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Rabash

Articles
Le But du Groupe - 1 Le but du groupe - 2 À propos de l’amour des amis L’amour des amis - 1 Chacun doit aider son ami Que nous apporte la règle « Aime ton ami comme toi-même » ? L’amour des amis - 2 Conformément à ce qui est expliqué au sujet de « Aime ton ami comme toi-même » L'observance de la Torah et des Mitzvot purifie le cœur L'homme devrait toujours vendre les poutres de sa maison Quel degré doit-on atteindre pour ne pas à avoir à se réincarner ? Le mérite ancestral À propos de l’importance du groupe Parfois la spiritualité est appelée «âme» L’homme doit toujours vendre tout ce qu’il possède et épouser la fille d’un disciple sage Quelque chose de négatif peut-il descendre d’en Haut? À propos du don sans réserve A propos de l’Importance des Amis L’Ordre du Jour de l’Assemblée -1 Et cela arrivera quand tu viendras dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne Vous êtes placés aujourd’hui, vous tous Fais-Toi un Rav et Achète-Toi un Ami - 1 La branche et de la racine La vérité et la foi Voici la postérité de Noé Va, quitte de ton pays Et l’Éternel lui apparut aux chênes de Mamré La vie de Sarah Fais-Toi un Rav et Achète-Toi un Ami - 2 Et les enfants se heurtaient en son sein Et Jacob sortit Concernant la dispute entre Jacob et Laban Jacob Dwelled in the Land Where His Father Had Lived Puissant rocher de mon salut Je suis le premier, Je suis le dernier Et Ezéchias tourna son visage vers le mur Mais plus ils le torturaient Sache aujourd’hui et réponds à ton cœur Viens à Pharaon - 1 Celui qui endurcit son cœur Nous devons toujours distinguer la Torah du travail Toute la Torah est un Seul Saint Nom Sur mon lit, la nuit Trois temps dans le travail En toute chose, nous devons discerner la lumière du Kli Montre-moi Ta gloire Repentance Les espions Le Créateur est proche de tous ceux qui l’appellent Trois prières L’homme ne se voit pas comme étant méchant A propos de la récompense des receveurs Les criminels d’Israël Et j’ai supplié l’Eternel Lorsque l’homme sait ce qu’est la crainte du Créateur Et il y eut un soir et il y eut un matin Qui témoigne d’une personne? Un juste qui va bien, un juste qui va mal Ecoute notre voix Moïse s’en alla Ciel, prêtez l’oreille Qu’est-ce que l’homme est récompensé de la charité et la paix grâce à la Torah? A propos de Hessed [Miséricorde] Le respect du père Confiance L'importance de la prière de plusieurs L’aide qui vient d’en haut Concerning the Hanukkah Candle À propos de la prière La vraie prière est pour un vrai manque Quel est le besoin essentiel pour lequel nous devrions prier? Viens à Pharaon - 2 Pourquoi faut-il emprunter des récipients aux Égyptiens? La prière de plusieurs Car L’Éternel s’est choisi Jacob L’ordre du jour de l’assemblée - 2 Quelle est la cause de la prière? La joie Should One Sin and Be Guilty Au-dessus de la raison Si une femme conçoit La crainte et la joie The Difference between Charity and Gift The Measure of Practicing Mitzvot [Commandments] Un chemin proche et un chemin éloigné Le Créateur et Israël sont partis en exil Une congrégation n'est pas moins de dix Lishma and Lo Lishma The Klipa [Shell/Peel] that Precedes the Fruit A propos de Yénika et Ibour La raison pour laquelle il faut avoir les jambes droites et se couvrir la tête pendant la prière Quels sont les commandements qu’une personne piétine avec ses talons? Juges et policiers Le quinzième jour du mois de Av Quelle est la préparation aux Slikhot [pardons] ? Le bien qui fait le bien, aux méchants et aux gentils The Importance of Recognition of Evil Il est interdit d’entendre une belle parole d’un mauvais homme What Is the Advantage in the Work More than in the Reward? L’importance de la foi qui est toujours présente Le miracle de Hanoukka La différence entre la miséricorde et la vérité, et la fausse miséricorde La grandeur de l’homme dépend de la mesure de sa foi en le futur Quelle est la substance de la diffamation et contre qui est-elle ? Pourim, le commandement "jusqu’à ne plus savoir" What Is Half a Shekel in the Work - 1 Pourquoi la fête des Matzot s’appelle la Pâque? Two Discernments in Holiness La différence entre le travail du grand public et le travail d’un individu The Severity of Teaching Idol Worshippers the Torah Quelle est la préparation pour recevoir la Torah dans le travail? - 1 Qu’est-ce que le révélé et le caché dans le travail du Créateur? What Is Man’s Private Possession? Qu’est-ce qu’avoir les mains sales dans le travail? Quel est le cadeau que l’homme demande au Créateur? Peace After a Dispute Is More Important than Having No Disputes At All Qu’est-ce que la haine gratuite dans le travail? Qu'est-ce que le sérieux dans le travail? What Is a Light Commandment Que sont la malédiction et la bénédiction dans le travail? Qu'est-ce que «ne pas ajouter et ne pas enlever» dans le travail ? Que signifie "le salaire est proportionnel à la peine"? What Is a War Over Authority in the Work – 1 Qu’est-ce que conclure une alliance dans le travail? Pourquoi la vie est divisée en deux discernements? Quelle est l'étendue de la Téchouva [repentir]? Que signifie que le nom du Créateur est Vérité? Quelle est la prière pour l’aide et le pardon dans le travail? Qu’est-ce que "Quand Israël sont en exil, la Shekhina est avec eux" dans le travail? Quelle est la différence entre un champ et un homme des champs, dans le travail? Quelle est l’importance du marié pour que ses infractions lui soient pardonnées? What Does It Mean that One Who Prays Should Explain His Words Properly? Qu'est-ce que le juste souffre de maux? What Are the Four Qualities of Those Who Go to the Seminary, in the Work? Quels sont les deux discernements avant Lishma? Qu’est-ce que La Torah et le travail dans le chemin du Créateur? Qu’est-ce que "Le berger du peuple est tout le peuple" dans le travail? La nécessité de l’amour des amis Que signifie il n’y a pas de bénédiction à un endroit vide dans le travail? The Main Difference between a Beastly Soul and a Godly Soul Quand est-on appelé "un serviteur du Créateur" dans le travail? Quelle est la récompense dans le travail du don? What Does It Mean that the Torah Was Given Out of the Darkness in the Work? What Are Merits and Iniquities of a Righteous in the Work? Qu’est-ce que commencer par Lo Lishma, dans le travail? What Is “The Concealed Things Belong to the Lord, and the Revealed Things Belong to Us,” in the Work? What Is the Preparation on the Eve of Shabbat, in the Work? Quelle est la différence entre la loi et le jugement dans le travail? Qu'est-ce que le Créateur ne supporte pas l’orgueilleux dans le travail? Qu’est-ce que Sa providence est dissimulée et révélée? Que demander de l’assemblée des amis Quel est l’acte de l’homme dans le travail qui est attribué au Créateur? Quelles sont les deux actions lors d’une descente? Quelle est la différence entre le général et l’individuel, dans le travail du Créateur? Que sont le jour et la nuit dans le travail? Quelle est l’aide dans le travail à demander au Créateur? Quelle est la mesure de la repentance? Qu’est-ce qu’un grand ou un petit péché dans le travail? Quelle est la différence entre la porte des larmes et les autres portes? Qu'est-ce que le déluge dans le travail? Qu’est-ce que la création du monde est une libéralité? Qu’est-ce qu’au-dessus de la raison dans le travail? Qu’est-ce que "Celui qui n’a pas travaillé dur la veille du Shabbat, que mangera-t-il à Shabbat" dans le travail? Que veut dire dans le travail, que si le bien grandit, le mal grandit aussi Qu’est-ce qu’une calamité qui arrive aux méchants commence par les justes dans le travail? What Does It Mean that the Ladder Is Diagonal, in the Work? Quelles sont les forces requises dans le travail? Qu’est-ce que le repas du marié? Qu’est-ce que le pain du mauvais œil dans le travail? What Is the Meaning of “Reply unto Your Heart”? What Is the Prohibition to Bless on an Empty Table, in the Work? Pourquoi le Shabbat est-il appelé Shin-Bat dans le travail? Que signifie le mauvais penchant monte et calomnie, dans le travail? Qu’est-ce que c’est "Un homme ivre ne doit pas prier" dans le travail? Pourquoi quatre questions sont-elles précisément posées la nuit de Pâque? Qu’est-ce que s’il avale l’herbe amère, il ne sortira pas, dans le travail ? Qu’est-ce que "la bénédiction d’un laïc n’est pas insignifiante" dans le travail? What Is “He Who Has a Flaw Shall Not Offer [Sacrifice]” in the Work? What Is “He Who Defiles Himself Is Defiled from Above” in the Work? Quel est le sens des souffrances dans le travail? Que veut dire allumer la Menorah dans le travail? Quelle est l’interdiction d’enseigner la Torah aux idolâtres dans le travail? What Does It Mean that Oil Is Called “Good Deeds” in the Work? What Are Spies in the Work? What Is Peace in the Work? Qu’est-ce que ne pas avoir de fils dans le travail? What Is “For It Is Your Wisdom and Understanding in the Eyes of the Nations,” in the Work? Qu’est-ce qu’un chemin dont le début est des épines et la fin une plaine dans le travail? What Are Judges and Officers in the Work? What Is, “Every Day They Will Be as New in Your Eyes,” in the Work? The Daily Schedule Qu’est-ce qu’être la tête et non la queue dans le travail? Que signifie le monde a été créé pour la Torah? Que veut dire que les générations des justes sont de bonnes actions, dans le travail? Que signifie, la terre ne produit pas de fruits avant la création de l’homme, dans le travail? Quand faut-il faire preuve de fierté dans le travail? Quand sont les temps de prière et de remerciement dans le travail? What It Means that Esau Was Called “A Man of the Field,” in the Work What Is, “A Ladder Is Set on the Earth, and Its Top Reaches Heaven,” in the Work? Pourquoi nos sages ont dit que le roi David n’avait pas de vie dans le travail? What Placing the Hanukkah Candle on the Left Means in the Work Que veut dire que par l’unicité du Créateur et de la Shekhina, tous les délits sont expiés? What Does It Mean that Before the Egyptian Minister Fell, Their Outcry Was Not Answered, in the Work? Qu’est-ce que "Par impatience et par un travail difficile", dans le travail ? Quelle est l’aide que reçoit celui qui vient se purifier dans le travail? Why the Speech of Shabbat Must Not Be as the Speech of a Weekday, in the Work Que veut dire que la Torah est appelée «la ligne médiane» dans le travail ?- 2 Qu'est-ce qu'un demi-shekel dans le travail? - 2 Qu’est-ce que « Comme je suis gratuit, vous êtes aussi gratuits » dans le travail? Quel est l’ordre d’effacer Amalek? What Does It Mean that Moses Was Perplexed about the Birth of the Moon, in the Work? Que signifie tout ce qui constitue un holocauste est masculin dans le travail? What Is, “Praise the Lord, All Nations,” in the Work? Qu'est-ce que Il n'y a rien de plus saint que l'Eternel, car il n'y a rien hormis Toi, dans le travail? Qu’est-ce que dans le travail, chaque brin d’herbe a un assigné en haut, qui le frappe et lui dit de pousser? What Is, “Warn the Great about the Small,” in the Work? What Is, “The Torah Exhausts a Person’s Strength,” in the Work? What It Means that “Law and Ordinance” Is the Name of the Creator in the Work Qu'est ce que "Israël accomplit la volonté du Créateur" dans le travail? What Is “The Earth Feared and Was Still,” in the Work? What Are “A Layperson’s Vessels,” in the Work? Qu’est-ce que "quiconque apprécie le repas du marié" dans le travail? What Is, “The Children of Esau and Ishmael Did Not Want to Receive the Torah,” in the Work? What Is, “The Shechina Is a Testimony to Israel,” in the Work? Qu'est-ce qu’ "Une coupe de bénédiction doit être pleine" dans le travail? Que signifie dans le travail : Quiconque est en deuil de Jérusalem est récompensé de voir sa joie ? Qu’est-ce que, car vous n’êtes pas plus nombreux de tous les peuples, dans le travail? What Are the Light Mitzvot that a Person Tramples with His Heels, in the Work? Qu'est-ce qu'une bénédiction et une malédiction, dans le travail? What Is, “You Shall Not Plant for Yourself an Asherah by the Altar,” in the Work? Qu'est-ce qu'une guerre facultative dans le travail? - 2 Qu’est-ce que "Les choses cachées appartiennent à l’Eternel notre Dieu" dans le travail? Qu’est-ce que nous n’avons pas d’autre Roi que Toi dans le travail? Qu'est-ce que Retourne, ô Israël, jusqu’à l'Éternel ton Dieu dans le travail? Qu'est-ce que le méchant préparera et le juste portera, dans le travail? Qu'est-ce que, le saboteur était dans le déluge et a été tué, dans le travail? Qu’est-ce que "les bergers du bétail d’Abram et les bergers du bétail de Lot" dans le travail? Qu’est-ce que l’homme et qu’est-ce que la bête dans le travail? Qu'est-ce que Abraham était vieux de plusieurs jours, dans le travail? What Is, “The Smell of His Garments,” in the Work? Que signifie que le Roi se tient dans son champ quand la récolte est mûre? Que signifie le bon penchant et le mauvais penchant préservent une personne dans le travail? These Candles Are Sacred Que signifie «placer les forts aux mains des faibles» dans le travail ? Que signifie la bénédiction de l’homme est la bénédiction des fils, dans le travail? Quelle est la bénédiction "Qui m’a fait un miracle à cet endroit" dans le travail ? Pourquoi avons-nous besoin de "retiens dans ton cœur, pour savoir que le Seigneur est Dieu" dans le travail? Qu’est-ce que "car j’ai endurci son cœur" dans le travail? What It Means that We Should Raise the Right Hand over the Left Hand, in the Work Qu’est-ce que "Lève-toi, Eternel, et tes ennemis se disperseront" dans le travail? Qu'est-ce que "il n'y a rien qui n'ait sa place" dans le travail? Pourquoi lisons-nous la portion Zakhor (Souviens-toi) avant Pourim, dans le travail? Qu’est-ce qu’une rose parmi les ronces dans le travail? Qu’est-ce que la purification des cendres d’une vache, dans le travail? Pourquoi l’homme doit avoir un fils et une fille dans le travail? Que signifie dans le travail "lorsqu’une femme conçoit d'abord, elle accouche d'un garçon"? What Are Holiness and Purity, in the Work? What Does It Mean that a High Priest Should Take a Virgin Wife, in the Work? What Does It Mean that One Who Was On a Far Off Way Is Postponed to a Second Passover, in the Work? Que signifie la charité aux pauvres fait le nom sacré dans le travail? Que signifie que le Créateur tourne Sa face dans le travail? Qu’est-ce que manger leurs fruits dans ce monde et avoir des fonds dans monde à venir, dans le travail? What Is the Meaning of “Spies,” in the Work? What Is, “Peace, Peace, to the Far and to the Near,” in the Work? What Is the “Torah” and What Is “The Statute of the Torah,” in the Work? What Is the “Right Line,” in the Work? Que signifie que la droite doit être plus grande que la gauche dans le travail? Que sont la vérité et le mensonge dans le travail? Que doit faire l'homme s'il a été créé avec de mauvaises qualités? Quelle est la raison pour laquelle Israël a été récompensé de l’héritage de la terre, dans le travail? Que signifie la droite et la gauche se contredisent dans le travail?

Ari

Ramchal

Agra

David HaMelekh

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Rabash / La différence entre la miséricorde et la vérité, et la fausse miséricorde

Baruch Shalom Ha-Levi Ashlag (Rabash)

La différence entre la miséricorde et la vérité, et la fausse miséricorde

Article 8, 1987

Il est écrit : « [Jacob] appela son fils Joseph, ...et tu as usé avec moi de miséricorde et de vérité. »

Les interprètes demandent : « Pourquoi a-t-il appelé précisément Joseph et lui a dit : ‘tu as usé avec moi de miséricorde et de vérité’. Rachi a interprété ‘la miséricorde et la vérité’ : La miséricorde que l’on fait avec les morts est la vraie miséricorde, car on n’attend pas de récompense en retour. Rachi interprète le verset : ‘Je te donne une portion supérieure à tes frères’, ‘puisque tu te soucies de mon enterrement.’ »

Les propos de Rachi contredisent ce qui est écrit ici.  « Je te donne une portion supérieure à tes frères », il explique que c’est parce « qu’il se soucie de mon enterrement ». Ce n’est donc pas une véritable miséricorde, puisqu’il le paie de ses efforts en lui donnant une portion supérieure à ses frères. Concernant la « vraie miséricorde », Rachi interprète qu’il ne lui donne rien pour son effort pour l’amener en Terre d’Israël, comme il le dit : « Car la miséricorde que l’on fait avec les morts, c’est ne pas attendre de récompense en retour ».

Nos sages ont commenté ce verset : « Et il ordonna à Joseph de dire : ‘Ton père a ordonné avant sa mort’ », car ils ont changé les mots à cause de la paix, puisque Jacob n’avait pas ordonné cela, pour que Joseph ne soit pas suspect à ses yeux. Bien que l’interprétation de nos sages réponde à la question selon laquelle nous n’avons pas trouvé que Jacob avait ordonné ce qui précède avant sa mort, cela peut toujours être sous-entendu. En d’autres termes, il lui a donné un ordre avant sa mort, mais il ne lui a pas dit explicitement, ce qui ne s’est pas produit.

Pour comprendre ce qui précède, nous devons d’abord rappeler ce que nous avons déjà dit à plusieurs reprises, à savoir quel est le but de la création. Nous avons appris que c’est pour faire du bien à Ses créations. Cependant, pour qu’il n’y ait pas le pain de la honte, elle a été créée afin que la honte lors de la réception du bonheur et du plaisir soit annulée. Cela est appelée « avec l’intention de donner », lors de la réception du plaisir.

À ce moment-là, du fait que celui qui reçoit n’a pas l’intention d’en profiter lui-même, mais parce qu’il veut faire plaisir au Créateur, puisque telle est Sa volonté, car Il veut faire le bien, et que la honte s’en aille. Pour cette raison, les lumières ont quitté les Kelim lorsqu’ils perdent l’intention de donner. Dans les Partsoufim supérieurs, ceci est appelé Hizdakchout du Massakh, et de ce fait ils n’ont pas de Ohr Hozer [Lumière réfléchie]. 

Ohr Hozer signifie que l’inférieur veut rendre la joie au Supérieur. Cela signifie que lorsque la lumière supérieure vient vers l’inférieur afin de faire du bien à Ses créations, de même l’inférieur renvoie maintenant le plaisir au supérieur. C’est-à-dire que l’inférieur veut faire plaisir au Supérieur en recevant l’abondance du Supérieur.

De même, c’est pour cette raison que sont nées les Klipot [coquilles/peaux], dont la qualité est le désir de ne recevoir que pour elles-mêmes. Le bien et le mal que nous ressentons dans ce monde découlent également de cette raison. Tous les dysfonctionnements et les corrections tournent uniquement autour de ce point appelé « désir de recevoir du plaisir ».

Si le Kli de réception reste tel qu’il est sorti – c’est-à-dire qu’il reçoit pour recevoir – cela aurait provoqué la honte en raison de la disparité de forme. C’est pour cette raison qu’il y a eu la correction appelée « pour donner sans réserve ». Cette chose, c’est-à-dire transformer le désir de recevoir afin de donner, est tout le travail des inférieurs. Dans les mondes supérieurs, cette question est appelée « le départ des lumières » ou « l’expansion des lumières ».

C’est-à-dire que le but de donner est ce qui fait bouger tous les mondes. En d’autres termes, si l’inférieur a la force de donner sans réserve, il reçoit l’abondance supérieure. De plus, l’abondance que reçoit l’inférieur dépend de l’ampleur du don que possède l’inférieur.

Nous avons appris que plus il est épais, et plus il peut surmonter et donner Ohr Hozer, plus le degré qu’il reçoit est élevé. En d’autres termes, tout dépend de l’ampleur du don que l’inférieur peut donner.

Nous avons déjà dit que ce désir de recevoir est la seule chose qui soit considérée comme une nouvelle création et que l’on appelle un Kli [récipient], dans lequel il déverse l’abondance supérieure. Les inférieurs doivent donc distinguer quatre discernements dans leur désir de recevoir :

1) le grand public, qui suit l’ambition de recevoir du plaisir et de la joie parce qu’il veut se faire plaisir ;

2) ceux qui donnent du plaisir et de la joie aux autres. Cependant, en cela il y a également, il y a deux discernements à faire :

a) S’ils donnent du plaisir et de la joie aux autres mais reçoivent de l’argent pour cela, cela ne s’appelle pas donner aux autres. Il s’agit plutôt d’un « échange », où chacun échange ce qu’il a et l’autre lui donne ce qu’il a en retour.

Par exemple, un homme qui possède un restaurant ou un hôtel et qui donne aux gens un endroit où dormir ou manger et boire. Personne ne dira que cet homme s’engage dans le don, puisqu’il reçoit de l’argent pour son travail. De plus, il évalue le prix – combien d’argent il doit prendre en échange de ce qu’il donne.

Ou, par exemple, les serveurs, qui servent les invités. Bien qu’ils ne reçoivent rien des clients, personne ne dira que les serveurs s’engagent dans le don parce que le directeur de l’hôtel les paie pour servir les clients.

b) Lorsqu’il s’agit d’un don, comme indiqué ci-dessus, cela signifie donner aux gens à manger, à boire, et où dormir, mais sans aucune contrepartie financière. Lui seul sait qu’en essayant de faire du bien aux autres, il s’achète une bonne réputation et toute la ville saura qu’il est un homme qui doit être respecté parce qu’il donne de son énergie et de son argent pour les besoins de la collectivité. Cet homme a acquis la réputation d’être une bonne personne charitable, hospitalière, etc. Et bien qu’il le fasse pour le respect, personne ne dira que les choses qu’il fait sont pour lui, c’est-à-dire parce qu’il veut être respecté.

Dans le monde il est normal que si une personne se comporte ainsi, c’est-à-dire qu’elle fait de bonnes actions pour la collectivité, cela veut dire qu’elle travaille pour la collectivité et non pour recevoir une récompense. En effet, tout le monde la respecte pour sa droiture et son intégrité.

Ce discernement dans le travail du Créateur est appelé « donner pour recevoir ». Cela signifie que le premier discernement est appelé « recevoir pour recevoir ». Mais ce discernement, lorsqu’il ne veut pas d’argent pour son travail, s’appelle « donner, mais pour recevoir ». C’est ce qu’on appelle Lo Lishma [pas en son nom]. C’est-à-dire que l’acte est un don, ce qui signifie qu’il donne de sa force et de sa richesse à des fins sacrées, mais il veut une contrepartie. C’est pourquoi on appelle cela « donner pour recevoir », et c’est ce qu’on appelle le « second discernement ».

Le troisième discernement est qu’il ne prétend à aucune contrepartie pour les efforts qu’il a fait de ses forces et financièrement. C’est-à-dire qu’il travaille en toute humilité entre l’homme et son prochain, et entre l’homme et Dieu, et il dit au Créateur : « Je Te remercie de m’avoir donné le désir et l’envie de faire quelque chose pour Te plaire. C’est toute la récompense de ma vie que d’avoir eu le privilège de Te servir. Je Te demande de me récompenser de plus de désir et d’une plus grande envie de n’avoir aucune pensée étrangère qui me pousse à faire quelque chose pour moi-même. Mais mon seul désir et envie sont de travailler pour le Créateur. Je pense qu’il n’y a rien de plus important au monde qui puisse récompenser un homme dans la vie et le rendre heureux dans le monde. Le monde entier travaille pour obtenir des richesses ; tout le monde veut y parvenir. Mais il ne sait pas ce qu’est le bonheur.

Cependant, dans ce domaine, tout le monde est pareil – ils veulent tous être heureux. Et je sais ce qu’est le bonheur. Si l’homme peut être récompensé de servir le Roi et qu’il ne pense pas à son propre intérêt, mais à celui du Roi, il est le plus heureux du monde. Et d’où je le sais ? C’est ce que je ressens. Ainsi, quelle récompense est-ce que je veux ? Seulement cela. » C’est pourquoi il dit : « Éternel, récompense-moi de multiplier les actions en Ta faveur. » C’est comme l’ont dit nos sages (Avot, chapitre 4) : « La récompense pour une Mitsva [commandement] : une Mitsva. » Voilà donc la récompense que j’espère. Ce discernement s’appelle « donner pour donner », et c’est Lishma [en son nom].

Le quatrième discernement est qu’il peut déjà dire : « Je veux recevoir du plaisir et de la joie, pas nécessairement en donnant sans réserve. Je veux recevoir de la joie et du plaisir en recevant vraiment, puisqu’il a déjà atteint le degré de « donner pour donner » et qu’il ne se préoccupe pas de son propre intérêt. Pour cette raison, il commence à réfléchir : « Que puis-je dire qui plaira au Créateur ? Après tout, il n’a pas besoin qu’on lui donne quoi que ce soit, car le monde entier est à Lui, comme il est écrit : ‘et s’il a raison, que Te donnera-t-il’ ? »

Cette pensée le fait réfléchir au but de la création. Il voit qu’il est écrit que le but de la création est de faire du bien à Ses créations. C’est-à-dire que le Créateur veut donner aux créatures du plaisir et de la joie. Pour cette raison, il dit au Créateur : « Donne-moi du plaisir et de la joie. Je ne veux pas cela parce que je veux me faire plaisir. Mais je veux me réjouir parce que Tu te réjouis de notre plaisir. C’est seulement avec cette intention que je Te demande de me donner du plaisir et de la joie. C’est-à-dire que je n’ai aucun désir à des fins personnelles. Mais, tout ce que je pense et fais est uniquement pour Te faire plaisir ».

Lorsqu’un homme veut sortir de l’état de « grand public », qui reçoit pour recevoir, l’ordre est alors qu’il entre dans le deuxième état, appelé « donner pour recevoir », qui est appelé Lo Lishma. Il en est ainsi parce que l’acte est de donner, mais il espère être récompensé de faire des actes de don.

Ici aussi, il y a deux discernements : 1) Il veut que les gens le récompensent, il semble donc qu’il fait des bonnes actions, dans la mesure où les gens l’y contraignent en lui témoignant du respect, etc. Il semble donc qu’il observe la Torah et les Mitsvot [commandements] parce que les gens lui ordonnent de les observer, et ce n’est pas le Créateur qui l’y oblige. 2) Il travaille dans l’humilité et ne veut aucune récompense de la part des gens. Il ne leur montre pas son travail, et naturellement, ils ne lui donnent rien en retour. Mais, il veut que le Créateur le paie pour avoir observé la Torah et les Mitsvot.

Ici, il y a une grande différence avec Lo Lishma. Ici, le Créateur est celui qui ordonne d’observer la Torah et les Mitsvot, et non les gens. C’est pourquoi cet homme est appelé un « serviteur du Créateur », puisque tout son travail consiste uniquement à observer les commandements du Créateur, ce qu’Il nous a ordonné. Cependant, il veut que son travail soit récompensé, que ce soit le Créateur qui lui verse sa récompense et non les gens.

Cependant, nos sages ont dit (Pessakhim 50b) : « L’homme doit toujours s’engager dans la Torah et les Mitsvot, même Lo Lishma, puisque de Lo Lishma nous arrivons à Lishma ». Dans le travail Lo Lishma, par lequel un homme veut atteindre le degré de Lishma, dans cet état, c’est là que l’homme doit essentiellement faire preuve de plus de prudence et de compréhension, et une guidance particulière pour sortir de Lo Lishma et de parvenir à Lishma.

Cet endroit est très compliqué car l’homme ne peut pas clarifier la vérité, c’est-à-dire ce qu’est la vérité et ce qu’est le mensonge, car il est dans la nature humaine de ne voir aucun défaut en lui-même parce qu’un homme est fidèle à lui-même. Pour cette raison, il est corrompu, et « la corruption aveugle les yeux des sages ».

Qui plus est, même s’il voit la vérité – qu’il est sur la mauvaise voie et qu’il doit changer de chemin, c’est-à-dire sortir de son amour-propre – la Klipa [coquille/peau] d’Égypte contrôle son corps et l’homme ne peut sortir de ce contrôle qu’avec l’aide d’en haut, comme l’ont dit nos sages : « Le penchant de l’homme augmente chaque jour, et sans l’aide du Créateur, il n’y arriverait pas ». Par conséquent, le travail commence essentiellement dans le second état, appelé Lo Lishma.

Il s’ensuit donc que l’essentiel du travail avec le corps, lorsqu’il résiste et ne le laisse pas travailler, consiste quand l’homme travailler dans l’humilité et n’attend pas de récompense des gens, mais il travaille uniquement pour le Créateur. Parce qu’Il nous a ordonné d’observer la Torah et les Mitsvot, il veut faire Sa volonté, et c’est la raison pour laquelle il observe la Torah et les Mitsvot.

La seule chose qui lui manque, c’est qu’il espère une contrepartie pour cela. Autrement dit, il voit qu’il ne peut pas travailler sans recevoir une récompense, mais seulement s’il promet à son corps qu’il recevra une contrepartie pour son travail. Dans la mesure où le corps le croit – qu’il recevra une récompense – il peut observer la Torah et les Mitsvot. Mais lorsqu’il est satisfait de la récompense, il n’a plus d’énergie pour travailler.

Dans un tel état, lorsqu’un homme aspire à être le serviteur du Créateur sans recevoir de récompense, le corps proteste de toutes ses forces et ne lui laisse aucun répit lorsqu’il le lui dit : « Je veux observer la Torah et les Mitsvot sans aucune contrepartie. Je veux observer la Mitsva [commandement] de la foi, ce qui signifie croire en la grandeur du Créateur même si le corps ne ressent pas la grandeur et l’importance du Créateur – qu’il vaille la peine de L’écouter et d’observer Ses commandements dans les moindres détails. »

C’est ainsi que je Le sers et je m’imagine comme si je servais le plus grand de la génération qui était ici, et qu’il ne laissait pas n’importe qui le servir sauf une poignée de personnes qu’il avait choisie, et que je suis parmi elles, quel bonheur éprouverais-je alors ?  Alors pourquoi ici, en servant le Créateur, je ne suis pas capable de travailler sans aucune contrepartie et j’attends qu’on me donne quelque chose en retour de ce service ? »

Il en est ainsi parce que je vois là un homme que tout le monde respecte et me dit combien il est formidable. Je peux appréhender la grandeur de ce qu’on dit de lui. Dans ce cas, je le sers en raison de son importance. Alors qu’avec le Créateur, nous devons croire en Sa grandeur et en Son importance, et surtout, croire qu’Il est bon et fait le bien, car le corps ne veut pas croire, mais voir de ses propres yeux qu’il en est ainsi.

Pour cette raison, il arrive que parfois l’homme surmonte sa foi partielle, c’est-à-dire qu’il Lui donne de petites portions. Il croit mais il n’a pas la force de croire en une foi totale, comme il est écrit dans « l’Introduction au Talmud des dix Sefirot » (point 14).

Nous pouvons maintenant comprendre pourquoi un homme ne peut pas progresser dans le travail du don. C’est-à-dire que là où il ne voit pas de contrepartie pour son travail, il n’a pas d’énergie et le corps se relâche dans son travail.

Nous devrions dire que c’est uniquement par manque de foi. Lorsqu’un homme le sait, c’est-à-dire lorsqu’il connaît la raison qui l’amène à s’affaiblir au point de ne plus avoir la force de travailler, il y a alors l’espoir qu’il pourra se corriger afin d’être en bonne santé et fort et d’être capable d’aller travailler.

Mais lorsqu’il ne connaît pas la véritable raison de sa faiblesse, il pourrait écouter plusieurs personnes le conseiller pour guérir. Cependant, rien ne l’aidera car chacun lui dit ce qu’il comprend selon son point de vue quant à sa guérison. Temporairement, il reçoit un médicament de leur part et commence à penser qu’ils comprennent quelque chose, sinon il n’écouterait pas leurs conseils.

Qui plus est, il est plus facile de croire qu’ils savent de quoi ils parlent parce qu’ils pensent eux-mêmes être de grands experts, et que les médicaments qu’ils prescrivent ne mettent pas sa vie en danger, d’amour à des fins personnelles.

C’est pourquoi le monde entier qui ressent une certaine faiblesse dans le travail s’adresse à eux. Ils lui donnent des médicaments, qui sont des calmants. C’est-à-dire que lorsqu’un homme ressent une douleur dans le travail du Créateur, lorsqu’il voit qu’il est loin de la vérité et qu’il ne veut pas se mentir, va chercher un remède pour guérir sa faiblesse dans le travail.

Lorsqu’il utilise les médicaments qu’ils lui donnent, c’est un véritable remède dans un premier temps. C’est-à-dire que les douleurs qu’il ressentait ont disparu grâce à leur remède, et maintenant il ne souffre plus de ne pas emprunter le chemin de la vérité. C’est-à-dire que grâce aux médicaments qui lui ont été prescrits, il n’exige plus la vérité. Il s’avère que les médicaments qu’il a reçus de leur part sont des calmants, pour ne pas ressentir la douleur.

Cela ressemble à une personne souffrant d’un mal de tête qui prend du paracétamol. Les cachets ne le guérissent pas, ils ne font que calmer la douleur et pas plus. Il en est de même ici : Tous les conseils qu’il reçoit des conseillers du grand public ne peuvent pas être des conseils pour faire des actes de don. Ils ne sont que du paracétamol mais ne guérit pas la maladie, qui est la principale raison de sa faiblesse.

Mais quand il a appris la cause de la maladie, c’est-à-dire que la raison est simplement un manque de foi, de croire en la grandeur et l’importance du Créateur. Le Zohar appelle cela « Shekhina [la divinité] dans la poussière », et notre travail consiste à relever la Shekhina de la poussière. Cela nous donne un ordre différent dans le travail du Créateur.

Cela signifie que l’homme doit savoir qu’il y a les actions et les intentions, et qu’il nous a été donné d’observer la Torah et les Mitsvot en paroles et en actes. Cependant, tous, tant la Torah que les Mitsvot, ont aussi une intention, c’est-à-dire savoir ce que je veux en observant la Torah et les Mitsvot, c’est-à-dire l’intention que je dois avoir en observant la Torah et les Mitsvot.

Il doit avant tout savoir pour qui il doit les observer. C’est-à-dire qu’on ne peut pas dire des gens du grand public qu’ils doivent avoir des intentions parce de Lo Lishma ils arriveront à Lishma, et que les actions seules suffisent. Pour cette raison, ils ne peuvent pas être obligés à avoir des intentions.

Au contraire, alors qu’ils observent la Torah et les Mitsvot en action, ce qui s’applique aux Mitsvot dépendant des mots ou des actions, l’intention n’est pas importante alors, car même s’ils n’ont aucune intention, mais qu’ils visent à observer maintenant ce que le Créateur leur a ordonné de faire, cela leur suffit pour Lo Lishma.

Mais lorsqu’un homme veut arriver à Lishma, c’est-à-dire qu’il veut observer la Torah et les Mitsvot non pas pour être récompensé, mais pour apporter du contentement au Créateur, pour y parvenir, il y a la question de l’intention. C’est-à-dire, cette Mitsva que j’observe, avec quelle intention je la fais ?

Nous savons qu’il est impossible de travailler sans récompense. Ainsi, comment peut-on dire à un homme que cela vaut la peine de travailler sans recevoir de récompense ? Après tout, il a besoin d’une récompense. Il n’y a qu’une seule chose à lui dire : Il sera récompensé de servir le Roi, et il n’y a pas de plus grand plaisir que de servir le Roi. Ensuite, selon l’importance du Roi, il prendra du plaisir. C’est-à-dire que l’étalon de mesure du plaisir de servir le Roi dépend de l’importance du Roi, en fonction de cela il l’apprécie.

Mais puisque la Shekhina est en exil et dans la poussière, il est dit dans le Zohar qu’il faut chercher à relever la Shekhina de la poussière. La poussière signifie la bassesse, que le l’homme piétine. Cela signifie que dans tout ce qu’un homme fait en observant la Torah et les Mitsvot, il doit avoir l’intention d’être récompensé de « relever la Shekhina de la poussière ». Cela signifie qu’il veut une récompense pour son effort dans la Torah et les Mitsvot, pour pouvoir ressentir de servir un grand Roi.

C’est-à-dire que pendant l’effort, il sent que pour la spiritualité, quand il veut travailler pour donner, à ce moment-là il ressent le goût de la poussière pendant son travail. Il en est ainsi parce qu’il y a une grande dissimulation sur la spiritualité, que nous ne voyons ni ne ressentons l’importance de la chose. C’est de là que lui viennent tous les obstacles.

Mais si le Créateur lui enlevait cette dissimulation et qu’il ressentait l’importance du Roi, ce serait toute la récompense qu’il souhaite pour lui-même dans la vie. Il en est ainsi parce qu’il veut servir le Roi, comme il est écrit dans la prière : « Et vint à Sion », « Béni soit notre Dieu, qui nous a créés pour sa gloire ».

Un homme veut pouvoir remercier le Créateur de l’avoir créé pour Sa gloire, c’est-à-dire pour servir le Créateur. Cela signifie qu’un homme sera d’accord avec tous ses organes, et que sa « bouche et son cœur seront pareils », en ce sens qu’il remercie le Créateur d’avoir créé l’homme pour Sa gloire et de ne pas l’avoir créé pour son propre intérêt, mais que sa volonté et son désir ardent ne seront que de donner du contentement au Créateur.

Un homme devrait avoir cette intention dans tout ce qu’il fait : Grâce à cet acte qu’il fait, le Créateur lui donnera l’intention que tous ses actes ne seront que pour donner sans réserve, qu’Il annulera son désir d’amour à des fins personnelles, puisqu’il voit qu’il ne peut pas sortir de son contrôle et qu’il est en exil parmi les « nations du monde » qui sont dans son corps.

Nous savons que le Zohar dit que « chaque homme est un petit monde ». Il a également été dit qu’il y a soixante-dix nations dans le monde, ainsi que le peuple d’Israël. De même, dans chaque homme il y a les soixante-dix nations, ainsi qu’Israël, et l’Israël en lui est en exil sous la domination des soixante-dix nations en lui.

C’est comme l’ont dit nos sages : « Celui qui vient se purifier est aidé » (Shabbat 104b). Nous devons interpréter le mot « celui qui vient ». Nous pouvons dire que « celui qui vient » est l’acte qu’il accomplit. Il veut le faire Lishma, mais il ne peut pas parce qu’il est en exil sous la domination des nations du monde. « Aidé d’en haut » signifie que le Créateur le rachète de l’exil des goyim qui le dominaient.

Il s’avère que lorsqu’un homme fait un acte, et qu’il veut que cet acte soit Lishma, et non par amour-propre, cela signifie recevoir une certaine contrepartie pour cet acte, à savoir une récompense dans ce monde ou dans le monde à venir. Il veut avant tout quelque chose pour son acte. Cependant, il veut que le Créateur lui donne une satisfaction complète de l’acte qu’il fait et qu’il sente qu’il est la personne la plus heureuse du monde maintenant, en ce sens qu’il sert le Roi.

Mais s’il reçoit autre chose que le service qu’il accomplit, cela endommage le service rendu au Roi. La preuve en est qu’il veut encore quelque chose. Mais ce qu’il peut exiger, c’est pourquoi il n’est pas enthousiaste et n’a pas de véritable sensation lorsqu’il parle au Roi.

Par exemple, il demande au Roi ce qu’il veut – lorsqu’il bénit pour les plaisirs et dit : « Béni sois-tu, Éternel, qui fait sortir le pain de la terre » – pourquoi ne possède-t-il pas les bonnes manières de se tenir avec crainte et inquiétude devant le Roi ? Au contraire, il parle au Créateur et n’a aucun enthousiasme, aucun sentiment pour Celui à qui il parle.

Cela le fait souffrir. Mais comme il est incapable de se corriger lui-même, il demande au Créateur de l’aider et de lui donner un peu de révélation, afin qu’il se sente devant Celui auprès duquel il se tient : devant le Roi des Rois. Alors pourquoi ne le ressent-il pas ?

Il a été dit à ce sujet dans le Zohar : « Celui qui vient se purifier est aidé ». Il demande : « Avec quoi ? et il répond : « Avec une âme sainte. » C’est-à-dire qu’il reçoit l’abondance d’en haut, appelée Neshama [âme], qui l’aide à sortir de la domination de l’exil et de l’amour de soi et à entrer dans la Kedousha [sainteté], ce qui signifie que toutes ses pensées ne seront que pour donner du contentement au Créateur.

Grâce à l’âme qu’il atteint, la dissimulation et la restriction s’en vont et il ressent la grandeur du Créateur. À ce moment-là, le corps capitule devant la lumière du Créateur « comme une bougie devant un flambeau », et il sent alors qu’il est sorti de l’esclavage vers la liberté, c’est-à-dire que, quand il voulait travailler uniquement pour le Créateur, les questions des nations du monde dans son corps apparaissaient immédiatement et demandaient : « Comment peux-tu renoncer à l’existence du corps et ne pas penser à lui et à la place, investir toutes les forces et tous les sens uniquement pour pouvoir trouver des moyens d’apporter le contentement au Créateur ? »

Leurs questions sont encore pires parce qu’un homme ne pense pas que ces pensées appartiennent au peuple d’Israël, mais qu’elles sont celles des soixante-dix nations. Cependant, un homme pense que ce sont les siennes, qu’il se pose ces questions, et comment un homme peut-il lutter contre lui-même ?

Le Baal HaSoulam a dit que cet homme doit savoir que ces pensées et ces désirs sont étrangers à l’esprit juif. Ils n’appartiennent pas à Israël, mais viennent des pensées des nations globales du monde, qui entrent dans les nations individuelles du monde qui existent en chaque personne. Quand l’homme croit qu’il en est ainsi – que ce ne sont pas les siennes – alors il peut se battre contre un autre corps. Mais lorsqu’il pense que ces pensées étrangères sont les siennes, un homme ne peut pas se battre contre lui-même.

Ainsi, il n’y a pas d’autre conseil que de demander au Créateur de nous aider à sortir de cet exil amer uniquement avec Son aide, comme il a été dit dans Le Zohar, que l’aide qui vient d’en haut consiste à lui donner une âme. Ce n’est que par l’âme, qui montre la révélation de Sa grandeur, que le corps capitule alors.

C’est ainsi que nous pouvons interpréter ce qui est écrit sur la sortie d’Égypte (dans l’Haggadah [récit] de la Pâque) : « Et de tous les dieux d’Égypte, je porterai des jugements. Je suis l’Éternel, Moi et non un messager. Je suis l’Éternel, Moi et non un autre ».

Cela revient à dire que seul le Créateur peut aider quelqu’un à sortir de son esclavage de l’exil de Pharaon roi d’Égypte, qui l’empêche de sortir de l’amour-propre et de ne faire que des actions qui servent son amour-propre, et il n’a aucun moyen de faire quelque chose pour le Créateur. C’est à ce moment-là qu’arrive l’aide du Créateur.

Cependant, le Baal HaSoulam a dit : « Quand l’homme peut-il dire qu’il ne peut rien faire pour le Créateur ? C’est précisément lorsqu’il a fait tout ce qu’il pouvait. C’est-à-dire qu’il a déjà essayé tous les conseils du monde qui pourraient l’aider, mais ces conseils ne l’ont pas aidé. C’est alors qu’il peut dire de tout son cœur : ‘Si le Créateur ne m’aide pas, je suis perdu’. En ce qui concerne le travail des inférieurs, en termes de ce qu’ils peuvent faire, j’ai tout fait et cela n’a pas aidé’ ».

Cela ressemble à un homme qui avait un malade chez lui. Que fait-il ? Il va chez le médecin et lui dit que le médecin sera un bon messager du Créateur et que le malade guérira. Mais si le malade n’a pas encore guéri, normalement, il va voir un professeur. Il dit qu’il sera certainement un bon messager du Créateur et qu’il guérira le malade. Si le professeur ne peut pas non plus aider, ils font une conférence de professeurs, peut-être ensemble, en se consultant, ils pourront trouver un remède pour le malade.

Mais si cela n’aide pas non plus, alors normalement nous disons au Créateur : « Maître du monde, si Tu ne m’aides pas, personne ne peut m’aider. Nous avons vu tous les grands médecins, qui sont Tes messagers, et aucun n’a pu m’aider. Je n’ai personne d’autre à qui demander, à part Toi, que Tu m’aides ». Puis, lorsqu’il est guéri, il dit que seul le Créateur Lui-même l’a aidé et non un messager.

C’est ce qui est écrit dans la Haggadah [récit] de la Pâque, que l’exode d’Égypte a été réalisé par le Créateur lui-même et non par un messager. C’est comme ils l’ont dit : « Et de tous les dieux d’Égypte, je rendrai des jugements. Je suis l’Éternel, Moi, et non un messager. Je suis l’Éternel, et non un autre. »

En d’autres termes, lorsqu’un homme a suivi tous les conseils et utilisé toutes les tactiques, qui ressemblent à des messagers comme les médecins susmentionnés, mais que ces derniers n’ont pas aidé, alors un homme peut prier du fond du cœur parce qu’il n’a nulle part où se tourner pour obtenir de l’aide, puisqu’il a déjà suivi tous les conseils auxquels il a pu penser.

C’est le début de « les enfants d’Israël ont gémi sous le travail, et ils ont crié, et leur cri est monté vers Dieu sous le travail ». Nous avons expliqué ce que cela signifie que leurs cris venaient sous le travail. « Sous le travail » signifie après qu’ils ont fait tout ce qu’ils ont pu dans le travail qui les concernait, et qu’ils ont vu qu’aucune aide ne venait ici après tout le travail, pour cette raison, leur cri venait du fond du cœur. C’est-à-dire qu’ils ont vu qu’aucun messager ne pouvait les aider à part le Créateur lui-même, comme il est écrit : « Moi, et non un messager. » C’est à ce moment-là qu’ils ont été rachetés et qu’ils sont sortis d’Égypte.

Nous comprendrons ainsi ce que le ARI a dit, à savoir qu’avant la sortie d’Égypte, le peuple d’Israël se trouvait aux quarante-neuf portes de Touma [l’impureté], et qu’ensuite le Roi des Rois leur est apparu et les a rachetés. La question est de savoir pourquoi Il a attendu jusqu’à-là, lorsqu’ils étaient dans la plus grande bassesse ?

D’après ce qui précède, nous devrions comprendre que lorsqu’ils ont vu leur véritable bassesse, qu’ils ont régressé et n’arrivaient pas avancer au côté de la Kedousha, ils ont alors compris qu’aucun messager ne pouvait les aider, comme dans l’histoire des médecins. Alors ils ont crié au Créateur pour qu’il les aide. C’est pourquoi il est écrit : « Moi, et non un messager. »

Le sens de la rédemption et de la sortie de l’exil réalisées par Lui signifie qu’ils ont atteint le fait qu’il n’y a pas de messagers dans le monde, mais que le Créateur fait tout. Comme il est écrit dans le Zohar : « Celui qui vient se purifier est aidé. Il est dit : Avec quoi est-il aidé ? Avec une âme sainte. » C’est-à-dire qu’il reçoit la révélation de sa divinité, appelée Neshama. Par cela, il atteint sa racine, et ensuite un homme s’annule comme une bougie devant un flambeau, après avoir atteint Neshama, car alors il sent qu’il est une partie de Dieu en haut.

Maintenant, nous pouvons comprendre ce que nous avons demandé : Pourquoi a-t-il appelé précisément Joseph et non le reste de ses frères pour leur dire comme il l’a fait à Joseph : « tu as usé avec moi de miséricorde et de vérité ». Rachi interprète que la miséricorde que nous faisons aux morts est une véritable miséricorde, car il n’attend aucune récompense.

Il y a ici une contradiction avec les paroles de Rachi dans la mesure où il interprète le verset : « Et je te donne une portion supérieure à tes frères. » Il a dit : « Parce que tu te soucies de mon enterrement. » Cela laisse perplexe quant à ce qu’il dit, que Jacob a dit à Joseph de le traiter avec une véritable miséricorde, puisqu’il n’attend aucune récompense. Après tout, il le paie pour la peine en lui donnant une portion de plus qu’à ses frères.

Ici est suggéré l’ordre du travail du début à la fin quand Jacob ordonne à son fils Joseph : 1) Fais preuve de véritable miséricorde. Il en est ainsi parce que le début du travail est que nous devons arriver à Lishma, ce qui s’appelle « donner pour donner », et nous n’exigeons aucune récompense pour le travail. C’est le sens de ce que Rachi interprète, à savoir que la miséricorde que nous faisons aux morts est qu’il n’attend aucune récompense ; ils ne font que miséricorde, c’est-à-dire des actes de donner pour donner sans attendre de récompense.

Par-là, il suggère que c’est parce que « les méchants dans leur vie sont appelés morts » (Berakhot 18b). De même, dans « l’Introduction du Livre du Zohar », il explique pourquoi « les méchants dans leur vie sont appelés morts ». C’est parce qu’ils sont immergés dans l’amour-propre, appelé « désir de ne recevoir que pour eux-mêmes ». Ils sont ainsi séparés de la Vie des Vies, d’où leur nom de « morts ». C’est le discernement dont nous avons dit s’appeler « recevoir pour recevoir ».

Et comme l’homme a été créé avec un désir de recevoir qui vient de ABYA d’impureté, comme il est écrit dans « l’Introduction au livre du Zohar » (point 11), l’homme doit donc essayer de faire preuve d’une véritable miséricorde avec son corps, qui est appelé « mort ». En d’autres termes, il doit le guider dans la réalisation d’actes de don pour donner, ce qu’on appelle la « véritable miséricorde » dont il fait preuve envers son corps, appelé « mort ». Il devrait en venir au degré pour faire des actes de don sans réserve, et le mort n’attendra aucune récompense. Lorsqu’il atteint ce degré, il est arrivé au troisième degré, appelé « donner pour donner », qui est Lishma. C’est le sens de « Il a appelé son fils Joseph et lui a ordonné de le traiter avec une véritable miséricorde ».

Vient ensuite le quatrième degré, appelé « recevoir pour donner ». C’est-à-dire qu’après avoir atteint le degré de Lishma dans les récipients de don, il le guide pour qu’il ne reçoive que ce qu’il a la force de recevoir dans le but de donner. C’est ce que Rachi interprète à propos du verset « Je te donne une portion supérieure à tes frères », « puisque tu te soucies de mon enterrement ». Cela montre l’intégralité [totalité/complétude/perfection], car il peut ensuite recevoir pour donner.

C’est le sens de ce que nous avons demandé, pourquoi il a appelé son fils Joseph. Nous pouvons dire qu’il a voulu lui suggérer ce qui est écrit : « Et Il a ordonné à Joseph en lui disant : ‘Ton père avait ordonné avant sa mort.’ » Nos sages ont interprété que nous n’avons pas trouvé que Jacob lui a dit cela. Ils ont expliqué que chose avait changé à cause de la paix.

Nous devrions dire qu’en ordonnant à Joseph de faire preuve d’une véritable miséricorde, l’intention était qu’il s’engage uniquement dans le don sans réserve et non dans son propre intérêt. Cela implique donc qu’il n’aurait aucune haine pour les frères, car celui qui emprunte le chemin du don sans réserve et qui ne se soucie pas de son amour à des fins personnels, on ne peut pas dire qu’il déteste ceux qui lui font du mal.

Nous pouvons maintenant comprendre la différence entre « la vraie miséricorde et la fausse miséricorde ». Nous avons expliqué que dans le travail, la miséricorde que l’on fait avec les morts est appelée « véritable miséricorde » parce qu’il n’attend aucune récompense. Cela signifie qu’une personne accomplit des actes de don, c’est-à-dire la Torah et les Mitsvot, et ce sont des Mitsvot qui ne viennent que de nos sages [De Rabanan] ou des coutumes d’Israël, qui sont généralement appelées « 620 Mitsvot », qui sont appelées Keter, comme l’explique le livre Le Fruit d’un sage.

Le corps est appelé « mort » parce qu’il s’étend d’ABYA d’impureté, d’où son nom de « méchant » et de « mort », car il est séparé de la Vie des Vies. On nous dit que la miséricorde qu’il fait avec le corps doit être véritable, c’est-à-dire que l’intention sera vraiment comme l’acte, c’est-à-dire que l’intention sera aussi de donner. Si l’intention n’est pas de donner, cette miséricorde n’est pas véritable.

Si cette miséricorde n’est pas vraie, elle ne corrige pas son mort, qui a été appelé « méchant » à cause de son désir de recevoir, par lequel le corps a reçu deux appellations : « méchant » et « mort ». Pour le corriger, il faudrait qu’il y ait une correction où il va vraiment à l’opposé de là où il est allé jusqu’ici, car il marchait sur le chemin de la réception et non du don sans réserve.

Il s’avère que si cette miséricorde n’est pas une véritable miséricorde, mais a une intention différente de l’acte de miséricorde qu’il fait, le corps ne reçoit aucune correction fondamentale. Et même s’il existe « de Lo Lishma nous venons à Lishma », ce n’est qu’en passant par-là, ce qui signifie qu’il est impossible d’obtenir une vraie miséricorde avant de passer par la première étape, appelée « fausse miséricorde ».

Cependant, le plus important est d’arriver à la vérité, que la miséricorde sera la véritable miséricorde, et pas seulement qu’à l’extérieur nous voyons que c’est de la miséricorde, c’est-à-dire ce qui est visible, mais ce qui est couvert, à savoir l’intention, nous ne pouvons pas voir ce qu’un homme a dans son cœur. Peut-être qu’à l’intérieur du cœur, là où il y a l’intention au regard de l’acte, il a calculé que par la miséricorde qu’il fait, il recevra une contrepartie, qui s’appelle « donner pour recevoir ».

Nous pouvons interpréter cela comme suit : « Marche humblement avec l’Éternel ton Dieu ». « Humblement » signifie qu’autrui ne peut pas voir ce qu’un homme pense de l’acte, car l’intention est cachée et l’autre ne connaît pas les pensées de son ami. L’écrit dit alors : « humblement ». Ce qui est dans ton cœur, essaye de le faire avec l’Éternel ton Dieu, c’est-à-dire de donner sans réserve, comme ce qui est visible. C’est ce qu’on appelle « sa bouche et son cœur sont pareils ».

Pour cette raison, nous devons faire deux discernements : 1) la fausse miséricorde, qui est Lo Lishma, qui signifie donner pour recevoir, 2) la vraie miséricorde, qui est Lishma, qui signifie donner pour donner.

Cependant, il y a le discernement principal, qui est le but de la création — que l’inférieur reçoive de la joie et du plaisir, mais dans le but de donner. Ce discernement est également suggéré dans ce qui a été dit : « Et tu as usé avec moi de miséricorde et de vérité », ce qui signifie que cette miséricorde l’amènera à la vérité. La « vérité » signifie, comme il est écrit dans le Talmud des dix Sefirot (partie 13, point 17) : « La septième des treize corrections de Dikna est la ‘et la vérité’, appelée par le nom de ‘deux pommes saintes’, qui sont les deux Panim [visages] ».

Il y interprète (dans Ohr Pnimi) qu’en atteignant la septième correction, appelée « et la vérité », nous voyons que Sa providence avec les créatures est vraiment une providence bonne et bienfaisante. C’est-à-dire que la providence qui n’était auparavant que dans la foi, maintenant ils ont été récompensés de l’atteinte et du sentiment qu’il en est vraiment ainsi. Ils reçoivent alors le bien « en recevant pour donner sans réserve ». C’est le but de la création — que les créatures reçoivent le plaisir et la joie, car cela réalise le but de la création.

Nous pouvons maintenant interpréter le verset « L’Éternel est proche de tous ceux qui l’appellent, de tous ceux qui L’appellent vraiment », de deux façons également.

1) « L’Éternel est proche » signifie qu’Il entend la prière de tous ceux « qui L’appellent vraiment ». C’est-à-dire qu’ils ressentent quand ils font des efforts pour faire des actes de don, tout en voyant qu’ils sont loin d’avoir l’intention de donner. Cela signifie qu’ils voient la vérité — qu’il y a une grande distance entre l’acte et l’intention, qu’ils ne peuvent pas sortir de l’intention de l’amour-propre. Ils prient le Créateur de les sortir de cet esclavage, et c’est tout ce qu’ils veulent et désirent. C’est le seul salut qu’ils attendent.

Ils croient que tant que l’homme est dans l’amour à des fins personnelles, il est séparé de la Vie des Vies. C’est ce que dit le verset : « L’Éternel est proche de tous ceux qui L’appellent ». Le Créateur leur donnera la vérité, ce qui signifie qu’ils pourront faire preuve de vraie miséricorde et ne se contenteront pas de faire de la fausse miséricorde, ce qui signifie Lo Lishma. Et comme il s’agit d’une prière pour la vérité, le Créateur les aide et ils reçoivent de Lui l’attribut de la vérité.

2) Ils veulent être récompensés de l’attribut de la vérité, qui est la septième des treize corrections de Dikna. Par cette correction, Il est révélé aux êtres créés et, en effet, tout le monde voit que le Créateur dirige Son monde avec une providence bonne et bienfaisante. C’est ce qu’on appelle « les Hassadim [miséricordes] révélées », lorsque les miséricordes du Créateur sont révélées à tous — qu’elles sont vraies.