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Rabash

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Le But du Groupe - 1 Le but du groupe - 2 À propos de l’amour des amis L’amour des amis - 1 Chacun doit aider son ami Que nous apporte la règle « Aime ton ami comme toi-même » ? L’amour des amis - 2 Conformément à ce qui est expliqué au sujet de « Aime ton ami comme toi-même » L'observance de la Torah et des Mitzvot purifie le cœur L'homme devrait toujours vendre les poutres de sa maison Quel degré doit-on atteindre pour ne pas à avoir à se réincarner ? Le mérite ancestral À propos de l’importance du groupe Parfois la spiritualité est appelée «âme» L’homme doit toujours vendre tout ce qu’il possède et épouser la fille d’un disciple sage Quelque chose de négatif peut-il descendre d’en Haut? À propos du don sans réserve A propos de l’Importance des Amis L’Ordre du Jour de l’Assemblée -1 Et cela arrivera quand tu viendras dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne Vous êtes placés aujourd’hui, vous tous Fais-Toi un Rav et Achète-Toi un Ami - 1 La branche et de la racine La vérité et la foi Voici la postérité de Noé Va, quitte de ton pays Et l’Éternel lui apparut aux chênes de Mamré La vie de Sarah Fais-Toi un Rav et Achète-Toi un Ami - 2 Et les enfants se heurtaient en son sein Et Jacob sortit Concernant la dispute entre Jacob et Laban Jacob Dwelled in the Land Where His Father Had Lived Puissant rocher de mon salut Je suis le premier, Je suis le dernier Et Ezéchias tourna son visage vers le mur Mais plus ils le torturaient Sache aujourd’hui et réponds à ton cœur Viens à Pharaon - 1 Celui qui endurcit son cœur Nous devons toujours distinguer la Torah du travail Toute la Torah est un Seul Saint Nom Sur mon lit, la nuit Trois temps dans le travail En toute chose, nous devons discerner la lumière du Kli Montre-moi Ta gloire Repentance Les espions Le Créateur est proche de tous ceux qui l’appellent Trois prières L’homme ne se voit pas comme étant méchant A propos de la récompense des receveurs Les criminels d’Israël Et j’ai supplié l’Eternel Lorsque l’homme sait ce qu’est la crainte du Créateur Et il y eut un soir et il y eut un matin Qui témoigne d’une personne? Un juste qui va bien, un juste qui va mal Ecoute notre voix Moïse s’en alla Ciel, prêtez l’oreille Qu’est-ce que l’homme est récompensé de la charité et la paix grâce à la Torah? A propos de Hessed [Miséricorde] Le respect du père Confiance L'importance de la prière de plusieurs L’aide qui vient d’en haut Concerning the Hanukkah Candle À propos de la prière La vraie prière est pour un vrai manque Quel est le besoin essentiel pour lequel nous devrions prier? Viens à Pharaon - 2 Pourquoi faut-il emprunter des récipients aux Égyptiens? La prière de plusieurs Car L’Éternel s’est choisi Jacob L’ordre du jour de l’assemblée - 2 Quelle est la cause de la prière? La joie Should One Sin and Be Guilty Au-dessus de la raison Si une femme conçoit La crainte et la joie The Difference between Charity and Gift The Measure of Practicing Mitzvot [Commandments] Un chemin proche et un chemin éloigné Le Créateur et Israël sont partis en exil Une congrégation n'est pas moins de dix Lishma and Lo Lishma The Klipa [Shell/Peel] that Precedes the Fruit A propos de Yénika et Ibour La raison pour laquelle il faut avoir les jambes droites et se couvrir la tête pendant la prière Quels sont les commandements qu’une personne piétine avec ses talons? Juges et policiers Le quinzième jour du mois de Av Quelle est la préparation aux Slikhot [pardons] ? Le bien qui fait le bien, aux méchants et aux gentils The Importance of Recognition of Evil Il est interdit d’entendre une belle parole d’un mauvais homme What Is the Advantage in the Work More than in the Reward? L’importance de la foi qui est toujours présente Le miracle de Hanoukka La différence entre la miséricorde et la vérité, et la fausse miséricorde La grandeur de l’homme dépend de la mesure de sa foi en le futur Quelle est la substance de la diffamation et contre qui est-elle ? Pourim, le commandement "jusqu’à ne plus savoir" What Is Half a Shekel in the Work - 1 Pourquoi la fête des Matzot s’appelle la Pâque? Two Discernments in Holiness La différence entre le travail du grand public et le travail d’un individu The Severity of Teaching Idol Worshippers the Torah Quelle est la préparation pour recevoir la Torah dans le travail? - 1 Qu’est-ce que le révélé et le caché dans le travail du Créateur? What Is Man’s Private Possession? Qu’est-ce qu’avoir les mains sales dans le travail? Quel est le cadeau que l’homme demande au Créateur? Peace After a Dispute Is More Important than Having No Disputes At All Qu’est-ce que la haine gratuite dans le travail? Qu'est-ce que le sérieux dans le travail? What Is a Light Commandment Que sont la malédiction et la bénédiction dans le travail? Qu'est-ce que «ne pas ajouter et ne pas enlever» dans le travail ? Que signifie "le salaire est proportionnel à la peine"? What Is a War Over Authority in the Work – 1 Qu’est-ce que conclure une alliance dans le travail? Pourquoi la vie est divisée en deux discernements? Quelle est l'étendue de la Téchouva [repentir]? Que signifie que le nom du Créateur est Vérité? Quelle est la prière pour l’aide et le pardon dans le travail? Qu’est-ce que "Quand Israël sont en exil, la Shekhina est avec eux" dans le travail? Quelle est la différence entre un champ et un homme des champs, dans le travail? Quelle est l’importance du marié pour que ses infractions lui soient pardonnées? What Does It Mean that One Who Prays Should Explain His Words Properly? Qu'est-ce que le juste souffre de maux? What Are the Four Qualities of Those Who Go to the Seminary, in the Work? Quels sont les deux discernements avant Lishma? Qu’est-ce que La Torah et le travail dans le chemin du Créateur? Qu’est-ce que "Le berger du peuple est tout le peuple" dans le travail? La nécessité de l’amour des amis Que signifie il n’y a pas de bénédiction à un endroit vide dans le travail? The Main Difference between a Beastly Soul and a Godly Soul Quand est-on appelé "un serviteur du Créateur" dans le travail? Quelle est la récompense dans le travail du don? What Does It Mean that the Torah Was Given Out of the Darkness in the Work? What Are Merits and Iniquities of a Righteous in the Work? Qu’est-ce que commencer par Lo Lishma, dans le travail? What Is “The Concealed Things Belong to the Lord, and the Revealed Things Belong to Us,” in the Work? What Is the Preparation on the Eve of Shabbat, in the Work? Quelle est la différence entre la loi et le jugement dans le travail? Qu'est-ce que le Créateur ne supporte pas l’orgueilleux dans le travail? Qu’est-ce que Sa providence est dissimulée et révélée? Que demander de l’assemblée des amis Quel est l’acte de l’homme dans le travail qui est attribué au Créateur? Quelles sont les deux actions lors d’une descente? Quelle est la différence entre le général et l’individuel, dans le travail du Créateur? Que sont le jour et la nuit dans le travail? Quelle est l’aide dans le travail à demander au Créateur? Quelle est la mesure de la repentance? Qu’est-ce qu’un grand ou un petit péché dans le travail? Quelle est la différence entre la porte des larmes et les autres portes? Qu'est-ce que le déluge dans le travail? Qu’est-ce que la création du monde est une libéralité? Qu’est-ce qu’au-dessus de la raison dans le travail? Qu’est-ce que "Celui qui n’a pas travaillé dur la veille du Shabbat, que mangera-t-il à Shabbat" dans le travail? Que veut dire dans le travail, que si le bien grandit, le mal grandit aussi Qu’est-ce qu’une calamité qui arrive aux méchants commence par les justes dans le travail? What Does It Mean that the Ladder Is Diagonal, in the Work? Quelles sont les forces requises dans le travail? Qu’est-ce que le repas du marié? Qu’est-ce que le pain du mauvais œil dans le travail? What Is the Meaning of “Reply unto Your Heart”? What Is the Prohibition to Bless on an Empty Table, in the Work? Pourquoi le Shabbat est-il appelé Shin-Bat dans le travail? Que signifie le mauvais penchant monte et calomnie, dans le travail? Qu’est-ce que c’est "Un homme ivre ne doit pas prier" dans le travail? Pourquoi quatre questions sont-elles précisément posées la nuit de Pâque? Qu’est-ce que s’il avale l’herbe amère, il ne sortira pas, dans le travail ? Qu’est-ce que "la bénédiction d’un laïc n’est pas insignifiante" dans le travail? What Is “He Who Has a Flaw Shall Not Offer [Sacrifice]” in the Work? What Is “He Who Defiles Himself Is Defiled from Above” in the Work? Quel est le sens des souffrances dans le travail? Que veut dire allumer la Menorah dans le travail? Quelle est l’interdiction d’enseigner la Torah aux idolâtres dans le travail? What Does It Mean that Oil Is Called “Good Deeds” in the Work? What Are Spies in the Work? What Is Peace in the Work? Qu’est-ce que ne pas avoir de fils dans le travail? What Is “For It Is Your Wisdom and Understanding in the Eyes of the Nations,” in the Work? Qu’est-ce qu’un chemin dont le début est des épines et la fin une plaine dans le travail? What Are Judges and Officers in the Work? What Is, “Every Day They Will Be as New in Your Eyes,” in the Work? The Daily Schedule Qu’est-ce qu’être la tête et non la queue dans le travail? Que signifie le monde a été créé pour la Torah? Que veut dire que les générations des justes sont de bonnes actions, dans le travail? Que signifie, la terre ne produit pas de fruits avant la création de l’homme, dans le travail? Quand faut-il faire preuve de fierté dans le travail? Quand sont les temps de prière et de remerciement dans le travail? What It Means that Esau Was Called “A Man of the Field,” in the Work What Is, “A Ladder Is Set on the Earth, and Its Top Reaches Heaven,” in the Work? Pourquoi nos sages ont dit que le roi David n’avait pas de vie dans le travail? What Placing the Hanukkah Candle on the Left Means in the Work Que veut dire que par l’unicité du Créateur et de la Shekhina, tous les délits sont expiés? What Does It Mean that Before the Egyptian Minister Fell, Their Outcry Was Not Answered, in the Work? Qu’est-ce que "Par impatience et par un travail difficile", dans le travail ? Quelle est l’aide que reçoit celui qui vient se purifier dans le travail? Why the Speech of Shabbat Must Not Be as the Speech of a Weekday, in the Work Que veut dire que la Torah est appelée «la ligne médiane» dans le travail ?- 2 Qu'est-ce qu'un demi-shekel dans le travail? - 2 Qu’est-ce que « Comme je suis gratuit, vous êtes aussi gratuits » dans le travail? Quel est l’ordre d’effacer Amalek? What Does It Mean that Moses Was Perplexed about the Birth of the Moon, in the Work? Que signifie tout ce qui constitue un holocauste est masculin dans le travail? What Is, “Praise the Lord, All Nations,” in the Work? Qu'est-ce que Il n'y a rien de plus saint que l'Eternel, car il n'y a rien hormis Toi, dans le travail? Qu’est-ce que dans le travail, chaque brin d’herbe a un assigné en haut, qui le frappe et lui dit de pousser? What Is, “Warn the Great about the Small,” in the Work? What Is, “The Torah Exhausts a Person’s Strength,” in the Work? What It Means that “Law and Ordinance” Is the Name of the Creator in the Work Qu'est ce que "Israël accomplit la volonté du Créateur" dans le travail? What Is “The Earth Feared and Was Still,” in the Work? What Are “A Layperson’s Vessels,” in the Work? Qu’est-ce que "quiconque apprécie le repas du marié" dans le travail? What Is, “The Children of Esau and Ishmael Did Not Want to Receive the Torah,” in the Work? What Is, “The Shechina Is a Testimony to Israel,” in the Work? Qu'est-ce qu’ "Une coupe de bénédiction doit être pleine" dans le travail? Que signifie dans le travail : Quiconque est en deuil de Jérusalem est récompensé de voir sa joie ? Qu’est-ce que, car vous n’êtes pas plus nombreux de tous les peuples, dans le travail? What Are the Light Mitzvot that a Person Tramples with His Heels, in the Work? Qu'est-ce qu'une bénédiction et une malédiction, dans le travail? What Is, “You Shall Not Plant for Yourself an Asherah by the Altar,” in the Work? Qu'est-ce qu'une guerre facultative dans le travail? - 2 Qu’est-ce que "Les choses cachées appartiennent à l’Eternel notre Dieu" dans le travail? Qu’est-ce que nous n’avons pas d’autre Roi que Toi dans le travail? Qu'est-ce que Retourne, ô Israël, jusqu’à l'Éternel ton Dieu dans le travail? Qu'est-ce que le méchant préparera et le juste portera, dans le travail? Qu'est-ce que, le saboteur était dans le déluge et a été tué, dans le travail? Qu’est-ce que "les bergers du bétail d’Abram et les bergers du bétail de Lot" dans le travail? Qu’est-ce que l’homme et qu’est-ce que la bête dans le travail? Qu'est-ce que Abraham était vieux de plusieurs jours, dans le travail? What Is, “The Smell of His Garments,” in the Work? Que signifie que le Roi se tient dans son champ quand la récolte est mûre? Que signifie le bon penchant et le mauvais penchant préservent une personne dans le travail? These Candles Are Sacred Que signifie «placer les forts aux mains des faibles» dans le travail ? Que signifie la bénédiction de l’homme est la bénédiction des fils, dans le travail? Quelle est la bénédiction "Qui m’a fait un miracle à cet endroit" dans le travail ? Pourquoi avons-nous besoin de "retiens dans ton cœur, pour savoir que le Seigneur est Dieu" dans le travail? Qu’est-ce que "car j’ai endurci son cœur" dans le travail? What It Means that We Should Raise the Right Hand over the Left Hand, in the Work Qu’est-ce que "Lève-toi, Eternel, et tes ennemis se disperseront" dans le travail? Qu'est-ce que "il n'y a rien qui n'ait sa place" dans le travail? Pourquoi lisons-nous la portion Zakhor (Souviens-toi) avant Pourim, dans le travail? Qu’est-ce qu’une rose parmi les ronces dans le travail? Qu’est-ce que la purification des cendres d’une vache, dans le travail? Pourquoi l’homme doit avoir un fils et une fille dans le travail? Que signifie dans le travail "lorsqu’une femme conçoit d'abord, elle accouche d'un garçon"? What Are Holiness and Purity, in the Work? What Does It Mean that a High Priest Should Take a Virgin Wife, in the Work? What Does It Mean that One Who Was On a Far Off Way Is Postponed to a Second Passover, in the Work? Que signifie la charité aux pauvres fait le nom sacré dans le travail? Que signifie que le Créateur tourne Sa face dans le travail? Qu’est-ce que manger leurs fruits dans ce monde et avoir des fonds dans monde à venir, dans le travail? What Is the Meaning of “Spies,” in the Work? What Is, “Peace, Peace, to the Far and to the Near,” in the Work? What Is the “Torah” and What Is “The Statute of the Torah,” in the Work? What Is the “Right Line,” in the Work? Que signifie que la droite doit être plus grande que la gauche dans le travail? Que sont la vérité et le mensonge dans le travail? Que doit faire l'homme s'il a été créé avec de mauvaises qualités? Quelle est la raison pour laquelle Israël a été récompensé de l’héritage de la terre, dans le travail? Que signifie la droite et la gauche se contredisent dans le travail?

Ari

Ramchal

Agra

David HaMelekh

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Rabash / Que signifie il n’y a pas de bénédiction à un endroit vide dans le travail?

Baruch Shalom Ha-Levi Ashlag (Rabash)

Que signifie il n’y a pas de bénédiction à un endroit vide dans le travail ?

Article 15, 1988

Il est écrit dans le Zohar (Trouma, point 525) : « Cette table se trouve dans le Temple pour qu’on y mette de la nourriture et qu’on en sort de la nourriture. C’est pourquoi elle ne doit pas être vide, ne serait-ce qu’un instant. L’autre table, celle de la Sitra Akhra [l’autre côté], est une table vide, puisqu’il n’y a pas de bénédiction en haut dans un lieu vil et de manque. C’est la table devant le Créateur. La table où un homme bénit devant le Créateur ne doit pas non plus être vide, car il n’y a pas de bénédiction à un endroit vide. »

Nous devons comprendre pourquoi il ne peut y avoir de bénédiction à un endroit vide, et ce que cela signifie dans le travail sacré, à savoir qu’un homme qui veut recevoir une bénédiction du Créateur doit essayer d’avoir quelque chose, car ce n’est que de cette manière que le Créateur peut lui donner une bénédiction.

Nos sages ont dit : « Le maudit n’adhère pas au béni ». C’est pour cette raison qu’Abraham n’a pas voulu prendre la fille d’Eliezer, l’esclave d’Abraham. Par conséquent, lorsqu’un homme prie le Créateur de lui donner ce qu’elle lui demande, et lorsqu’il prie une vraie prière, du fond du cœur, ce homme se sent certainement en manque. Il se sent plus en manque que le monde entier. Sinon, s’il y a d’autres personnes qui sont aussi en manque comme lui, ce n’est plus une prière du fond du cœur, selon la règle « le malheur des uns est une demie consolation ».

Ainsi, son manque n’est plus complet puisqu’il n’est plus qu’un demi manque, la moitié de ce qui lui manque étant complétée par les autres. Pour cette raison, il n’a qu’un demi Kli [récipient] pour recevoir la satisfaction, la partie que les autres ne peuvent pas lui donner puisqu’ils ne l’ont pas. Il n’a donc qu’un demi besoin d’être satisfait.

C’est pourquoi la prière qu’un homme adresse au Créateur pour qu’il exauce son souhait doit venir du fond du cœur. Cela signifie que, puisque le cœur est appelé « désir », si le désir ne touche pas le fond du cœur, puisqu’il n’a pas le vrai besoin de recevoir la satisfaction, sa prière n’est donc pas acceptée.

Pour cette raison, un homme doit se considérer comme le pire au monde, et la question du « malheur des uns est une demie consolation » ne le concerne pas parce qu’il est pire que tout le monde, car nous savons que la satisfaction dans la vie n’est pas nécessairement lorsqu’il manque de choses que d’autres ont et qu’il n’a pas. Mais, il peut gagner plus que les autres, et même avoir des choses plus importantes que son entourage, et pourtant il peut ne pas en être satisfait.

Les femmes le ressentent davantage. Si elles manquent de quelque chose, même si elles ont beaucoup plus que leurs amies, elles se sentent en manque. Une femme peut dire : « Je préférerais mourir » et ne pas se sentir rassurée d’avoir plus de choses que ses amies. Mais si le manque touche son cœur, elle dit qu’elle est la plus malheureuse au monde.

La raison en est que lorsqu’un homme ressent un vrai manque, le fait que d’autres ne l’aient pas non plus ne la réconforte pas. La souffrance de ne pas satisfaire le désir détermine tout, et peut même amener un homme à se suicider. Ce n’est que cela qui est une véritable manque.

Ici, dans le travail, s’il voit qu’il y a quelqu’un qui lui ressemble en ce qui concerne le désir de spiritualité, il peut être satisfait par « le malheur des uns est une demie consolation ».

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Pour cette raison, il peut tomber dans le désespoir parce qu’il accepte la situation, parce qu’il dit alors qu’il est impossible d’obtenir cette chose dont il comprend qu’elle lui manque, parce qu’après plusieurs tentatives où il a commencé le travail mais a échoué, il décide immédiatement que c’est difficile et que ce n’est pas pour lui. Et la raison pour laquelle il décide de suite est que le désir de cette chose s’est affaibli en lui parce qu’il a reçu une satisfaction pour la moitié du manque car « le malheur des uns est une demie consolation ».

C’est un peu comme une personne qui perd un objet et qui le cherche. Il existe une règle concernant le temps qu’elle doit consacrer à la recherche de l’objet : Cela dépend de la valeur de l’objet. Si l’objet a beaucoup de valeur, elle consacrera beaucoup de temps à sa recherche. S’il en a moins, elle y passera moins de temps.

Il en va de même dans le travail. S’il est très important pour lui de travailler pour donner, il n’abandonne pas immédiatement, mais persiste et cherche des moyens d’y parvenir. Ce n’est pas le cas s’il voit qu’il y a d’autres personnes qui ne s’engagent pas dans la Torah et les Mitsvot [commandements] avec l’intention d’atteindre Lishma [en son nom] mais qui se contentent d’observer la Torah et les Mitsvot comme le dit Maïmonide, que le secret de devoir travailler Lishma ne doit pas être révélé à tout le monde, et qu’ils pensent qu’en observant la Torah et les Mitsvot comme ils ont été élevés, ils en sont heureux et ne cherchent pas d’autres moyens, et c’est ce qui leur plaît.

C’est la raison pour laquelle, même s’ils prennent conscience qu’ils doivent rechercher la vraie intention dans la Torah et les Mitsvot, ce désir n’est pas si important pour eux. C’est pourquoi, ils ont cherché à plusieurs reprises le moyen d’emprunter le chemin du don, et comme ils ne le trouvent pas facilement et n’ont pas de vrai manque, ils commencent à marcher sur le chemin de Lishma, puis le quittent et suivent le grand public.

Cependant, nous devrions comprendre les mots de Maïmonide lorsqu’il dit : « Jusqu’à ce qu’ils acquièrent des connaissances et une grande sagesse, ce secret leur est révélé petit à petit. » Nous devons comprendre ce qu’il veut dire lorsqu’il dit qu’on leur dévoile ce secret. Quel secret leur révèle-t-on lorsqu’on leur dit qu’ils doivent travailler Lishma ? Qui ne sait pas que nous devons servir le Créateur comme il est écrit : « Tu aimeras l’Eternel ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force » ?

Nous le disons quatre fois par jour : dans les lectures, le Shema de Korbanot, le Shema de Yotzer Ohr, le Shema de Arvit et le Shema al Hamita [quatre fois que le texte du Shema est dit dans la journée]. Même les enfants disent le Shema. Ainsi, tout le monde sait que nous devons travailler pour le Créateur, alors quel est le secret qui leur est révélé maintenant, qu’il n’était pas nécessaire de leur révéler avant qu’ils « acquièrent des connaissances et beaucoup de sagesse ? »

Nous devrions également comprendre la mesure de l’expression « acquérir des connaissances ». Comment mesure-t-on leur connaissance pour savoir qu’il est maintenant possible de leur révéler le secret de Lishma, ce qui n’était pas le cas auparavant ? Et aussi, que signifie « et acquérir beaucoup de sagesse" ? Nous devons comprendre ce qu’est la « sagesse » et ce qu’est « beaucoup de sagesse. »

Nous devrions interpréter que la sagesse et la connaissance sont ce qu’ils ont reçu des enseignants au début de l’étude, lorsqu’on leur a enseigné Lo Lishma [pas en son nom]. C’est-à-dire qu’en croyant en le Créateur et en les sages, ils seront récompensésd’une récompense et sinon, ils seront punis. Il s’ensuit qu’ils comprennent qu’en observant la Torah et les Mitsvot et en aimant le Créateur « de tout ton cœur », il nous récompensera, et la récompense sera que nous recevrons une cotnrepartie pour avoir observé tout ce qu’il nous a ordonné. En d’autres termes, pour que nous n’ayons pas honte de recevoir le plaisir, Il nous a donné des commandements à suivre et Il nous paie pour l’effort fourni. De cette manière, ils ne recevront pas quelque chose gratuitement, mais un paiement pour l’effort qu’ils ont fait en travaillant pour Lui. De cette manière, il n’y aura pas de honte.

Nous pouvons maintenant comprendre ce que sont la « connaissance » et la « sagesse ». C’est ce qu’ils ont reçu au début de leur étude, lorsqu’ils ne pouvaient pas comprendre plus que la récompense acceptée dans les Kelim [récipients] de l’amour à des fins personnelles. C’est-à-dire qu’ils n’avaient pas encore la sagesse et la connaissance nécessaires pour comprendre qu’il vaut la peine de faire quelque chose dans ce qui n’est pas dans leur propre intérêt, puisqu’ils ne voyaient pas ce que le désir de recevoir pour soi-même aurait à y gagner. Cependant, ils ont compris qu’il valait la peine d’observer la Torah et les Mitsvot parce qu’ils auront de la sagesse. Ils croyaient qu’ils recevraient une récompense, qui est la sagesse et la connaissance qu’ils ont acquises – que cela vaut la peine d’observer la Torah et les Mitsvot dans son propre intérêt.

Il s’avère donc que « beaucoup de sagesse » signifie qu’ils peuvent comprendre en recevant la connaissance pour comprendre quelque chose de nouveau. C’est ce qu’on appelle « jusqu’à ce qu’ils acquièrent des connaissances et beaucoup de sagesse ». En d’autres termes, ils voient maintenant qu’il vaut la peine de travailler pour le Créateur et non pour eux-mêmes. Mais avant cela, ils n’avaient pas la sagesse ou la connaissance pour comprendre qu’il était possible de ne pas travailler dans son propre intérêt.

Il en résulte que l’interdiction de révéler le secret de Lishma au début de l’étude ne veut pas dire que c’est interdit, mais que c’est impossible, puisqu’ils ne seraient pas en mesure de le comprendre. Il faut donc leur donner une raison pour laquelle il vaille la peine de travailler.

Ainsi, lorsqu’ils « acquièrent des connaissances et beaucoup de sagesse », ils peuvent entendre le secret qu’il leur était interdit de leur dire auparavant. En effet, même si on leur avait dit que le vrai travail est celui du don, cela serait resté un secret pour eux, car ils n’auraient pas pu le comprendre.

Au contraire, après avoir « acquis des connaissances, on leur enseigne ce secret petit à petit ». « Petit à petit » signifie qu’ils commencent à comprendre qu’il est préférable de travailler pour le Créateur et non pour soi-même. C’est pourquoi nous devrions interpréter « jusqu’à ce qu’ils acquièrent des connaissances » comme se rapportant au point de vue de la Torah, qui est à l’opposé de l’opinion des propriétaires. Le point de vue du propriétaire consiste à travailler de manière à ce que tous les profits soient dans son propre domaine. En d’autres termes, il veut posséder tout le travail qu’il accomplit, c’est-à-dire faire tout dans son propre intérêt.

Son opposé est l’opinion de la Torah, comme l’ont dit nos sages : « La Torah n’existe que chez celui qui se donne la mort pour elle ». Nous avons interprété cela comme signifiant qu’il doit se tuer, c’est-à-dire le désir de recevoir pour lui-même, et adhérez à Lui, ce que nos sages ont interprété comme « adhérez à Ses attributs ; comme Il est miséricordieux, sois miséricordieux. »

En d’autres termes, une personne doit atteindre un niveau d’annulation du désir d’amour de soi, et son seul but est d’aimer le Créateur. En d’autres termes, tout ce qu’elle fait doit être fait dans le seul but de donner sans réserve.

C’est le sens de ce qui est écrit, « jusqu’à ce qu’ils acquièrent des connaissances et beaucoup de sagesse », lorsqu’ils peuvent déjà entendre le secret du travail du don, et parce qu’ils peuvent comprendre que ce travail est un vrai travail c’est parce qu’ils veulent travailler pour le Créateur et non pour eux-mêmes.

Nous allons maintenant expliquer ce que nous avons demandé : comment savons-nous qu’ils ont déjà beaucoup de sagesse, comme il l’a dit, « jusqu’à ce qu’ils acquièrent des connaissances et beaucoup de sagesse » ? Comme l’a dit le Baal HaSoulam, cette connaissance et cette sagesse leur viennent d’en haut, comme un éveil d’en haut.

Mais comment le savoir ? La réponse est que, puisque ces gens ont reçu un éveil d’en haut, ne peuvent pas vivre en paix, mais cherchent partout qui sera capable de les guider pour réaliser le travail du don. Le fait de chercher un moyen d’avancer et de ne pas trouver de satisfaction dans leur travail habituel est un signe que cet homme a reçu la connaissance et l’éveil d’en haut. Cette personne, lorsqu’on lui dira qu’il s’agit de travailler pour le Créateur, sera en mesure de comprendre ce secret, puisqu’elle distingue déjà, « jusqu’à ce qu’ils acquièrent des connaissances ». Ainsi, puisqu’elle a la connaissance pour comprendre, ce n’est plus un secret, car un secret, c’est tant qu’on ne sait pas, contrairement à ce qui se passe quand on sait.

Cependant, Maïmonide dit : « Et on leur apprend ce secret petit à petit ». Nous devrions interpréter que nous ne pouvons pas comprendre d’un seul coup que l’essentiel du travail est de travailler pour donner. Mais, il y a des hauts et des bas dans cette compréhension parce que ce travail est contre nature. C’est pourquoi, une fois qu’une personne a compris que nous devons travailler Lishma, le corps prend le dessus et soutient que nous devons travailler dans propre intérêt et non pour le Créateur. C’est le sens de l’expression « petit à petit ». En d’autres termes, cette connaissance, qu’il devrait connaître une fois pour toutes, ne vient pas d’un seul coup, mais une fois après l’autre.

Pour être récompensée de travailler pour donner, une personne ne peut y parvenir par elle-même. Mais, elle a besoin de l’aide du Créateur. Nos sages ont dit à ce sujet : « Celui qui vient se purifier est aidé ». Cela signifie que celui qui souhaite purifier ses récipients de réception et travailler dans le don reçoit l’aide du Créateur. Toutefois, la prière de celui qui demande l’aide du Créateur doit venir du fond du cœur. C’est-à-dire que le manque qu’il ressent-ne pas pouvoir faire quelque chose pour le Créateur, mais seulement pour lui-même – c’est le désir de tout son cœur, et il n’a absolument pas besoin que le Créateur l’aide, sauf pour cela, car il ressent que s’il ne peut pas travailler pour le Créateur, mais seulement pour lui-même, ce n’est pas une vie.

Avec un tel sentiment, il a l’impression d’être le pire et le plus bas des hommes au monde. Bien qu’il voie qu’il y a des gens dans le monde qui sont respectés pour avoir beaucoup de Torah et beaucoup de bonnes actions, bien qu’il ne voie pas qu’ils s’engagent Lishma, ils ne ressentent aucun manque en eux-mêmes. Il peut donc dire au Créateur qu’il doit l’aider à atteindre Lishma parce qu’il est le pire qui soit.

La raison pour laquelle il doit sentir que son état est pire et qu’il souffre plus que le monde entier, c’est qu’autrement il n’aura pas un Kli complet que le Créateur remplira. C’est ce qu’on appelle « le fond du cœur ». Puisque le Créateur est parfait, lorsqu’Il donne à un homme son Kli à l’intérieur, ce Kli doit également être parfait, c’est-à-dire un désir complet sans aucun mélange avec un autre désir.

Par conséquent, lorsqu’une personne voit qu’il y a d’autres personnes qui ne s’engagent pas Lishma, mais qui ne se sentent pas dans un si mauvais état, et que « le malheur des uns est une demie consolation », elles complètent donc la moitié de son manque par leur remplissage. Il n’a donc pas besoin de l’aide du Créateur pour combler la moitié de son manque. Il s’ensuit qu’il n’a qu’un demi Kli, mais que le Créateur ne le donne qu’à un Kli complet, c’est-à-dire sur un manque complet.

C’est pourquoi, lorsqu’il voit qu’il y a des gens qui ont moins de vie que lui, et qu’il voit qu’ils peuvent vivre bien qu’ils n’aient pas tant besoin du travail du don, et qu’en tout cas il n’est pas pire qu’eux, c’est pour cette raison que son manque est satisfait par les autres. Mais s’il voit qu’il est pire qu’eux, en ce sens qu’il ne peut pas se mentir et dire qu’il fait quelque chose pour le Créateur, il s’avère que c’est seulement à ce moment-là qu’il ne peut pas recevoir l’aide des autres. Il ressent alors un véritable manque, c’est-à-dire qu’il souffre plus que les autres de ne pas pouvoir travailler pour donner.

D’après ce qui précède, nous devrions interpréter ce que nos sages ont dit (Avot, chapitre 1), « Ne sois pas comme des esclaves qui servent le grand pour recevoir une récompense". Nous devons interpréter que lorsque vous venez prier le Créateur d’exaucer vos souhaits, votre désir ne doit pas être de recevoir une récompense, c’est-à-dire une demie-satisfaction, que vous priez pour qu’Il ne satisfasse que la moitié de votre manque, puisque la moitié du manque a déjà été comblée par les autres, comme dans « le malheur des uns est une demie consolation », puisqu’il n’a pas l’impression que son état est le pire du monde.

Mais lorsqu’il voit que son état est pire que celui du monde entier, il ne reçoit aucune satisfaction du public. Naturellement, lorsqu’il prie le Créateur d’exaucer son souhait, il a un Kli complet avec un manque. Il n’en va pas de même lorsqu’il reçoit une récompense d’autrui, car Pras [récompense/prix] vient du verset : « Paras [coupé en deux] à l’aube et Paras au crépuscule. »

Nous pouvons maintenant interpréter ce que nous avons demandé : s’il n’y a pas de bénédiction à un lieu vide, c’est parce que le maudit n’adhère pas au béni. C’est pourquoi sa prière ne peut être exaucée, puisque la bénédiction ne peut pas entrer dans un lieu maudit, comme le dit le Zohar.

D’après ce que nous avons expliqué, la prière est une véritable prière sauf si la personne ne sente qu’elle est la pire personne au monde et qu’il n’y a personne d’autre au monde qui souffre comme elle du mal qui l’habite. Il s’ensuit que l’homme est appelé « maudit », et comment peut-il être comblé pour son manque, puisque « le béni n’adhère pas au maudit ».

La réponse est que le terme « maudit » est considéré comme l’opposé de Kedousha [sainteté]. La Kedousha est la bénédiction et la vie, et dans le manque, il n’y a rien qui puisse avoir un peu de vie, puisque le pauvre n’a rien dont il puisse recevoir la vitalité, comme l’ont dit nos sages : « Le pauvre est comme une mort. » C’est pour cette raison qu’ils ont dit dans le Zohar que la table où une personne bénit devant le Créateur ne doit pas être vide, car il n’y a pas de bénédiction à un endroit vide.

Cependant, lorsqu’un homme réfléchit pour savoir s’il est vraiment comme il le ressent, qu’il ne peut rien faire pour le Créateur est vraiment un état de mal et de bassesse, s’il n’y a pas pire que lui. Si tel est le cas, la question est de savoir quel est son mérite, puisqu’il a été récompensé d’avoir vu la vérité, alors que d’autres n’en ont pas été récompensés, mais pensent qu’ils sont parfaits.

Bien qu’ils sentent, eux aussi, qu’ils n’ont pas encore atteint la véritable plénitude, ils ont l’impression de se situer au-dessus du grand public, puisqu’ils ont la Torah et le travail, sauf qu’ils ont besoin d’en rajouter un peu plus en quantité. Mais en ce qui concerne la qualité, bien qu’ils comprennent qu’il y a à ajouter, ce n’est pas si grave; il y a des gens pires. Ils croient qu’il y a toujours à ajouter, mais ils peuvent se passer de l’ajout à ce qu’ils ont.

Alors, pourquoi cette personne a-t-elle l’impression de ne rien avoir ? Qui lui a révélé ce secret qu’il faut travailler Lishma et qu’elle en est encore loin ? C’est pour cette raison qu’elle souffre et qu’elle se sent pauvre, qu’elle n’a rien, et qu’elle pense souvent qu’il vaudrait mieux qu’elle meurt.

L’homme voit qu’il n’est pas meilleur que les autres, mais quelle est la raison pour laquelle il a été récompensé d’avoir vu la vérité ? Il dit que cette connaissance lui est venue d’en haut, et non de ses propres forces. Il voit donc maintenant que le Créateur se préocuppe de lui plus que des autres. Il s’ensuit que, sur la base du fait qu’Il lui a révélé la vérité d’en haut, ce qui correspond à ce que dit Maïmonide, à savoir que ce secret n’est pas révélé avant qu’ils n’acquièrent des connaissances et beaucoup de sagesse, une personne voit maintenant que d’en haut, le secret de devoir travailler Lishma lui a été révélé.

Il prie maintenant pour que le Créateur le rapproche et lui apporte son aide, comme l’ont dit nos sages : « Celui qui vient se purifier est aidé. » En d’autres termes, il a déjà quelque chose et il n’a plus une table vide, car le fait qu’il soit venu se purifier, c’est-à-dire savoir qu’il ressent le besoin de travailler Lishma, est en soi une bénédiction, ce qui signifie qu’une personne a été récompensée de la connaissance de la vérité.

En sachant cela, une personne doit remercier le Créateur. C’est ce qu’on appelle une « bénédiction ». Il peut y avoir une bénédiction d’en haut, car ce n’est pas une chose vide – que l’homme a été récompensé de savoir que nous devons marcher sur le chemin du don. Cela signifie que le fait de vouloir marcher sur le chemin du don n’est pas du superflu, comme un ajout au travail. Il le ressent plutôt comme l’essentiel. En d’autres termes, l’essentiel du travail de l’homme est qu’il nous a été donné la Torah et les Mitsvot pour qu’elles purifient Israël. Il ne voit aucun progrès dans cette purification. Au contraire, à chaque fois, il voit à quel point il est loin du don, et il voit qu’il est maintenant plus immergé dans l’amour de soi.

Il s’ensuit qu’il a maintenant dans sa prière, une vie qu’il a reçue d’en haut et pour laquelle il doit remercier le Créateur. Il a donc déjà une bénédiction, et que la bénédiction supérieure a quelque chose sur quoi être. Cela n’est plus considéré comme une chose vide. On peut dire à ce sujet : « Servez l’Eternel dans la joie ».

Cela soulève la question suivante : Comment peut-on se réjouir alors qu’il doit prier du fond du cœur ? ce qui signifie qu’il n’a rien, alors comment peut-il se réjouir ? La réponse est qu’il croit que sa prière au Créateur le rapprochera de servir le Créateur, et que c’est là l’essentiel du travail de l’homme, et qu’il a reçu cela d’en haut. Cette connaissance peut lui permettre de se réjouir d’avoir été récompensé de comprendre la vérité sur ce qui lui manque et sur ce qu’il doit prier.

Nous voyons maintenant que l’homme doit recevoir la vie du présent, de ce qu’il a maintenant. Ceci est considéré comme la table sur laquelle un homme bénit devant le Créateur n’est pas vide, comme le dit le Zohar. C’est-à-dire qu’il a quelque chose dont il peut recevoir la vie, comme il est écrit, « la vie et la bénédiction ». Et ce qu’il demande, c’est de recevoir et de se réjouir de l’avenir. En d’autres termes, un homme reçoit de la vitalité de ce dont il peut se réjouir aujourd’hui, ce qui est considéré comme vivre du présent.

C’est-à-dire quand peut-on dire qu’il se nourrit du présent ? S’il sait apprécier que le Créateur lui a donné la connaissance de la vérité. À ce moment-là, il voit que le Créateur est le prend en compte et qu’il veille à ce qu’il emprunte le chemin de la vérité. S’il peut croire cela, il se nourrit, du fait qu’il a la vie. Et une personne peut mesurer sa foi en fonction du remerciement qu’elle dit au Créateur pour cela. Cela signifie que si l’homme ne peut pas remercier le Créateur pour le manque que le Créateur lui a montré, c’est qu’il n’a pas la foi en ce que le Créateur veille sur lui avec une Providence privée.

Vous pourriez demander : S’il peut se réjouir et croire que le Créateur le guide dans le cadre de la Providence privée, pourquoi devrait-il prier le Créateur ? De plus, s’il remercie le Créateur pour le manque, comment peut-il ensuite prier du fond du cœur et dire qu’il souffre d’être loin du Créateur ? L’un contredit l’autre. S’il se réjouit du présent et en retire de la vitalité, que devrait-il demander pour l’avenir, que le Créateur exauce ses souhaits ?

La réponse est que nous disons qu’un homme est heureux provient du fait qu’il a appris la vérité que sur le chemin du don, qui est l’essentiel de notre travail, elle n’a même pas commencé. C’est pourquoi il souffre d’être éloigné. Et s’il ne souffre pas de son éloignement du Créateur et qu’il est toujours plongé dans l’amour de soi, quelle sorte de vérité est-ce ici, que nous pouvons remercier le Créateur de nous avoir révélé la vérité, à savoir que nous sommes au fond du puits, à l’endroit des Klipot [coquilles/pelures] et de la Sitra Akhra [l’autre côté]. En sachant cela, le Créateur le sauve de la mort.

S’il accepte de rester séparé du Créateur et en tire une satisfaction, il est encore dans le secret, car Lo Lishma est appelé « potion mortelle » puisqu’il veut rester dans cet état. Il s’ensuit que même la remerciement qu’il donne au Créateur n’est pas authentique, puisqu’il ne connaît toujours pas le secret selon lequel les méchants, dans leur vie, sont appelés morts parce qu’ils sont séparés de la Vie des vies et qu’ils veulent rester dans Lo Lishma.

Au contraire, c’est précisément dans la mesure où il s’interroge sur l’avenir, que le Créateur le délivrera de l’emprise de l’amour de soi, que le Créateur lui a révélé miantenant le secret selon lequel l’essentiel du travail est Lishma, qu’il en souffre et qu’il souhaite que le Créateur l’aide dès que possible, que l’on peut dire qu’il est heureux que le Créateur lui ait révélé la vérité. Nous devrions donc comprendre ces deux opposés en un seul sujet : L’un est au présent, qu’il a atteint la reconnaissance du mal, et de cet état il doit s’échapper, et la satisfaction du manque est pour l’avenir.

Il s’avère que la bénédiction du début est parce qu’il est parvenu à connaître la vérité, et qu’il doit en tirer une joie dans le présent. C’est ce qu’on appelle « servir l’Eternel dans la joie ». Ensuite, il y a une bénédiction, c’est-à-dire dans le futur, qu’il recevra le remplissage, que le Créateur lui apportera l’aide, comme l’ont dit nos sages : « Celui qui vient se purifier est aidé. » Cela signifie que lorsqu’un homme vient prier, il ne doit pas être en état de malédiction, mais en état de bénédiction.

En conséquence, nous devrions interpréter ce que nos sages ont dit : « l’homme doit toujours faire l’éloge du Créateur avant de prier » (Berakhot 32). En d’autres termes, avant de prier, il doit voir qu’il n’est pas un Kli vide, mais qu’il a reçu la bénédiction de recevoir du Créateur la connaissance de la vérité, à savoir que nous devons travailler pour le Créateur et non dans notre propre intérêt. Il remercie le Créateur de lui avoir permis de savoir pour quoi prier.

Il est écrit : « faire la louange du Créateur ». Quelle louange doit-il dire ? La réponse est que c’est pour que le Créateur lui révèle la vérité qu’il n’avait pas, et qu’il ne se trompe pas en pensant qu’il va bien, comme le pense le grand public. Mais, le Créateur lui a révélé qu’il lui manque une chose essentielle, et s’il prie pour cela, c’est-à-dire s’il connaît le grand besoin de savoir ce qui lui manque vraiment, comme il le comprend maintenant, alors il a un Kli que le Créateur peut remplir, puisqu’il fait maintenant une prière du fond du cœur. C’est ce qu’on appelle « un Kli complet ».

Un homme doit savoir qu’il n’a besoin de rien d’autre sauf d’être capable de tout faire pour le Créateur, car ce n’est qu’alors qu’il pourra recevoir le plaisir et la délice, puisque le Créateur n’a créé le monde que dans ce but - faire du bien à ses créations.

D’après ce qui précède, nous pouvons interpréter les mots du Zohar qui dit : « L’autre table, celle de la Sitra Akhra, est une table vide ». Comme nous l’avons expliqué à propos de la table de Kedousha, que le Zohar appelle « La table où un homme bénit devant le Créateur ne doit pas être vide, car il n’y a pas de bénédiction à un endroit vide, il en est ainsi parce que le maudit n’adhère pas au béni. La table est un endroit où nous recevons la bénédiction du Créateur. Par conséquent, la Kedousha signifie qu’il croit que le Créateur lui a donné la connaissance de ce qu’il faut demander.

Il s’agit d’une grande bénédiction lorsque nous connaissons la raison de la maladie. Il n’en va pas de même pour la Sitra Akhra. En effet, lorsqu’une personne demande au Créateur d’exaucer ses souhaits et de lui envoyer une bénédiction, mais qu’elle ne croit pas que le Créateur lui a donné la possibilité de prier, il s’agit de la Sitra Akhra, qui n’a rien à voir avec la Kedousha.