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Hévrouta 9 - Suite à la Leçon 9 - Voir les mérites des amis au lieu de leurs défauts

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Hévrouta - Rencontre Locale Voir les mérites des amis au lieu de leurs défauts       Introduction   La semaine dernière, nous avons parlé de voir les qualités et les mérites des amis plutôt que leurs fautes ou défauts. …

Hévrouta - Rencontre Locale

Voir les mérites des amis au lieu de leurs défauts

 


 

 

Introduction

 

La semaine dernière, nous avons parlé de voir les qualités et les mérites des amis plutôt que leurs fautes ou défauts. Cette semaine, nous continuerons avec ce sujet car il est très important. Nous devons comprendre que c’est vraiment le travail principal dans la dizaine, et en général dans le groupe.

Ce que nous appelons l’inclination au mal, le « Yetzer HaRa », montre toujours sa tête. Elle essaie de nous faire douter que nos amis sont dans la bonne direction, et même de nous faire douter que nous-mêmes sommes dignes de cette direction.

Notre travail est d’élever constamment l’importance des amis au-dessus de ce que nous ressentons au départ. Nous avons un certain ressenti ou perception qui provient de notre nature égoïste. Puis, à travers l’effort de ne pas laisser ce ressenti nous dominer, à travers le désir de s’élever au-dessus de lui, un nouveau désir est créé en nous.

Ce nouveau désir, c’est ce que nous appelons « élever le MAN », l’élévation d’une prière intérieure, un désir de changer et de devenir comme le Créateur. C’est ce que nous appelons « Adam », l’homme, des mots « Adameh la-Elyon », « Je serai comme le Plus Haut ». C’est l’effort constant de s’élever et de ne pas rester à notre niveau actuel.

Si nous ne ressentions rien de négatif, si nous ne faisions pas l’expérience de l’inclination au mal et de tous ces doutes qui surgissent constamment en nous, il n’y aurait pas de véritable apprentissage. Désormais, nous comprenons que l’apprentissage que nous faisons est davantage une découverte de nous-mêmes, plutôt que simplement ce qui est écrit dans les livres.

Les livres nous aident à révéler ce qui se trouve en nous, jusqu’à ce que nous atteignions cet état que l’on décrit ainsi : « son âme lui enseignera ». Nous commençons à apprendre de l’intérieur quelle est notre relation avec les amis et avec le Créateur.

Donc cette semaine, nous allons approfondir ce sujet et élargir à la fois notre compréhension et notre étude pratique de la Kabbale.

 

 


 

9. RABASH, Article n°124, « Pour Me Servir »

« Le monde entier n’a été créé que pour me servir. » Selon l’interprétation de Baal HaSulam, cela signifie que toutes les fautes qu’une personne perçoit chez les autres, elle les considère comme les siennes. Elle a donc de quoi se corriger. Il s’ensuit que le monde entier est à son service en lui fournissant ses propres défauts, et qu’elle n’a pas besoin de les chercher elle-même. Au contraire, le monde lui rend un grand service en lui montrant ses imperfections. »

 


 

10. RABASH, Article n°21 (1986), « Concernant Au-dessus de la Connaissance »

« Peut être obtenu par l’adhésion des amis — de nouvelles qualités grâce auxquelles ils seront qualifiés pour atteindre la Dvékout avec le Créateur. Et tout cela peut être dit tant qu’il voit les mérites des amis. À ce moment-là, il est pertinent de dire qu’il devrait apprendre de leurs actions. Mais quand il voit qu’il est plus qualifié qu’eux, il n’y a rien qu’il puisse recevoir des amis.

C’est pourquoi ils ont dit que lorsque l’inclination au mal vient et lui montre la bassesse des amis, il doit aller au-dessus de la connaissance. Mais certainement il serait mieux et plus fructueux s’il pouvait voir avec connaissance que les amis sont à un degré plus élevé que lui-même. Avec cela, nous pouvons comprendre la prière que le Rav Elimélech a écrite pour nous : " Que nos cœurs voient les vertus de nos amis, et non leurs défauts." »

 

 


 

Clip Rav (3 dans la playlist)

 

https://kabbalah.academy/fr/videos/playlists/see-the-qualities-of-the-friends-and-not-their-faults/?order=3&back_url=/en/courses/lesson/822/

 

Transcription :

 

Question : Qu’est-ce qui rend une personne digne ? Qu’est-ce qui détermine qu’elle l’est ?

Rav : Digne de quoi ?

Élève : Digne de voir que le Créateur opère de cette façon ?

Rav : En cherchant. Il fait un effort. C’est comme s’il assemblait l’image du Créateur à partir de toutes sortes de formes de ses relations avec les amis. Je construis, construis, construis, construis, construis cette mosaïque, ce puzzle, à partir de tous les amis, jusqu’à ce que je commence à me rapporter à eux d’une telle manière que, certainement, je ne me rapporte pas à leur forme extérieure, ni à leurs qualités intérieures selon leur caractère ou toutes sortes de telles choses, mais à leur essence, à leur intériorité.

C’est ce qu’on appelle vouloir adhérer à « l’intériorité du cœur » de chaque ami. Et dans la mesure où je veux entrer dans le cœur de chaque ami, je commence à sentir que par cela, je commence à sentir le Créateur. Et ainsi, nous arrivons à la révélation du Créateur.

Essayez et vous verrez que c’est possible. Cela provient simplement du travail pratique que vous effectuez. Se relier à la dizaine, à travers la dizaine à la somme totale des désirs des amis, à travers cela à leurs intentions, à leurs cœurs, à ce qu’il y a dans le cœur de chaque ami.

Car dans le cœur de chaque ami se trouve son désir intérieur. Là, de l’autre côté, le Créateur est présent et place le désir de chaque ami devant moi, et de mon côté je me rapporte à lui. Il en résulte que là, dans les cœurs des amis, le Créateur et moi nous rencontrons. C’est ce qu’on appelle « à l’intérieur du Partzouf ».

 

 


 

Discussion/Atelier

Que signifie au-dessus de la connaissance ?

 

 


 

Paroles du Rav du Cours du 15/08/2002

 

Ce n’est que par la force de Bina que nous pouvons nous accrocher au supérieur, à la spiritualité, au-dessus de la connaissance (Daat/Raison). Qu’est-ce qu’au-dessus de la connaissance, dans la connaissance ou en-dessous de la connaissance ? Nous avons notre désir de recevoir. Je reçois dans le désir de recevoir et je juge selon ce que je reçois, et donc, comme il est écrit, « Un juge n’a que ce que ses yeux voient. » Ainsi, j’agis essentiellement selon ma nature, selon mon intellect, selon ma connaissance.

Cela s’appelle agir selon la connaissance (Daat/Raison). Daat est la lumière de 'Hokhma, ou intellect, disons, dans notre cas. Ce n’est pas exactement une lumière ici, mais aussi une certaine illumination de 'Hokhma qui se répand dans les récipients. Et parce que la lumière de 'Hokhma se répand dans les récipients, je reçois une connaissance sur mon état. Alors, de cette lumière de 'Hokhma, et des récipients, je reçois le plaisir lui-même, et aussi la reconnaissance du plaisir. Cela s’appelle « dans l’esprit et le cœur ».

Recevoir simplement dans l’esprit et dans le cœur s’appelle connaissance, Daat, la raison de la personne. Pourquoi disons-nous « selon sa raison » ? Parce que Daat est le plus haut degré parmi tous les degrés de la réception. C’est la conscience d’une personne, l’humain dans la personne. Ici je travaille selon mes récipients. Ce que je reçois effectivement en main, voilà ce que j’ai. Je le ressens, je le vois, je le comprends. Je m’y accroche fermement.

C’est la nature de ce cœur de pierre, la nature de notre matière, le désir de recevoir. Je ne peux être connecté au Créateur, être à un degré au-dessus de mon « moi », que si je reçois les récipients de Bina. Par exemple, comme nous apprenons sur les mondes de BYA, ce sont des parties de Galgalta Eynaïm qui, à travers la faute, sont tombées dans l’AHP. Ainsi, dans ces parties, littéralement dans ces parties brisées de Galgalta Eynaïm tombées dans l’AHP, la lumière peut se répandre, mais pas dans l’AHP où elles se trouvent.

C’est comme si vous aviez une pâte, et qu’à l’intérieur de la pâte il y avait de petits éclats de chocolat. Disons que ces éclats de chocolat sont les parties de Galgalta Eynaïm dans la pâte elle-même, qu’on appelle AHP. La lumière ne peut se répandre que dans ces éclats de Galgalta Eynaïm. Et s’ils sont correctement arrangés, alors, ensemble, par la connexion entre eux, le système des mondes de BYA se construit à partir d’eux.

En d’autres termes, les mondes de BYA sont des Galgalta Eynaïm qui sont en fait situés dans l’AHP, dans une masse d’AHP. Mais ces Galgalta Eynaïm sont connectés entre eux, et ils ne sont pas connectés à cette masse d’AHP. Ils n’ont qu’une protection contre l’AHP, pour qu’il n’interfère pas avec eux. Adam HaRishon, par sa nature, est cet AHP. Pas de l’état initial de la créature, mais selon sa nature, il est cet AHP.

S’il ne reçoit pas Galgalta Eynaïm en lui-même, il n’aura aucune connexion avec le Créateur, avec la lumière. Le Créateur est ressenti, la lumière se répand, seulement dans Galgalta Eynaïm. Elle ne peut pas se répandre dans les récipients de réception.

Une personne qui travaille non dans son AHP, dans cette masse de pâte, mais dans les Galgalta Eynaïm qui sont inclus en lui à la suite de la faute d’Adam HaRishon, est appelée quelqu’un qui travaille au-dessus de sa raison, au-dessus de sa connaissance, au-dessus de son désir. Parce que sa raison, l’ensemble de son désir, c’est la pâte, pas ces éclats de chocolat qui sont dedans. Cela s’appelle travailler dans la croyance au-dessus de la connaissance.

Pourquoi « dans la croyance » ? Parce que ce sont les parties de Bina, Galgalta Eynaïm, récipients du don.

« Au-dessus de la connaissance » signifie qu’il soumet l’AHP, l’écrase, fait une restriction dessus, et se transfère, pour ainsi dire, ses sensations, son cœur, dans ces Galgalta Eynaïm. Il est en eux, il vit en eux. Cela s’appelle travailler dans la croyance au-dessus de la connaissance.

Qu’est-ce qui peut aider dans de telles choses ? Qu’est-ce qui soutient cela ? Qu’est-ce qui aide une personne avec cela ? L’amour et la crainte. Ce sont les choses qui l’aident à s’accrocher à ces récipients du don et à ne pas être entraîné après les récipients de réception.

 

 


 

 

« Il faut être têtu dans l’œuvre du Créateur, quelles que soient les épreuves que l’on traverse. Retenez bien cela, car vous en aurez grandement besoin dès que vous vous lancerez, même modestement, dans le travail du Créateur. Car il faut une très, très grande persévérance, être fort et courageux, tenir bon, rester déterminé, même si l’on est mis à terre à chaque fois, et ne pas tomber complètement, Dieu nous en préserve.

 

Car toutes ces chutes, ces descentes, ces confusions, et autres, doivent nécessairement être vécues avant d’entrer dans les portes de la sainteté, et même les vrais justes sont passés par tout cela.

 

Et sache qu'il faut traverser un pont très, très étroit, et que le principal, c'est de ne pas avoir peur du tout. »

 

(Likutei Moharan, Deuxième Édition, Section 48)

 

 


 

 

Discussion/Atelier

 

Comment faire preuve de persévérance dans le travail du Créateur et comment pouvons-nous nous entraider dans cela ?

 

 


 

Chanson

 

https://kabbalah.academy/en/music/gesher-tsar-meod-midbar-long/