant, notez et sachez que toutes les Mitsvot qui sont écrites dans la Torah ou les conventions que les pères ont établies, bien qu’elles soient principalement en actes ou en parole, ont toutes été établies pour corriger le cœur « car le Seigneur sonde tous les cœurs, et comprend tout dessein des pensées ». Il est écrit: « pour ceux qui sont droits dans leurs cœurs ». A l’opposé il est dit: « un cœur qui est le siège de pensées iniques »…Sachez que la Torah n'a été donnée qu'aux hommes de cœur.”

Nous devons interpréter les paroles de Rachi, comme le dit Rabbi Abraham Ibn Ezra. En conséquence, nous devons noter à propos des quatre discernements ci-dessus, que les deux derniers concernent le travail de l'individu, tandis que les deux premiers concernent le grand public. Comme le dit Maïmonide : "lorsqu'on enseigne aux enfants, aux femmes et aux personnes ordinaires, on leur apprend à travailler uniquement par peur et pour recevoir une récompense. Jusqu'à ce qu'ils acquièrent des connaissances et beaucoup de sagesse, on leur enseigne ce secret petit à petit, et on les habitue calmement jusqu'à ce qu'ils L'atteignent et Le servent avec amour".

Nous voyons dans les paroles de Maïmonide que le début du travail des gens ordinaires est en Lo Lishma et pour recevoir une récompense. Ils doivent donc apprendre la Torah afin de connaître les lois d'observation des Mitsvot. C'est le premier discernement. Aussi, son étude de la Torah est pour savoir avec son cerveau ce qui y est écrit, qu'il sera récompensé de la Mitsva d’étudier la Torah. C'est le deuxième discernement. Ces deux éléments n'appartiennent pas au travail du cœur, comme le disent les paroles de Rabbi Abraham Ibn Ezra.

Mais les deux derniers discernements se rapportent déjà au cœur, car ils se rapportent à Lishma. Quand on veut marcher sur le chemin de Lishma, on lui montre, comme le dit Maïmonide, que "ce que nous vous avons dit auparavant, que vous deviez apprendre Lo Lishma, pour recevoir une récompense, c'est parce que par nature et de naissance, l’homme ne peut pas travailler pour le Créateur, mais seulement dans son propre intérêt. C'est pourquoi nous vous disons maintenant que vous devez savoir que le véritable travail est Lishma. Mais comment y parvenir? Le conseil est le suivant : "De Lo Lishma, nous en venons à Lishma parce que la lumière en elle ramène vers le bien."

La question est de savoir quel est le mal à corriger impérativement pour être bons. On nous dit que c'est notre incapacité à faire quoi que ce soit en faveur du Créateur. Seule la lumière de la Torah peut corriger le cœur, car le cœur est appelé "désir" et, par nature, il n’est que désir de recevoir. Mais comment l’homme peut-il aller à l'encontre de la nature ?

C'est pourquoi le Créateur a dit : "J'ai créé le mauvais penchant ; j'ai créé la Torah comme une épice." Il s'avère que l'homme n'apprend pas la Torah avec sa tête, pour comprendre, mais qu'il apprend pour comprendre afin de réaliser la Dvékout au Créateur, qui est revêtu de la Torah, et cela concerne le cœur. Par la lumière qu'il recevra, il revient vers le bien, ce qui signifie que le désir de recevoir dans son propre intérêt peut recevoir d'en haut une force qui lui permet d'agir pour le Créateur.

Il s'avère que lorsqu'il veut commencer le travail de Lishma, qui se rapporte au travail de l'individu, on lui montre qu'apprendre Lo Lishma n'est pas la fin du chemin, comme il le pensait au début de son étude. L’étude de Lo Lishma doit plutôt viser à l'amener à apprendre Lishma. C’est pourquoi, après avoir appris l'intention de parvenir au Créateur en recevant la lumière de la Torah, il arrive au quatrième discernement dans l'étude de la Torah, appelé "Torah de la vie".

Il est écrit (Avot, chapitre 6) : "Rabbi Meir dit : 'Quiconque s'engage dans la Torah Lishma est récompensé de beaucoup de choses et les secrets de la Torah lui sont révélés'". Cela signifie qu'il est alors récompensé de la "Torah, qui est les noms du Créateur". C'est ce que le Zohar appelle : "La Torah, Israël et le Créateur sont un".

De là, nous devrions faire deux discernements dans la Torah, qui se rapportent au cœur : 1) La lumière de la Torah se rapporte à l'établissement de la foi dans le cœur. C'est le sens de "La lumière en elle ramène vers le bien". 2) La Torah qui concerne le cœur, comme il est écrit (Exode 28, 2): "Et tu parleras à tous les sages de cœur dont J'ai remplis l'esprit de sagesse." Selon les termes du Zohar, cela s'appelle : "Celui qui ne connaît pas les voies du supérieur et les commandements du supérieur, comment le servira-t-Il ?"

Il est écrit à ce sujet dans le livre Le Fruit d'un sage (Vol. 1, p 119) : "Il vaut mieux donc s'accrocher au but de désirer ardemment le commandement du supérieur, car celui qui ne connaît pas les voies du supérieur et les commandements du supérieur — qui sont les secrets de la Torah —, comment le servira-t-Il ?"

Ainsi, la signification de "Torah et travail" est qu'il apprend la Torah afin que la Torah lui apporte la lumière de la Torah. Il pourra ainsi inverser les Kélim de réception afin qu'ils soient en vue de donner, et avec ces Kélim il sera récompensé de la Dvékout au Créateur, appelé "étudier la Torah Lishma".

C'est ainsi que nous pouvons interpréter ce que nos sages ont dit (Kidoushin 40) : "Une bonne pensée, le Créateur l'ajoute à un acte". Lorsque l’homme apprend la Torah afin d'accomplir des actes, c'est-à-dire un acte de création des Kélim du don, puisque l’homme ne peut le faire par lui-même à cause du mal dans son cœur. Lorsque le Créateur voit qu’il a un grand désir pour cet acte, le Créateur lui donne la lumière de la Torah, qui le ramène vers le bien. C'est le sens de l'écrit : "le Créateur l'ajoute à un acte", c'est-à-dire que, maintenant, Il fait l'acte. En lui donnant la lumière de la Torah, il en résulte une action.

D’après cela, nous voyons que l'homme n’avait vraiment qu'une bonne pensée, c'est-à-dire qu'il pensait que les Kélim du don étaient une bonne chose. Mais en vérité, qui a fait le travail pour que l'homme soit récompensé de ces Kélim ? Uniquement le Créateur, en lui donnant la lumière de la Torah, qui est celui qui porte, qui est revêtu dans la Torah.

C'est pourquoi il est écrit : "Une bonne pensée que l’homme a, le Créateur la fait de sorte qu'il y ait aussi un acte ici." Comme l'ont dit nos sages : "Celui qui vient se purifier est aidé". Il s'avère que pour l'homme, il n'y a rien de plus que de venir se purifier, ce qu'on appelle une "bonne pensée". Ensuite, le Créateur lui donne de l'aide, en l'ajoutant à un acte.

À la lumière de ce qui précède, nous devons interpréter ce qui est écrit : "Et tu parleras à tous les sages de cœur, dont J'ai rempli l'esprit de sagesse." Nous avons demandé : Quel est le lien entre la sagesse et le cœur, puisque la sagesse se rapporte à l'esprit ? Le fait est que nous devrions faire deux discernements dans la Torah, qui se rapportent à Lishma : 1) le Kli, 2) La lumière.

Le Kli qui est apte à recevoir la lumière doit être en équivalence avec la lumière, car c’est là qu’il y a eu le Tsimtsoum et la dissimulation. Nous avons appris que Malkhout de Ein Sof, qui est la racine des créatures, désirait la Dvékout, appelée "équivalence de la forme" et toutes les corrections ne consistent qu'à effectuer cette correction, à corriger les Kélim de réception pour qu'ils soient afin de donner.

Par conséquent, l’homme qui est né avec le désir de recevoir et qui veut le corriger pour qu'il donne dans réserve, et nous savons que c'est contre nature, n'a qu'un seul conseil : Seule la lumière de la Torah peut le changer et le faire donner sans réserve, comme il est écrit : "J'ai créé le mauvais penchant, j'ai créé la Torah comme une épice", et la lumière qu'elle contient ramène le cœur vers le bien. Il est dit que le "mal" est la réception pour soi-même, et que le "bien" est lorsque le cœur de l'homme est uniquement en vue de donner et non de recevoir.

Pour cette raison, ceux qui s'engagent dans la Torah non pas pour connaître nécessairement les lois et les coutumes afin d'observer les Mitsvot, mais qui ont un autre rôle, exalté, celui d'apprendre la Torah pour corriger le cœur sont appelés "sages de coeur", puisque toute chose porte le nom de son action. C'est pourquoi la Torah qu'ils apprennent dans cette intention est appelée "sages de cœur" et non "sages de tête", puisqu'ils ont besoin de la Torah pour corriger le cœur.

C'est ainsi que nous devons interpréter ce qui est écrit : "dont j'ai remplis l'esprit de sagesse". Après avoir des Kélim qui conviennent à la lumière, où comme la lumière qui vient d'en haut est afin de donner, de même le Kli devrait chercher à donner, puisqu'ils ont déjà ce Kli, qu'ils ont obtenu par la lumière de la Torah, ils sont déjà appelés "sages de coeur", puisqu'ils ont appris la Torah afin de corriger le cœur. C'est-à-dire qu'ils ont des Kélim appropriés ; ils devraient donc recevoir la Torah, qui est appelée "Torah de la vie".

C'est le sens des mots "dont J'ai remplis l'esprit de sagesse", relatifs à la lumière. C'est-à-dire que la lumière, elle aussi, va au cœur, car après avoir acquis de nouveaux Kélim, appelés "Kélim du don", et qu'ils veulent procurer du contentement au Créateur, ils voient qu’il ne manque qu'une seule chose dans la maison du Roi. Comme nos sages ont dit (Midrash Rabba, Béréshit): "Le Créateur a dit aux anges lorsqu’Il est venu créer Adam HaRishon et que les anges l'ont calomnié: À quoi cela ressemble? À un roi qui a une tour remplie d’abondance mais pas d'invités. Quel plaisir retire-t-il de son travail ?"

Par conséquent, lorsque l’homme souhaite seulement apporter du contentement au Créateur, son cœur alors, qui veut prendre plaisir à donner quelque chose au Roi, pour lui faire plaisir, ne trouve qu'une seule chose dont le Roi puisse se réjouir, c'est qu'il Lui prenne la joie et le plaisir qu'Il souhaite donner aux créatures, vu qu’il y a une tour remplie d’abondance, et qu'il souhaite être l'invité du Créateur, l'homme doit venir dans la tour et recevoir de Lui le plaisir, car c'est le plaisir du Roi. Il s'avère que la lumière de la Torah que l’homme veut recevoir en tant que "Torah de la vie" est pour le cœur de l'homme, donc il aura quelque chose pour réjouir le Roi.

C'est le sens des mots : "Et tu parleras aux sages de cœur, dont J'ai remplis l'esprit de sagesse, c'est-à-dire que l'esprit de sagesse l'a rempli. Qui ? Les sages de cœur. Cela concerne la lumière, car la lumière vient aux sages de cœur. Le cœur est appelé "désir" et il veut recevoir la Torah de la vie afin de faire plaisir au Créateur, comme dans l'allégorie du roi qui a une tour remplie d’abondance mais pas d'invités.

D’après ce qui précède, nous devrions interpréter ce que nos sages ont dit (Berakhot 58a) : "Il disait : 'Un bon invité, que dit-il ? Quel mal l'hôte s'est-il donné pour moi, et tous ses ennuis n'étaient que pour moi'."

Nous savons qu’il n’y a pas d’invité sans hôte. Par conséquent, lorsque l’homme croit en le Créateur, qu'Il est l’hôte du monde, et qu'il se sent invité, mais veut néanmoins adhérer à Lui, comme nos sages l'ont dit à propos du verset "Et adhérez à Lui", qui signifie "adhérez à Ses attributs : comme Il est miséricordieux, ainsi soyez miséricordieux", on appelle cela un "bon invité".

Le sens du mot "bon" est comme il est écrit (Psaumes 85) : "Mon cœur déborde de bonnes choses ; je dis que mon travail est pour le Roi". Cela signifie que toutes ses actions seront uniquement pour le Roi, c'est-à-dire pour le Créateur. C'est ce qu'on appelle "une bonne chose". Lorsque toutes ses actions sont en vue de donner, il est alors considéré comme "sages de coeur", et arrive à un état de "Torah de vie", qui est les noms du Créateur, où se trouvent la joie et le plaisir qu'Il souhaitait donner aux créatures.

À ce moment-là, il dit : "Tout ce que l'hôte a fait, il l'a fait uniquement pour moi", et pas du tout pour lui-même, comme dans l'allégorie du roi qui a une tour remplie d’abondance mais pas d'invités. Maintenant, nous pouvons interpréter les "secrets de la Torah", c'est-à-dire le secret que la Torah révèle.

Nous devons interpréter cela selon deux discernements :

1) La Torah révèle quelque chose de nouveau à l’homme, qu'il ne connaissait pas auparavant. Il en est ainsi parce que l'homme est né avec une nature de vouloir recevoir. Lorsqu'on lui dit de travailler avec un désir de donner, c'est pour lui sans importance et méprisable. Le corps veut fuir de tels désirs, car il ne peut qu’être perdant s'il utilise les Kélim de don.

Cependant, lorsque l’homme apprend la Torah dans le but d'être récompensé de la lumière de la Torah parce que cette lumière le ramène vers le bien, cette lumière de la Torah lui révèle quelque chose de nouveau, qu'il ne connaissait pas auparavant. C'est-à-dire que ce qu'il sait maintenant est tout le contraire de ce qu'il pensait auparavant. Avant d'être récompensé de la lumière de la Torah, il savait que ce qui est important pour l'homme, ce sont avant tout les Kélim de réception, car avec les Kélim de réception, il peut recevoir les joies de la vie de ce monde. Inversement, avec les actes de don, il ne peut que faire du bien aux autres, pour qu'eux aussi puissent profiter du monde grâce à son aide.

Cependant, cela n'a de sens que dans le cadre d'une Mitsva, quand l'homme a pitié des autres qui ne peuvent subvenir à leurs propres besoins, et il les aide. Il s'attend certainement à ce que les personnes qui bénéficient de son aide ne soient pas ingrates et le respectent.

Mais maintenant, en étant récompensé de la lumière de la Torah, qui le ramène vers le bien, quelque chose de nouveau lui est apparu : en utilisant les Kélim de réception, il perd la vie, la joie et le plaisir pour lui-même. S'il utilise les Kélim de don pour autrui, il recevra un véritable plaisir et une joie pour lui-même. Ce n'est qu'avec les Kélim du don qu'il gagne pour lui-même de la joie et du plaisir, alors qu'avec les Kélim de réception, il perd de la joie et du plaisir. Ce secret lui est révélé maintenant par la lumière de la Torah.

Nous pouvons ainsi interpréter ce que nos sages ont dit (Pessakh 50a) : "J'ai vu un monde inversé, les supérieurs en bas et les inférieurs en haut". Nous devons interpréter que quelque chose de nouveau lui a été révélé : Ce qui s’appelle "supérieurs" dans le monde du mensonge, c'est-à-dire les Kélim de réception, est une chose importante considérée "supérieures", dans le monde de la vérité, c'est-à-dire lorsque l'on est récompensé de la lumière de la Torah, considérée comme étant "récompensée de la vérité", alors nous voyons les inférieurs en haut.

Dans le monde du mensonge, les Kélim de don sont considérés comme ayant une importance inférieure et sont bas. Parfois, lorsque l’homme doit travailler avec eux, il goûte en eux le goût de la bassesse, car il ne voit pas ce que le désir de recevoir pour soi en retire. Mais là, dans le monde de la vérité, ils sont d'une importance supérieure car ce n'est qu'avec eux qu'il est possible d'acquérir tout plaisir et toute joie. Il s'avère donc que les inférieurs sont d'une importance supérieure.

C'est le sens des mots "les supérieurs en bas". Les Kélim de réception sont considérés dans le monde du mensonge, uniquement si on les utilise pour nous-mêmes parce que nous pensons que c'est avec eux que nous pouvons en profiter. Mais dans le monde de la vérité, quand on est récompensé de la lumière de la Torah, on voit quelque chose de nouveau qui est apparu : les Kélim de réception n'entraînent que des pertes dans la vie. Ils nous empêchent d'atteindre la joie et le plaisir. Il s'avère que les supérieurs sont d'une importance inférieure. C'est pour cette raison que la Torah est appelée "les secrets de la Torah", car elle révèle la vérité à l'homme.

2) La Torah révèle que le nom "secrets de la Torah" est donné, car avant d'atteindre les Kélim du don par la lumière de la Torah, il n'atteint que les vêtements de la Torah, où le Créateur est revêtu de ces vêtements. Maintenant, celui qui porte, qui est revêtu de la Torah, se révèle également à l’homme. Cette Torah est appelée "Torah de vie", qui est les noms du Créateur. On appelle cela "la Torah, Israël et le Créateur sont un".

Nous comprendrons ainsi ce que nous avons demandé : Que sont la Torah et le travail, sur le chemin du Créateur? La réponse est qu'il apprend la Torah afin de pouvoir faire le travail, qui est appelé "ce que Dieu a créé de faire". C'est-à-dire que les créatures doivent faire le travail de transformer le désir de recevoir en un désir de donner, grâce auquel elles auront la Dvékout, qui est l'équivalence de forme, et elles pourront également recevoir le plaisir et la joie, qui est le but de la création.