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Rabash

Articles
Le But du Groupe - 1 Le but du groupe - 2 À propos de l’amour des amis L’amour des amis - 1 Chacun doit aider son ami Que nous apporte la règle « Aime ton ami comme toi-même » ? L’amour des amis - 2 Conformément à ce qui est expliqué au sujet de « Aime ton ami comme toi-même » L'observance de la Torah et des Mitzvot purifie le cœur L'homme devrait toujours vendre les poutres de sa maison Quel degré doit-on atteindre pour ne pas à avoir à se réincarner ? Le mérite ancestral À propos de l’importance du groupe Parfois la spiritualité est appelée «âme» L’homme doit toujours vendre tout ce qu’il possède et épouser la fille d’un disciple sage Quelque chose de négatif peut-il descendre d’en Haut? À propos du don sans réserve A propos de l’Importance des Amis L’Ordre du Jour de l’Assemblée -1 Et cela arrivera quand tu viendras dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne Vous êtes placés aujourd’hui, vous tous Fais-Toi un Rav et Achète-Toi un Ami - 1 La branche et de la racine La vérité et la foi Voici la postérité de Noé Va, quitte de ton pays Et l’Éternel lui apparut aux chênes de Mamré La vie de Sarah Fais-Toi un Rav et Achète-Toi un Ami - 2 Et les enfants se heurtaient en son sein Et Jacob sortit Concernant la dispute entre Jacob et Laban Jacob Dwelled in the Land Where His Father Had Lived Puissant rocher de mon salut Je suis le premier, Je suis le dernier Et Ezéchias tourna son visage vers le mur Mais plus ils le torturaient Sache aujourd’hui et réponds à ton cœur Viens à Pharaon - 1 Celui qui endurcit son cœur Nous devons toujours distinguer la Torah du travail Toute la Torah est un Seul Saint Nom Sur mon lit, la nuit Trois temps dans le travail En toute chose, nous devons discerner la lumière du Kli Montre-moi Ta gloire Repentance Les espions Le Créateur est proche de tous ceux qui l’appellent Trois prières L’homme ne se voit pas comme étant méchant A propos de la récompense des receveurs Les criminels d’Israël Et j’ai supplié l’Eternel Lorsque l’homme sait ce qu’est la crainte du Créateur Et il y eut un soir et il y eut un matin Qui témoigne d’une personne? Un juste qui va bien, un juste qui va mal Ecoute notre voix Moïse s’en alla Ciel, prêtez l’oreille Qu’est-ce que l’homme est récompensé de la charité et la paix grâce à la Torah? A propos de Hessed [Miséricorde] Le respect du père Confiance L'importance de la prière de plusieurs L’aide qui vient d’en haut Concerning the Hanukkah Candle À propos de la prière La vraie prière est pour un vrai manque Quel est le besoin essentiel pour lequel nous devrions prier? Viens à Pharaon - 2 Pourquoi faut-il emprunter des récipients aux Égyptiens? La prière de plusieurs Car L’Éternel s’est choisi Jacob L’ordre du jour de l’assemblée - 2 Quelle est la cause de la prière? La joie Should One Sin and Be Guilty Au-dessus de la raison Si une femme conçoit La crainte et la joie The Difference between Charity and Gift The Measure of Practicing Mitzvot [Commandments] Un chemin proche et un chemin éloigné Le Créateur et Israël sont partis en exil Une congrégation n'est pas moins de dix Lishma and Lo Lishma The Klipa [Shell/Peel] that Precedes the Fruit A propos de Yénika et Ibour La raison pour laquelle il faut avoir les jambes droites et se couvrir la tête pendant la prière Quels sont les commandements qu’une personne piétine avec ses talons? Juges et policiers Le quinzième jour du mois de Av Quelle est la préparation aux Slikhot [pardons] ? Le bien qui fait le bien, aux méchants et aux gentils The Importance of Recognition of Evil Il est interdit d’entendre une belle parole d’un mauvais homme What Is the Advantage in the Work More than in the Reward? L’importance de la foi qui est toujours présente Le miracle de Hanoukka La différence entre la miséricorde et la vérité, et la fausse miséricorde La grandeur de l’homme dépend de la mesure de sa foi en le futur Quelle est la substance de la diffamation et contre qui est-elle ? Pourim, le commandement "jusqu’à ne plus savoir" What Is Half a Shekel in the Work - 1 Pourquoi la fête des Matzot s’appelle la Pâque? Two Discernments in Holiness La différence entre le travail du grand public et le travail d’un individu The Severity of Teaching Idol Worshippers the Torah Quelle est la préparation pour recevoir la Torah dans le travail? - 1 Qu’est-ce que le révélé et le caché dans le travail du Créateur? What Is Man’s Private Possession? Qu’est-ce qu’avoir les mains sales dans le travail? Quel est le cadeau que l’homme demande au Créateur? Peace After a Dispute Is More Important than Having No Disputes At All Qu’est-ce que la haine gratuite dans le travail? Qu'est-ce que le sérieux dans le travail? What Is a Light Commandment Que sont la malédiction et la bénédiction dans le travail? Qu'est-ce que «ne pas ajouter et ne pas enlever» dans le travail ? Que signifie "le salaire est proportionnel à la peine"? What Is a War Over Authority in the Work – 1 Qu’est-ce que conclure une alliance dans le travail? Pourquoi la vie est divisée en deux discernements? Quelle est l'étendue de la Téchouva [repentir]? Que signifie que le nom du Créateur est Vérité? Quelle est la prière pour l’aide et le pardon dans le travail? Qu’est-ce que "Quand Israël sont en exil, la Shekhina est avec eux" dans le travail? Quelle est la différence entre un champ et un homme des champs, dans le travail? Quelle est l’importance du marié pour que ses infractions lui soient pardonnées? What Does It Mean that One Who Prays Should Explain His Words Properly? Qu'est-ce que le juste souffre de maux? What Are the Four Qualities of Those Who Go to the Seminary, in the Work? Quels sont les deux discernements avant Lishma? Qu’est-ce que La Torah et le travail dans le chemin du Créateur? Qu’est-ce que "Le berger du peuple est tout le peuple" dans le travail? La nécessité de l’amour des amis Que signifie il n’y a pas de bénédiction à un endroit vide dans le travail? The Main Difference between a Beastly Soul and a Godly Soul Quand est-on appelé "un serviteur du Créateur" dans le travail? Quelle est la récompense dans le travail du don? What Does It Mean that the Torah Was Given Out of the Darkness in the Work? What Are Merits and Iniquities of a Righteous in the Work? Qu’est-ce que commencer par Lo Lishma, dans le travail? What Is “The Concealed Things Belong to the Lord, and the Revealed Things Belong to Us,” in the Work? What Is the Preparation on the Eve of Shabbat, in the Work? Quelle est la différence entre la loi et le jugement dans le travail? Qu'est-ce que le Créateur ne supporte pas l’orgueilleux dans le travail? Qu’est-ce que Sa providence est dissimulée et révélée? Que demander de l’assemblée des amis Quel est l’acte de l’homme dans le travail qui est attribué au Créateur? Quelles sont les deux actions lors d’une descente? Quelle est la différence entre le général et l’individuel, dans le travail du Créateur? Que sont le jour et la nuit dans le travail? Quelle est l’aide dans le travail à demander au Créateur? Quelle est la mesure de la repentance? Qu’est-ce qu’un grand ou un petit péché dans le travail? Quelle est la différence entre la porte des larmes et les autres portes? Qu'est-ce que le déluge dans le travail? Qu’est-ce que la création du monde est une libéralité? Qu’est-ce qu’au-dessus de la raison dans le travail? Qu’est-ce que "Celui qui n’a pas travaillé dur la veille du Shabbat, que mangera-t-il à Shabbat" dans le travail? Que veut dire dans le travail, que si le bien grandit, le mal grandit aussi Qu’est-ce qu’une calamité qui arrive aux méchants commence par les justes dans le travail? What Does It Mean that the Ladder Is Diagonal, in the Work? Quelles sont les forces requises dans le travail? Qu’est-ce que le repas du marié? Qu’est-ce que le pain du mauvais œil dans le travail? What Is the Meaning of “Reply unto Your Heart”? What Is the Prohibition to Bless on an Empty Table, in the Work? Pourquoi le Shabbat est-il appelé Shin-Bat dans le travail? Que signifie le mauvais penchant monte et calomnie, dans le travail? Qu’est-ce que c’est "Un homme ivre ne doit pas prier" dans le travail? Pourquoi quatre questions sont-elles précisément posées la nuit de Pâque? Qu’est-ce que s’il avale l’herbe amère, il ne sortira pas, dans le travail ? Qu’est-ce que "la bénédiction d’un laïc n’est pas insignifiante" dans le travail? What Is “He Who Has a Flaw Shall Not Offer [Sacrifice]” in the Work? What Is “He Who Defiles Himself Is Defiled from Above” in the Work? Quel est le sens des souffrances dans le travail? Que veut dire allumer la Menorah dans le travail? Quelle est l’interdiction d’enseigner la Torah aux idolâtres dans le travail? What Does It Mean that Oil Is Called “Good Deeds” in the Work? What Are Spies in the Work? What Is Peace in the Work? Qu’est-ce que ne pas avoir de fils dans le travail? What Is “For It Is Your Wisdom and Understanding in the Eyes of the Nations,” in the Work? Qu’est-ce qu’un chemin dont le début est des épines et la fin une plaine dans le travail? What Are Judges and Officers in the Work? What Is, “Every Day They Will Be as New in Your Eyes,” in the Work? The Daily Schedule Qu’est-ce qu’être la tête et non la queue dans le travail? Que signifie le monde a été créé pour la Torah? Que veut dire que les générations des justes sont de bonnes actions, dans le travail? Que signifie, la terre ne produit pas de fruits avant la création de l’homme, dans le travail? Quand faut-il faire preuve de fierté dans le travail? Quand sont les temps de prière et de remerciement dans le travail? What It Means that Esau Was Called “A Man of the Field,” in the Work What Is, “A Ladder Is Set on the Earth, and Its Top Reaches Heaven,” in the Work? Pourquoi nos sages ont dit que le roi David n’avait pas de vie dans le travail? What Placing the Hanukkah Candle on the Left Means in the Work Que veut dire que par l’unicité du Créateur et de la Shekhina, tous les délits sont expiés? What Does It Mean that Before the Egyptian Minister Fell, Their Outcry Was Not Answered, in the Work? Qu’est-ce que "Par impatience et par un travail difficile", dans le travail ? Quelle est l’aide que reçoit celui qui vient se purifier dans le travail? Why the Speech of Shabbat Must Not Be as the Speech of a Weekday, in the Work Que veut dire que la Torah est appelée «la ligne médiane» dans le travail ?- 2 Qu'est-ce qu'un demi-shekel dans le travail? - 2 Qu’est-ce que « Comme je suis gratuit, vous êtes aussi gratuits » dans le travail? Quel est l’ordre d’effacer Amalek? What Does It Mean that Moses Was Perplexed about the Birth of the Moon, in the Work? Que signifie tout ce qui constitue un holocauste est masculin dans le travail? What Is, “Praise the Lord, All Nations,” in the Work? Qu'est-ce que Il n'y a rien de plus saint que l'Eternel, car il n'y a rien hormis Toi, dans le travail? Qu’est-ce que dans le travail, chaque brin d’herbe a un assigné en haut, qui le frappe et lui dit de pousser? What Is, “Warn the Great about the Small,” in the Work? What Is, “The Torah Exhausts a Person’s Strength,” in the Work? What It Means that “Law and Ordinance” Is the Name of the Creator in the Work Qu'est ce que "Israël accomplit la volonté du Créateur" dans le travail? What Is “The Earth Feared and Was Still,” in the Work? What Are “A Layperson’s Vessels,” in the Work? Qu’est-ce que "quiconque apprécie le repas du marié" dans le travail? What Is, “The Children of Esau and Ishmael Did Not Want to Receive the Torah,” in the Work? What Is, “The Shechina Is a Testimony to Israel,” in the Work? Qu'est-ce qu’ "Une coupe de bénédiction doit être pleine" dans le travail? Que signifie dans le travail : Quiconque est en deuil de Jérusalem est récompensé de voir sa joie ? Qu’est-ce que, car vous n’êtes pas plus nombreux de tous les peuples, dans le travail? What Are the Light Mitzvot that a Person Tramples with His Heels, in the Work? Qu'est-ce qu'une bénédiction et une malédiction, dans le travail? What Is, “You Shall Not Plant for Yourself an Asherah by the Altar,” in the Work? Qu'est-ce qu'une guerre facultative dans le travail? - 2 Qu’est-ce que "Les choses cachées appartiennent à l’Eternel notre Dieu" dans le travail? Qu’est-ce que nous n’avons pas d’autre Roi que Toi dans le travail? Qu'est-ce que Retourne, ô Israël, jusqu’à l'Éternel ton Dieu dans le travail? Qu'est-ce que le méchant préparera et le juste portera, dans le travail? Qu'est-ce que, le saboteur était dans le déluge et a été tué, dans le travail? Qu’est-ce que "les bergers du bétail d’Abram et les bergers du bétail de Lot" dans le travail? Qu’est-ce que l’homme et qu’est-ce que la bête dans le travail? Qu'est-ce que Abraham était vieux de plusieurs jours, dans le travail? What Is, “The Smell of His Garments,” in the Work? Que signifie que le Roi se tient dans son champ quand la récolte est mûre? Que signifie le bon penchant et le mauvais penchant préservent une personne dans le travail? These Candles Are Sacred Que signifie «placer les forts aux mains des faibles» dans le travail ? Que signifie la bénédiction de l’homme est la bénédiction des fils, dans le travail? Quelle est la bénédiction "Qui m’a fait un miracle à cet endroit" dans le travail ? Pourquoi avons-nous besoin de "retiens dans ton cœur, pour savoir que le Seigneur est Dieu" dans le travail? Qu’est-ce que "car j’ai endurci son cœur" dans le travail? What It Means that We Should Raise the Right Hand over the Left Hand, in the Work Qu’est-ce que "Lève-toi, Eternel, et tes ennemis se disperseront" dans le travail? Qu'est-ce que "il n'y a rien qui n'ait sa place" dans le travail? Pourquoi lisons-nous la portion Zakhor (Souviens-toi) avant Pourim, dans le travail? Qu’est-ce qu’une rose parmi les ronces dans le travail? Qu’est-ce que la purification des cendres d’une vache, dans le travail? Pourquoi l’homme doit avoir un fils et une fille dans le travail? Que signifie dans le travail "lorsqu’une femme conçoit d'abord, elle accouche d'un garçon"? What Are Holiness and Purity, in the Work? What Does It Mean that a High Priest Should Take a Virgin Wife, in the Work? What Does It Mean that One Who Was On a Far Off Way Is Postponed to a Second Passover, in the Work? Que signifie la charité aux pauvres fait le nom sacré dans le travail? Que signifie que le Créateur tourne Sa face dans le travail? Qu’est-ce que manger leurs fruits dans ce monde et avoir des fonds dans monde à venir, dans le travail? What Is the Meaning of “Spies,” in the Work? What Is, “Peace, Peace, to the Far and to the Near,” in the Work? What Is the “Torah” and What Is “The Statute of the Torah,” in the Work? What Is the “Right Line,” in the Work? Que signifie que la droite doit être plus grande que la gauche dans le travail? Que sont la vérité et le mensonge dans le travail? Que doit faire l'homme s'il a été créé avec de mauvaises qualités? Quelle est la raison pour laquelle Israël a été récompensé de l’héritage de la terre, dans le travail? Que signifie la droite et la gauche se contredisent dans le travail?

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Rabash / Si une femme conçoit

Baruch Shalom Ha-Levi Ashlag (Rabash)

Si une femme conçoit

Article 22, 1986

Le Zohar (Tazria, point 9) demande : « Nous avons appris qu’une femme qui conçoit en premier donne naissance à un garçon.’ Rabbi Aha a dit : ‘Nous avons appris que le Créateur décide si une goutte sera de sexe masculin ou féminin, et tu dis : « Une femme qui conçoit en premier accouche d’un garçon ». Ainsi, nous n’avons pas besoin de la décision du Créateur. » Rabbi Yossi a dit : « Bien sûr, le Créateur fait une distinction entre une goutte d’un garçon et une goutte d’une fille. Et parce qu’Il ​​l’a faite, Il décide si ce sera un garçon ou une fille.’ »

Il interprète dans le Soulam [commentaire de l’échelle] : « Il y a trois partenaires dans un homme : le Créateur, son père et sa mère. Son père donne le blanc en lui, sa mère le rouge en lui, et le Créateur donne l’âme. Si la goutte est masculine, le Créateur donne l’âme d’un garçon. S’il s’agit d’une féminine, le Créateur donne l’âme d’une fille. Ce discernement que le Créateur fait dans la goutte – qu’elle est adaptée à une âme d’homme ou d’une femme – est la décision du Créateur. S’Il ne l’avait pas distingué et n’avait pas envoyé une âme masculine, la goutte ne serait pas devenue un garçon. Ainsi, les deux affirmations ne se contredisent pas. Rabbi Aha a dit : « accouche d’un garçon », mais accouche-t-elle parce qu’elle a conçu ? Cela dépend de la conception ! Ce verset aurait dû dire : « Une femme qui est enceinte accouche d’un garçon ». Rabbi Yossi a dit : « Une femme, du jour où elle conçoit et est enceinte jusqu’au jour de son accouchement, n’a d’autre mot dans sa bouche que de savoir si son enfant à naître sera un garçon.’ »

Nous devrions comprendre la question ci-dessus. Que nous apporte en premier lieu le fait de savoir qu’une femme conçoit ? Et aussi, il nous dit que la grandeur du Créateur est qu’il sait distinguer entre une goutte masculine et une goutte féminine. Est-ce la grandeur dont l’homme s’inspirera et par laquelle il acceptera d’être un serviteur du Créateur ? Nous devons également comprendre ce que demande Rabbi Aha : « Une femme qui conçoit et est enceinte ». Il aurait fallu dire « garçon ». Rabbi Yossi explique : « Une femme, du jour où elle conçoit et est enceinte jusqu’au jour de son accouchement, n’a d’autre mot dans sa bouche que de savoir si son enfant à naître sera un garçon. » Autrement dit, elle s’inquiète du fait que son enfant soit un garçon. Que nous apporte le fait de savoir ce qu’il y a dans la bouche d’une femme ? Que se passera-t-il si nous connaissons l’inquiétude d’une femme, qu’elle s’inquiète du fait que son enfant soit un garçon ?

Pour comprendre tout cela, nous expliquerons ce qui est écrit dans l’article « Préface à la sagesse de la Kabbale » (point 57) : « Tout le but du Tsimtsoum qui s’est fait dans Behina Dalet était de la corriger, afin qu’il n’y ait pas de disparité de forme en elle, en recevant la lumière supérieure. Autrement dit, créer le corps de l’homme à partir de cette Behina Dalet. Par son engagement dans la Torah et les Mitsvot afin d’accorder du contentement à son Créateur, il changera la force de réception de Behina Dalet pour qu’elle donne sans réserve. Par cela, il égalise la forme de réception en don complet, et alors il y aura la réparation finale, puisque cela ramènera Behina Dalet à être un récipient de réception pour la lumière supérieure, tout en étant en complète Dvekout [adhésion] à la lumière sans aucune disparité de forme. Pourtant, cela nécessite que l’homme soit compris des Behinot supérieures, au-dessus de Behina Dalet, afin d’être capable de faire de bonnes actions de don sans réserve. C’est parce que la Behina Dalet, qui devrait être la racine du corps de l’homme, était entièrement sous la forme d’un espace vacant et vide, sans lumière, car en disparité de forme avec la lumière supérieure. Ainsi, elle est séparée et morte. Si l’homme avait été créé à partir d’elle, il n’aurait pas du tout pu corriger ses actions, puisqu’il n’y aurait eu aucune étincelle de don sans réserve en lui. »

Pour corriger cela, il s’agissait d’associer la qualité de la clémence au jugement, puisque le monde ne peut pas exister avec la qualité du jugement, comme il est écrit (point 58) : « ‘Il va vu que le monde n’existe pas’ signifie que de cette manière, il était impossible à l’homme, qui devait être créé à partir de cette Behina Dalet, d’acquérir des actes de don sans réserve, par lesquels le monde serait corrigé dans la mesure désirée. Grâce à cette association, Behina Dalet – la qualité du jugement – ​​a été inclue aux étincelles de don dans le Kli [récipient] de Bina. Ainsi, le corps de l’homme, qui est sorti de Behina Dalet, a également été inclus à la qualité du don et a pu faire de bonnes actions afin d’accorder du contentement à son Créateur jusqu’à ce qu’il change la qualité de réception en lui afin qu’elle soit entièrement pour donner. Ainsi, le monde obtiendra la correction voulue dès la création du monde.

Il interprète l’association de la qualité de la clémence au jugement dans le Soulam (Tazria, point 95) : « tu sais déjà qu’il y a deux points dans Malkhout : le premier est Malkhout de Tsimtsoum Aleph [première restriction], qui ne s’est pas adoucie dans Bina, la qualité de la clémence, et ne mérite donc pas de recevoir une quelconque lumière, puisque la force du Massakh [écran] et du Tsimtsoum [restriction] sont sur elle. Le deuxième point est le point de Malkhout qui s’est adouci dans la qualité de la clémence, qui est Bina. Toutes les lumières que Malkhout reçoit proviennent du deuxième point. Par conséquent, le premier point est caché en elle, et seul le deuxième point est visible et la contrôle, et elle peut donc recevoir les lumières supérieures. Pour cette raison, Malkhout est appelée « l’arbre de la connaissance du bien et du mal », car si l’homme est récompensé, c’est bien, car le premier point est caché et seul le deuxième point gouverne. A ce moment-là, il y a de la bonté dans Malkhout et l’inférieur reçoit d’elle. S’il n’est pas récompensé, car il pèche, il y a une force dans le serpent de révéler le premier point de Malkhout, qui n’est pas associé à Bina, et alors elle est mauvaise.

Nous pouvons maintenant interpréter les paroles du Zohar concernant : « Si une femme conçoit et enfante d’un garçon ». Nous avons demandé : « que nous apprend si une femme qui conçoit en premier accouche d’un garçon ? » Selon les paroles du Zohar, il y a deux forces en nous :

1) la qualité du jugement, qui est féminine, appelée Malkhout,

2) la qualité de la clémence, qui est masculine, à savoir une force masculine, signifiant don sans réserve, comme le disaient nos sages : « Comme Il est miséricordieux, sois miséricordieux. »

Ces deux forces gouvernent l’homme, mais parfois la qualité du jugement est cachée et la qualité de la clémence gouverne, et parfois la qualité de la clémence est cachée et la qualité du jugement dirige. Il faut savoir que « concevoir » est comme celui qui sème par exemple du blé dans le sol, les graines pourrissent et alors le blé comestible commence à pousser. Nous essayons également de fertiliser le sol grâce auquel le blé grandira et deviendra comestible.

Nous pouvons ainsi expliquer le verset « Si une femme conçoit ». Si un homme veut commencer le travail pour atteindre Dvekout [adhésion] au Créateur, et souhaite profiter des « nourritures humaines » et non des « nourritures animales » son ordre de travail devrait être qu’il conçoit la « femme » en lui appelé « désir de recevoir ».

C’est-à-dire qu’il devrait jeter ses récipients de réception dans la terre et essayer de faire pourrir la réception à des fins personnelles dans la poussière. Plus il la fertilise, c’est-à-dire qu’il essaie de comprendre et de sentir que l’amour-propre lui est aussi répugnant que le fumier, et plus il essaie de voir la bassesse de l’amour-propre et veut que son amour à des fins personnelles pourrisse, cela s’appelle « Si une femme conçoit », c’est-à-dire la femme en lui, les récipients pour recevoir. Il l’enterre dans le sol, ce qui signifie qu’il veut que son amour-propre pourrisse, alors elle « accouche d’un garçon », ce qui signifie des récipients de don sans réserve. En essayant d’annuler ses récipients de réception, c’est-à-dire l’amour-propre, il est récompensé des récipients de don sans réserve.

C’est comme s’il prenait du blé et l’ensevelissait dans le sol pour qu’il pourrisse, et ainsi il aura du blé comestible. « Comestible » signifie que nous l’apprécions. Autrement dit, avant de commencer à travailler sur le chemin de la vérité, il ne se réjouit que de ce qui entre dans les récipients de l’amour-propre. Maintenant, il se réjouit des choses qui entrent dans les récipients de don, appelés « nourriture humaine » et non « nourriture animale », qui sont des plaisirs animaux. C’est ce qu’on appelle « S’il est récompensé, la qualité du jugement est cachée. » Autrement dit, le désir de recevoir est caché et ne dirige pas, et seul le désir de donner, appelée « la qualité de la clémence », règne.

« Récompensé » signifie qu’il veut être pur, c’est-à-dire donner sans réserve. « Épais » signifie le désir de recevoir. Parce qu’il veut atteindre la qualité de la clémence, il est récompensé de la disparition des récipients de réception. Autrement dit, ils ne gouvernent pas, mais la qualité de la clémence gouverne, qui est appelée « don sans réserve » et « masculine ». C’est ce qu’on appelle « donner naissance à garçon », où l’enfant naît par fécondation de la femme, c’est-à-dire en ensevelissant le désir de recevoir dans le sol, ce qui signifie qu’il veut recevoir tous ses plaisirs dans des récipients de don.

Ce n’est pas le cas si l’homme conçoit d’abord, si le début de son travail est constitué par les récipients de don sans réserve, dont il est constitué depuis la racine de la correction. Par l’association de la qualité de la clémence au jugement, il désire enterrer les récipients de don, appelés « masculin », puis il « accouche d’une fille ». Cela signifie qu’alors la qualité de jugement apparaît en lui et gouverne, tandis que la qualité de la clémence, appelée « garçon », disparaît et il n’a aucune force pour faire quoi que ce soit avec les récipients de don sans réserve.

Alors, il ne mange que de la nourriture animale et il n’est que dans l’amour-propre, comme les animaux. Autrement dit, s’il sème dans le sol les récipients de réception, appelés « filles », alors de la nourriture humaine en sort, c’est-à-dire la force de donner sans réserve. Mais s’il enterre les forces de don sans réserve dans le sol, alors il « accouche d’une fille », et toute sa nourriture est dans des récipients de réception, appelés « accoucher d’une fille ». Par cela, nous comprendrons ce que Rabbi Yossi a répondu à la question de Rabbi Aha, que le Créateur distingue entre une goutte masculine et une goutte féminine, et parce qu’Il ​​l’a fait, Il décide si elle sera un garçon ou une fille.

Nous avons demandé : « qu’est-ce que cela nous apprend ? » Nos sages ont dit : « Celui qui vient se purifier est aidé », et le Zohar dit : « avec une âme sainte ». Il s’avère que lorsque la femme conçoit d’abord, c’est-à-dire que le début de son travail est de semer, c’est-à-dire d’enterrer la femme en lui, c’est-à-dire son désir de recevoir pour lui-même, et toutes ses pensées sont comment se débarrasser de l’amour à des fins personnelles, et c’est ce qu’il demande au Créateur, alors le Créateur distingue si la goutte est masculine, ce qui signifie qu’il veut que le Créateur donne des récipients de don. A ce moment, le Créateur lui donne une âme masculine. C’est-à-dire qu’Il lui donne une force d’en haut, appelée « âme sainte », par lequel il peut être celui qui donne, si le Créateur voit que son intention dans le travail de la Torah et des Mitsvot [commandements] est de se purifier parce qu’il veut sortir de la Touma [impureté] de l’amour-propre, alors le Créateur lui donne une âme masculine.

Si le Créateur discerne que la goutte est féminine, c’est-à-dire que l’homme conçoit d’abord, à savoir que le début de son travail est d’agrandir ses récipients de réception, que sa racine, appelée « l’association de la qualité de la clémence au jugement », mais il entend seulement recevoir une plus grande récompense pourr ses actions, comme il est écrit dans le Zohar, « elles aboient comme des chiens et disent ‘Donne-nous les richesses de ce monde et donne-nous les richesses du monde à venir’ », il s’ensuit que son intention était uniquement d’augmenter les possessions qui relèvent de l’amour à des fins personnelles.

Il s’ensuit qu’en semant, c’est-à-dire en enterrant son inclusion avec la qualité de la clémence, il dissimule la qualité de la clémence, qui est la force du don sans réserve. C’est ce qu’on appelle « semer », lorsque nous mettons et cachons le blé dans le sol, et que le blé se cache sous terre. Cela nous suggère que la force du don sans réserve est cachée et que la force de la réception est visible. C’est ce qu’on appelle « accoucher d’une fille ».

Il s’avère que ce que dit Rabbi Yossi – que le Créateur distingue si une goutte est masculine ou féminine– vient nous apprendre que l’homme ne doit pas dire : « Je me suis engagé dans la Torah et les Mitsvot depuis si longtemps et j’ai tout observé, ‘facile et difficile’, mais je ne vois pas que le Créateur m’aide d’en haut pour que je puisse gravir les degrés de sainteté. Il demande : « Où est l’aide d’en haut, comme le disaient nos sages : « Celui qui vient se purifier est aidé » ?

Rabbi Yossi vient et dit à ce sujet que le Créateur distingue ce qu’est la goutte : qu’il s’agisse d’un homme, si tu veux le travail de don sans réserve, ou le travail d’une femme, ce qui signifie que tout ton travail est pour recevoir une récompense, appelée donner mais pour recevoir. Il ne peut donc pas dire que le Créateur n’entend pas sa prière. Mais, le Créateur entend et sait ce qu’il prie, ce qui signifie qu’il ne veut absolument pas ensevelir son amour-propre dans le sol, alors comment le Créateur peut-il lui donner ce qu’il ne veut pas ?

Nous savons qu’il n’y a pas de lumière sans Kli. Un Kli est appelé un manque, et « lumière » est la satisfaction du manque. Si un homme ne sent pas le manque de ne pas avoir le désir de donner sans réserve, qui est l’essentiel de la bassesse de l’homme, pour laquelle il est éloigné de la Kedousha [sainteté] et ne peut pas être récompensé de Dvekout [adhésion] au Créateur. Cela veut dire qu’il n’a pas de Kli pour recevoir le remplissage. C’est pourquoi Rabbi Yossi dit que le Créateur discerne de quelle goutte il s’agit, c’est-à-dire ce qu’un homme veut que le Créateur donne, quelle âme, c’est-à-dire la lumière qui se revêt dans les récipients de don, c’est-à-dire qu’Il lui donne de la lumière afin d’avoir la force de donner ou la force de recevoir. Pour cette raison, il ne doit pas se plaindre auprès du Créateur parce qu’Il ​​donne à chacun ce qu’il veut.

C’est comme l’ont dit nos sages : « Comment se passe la repentance ? Quand il connaîtra les mystères, il témoignera qu’il ne retournera pas à sa bêtise ». Cela signifie que lorsque le Créateur lui a donné une âme masculine, c’est-à-dire la lumière, afin qu’il ait la force de donner sans réserve, le témoignage du Créateur apparaît lorsqu’il « témoigne qu’il ne retournera pas à sa bêtise », car le Créateur lui a donné l’âme. Par cela, il est certain qu’il ne travaillera désormais plus pour l’amour-propre mais seulement pour donner.

Il est écrit de la même manière dans les paroles du Zohar, que « celui qui vient se purifier est aidé ». Et c’est ce que dit Rabbi Yossi, que le Créateur distingue certainement si une goutte est masculine ou féminine. Et parce qu’Il ​​l’a fait, Il décide si ce doit être un garçon ou une fille. Ceci est « Celui qui connaît les mystères témoignera qu’il ne retournera pas à sa bêtise ». Cependant, comment l’homme peut-il en arriver à vouloir enterrer son amour-propre, que nous appelons un Kli, et que le Créateur lui donnera la lumière dans ce Kli, c’est-à-dire l’âme masculine dans un Kli qui vient parce qu’il a enterré le désir de recevoir, appelé « Si une femme conçoit » ?

Il est très difficile pour un homme, après avoir été créé, d’avoir la qualité du jugement révélée et la qualité de la clémence cachée. Le début de la création de l’homme est « L’homme est né un ânon sauvage », et la qualité de la clémence en lui est un point noir qui ne brille pas. Pour cette raison, il n’a aucun besoin ou manque qui engendrerait en lui la pensée qu’il a besoin de récipients de don. Mais son seul souci est de satisfaire tout ce qu’exige son amour-propre. Si le Créateur l’aide à satisfaire complètement son désir de recevoir, il se sentira l’homme le plus heureux au monde, et de quoi d’autre aurait-il besoin ?

Il en découle que qui peut lui dire qu’il a besoin d’un manque appelé « désir de donner sans réserve » ? Il entend une nouveauté : on lui dit qu’il a besoin d’un manque. C’est-à-dire qu’ici le Kli, appelé « manque », sera désormais ce qui lui manque, ce qui signifie qu’il a besoin d’un manque, et la satisfaction sera de recevoir le manque. Il s’ensuit qu’ici Kli et Ohr [lumière] se réfèrent uniquement au manque.

Pour comprendre cela, nous devons tout d’abord rappeler les paroles de nos sages, selon lesquelles une prière s’appelle « travail dans le cœur ». Pourquoi la prière est-elle appelée « travail dans le cœur » ? Après tout, la prière se dit avec la bouche. Il faut interpréter qu’une prière est appelée « manque », quand l’homme veut que sa demande soit exaucée, c’est-à-dire obtenir un manque dans le sens où il n’a pas besoin de vouloir donner, mais tout ce qu’il veut est dans l’amour de soi. Mais comment peut-il exiger quelque chose dont il n’a pas besoin, et même lorsqu’il écoute ce qu’on lui dit que c’est tout ce dont il a besoin. Mais s’il ne le ressent pas, que doit-il faire pour qu’il en ressente le manque ?

Nos sages nous ont donné un conseil, appelé la « prière », qui est le travail dans le cœur. C’est-à-dire qu’un homme dit oralement qu’il lui manque le désir de donner sans réserve, et le cœur lui dit que tout ce dont il a besoin est de satisfaire tout ce que l’amour-propre exige et de ne pas penser aux manques, mais aux satisfactions. C’est pour cette raison qu’il a beaucoup de travail avec son cœur pour vouloir demander un manque qui contredit complètement le désir de recevoir, qui est l’essence même de la créature. Parfois, le cœur l’emporte, et parfois, la bouche l’emporte. Il s’avère qu’alors sa bouche et son cœur ne sont pas identiques car il faut savoir qu’en fin de compte c’est le cœur qui gouverne précisément l’homme, et non la bouche.

C’est pourquoi il a été dit que l’homme doit travailler avec son cœur, pour accepter de demander le manque, c’est-à-dire que le Créateur satisfera son manque, à savoir qu’ici la satisfaction est appelée « manque ». C’est le sens de « Le Créateur satisfera son manque », ce qui signifie que le manque est appelé une satisfaction.

Maintenant nous pouvons comprendre que la seule manière d’obtenir un manque, que nous n’avons pas le désir de donner sans réserve, est par la prière, qui est un « moyen/intermédiaire » entre l’homme et le manque. C’est-à-dire qu’il prie pour que le Créateur lui donne quelque chose dont il ne manque pas, pour qu’il en manque. Il s’ensuit que le Kli appelé « manque » est un manque par rapport au ressenti, c’est-à-dire qu’il ne ressent pas son manque, et la prière est que le Créateur lui donne la lumière, qui est la satisfaction de son manque. Il s’avère donc que la satisfaction est le manque. Ainsi, il n’a d’autre choix que de prier le Créateur de lui donner un manque, et c’est ce qui relie le Kli à la lumière.

C’est comme l’a dit le Baal HaSoulam au nom de l’ADMOR de Poursov à propos de ce que Rabbi Shimon a dit : « L’écrit doit plus accélérer à l’endroit où les poches sont vides ». Une « poche » désigne un Kli où l’on met de l’argent. Une « poche » signifie un manque, et « l’argent » est la satisfaction du manque. Ainsi, si un homme n’a pas de poche, c’est-à-dire un manque, c’est encore pire que de ne pas avoir de satisfaction car il est inconscient. Il s’ensuit que là où l’homme n’a aucune sensation de manque, de ne pas avoir un Kli du désir à donner, il faut qu’il se dépêche. Avec quoi ? Avec la prière, qui est le moyen entre le Kli et la lumière, entre le manque du manque et la satisfaction, où il ressent déjà ce manque qu’il ne peut pas travailler pour donner sans réserve.

Nous allons maintenant expliquer ce que nous avons demandé à propos de la réponse de Rabbi Yossi à la question de Rabbi Aha pourquoi il est écrit : « Si une femme conçoit, elle accouche d’un garçon », puisque cela dépend de la grossesse, et il aurait dû dire : « Si la femme conçoit et est enceinte d’un garçon ». Rabbi Yossi répondit que « à partir du jour où elle conçoit et est enceinte, et jusqu’à l’accouchement, une femme n’a d’autre mot dans la bouche que de savoir si son enfant sera un garçon ». Nous avons demandé : que nous apprend, ce que dit la femme ?

D’après ce que nous avons expliqué sur l’ordre du travail, nous devrions alors interpréter « Si une femme conçoit » comme un homme qui enterre son amour-propre dans le sol pour qu’un garçon en sorte, c’est-à-dire qu’il soit récompensé du désir de donner sans réserve. Il s’ensuit que dès qu’il commence le travail pour obtenir le désir de donner sans réserve, appelé « Si une femme conçoit », le travail dans cette direction commence immédiatement et il commence déjà à dire : « Pourvu que je donne naissance à un garçon ».

Autrement dit, nous devons passer par un processus de haine de l’amour-propre et ressentir la mesure du mal qui est dans l’amour-propre. Il ne suffit pas de décider de ne pas emprunter le chemin auquel il est habitué et de vouloir changer ses habitudes. Mais il faut que l’ampleur du mal que lui cause l’amour-propre apparaisse sous ses yeux, car ce n’est qu’en voyant ce qu’il perd qu’il peut alors être sûr de ne pas regretter à mi-chemin.

C’est comme la phrase d’un prosélyte qui vient se convertir (Yevamot, 47a) : « Nos sages ont dit : ‘Un prosélyte qui vient se convertir, on lui dit : ‘Qu’as-tu vu pour être venu te convertir ?’ Ne sais-tu pas qu’aujourd’hui Israël est affligé, rejeté, méprisé, rendu fou et souffre (Rachi a interprété « méprisé » comme dans « bas » et « contraint », comme « détrôné et contraint) ?’ S’il disait : Je sais et je n’en suis pas digne, il est immédiatement accepté. » Il est écrit dans Le Grand Livre des Mitsvot: « La raison pour cela est qu’il ne dira pas par la suite : Si j’avais su, je ne me serais pas converti (Yoreh Déa, point 268).»

Vouloir sortir de l’amour-propre et commencer le travail du don sans réserve équivaut à quitter tous les états qu’il a vécus, à tout abandonner et à entrer dans un domaine où il n’est jamais allé. Pour cette raison, il doit passer par la « fécondation et les mois de grossesse » jusqu’à ce qu’il ait la capacité d’acquérir de nouvelles qualités, étrangères à l’esprit qu’il a reçu à sa naissance. Tout ce qu’il a reçu de l’environnement dans lequel il a grandi et qui l’a élevé avec ses opinions et ses pensées était entièrement basé sur l’amour-propre. Il a toujours pensé contrôler les autres, et là où il pensait trouver un endroit où il pourrait contrôler, il s’est rendu compte que cela en valait la peine, car cela donne du plaisir au désir de recevoir, et la majorité l’a soutenu. Cela veut dire qu’il a reçu la force pour ses aspirations de la majorité, ce qui signifie qu’il a vu que tout le monde se comportait de cette façon pour que le corps sache qu’il valait la peine de faire des efforts pour acquérir du pouvoir, du respect ou de l’argent. Tout était concentré sur une seule ligne, appelée « désir de satisfaire son Kli », appelé « amour-propre ».

Mais maintenant qu’il est venu se convertir, c’est-à-dire sortir de l’amour-propre, où il pensait comment contrôler les autres, maintenant on lui dit qu’il doit tout mettre en œuvre pour se contrôler et qu’il lui est interdit de contrôler les autres. Et là où chaque jour il regardait combien il avait gagné ce jour-là, qu’il a mis dans le sac de l’amour-propre, maintenant on lui dit qu’il devrait calculer chaque jour combien de profit il a gagné et qu’il peut mettre dans le sac de l’amour d’autrui.

Par conséquent, nous devons interpréter ce qui est dit à celui qui vient se convertir. Cela suggère que la personne qui était jusqu’à présent comme un goy, comme il est écrit : « Et ils se mêlèrent aux nations [goyim] et apprirent de leurs actions », dit le Zohar, « Chaque homme est un petit monde en soi » à savoir que chaque personne est constituée des soixante-dix nations, qui correspondent à sept qualités, dont chacune en comprend dix. C’est pourquoi on les appelle « soixante-dix nations », et l’Israël en lui est en exil, sous la domination des goyim.

C’est pourquoi, lorsqu’un homme vient prendre sur lui (le fardeau du) royaume des cieux et sortir de l’exil quand il a capitulé devant elles [ndt ; nations] et qu’il les a écoutés jusqu’à présent - c’est-à-dire qu’il devait faire ce qu’elles lui demandaient et pensait que cela devait être ainsi, mais le point dans son cœur s’est réveillé en lui et maintenant il est venu travailler pour le Créateur – elles lui disent : « Jusqu’à présent, les nations n’ont pas humilié l’Israël en toi. Cela signifie que ton corps ne s’est encore pas opposé. Mais maintenant que tu veux être « Israël », alors que tu n’es pas encore sorti de leur emprise, elles méprisent alors « Israël » en toi, puisque le corps ne te laisse pas travailler pour donner sans réserve. Par conséquent, tu dois d’abord réfléchir si tu veux entreprendre ce grand travail.

Mais ensuite, les nations du monde capitulent également, c’est-à-dire le corps. Cependant, avant de terminer son travail, il doit passer par des mois de grossesse. Pour cette raison, elles n’informent pas l’un homme ce que signifie réellement l’annulation de l’amour-propre. Mais il doit recevoir cette information petit à petit, ce qu’on appelle les « mois de grossesse ». Cela signifie que même si elles ont dit : « Si une femme conçoit et accouche d’un garçon » la vérité est, comme le dit Rabbi Aha, que ce n’est pas comme les gens l’imaginent que dès la fécondation, c’est-à-dire dès que tu décides d’enterrer ton désir de recevoir, immédiatement « accouche d’un garçon ». Mais cela dépend de toute la grossesse. Cela signifie que même s’il a accepté d’enterrer son désir de recevoir, il ne connaît pas encore le véritable sens de l’annulation de l’amour à des fins personnelles.

Mais, connaître la véritable nature du désir de recevoir n’est pas quelque chose que l’homme peut ressentir d’emblée, puisque le désir de recevoir doit être prêt pour avoir la force de renoncer aux véritables plaisirs, qui sont des plaisirs éternels, s’il n’a fait pas d’exercices pour s’habituer chaque fois à un plus grand amour-propre. C’est-à-dire que lorsqu’un homme commence le travail du don, il reçoit constamment du ciel plus de plaisirs, même pour les choses matérielles, de sorte qu’il s’habitue à renoncer aux plaisirs et à les recevoir uniquement pour donner sans réserve.

Nous pouvons maintenant comprendre ce que nos sages ont dit, à savoir que « le mauvais penchant apparaît aux méchants comme une mèche de cheveu, et aux justes comme une haute montagne ». Nous avons demandé : y a-t-il une différence dans la réalité ? Mais comme une personne doit être prête à pouvoir recevoir les plaisirs éternels afin de pouvoir donner sans réserve, on lui donne constamment plus de plaisirs en toute chose, sous forme d’exercices pour apprendre à utiliser ses récipients de réception, appelés « désir de recevoir », et être toujours capable de le recevoir afin de donner sans réserve. Sinon, il renoncera à ce grand plaisir.

Il s’ensuit qu’il doit passer par neuf mois de grossesse, au cours desquels il acquiert la force, appelée « désir de donner sans réserve ». S’il voit que quelque chose dérange le désir de donner, il a la force de la repousser, et alors cela s’appelle « et enfante un garçon ». Autrement dit, une fois qu’il a traversé le processus des « mois de grossesse », et non au milieu du travail, ce qui signifie que dès qu’il commence le travail, il veut immédiatement voir la force de don sans réserve qu’il a atteint. Sinon, il se met en colère et dit : « J’ai déjà commencé à semer, alors où sont les fruits que je devais obtenir ? Rabbi Yossi explique à ce propos : « Une femme, du jour où elle conçoit jusqu’au jour de son accouchement, n’a d’autre mot dans la bouche que de savoir si son enfant sera un garçon. » Cela signifie que même si elle n’a pas encore accouché, elle n’a pas la patience d’attendre et souhaite accoucher immédiatement.