Que signifie « Chaque jour, qu’ils soient à tes yeux comme nouveaux », dans le travail ?
1989 — Article 40
Sur le verset « En ce jour, l’Éternel, ton Dieu, t’ordonne d’accomplir ces lois et ces jugements, et tu veilleras à les accomplir de tout ton cœur et de toute ton âme », nos sages ont commenté (Rashi, Tavo, troisième ; Yitro 13, 10) : « Chaque jour, qu’ils soient à tes yeux comme nouveaux. Comme si je les avais reçus aujourd’hui du mont Sinaï. Comme si ce jour même tu en avais reçu le commandement. »
Et il faut comprendre ce que nous ajoute ceci : « Comme si aujourd’hui tu en avais reçu le commandement. » Et pourquoi ne suffit-il pas, simplement, qu’au mont Sinaï ils aient alors reçu la Torah, mais que nous devions accepter sur nous « comme si aujourd’hui tu en avais reçu le commandement » ? Que nous ajoute ceci dans le travail ?
Voici que dans Shaar HaKavanot (deuxième partie, page 9), il dit, et voici ses mots : « La notion de la lecture du Shema et de la prière, que l’on prie chaque jour, constamment, trois fois, le soir, le matin et à midi, les jours de semaine, à Shabbat et les jours de fête. Sache qu’il y a une grande différence et un grand changement entre les prières des jours de semaine et la prière de Shabbat et de Rosh Hodesh, et la prière des jours de fête et de Hol HaMoed. Et non seulement cela, mais même parmi les jours de fête eux-mêmes, la prière de la fête de Pessa'h n’est pas égale à la prière de la fête de Shavouot. Et non seulement cela, mais parmi les jours de semaine eux-mêmes, il y a un grand changement entre la prière de ce jour et la prière du jour qui le suit. Et tu n’as aucune prière, depuis le jour où le monde a été créé jusqu’à la fin du monde, qui ressemble à une autre. Et aucun homme ne ressemble à son prochain, et celui-ci corrigera ce que celui-là ne corrigera pas. Car le but de la mitsva de la prière est de discerner les discernements des sept rois d’Édom qui sont morts. Et chaque jour et chaque jour, et à chaque prière et chaque prière, sont discernés des discernements de nouvelles étincelles. »
Et afin de comprendre la notion de la brisure qui a eu lieu dans les sept rois d’Édom, que nous devons discerner par la Torah, les mitsvot et la prière, nous devons nous rappeler les deux choses qui nous sont connues :
A. Le but de la création,
B. La correction de la création,
car le but de la création est de faire du bien à Ses créatures, c’est-à-dire que les créatures recevront du bien et du plaisir. Et la correction de la création est qu’au moment où elles recevront le bien et le plaisir, elles ne ressentiront pas la notion de honte du fait de la disparité de forme qu’il y a entre le receveur et le donneur. Et le conseil est qu’une correction a été faite, selon laquelle, sur « dans le but de recevoir pour soi-même », la lumière ne brille plus. C’est pourquoi, lorsque l’homme se trouve plongé dans les kelim de réception pour soi-même, repose sur lui l’aspect de voilement et de dissimulation, et il n’est pas capable de ressentir l’importance de la Kedousha, étant donné que la Kedousha repose précisément dans le lieu où il veut donner du contentement à son Formateur.
Cependant, avant cela, c’est-à-dire que, tout le temps qu’il n’a pas encore mérité les kelim de don, que ce n’est que dans ces kelim que réside la lumière supérieure, alors l’homme est obligé de tout recevoir dans la croyance. C’est-à-dire croire au Créateur, qu’Il dirige le monde dans l’aspect de Bon et Bienfaisant. Et croire en la grandeur du Créateur, « du fait qu’Il est grand et souverain ». Et croire que c’est un grand mérite de servir un grand roi, et cette notion, de dire que c’est un grand mérite, l’explication n’est pas de le dire avec la bouche ; plutôt, l’homme a besoin de ressentir une grande jouissance dans le fait qu’il sert un grand roi. C’est-à-dire, quand l’homme peut-il dire qu’il sert un grand roi ? C’est lorsqu’il a une grande jouissance. Et s’il ne ressent pas encore de jouissance du fait qu’il sert le roi, c’est un signe qu’il n’est pas encore parvenu à un degré où il croit qu’il sert un grand roi.
Et nous devons croire à ce qui est écrit : « Et Son royaume domine sur tout. » À ce sujet a dit mon père et maître, de mémoire bénie, qu’il n’y a aucune autre force dans le monde, mais que Lui seul fait et fera tous les actes. Et la Kedousha fait vivre les klipot. Car les klipot n’ont aucune vitalité, sinon ce que la Kedousha leur donne. Et c’est ce qui est écrit : « Et Tu les fais tous vivre. » Et l’explication de « Et Son royaume domine sur tout » est que Malkhout d’Atsilout leur donne la vie, autrement elles ne pourraient pas subsister.
Et selon cela, il ressort de ce que nous étudions, du fait que le Créateur a créé le désir de recevoir afin qu’il reçoive du plaisir, qu’il est obligé de recevoir du plaisir et de la jouissance, autrement il n’a pas de droit à l’existence dans le monde. C’est-à-dire, bien qu’un tsimtsoum et une dissimulation aient été faits sur le désir de recevoir pour soi-même, que le bien et le plaisir n’y parviennent pas, cependant, afin que ce désir subsiste, car s’il s’annulait, il n’y aurait rien à corriger, c’est pourquoi, afin qu’il subsiste, il reçoit une faible vitalité, afin qu’il ne s’annule pas. Et cette vitalité qu’ils reçoivent vient de la force de la brisure des kelim, des étincelles de Kedousha étant tombées dans les klipot, afin qu’elles reçoivent de la vitalité, afin qu’elles ne s’annulent pas.
Et selon ce qui a été dit, il ressort que sans plaisir il n’est pas possible de vivre. Cependant, tout le temps que l’homme n’a pas encore accepté sur lui le joug du royaume des cieux, cet homme reçoit de la vitalité uniquement du Créateur. Cependant, l’homme n’a pas la croyance au Créateur qui lui permette de dire que le Créateur lui donne la vie. C’est pourquoi l’homme dit qu’il a la vie de la nature. Et nous devons dire que la vérité est que le Créateur Se dissimule dans ces revêtements à l’égard des laïcs. Cependant, ils ne croient pas à cela, c’est-à-dire que le Créateur Se dissimule à l’égard de cet homme, de sorte que l’homme ne puisse pas croire que le Créateur est le donneur. Plutôt, le Créateur S’est dissimulé dans un revêtement de séparation. C’est pourquoi le plaisir du Créateur parvient à l’homme revêtu de revêtements, que dans ces revêtements est revêtu le plaisir.
Et c’est à l’exemple de ce que nous voyons, qu’il y a une nourriture de l’homme, qui s’assied et mange un repas de viande, de poissons, et autres choses semblables. Et de cela, l’homme jouit. Et ce qui reste comme déchets de la nourriture, il le jette à la poubelle pour les chats, afin qu’ils mangent ces déchets. Et certainement, les chats jouissent des déchets. Et nous voyons qu’ils ont une entière satisfaction de la nourriture, de ce qu’ils trouvent dans les ordures. C’est pourquoi nous voyons que les chiens, les poules, et autres animaux semblables, tous jouissent de la nourriture. Seulement, il y a une différence, que la jouissance de l’homme ne vient pas des déchets, tandis que, pour eux, des aliments de déchets suffisent bien.
Et de même dans le travail du Créateur. Il y a des personnes qui jouissent du fait qu’elles jouissent des déchets, c’est-à-dire des klipot, auxquelles la Kedousha donne une lumière fine, et de cela, elles ont une entière satisfaction. Et il y a des personnes dont la jouissance, ce qu’elles reçoivent à l’exemple de tout l’ensemble, relève de l’aspect des déchets de la Kedousha. Cependant, cette nourriture ne les satisfait pas, du fait qu’elles ont une poussée intérieure, qu’elles ressentent qu’il ne vaut pas la peine de naître et de recevoir une jouissance des déchets.
C’est-à-dire qu’elles ressentent qu’il ne peut pas être que cette même nourriture donnée aux animaux, c’est-à-dire aux bêtes domestiques, aux bêtes sauvages, aux oiseaux, et autres animaux semblables, soit une nourriture pour les êtres humains, dont la qualification est l’aspect du parlant, qui serait semblable aux animaux. C’est-à-dire que de la même chose dont se nourrissent les animaux, se nourrisse l’aspect du parlant. Et ce ressenti ne leur donne pas de repos. Et elles commencent à chercher un autre lieu de subsistance, afin qu’elles puissent dire que, pour cela, il vaut la peine de naître et de jouir de la vie.
Et cette chose les amène à chercher la spiritualité. Et cela les amène à prendre sur elles le joug du royaume des cieux, et le joug de la Torah et des mitsvot. Et ici aussi, c’est-à-dire après qu’elles ont pris sur elles le joug de la Torah et des mitsvot, il y en a parmi elles qui reçoivent une satisfaction de l’aspect de « lo lishma ». Comme le dit le Rambam, qu’au début, on leur apprend à s’occuper de la Torah et des mitsvot dans le but de recevoir une récompense. Et il faut qu’il en soit ainsi, qu’elles ne changent pas l’ordre de leur travail, mais « jusqu’à ce que leur raison s’accroisse et qu’elles deviennent sages d’une sagesse supplémentaire, on leur révèle ce mystère peu à peu ».
Et la question se pose : d’où savons-nous qu’elles se trouvent dans l’aspect de « jusqu’à ce que leur raison s’accroisse » ? La réponse est comme susmentionné, qu’il reçoit une poussée intérieure, et ressent qu’il est impossible de dire que c’est là ce qui est écrit : « Car c’est votre sagesse et votre intelligence aux yeux des peuples. » Alors on voit que, déjà, sa raison s’est accrue. Et déjà, chez lui, il en est comme le dit le Rambam : « Et qu’elles deviennent sages d’une sagesse supplémentaire. » C’est-à-dire qu’il est devenu sage, qu’il a commencé à ressentir qu’il y a aussi un aspect d’intériorité dans la Torah et les mitsvot.
« Alors on lui révèle ce mystère. » C’est-à-dire qu’il faut travailler aussi sur l’intention. Dont l’explication est que l’homme doit s’appliquer à ce que tous ses actes soient dans le but de donner. Qu’alors l’homme parvient à l’adhésion au Créateur. Et alors l’homme mérite le bien et le plaisir du but de la création. Et alors l’homme se nourrit de la nourriture qui convient à l’alimentation de l’homme, et non de l’aspect de déchets, ce que la Kedousha jette aux klipot, afin qu’elles aient de quoi subsister.
Cependant, ce n’est qu’une « lumière fine » afin de maintenir leur existence, c’est-à-dire qu’elles ne soient pas annulées du monde. Car si le désir de recevoir était annulé du monde, il n’y aurait personne à corriger. Et comme nous l’apprenons, que l’essentiel de la création est le désir de recevoir, et c’est toute la matière dans la création ; plutôt, comme susmentionné, il y a la notion de correction de la création, c’est-à-dire que la création est appelée « désir de recevoir », que cet aspect a été créé par la force du but de la création. C’est-à-dire que le désir de faire du bien à Ses créatures a créé, existence à partir de l’absence, un désir de recevoir.
Et la correction de la création est que l’on place sur lui l’intention dans le but de donner. Et alors l’homme est digne de recevoir le bien et le plaisir. Et alors, par le fait que l’on mérite l’adhésion, qui est l’équivalence de forme, alors on parvient au degré de « car c’est votre sagesse et votre intelligence aux yeux des peuples ». C’est-à-dire que seulement lorsque l’on sort de la domination des peuples, appelée « autorité de la multitude », et que l’on parvient à l’autorité de l’Unique, où l’homme n’a que l’autorité du Créateur, alors on mérite la lumière de ‘Hokhma et de Bina.
Cependant, bien que l’homme ait déjà reçu une impulsion intérieure, qu’il veuille travailler dans le but de donner, et non simplement dans l’aspect de l’acte dans le but de recevoir une récompense, et que l’intellect impose que l’homme doive aller de l’avant, et que chaque jour il aurait dû être plus fort que le jour d’hier, dans les faits commence ici un nouvel ordre, qui est vraiment contraire à l’intellect. C’est-à-dire que commence ici un ordre de montées et de descentes. Que parfois un homme dit que « les premiers jours étaient meilleurs que ceux-ci ».
Et il est possible qu’il y ait en un jour plusieurs montées et descentes, ou en une semaine plusieurs montées et descentes. À tel point que, bien des fois, l’homme en vient au désespoir et dit qu’il ne voit pas qu’il y aura un jour une réalité où il aura la possibilité de sortir de la domination du mal, et qu’il est seulement obligé d’être soumis au désir de recevoir. Et étant donné que, concernant l’essentiel du travail dans la Torah et les mitsvot, il est déjà parvenu à la reconnaissance que ce n’est pas si important, car l’importance essentielle de l’accomplissement de la Torah et des mitsvot doit être pour le Nom du Ciel. Cela veut dire que, du fait qu’il est parvenu à la reconnaissance que l’essentiel est de travailler pour le Nom du Ciel, ce savoir l’a amené à recevoir un aspect de moindre valeur, c’est-à-dire qu’il est sans importance de travailler dans l’aspect de l’acte sans intention.
Et bien qu’il sache, d’après ce qu’ont dit nos sages : « Que toujours il étudie lo lishma, et de lo lishma on vient à lishma », alors le mal dans l’homme lui fait comprendre : c’est vrai que c’est important, du fait que de lo lishma on vient à lishma ; ce qui n’est pas le cas pour toi, lui dit le mal dans l’homme, n’est-ce pas que tu vois que tu n’es pas capable de parvenir à lishma, et cela, tu le vois toi-même.
C’est-à-dire que, d’abord, le mal en lui lui fait comprendre qu’il doit désespérer de parvenir à un degré où il sera en son pouvoir de travailler au bénéfice du Créateur. Et après lui avoir donné des pensées de désespoir, il lui dit : maintenant que tu es déjà parvenu à la connaissance que l’essentiel est pour le Nom du Ciel, de ce fait tu comprends que ce qui n’est pas pour le Nom du Ciel n’a pas de valeur. C’est pourquoi il lui fait comprendre qu’il n’est pas nécessaire de donner tant de forces afin d’accomplir tous les actes ; n’est-ce pas que tu sais déjà toi-même que le lo lishma n’est pas si important. C’est pourquoi tu peux te relâcher dans la Torah et dans la prière, et ainsi de suite.
Il se trouve que, lors de la descente, l’homme se dégrade de plus en plus selon ce que son intellect lui fait comprendre. Et l’homme, lorsqu’il se trouve dans l’état de descente avec toute sa bassesse, s’enorgueillit encore. Et il dit : ces personnes que je vois, qui observent bien la Torah et les mitsvot dans tous les détails, bien que je voie qu’elles n’agissent pas pour le Nom du Ciel, je ne peux pas être comme elles.
À cela, il répond par une réponse d’orgueil. C’est-à-dire qu’elles ne sont pas encore parvenues à une connaissance si importante, que l’essentiel est de tout faire au bénéfice du Créateur. Ce qui n’est pas mon cas : je me tiens à un degré plus élevé qu’elles, et moi, je sais bien que l’essentiel est pour le Nom du Ciel. C’est pourquoi je ne vois pas en cela, c’est-à-dire dans le seul accomplissement de l’acte sans l’intention pour le Nom du Ciel, une utilité si grande qu’il vaille la peine de donner des forces pour les accomplir dans tous les détails. Et cela est appelé « une transgression entraîne une transgression ». C’est-à-dire que la transgression du désespoir l’amène à rabaisser le travail de lo lishma. Et après qu’il a rabaissé le travail de lo lishma, cela l’amène à parvenir à un degré d’orgueil. C’est-à-dire qu’il se considère comme étant dans l’aspect d’un élu parmi le peuple, qu’il comprend plus que les autres personnes, qui ne comprennent pas la vérité comme il la comprend.
Et si l’homme, malgré tout, ne fuit pas le combat, c’est-à-dire qu’il ne révèle pas ses fautes en public, un certain temps passe, jusqu’à ce que, des cieux, on ait pitié de lui et qu’on lui donne encore un certain éveil, et il reçoit de nouveau une montée. Et alors, encore une fois, le mal vient à lui pour débattre avec lui. Et encore une fois se déroule le même ordre. Et le conseil est de ne pas fuir les actes auxquels il était habitué ; plutôt, à l’inverse, c’est-à-dire de multiplier davantage les actes.
Et cela, il ne peut le faire qu’au-dessus de la raison. Et l’homme doit croire que, dans ce travail qu’il fait au moment de la descente, et où il ajoute des actes dans l’extériorité sur la base d’au-dessus de la raison, il fait par cela de grands pas afin de parvenir au but, appelé « adhésion au Créateur ». Et sur ce point a dit mon père et maître, de mémoire bénie, que c’est ce qui est écrit : « Car droites sont les voies du Créateur, les justes y marcheront, et les transgresseurs y trébucheront. »
Et dans cet état de descente, s’il peut ajouter des actes sur la base d’au-dessus de la raison, étant donné que sa raison lui montre, comme susmentionné, un ordre de « une transgression entraîne une transgression », et qu’il se fortifie au-dessus de l’intellect, alors il rapproche le terme de son travail, et il peut parvenir au but dans le temps le plus proche.
De ce fait, il incombe à l’homme, au moment de la montée, de mettre en ordre la notion de l’acte et la notion de l’intention. C’est-à-dire qu’au moment où il ressent que l’essentiel est l’intention, alors il doit penser que l’acte aussi est une chose très importante, étant donné que l’homme accomplit les mitsvot du Roi, et que nous n’avons pas d’atteinte de combien l’acte est important devant Lui, béni soit-Il. Comme l’a dit mon père et maître, de mémoire bénie, autant nous pouvons apprécier l’importance de lishma, bien plus encore est important devant le Créateur le lo lishma, et l’importance de lishma, il n’est pas en notre pouvoir de l’apprécier. C’est pourquoi, au moment de la montée, l’homme doit se souvenir de ne pas déprécier l’acte qu’il fait.
Cependant, en même temps, l’homme doit s’appliquer à faire ses actes de sorte qu’ils soient tous pour le Nom du Ciel. Et il y a une règle : toute chose à laquelle l’homme est habitué est déjà devenue chez lui comme une coutume, c’est-à-dire qu’il n’a pas besoin de savoir dans quel but est cet acte. Et cela est appelé « mitsva de personnes apprise », dont l’explication est qu’il y est habitué.
Et étant donné que la Torah et les mitsvot ont été données « afin de raffiner par elles les créatures », il s’ensuit qu’il doit avoir l’intention, lors de l’accomplissement des mitsvot, que cet accomplissement le conduise à un état d’adhésion au Créateur. Il s’ensuit que l’homme doit savoir ce qu’il veut de cet accomplissement.
C’est pourquoi, si l’homme fait un acte du fait de l’habitude, alors il n’a besoin d’aucune contrepartie. Il s’ensuit que, d’un côté, l’observance de la Torah et des mitsvot du fait de l’habitude est, elle aussi, une notion élevée, comme il est connu de ce qu’ont dit nos sages : « Une bonne pensée, le Créateur la joint à l’acte. » C’est-à-dire qu’au moment où l’homme mérite une bonne pensée, c’est-à-dire qu’il mérite de pouvoir déjà orienter ses actes dans le but de donner, alors tous les actes qu’il a faits, qui n’étaient pas encore avec les intentions pour le Nom du Ciel, le Créateur joint cette pensée à tous les actes qui étaient auparavant, et tous sont entrés dans la Kedousha. Il s’ensuit que plus il a de bons actes, plus la pensée pour le Nom du Ciel repose ensuite sur eux.
Et selon ce qui a été dit, nous comprendrons ce qu’ont dit nos sages : « Chaque jour, qu’ils soient à tes yeux comme nouveaux, comme si tu les avais reçus aujourd’hui du mont Sinaï, comme si, ce jour même, ils t’avaient été prescrits. » Il y a ici deux sens :
A. De même qu’alors ils avaient une préparation à la réception de la Torah, de même, chaque jour, l’homme a besoin d’une préparation à la réception de la Torah et des mitsvot, car par la préparation il est possible de parvenir à l’atteindre. Ce qui n’est pas le cas lorsque l’homme agit sans préparation, mais par habitude ; par cela, l’homme ne mérite pas le but de la création. Bien que cela aussi soit une grande chose, cependant, là où il peut entrer par cela au degré de « Connais le Dieu de ton père », qui est certainement directement orienté vers le but, c’est pourquoi ils ont dit : « Qu’ils soient à ses yeux comme nouveaux », car par cela il méritera l’adhésion au Créateur.
B. Que s’ils ne sont pas « à ses yeux comme nouveaux », et que cela est pour lui « comme une mitsva de personnes apprise », c’est-à-dire du côté de l’habitude, alors il ne peut déjà plus accomplir la Torah et les mitsvot de l’aspect d’au-dessus de la raison, car par le fait qu’il travaille au-dessus de la raison, il est ensuite apte à mériter la raison de Kedousha. Il se trouve qu’au moment où il travaille du fait de l’habitude, c’est-à-dire qu’il ressent qu’il a besoin d’accomplir la Torah et les mitsvot comme une coutume, selon laquelle il est habituel d’organiser l’ordre de sa journée, il se trouve qu’il n’a pas de lieu pour avancer. C’est pourquoi ils ont dit : « Chaque jour, qu’ils soient comme nouveaux. » Car par cela, l’homme parviendra à mériter l’aspect du but de la création, qui est que les créatures méritent de recevoir le bien et le plaisir.
Et selon ce qui est écrit dans le livre « Shaar HaKavanot », l’explication de « Chaque jour, qu’ils soient à tes yeux comme nouveaux » sera du fait que telle est la vérité, c’est-à-dire que chaque jour l’homme corrige de nouveaux aspects de ce qui est tombé lors de la brisure des kelim, comme cela est expliqué là, dans le livre. Il se trouve que l’homme ne répète pas ce qu’il a reçu de la Torah du mont Sinaï, il ne répète pas les mêmes choses. Plutôt, la Torah qui a été donnée au mont Sinaï, avec cette Torah, il est obligé de corriger chaque jour de nouveaux aspects. Il se trouve que c’est comme si « aujourd’hui tu en avais reçu le commandement ». C’est-à-dire que chaque jour il y a à corriger avec la Torah d’autres aspects.
Et de là se prolonge le fait que l’homme a besoin de manger chaque jour, et que ne suffit pas ce qu’il a mangé une fois par an, qui suffirait au moins pour une année. Plutôt, selon les paroles du saint Ari, à chaque repas sont triés de nouveaux aspects de la brisure, bien que chacun ne le ressente pas. Cependant, cela est donné à l’ensemble d’Israël. Et tous les individus dans l’ensemble ont besoin de parvenir à ce degré, comme il est écrit : « Car tous Me connaîtront, du plus petit au plus grand. »