Pourquoi la fête des Matzot s’appelle la Pâque?
Article 13, 1987
Le monde se pose une question : Pourquoi appelons-nous le bon jour [jour férié de fête], qui est appelé dans la Torah la Fête des Matzot [pains azyme], Pâque ». (Kedoushat Levi, Bo). La réponse est parce qu’il est écrit : « Je suis à mon Bien-aimé et mon Bien-aimé est à moi », c’est-à-dire, nous faisons la louange du Créateur et le Créateur fait la louange d’Israël. C’est pourquoi ce bon jour est appelé dans la Torah, la « Fête des Matzot ». C’est comme si le Créateur louait Israël, ce qui signifie qu’Israël et moi appelons le bon jour par le nom « Pâque », comme il est écrit : « et vous direz : C’est un sacrifice de la Pâque pour le Seigneur, qui est passé par-dessus les maisons des enfants d’Israël en Égypte quand il a frappé les Égyptiens, et a sauvé nos maisons. »
Nous trouvons également dans la guerre de Madian (Nombres 31:2-3), « Et le Seigneur parla ainsi à Moïse : ‘Exerce sur les Madianites la vengeance due aux enfants d'Israël… Et Moïse a parlé au peuple, et a dit : Qu’un certain nombre d’entre vous s'apprêtent à combattre; ils marcheront contre Madian, pour exercer sur lui la vengeance du Seigneur ». Nous devrions comprendre pourquoi le Créateur a dit à Moïse que la guerre contre Madian était la vengeance des enfants d’Israël, et Moïse a dit au peuple l’inverse de ce que le Créateur lui avait dit : il a dit que la guerre contre Madian était la vengeance du Seigneur. Nous devrions expliquer cela de la même manière : le Créateur a fait la louange d’Israël, c’est la vengeance des enfants d’Israël, et Moïse a fait la louange du Créateur devant Israël. C’est pourquoi il a changé ce que le Créateur lui avait dit.
Cependant, nous devons aussi comprendre ce que signifie le Créateur faisant la louange d’Israël et que le peuple d’Israël loue le Créateur. Parlons-nous de personnes de chair et de sang, où chacune respecte l’autre ? Pouvez-vous imaginer que le Créateur doive être respecté ? J’ai déjà donné une histoire à ce sujet : celle d’un homme entrant dans un poulailler, et puisqu’il avait entendu ce que nos sages avaient dit (Shabbat 113a) : « Rabbi Yokhananan a appelé ses vêtements « Mes honneurs » (ce qui signifie que lorsqu’une personne porte de beaux vêtements, elle est respectée). Pour cette raison, puisqu’il veut que les poules le respectent, il porte de beaux vêtements. Il est évident que quiconque le voit faire ainsi se moquera de lui, car quel honneur peut-on recevoir des poules ?
Par conséquent, comment pouvons-nous dire que le Créateur veut que nous Le respections et que nous fassions Sa louange ? Évidemment, le Créateur ne ressemble pas à notre histoire, puisque la distance entre un humain et une poule n’est que d’un degré, car les poulets sont des animaux et nous sommes considérés comme des êtres parlant, mais c’est dans la matérialité. Mais quelle distance existe-t-il entre nous et le Créateur qui permettrait de dire que le Créateur est impressionné par nos louanges, et que c’est pour cela que Moïse a changé les paroles du Créateur, qui a dit : « la vengeance due aux enfants d'Israël », et il a dit à Israël : « Vengeance du Seigneur » ?
Pour comprendre ce qui précède, nous devons nous rappeler du but de la création, qui - comme les sages l’ont dit - est de faire du bien à Ses créations. Pour que le bien qu’Il veut donner aux créatures soit entier, c’est-à-dire qu’il n’y ait pas de honte, il y a eu une correction, appelée « dissimulation ». Lorsqu’une personne est encore incapable de faire toutes ses actions pour donner, et que ce n’est que quand elle corrige ses actions et sort de son amour de soi, c’est ainsi qu’elle sort de l’obscurité et entre dans la lumière. C’est ce qu’on appelle « sortir des ténèbres à la lumière », car alors tout ce qu’elle reçoit n’est que parce qu’elle veut donner du plaisir au Créateur en l’aidant à réaliser Son but, qui est de donner sans aucun manque, c’est-à-dire un cadeau sans aucune honte quand elle reçoit du plaisir du Créateur.
Par cela, nous comprendrons pourquoi le Créateur fait la louange d’Israël, c’est-à-dire que le Créateur veut faire du bien à Ses créations; c’est pourquoi il loue Israël, car l’intention est de faire du bien à Israël. De là, le désir de recevoir a été créé chez les créatures qui veulent recevoir pour recevoir. Ceci est considéré comme recevoir à des fins personnelles, puisqu’en raison du désir de recevoir que le Créateur a créé chez les créatures, elles aspirent ardemment à recevoir le bien afin de calmer leur besoin que le désir suscite en elles, et qui est la raison pour laquelle elles reçoivent. C’est ce qu’on appelle « pour recevoir ».
Toutefois, de là découle la séparation, en raison de la disparité de forme. Pour cette raison, le peuple d’Israël prend sur lui le Tsimtsoum [restriction] - de ne pas recevoir de bonté ni de plaisir bien qu’il en ait envi. Néanmoins, il ne veut pas recevoir à moins de savoir qu’il peut orienter la réception du plaisir vers le don. Cela veut dire que puisqu’Il désire donner, il reçoit donc le bien. Mais pour ce qui est de son propre intérêt, il renonce aux plaisirs. Il s’avère que le peuple d’Israël loue le Créateur, c’est-à-dire qu’il renonce à son propre désir et ne fait que louer le Roi, c’est-à-dire ce que le Roi veut, il le fait.
C’est pourquoi Moïse a changé ce que le Créateur avait dit : « Exerce la vengeance due à Israël ». Le Créateur a dit ce qu’Israël devait faire uniquement dans l’intérêt d’Israël, mais Moïse a changé ce que le Créateur lui avait dit, mais ceci n’est pas considéré comme changer le but consistant à faire du bien à Ses créations. Mais la raison du « changement » était aussi pour son bien. De plus, ce n’était pas parce qu’il est impossible qu’Israël reçoive le bienfait de la bonté et du plaisir, à moins qu’il n’oriente ses actions dans le seul intérêt du Créateur. Cela veut dire que toutes ses actions ne sont que de faire la louange du Créateur, c’est-à-dire par la crainte de la magnificence, qui est due à la grandeur et à l’importance du Roi.
Cependant, nous devons comprendre pourquoi la louange du Créateur est appelée « Pâque » [passer par-dessus], d’après le passage du Créateur. Il est aussi écrit : « Tu le mangeras à la hâte, c’est la Pâque du Seigneur ». Rachi interprète que le sacrifice est appelé Pâque d’après le saut, et le passage c’est le Créateur passant par-dessus les maisons d’Israël parmi les maisons des Égyptiens. Il est passé d’Égyptien en Égyptien, et Israël au milieu en a échappé.
Nous devrions comprendre le sens du saut et de passer par-dessus dans le travail. Nous savons que l’essentiel de notre travail est d’atteindre Dvekout [adhésion] au Créateur, qui est l’équivalence de forme, par laquelle nous recevons des Kélim [récipients] convenant pour recevoir l’abondance. Nous savons aussi que nos Kélim proviennent de la brisure des récipients. « La brisure des récipients » signifie que nous nous servons des récipients de réception pour recevoir, ce qui est considéré comme une séparation du Créateur. Cela s’est produit dans les mondes supérieurs, et aussi par le péché de l’arbre de la connaissance, lorsque les Kélim sont tombés dans les Klipot [écorces/peau], et nous devons les relever parce que nous venons de leurs Kélim. En travaillant avec nos désirs de recevoir - qui viennent de là - afin de donner, nous corrigeons chaque fois un morceau de ces Kélim, qui sont dans les Klipot, et les élevons à la Kedousha [sainteté] en ne voulant que nous servir de notre intention d’apporter du contentement au Créateur.
Chaque fois et chaque jour, des morceaux des Klipot appelés « recevoir pour recevoir » sont clarifiés. Ils sont corrigés afin de pouvoir être utilisés pour donner. L’ordre est qu’un morceau est élevé jusqu’à la Kedousha, puis nous redescendons dans la réception, et même nous oublions que le don sans réserve existe. Mais alors nous recevons à nouveau une ascension, nous prenons la partie du désir de recevoir en nous, nous la vainquons, et nous la corrigeons pour donner sans réserve. Ceci se répète à chaque fois, jusqu’à ce que nous acquérions une certaine mesure de réception qui a reçu la correction du don. Dans cette mesure, il y aura de la place pour que l’abondance supérieure y entre. Ce Kli [récipient] est réalisé en accumulant toutes les ascensions qui ont eu lieu dans un Kli, comme il est écrit : « Chaque centime ajouté s’accumule en une grande somme » (Souta 8).
Par ceci nous pouvons interpréter ce que nous avons demandé au sujet de Pâque, ce que nos sages ont dit : « Il a sauté d’Égyptien en Égyptien, et Israël au milieu en a échappé ». Cela signifie que chaque descente est appelée « Égyptien », c’est-à-dire qu’il reçoit tout pour l’amour de soi, « Israël au milieu » est une ascension, quand il surmonte et fait tout pour donner et non dans son propre intérêt. Cet état est appelé « Israël ». Mais par la suite, il rechute. Il s’avère qu’il redescend être un « Égyptien », et ainsi de suite. « Et Israël en a échappé » signifie qu’il a échappé aux Égyptiens et est devenu Israël.
Pour qu’une personne ait un Kli complet capable de recevoir en son sein l’abondance supérieure, le Créateur saute d’Égyptien en Égyptien, ce qui signifie qu’Il ne prend en compte qu’Israël qui se trouve entre les Égyptiens et le réunit en grande quantité. C’est comme s’il n’y avait pas d’interruption entre Israël et Israël. Sauter par-dessus l’Égyptien signifie que c’est comme s’il n’y avait pas l’Égyptien dans la réalité. Pour cette raison, tous les Israélites se sont retrouvés en grande quantité jusqu’à ce qu’il ait un Kli complet.
De ce fait, nous devons interpréter ce qui y est écrit, à savoir qu’Il a sauté par-dessus les maisons d’Israël et que seuls les Égyptiens ont été tués. C’est comme Rachi interprète « passer par-dessus », c’est-à-dire qu’Il a sauté d’Égyptien en Égyptien, et Israël au milieu en a échappé. Cela signifie que tous les Égyptiens ont été tués, et seuls les Israélites, qui se trouvaient au milieu, entre les Égyptiens, sont restés en vie. Le sens littéral est que toutes les descentes qui sont entre les ascensions ont été effacées, et seules les ascensions sont restées.
C’est comme s’ils n’avaient jamais eu de descentes, puisqu’elles ont été effacées. C’est le sens de la mort des Égyptiens. Par conséquent, il est maintenant possible que toutes leurs ascensions se connectent et deviennent un seul état.
Il y a beaucoup de discernements dans le désir de recevoir qui a été corrigé pour donner sans réserve et pour devenir un Kli complet pour recevoir la lumière de la rédemption, appelée « l’exode d’Égypte », quand ils sont sortis libres de l’exil d’Égypte, quand ils étaient asservis par l’amour à des fins personnelles, appelé la « Klipa d’Égypte », comme il est écrit : « et il a fait sortir Son peuple, Israël, d’entre eux, vers la liberté éternelle. »
Alors que si les descentes étaient restées, il y aurait eu une pause entre les ascensions en raison de la descente au milieu. Mais quand les descentes disparaissent, nous ne devrions regarder que les ascensions, et alors nous pouvons parler du Kli qui conviendra pour recevoir la lumière de la rédemption.
Pour cette raison, nous devrions apprendre que l’homme ne doit pas regarder les descentes, quand il chute toujours de sa condition spirituelle, mais il devrait regarder les ascensions. Par conséquent, lorsqu’il voit qu’il est dans un état de bassesse, il ne doit pas désespérer. Mais, il doit surmonter au-delà de la raison et s’élever à nouveau. Il ne doit pas regarder le passé et dire : « Puisque jusqu’à présent je pensais que j’avais déjà compris que cela ne valait pas la peine de regarder mon amour à des fins personnelles », il voit pourtant qu’il connaitra bientôt d’une descente. Par conséquent, une personne demande : « Quelle est l’utilité de l’ascension si je dois retomber ? Qu’est-ce que j’ai à gagner ? »
A ceci vient la réponse : « Et les enfants d’Israël gémirent du travail, et leur cri s’est élevé vers le Seigneur », c’est-à-dire qu’il y a eu un réveil d’en bas, alors le Créateur a tué les Égyptiens et les Israélites sont restés et se sont retrouvés en grande quantité, ce qui signifie que grâce à toutes les ascensions qu’ils ont eu les unes après les autres, ils ont eu un grand Kli dans lequel recevoir l’abondance.
Il en découle donc qu’aucune bonne action d’une personne n’est perdue. Pour cette raison, nous ne devrions pas dire : « en quoi les ascensions me sont-elles utiles si je les perds immédiatement ? ». Ce serait vrai si elle pouvait s’y accrocher dorénavant et ne pas descendre. Mais il a été dit à ce sujet : « Qui s’élèvera sur la montagne du Seigneur ?". C’est un premier discernement.
L’autre discernement est : « Et qui se lèvera à l’endroit de Sa sainteté ? » A cela vient la réponse : « Celui dont les mains sont propres et le cœur pur », c’est-à-dire celui qui a déjà été récompensé de mains propres, sans amour à des fins personnelles en lui, mais sa seule intention est de donner. « Le cœur pur » signifie que son cœur est avec le Créateur, que la foi est permanente dans son cœur. Ces gens n’ont pas de descente dans les degrés de bassesse, mais toutes leurs ascensions et descentes sont en degrés spirituels. Puisque nous devrions atteindre des degrés complets, appelés NRNHY de Nefesh et NRNHY de Rouakh, leurs ascensions et leurs descentes sont toutes dans le palais du roi, et non, en dehors du palais du roi, et ils ne sont pas jetés en bas, dans l’obscurité et l’ombre de la mort.
Cependant, en même temps, nous devons savoir qu’aucune ascension n’est perdue. Au contraire, « chaque centime s’accumule en une grande somme ». Pour cette raison, une personne devrait être heureuse lorsqu’elle sent que la spiritualité l’attire et qu’elle espère se rapprocher le plus près possible du Créateur. Elle considère que c’est un grand privilège qu’un réveil d’en haut lui soit soudain parvenu, et elle commence à regarder l’amour à des fins personnelles comme dégoûtant et sans valeur, et commence à n’aspirer qu’à la spiritualité.
Cependant, l’homme doit savoir qu’il ne faut pas dire : « Quand j’aurai un réveil d’en haut, je commencerai le travail sacré ». Mais, lorsqu’une personne se souvient que la spiritualité existe, même si elle n’en a aucun désir, elle devrait déjà remercier le Créateur de savoir que la spiritualité existe dans le monde, bien qu’elle n’ait aucun désir de travailler.
Cela ressemble à un grand roi qui vient en ville, mais ne le dit pas aux gens. Seule une poignée de personnes le sait, et toutes ne sont pas autorisées à entrer, mais seulement quelques personnes choisies, et elles aussi ont du faire preuve de beaucoup de persuasion auprès des ministres pour obtenir la permission d’entrer.
Et cette personne sait uniquement que le roi est venu, mais n’a pas reçu la permission d’entrer. Comment cette personne remercie ceux qui l’ont avertie ?
Il en va de même ici. L’homme sait qu’il existe un Roi dans le monde, mais il n’a pas encore reçu la permission d’entrer et de servir le Roi, c’est-à-dire qu’il sait et croit dans une certaine mesure qu’il existe un Créateur dans le monde, mais il n’a pas reçu la permission d’en haut de quitter son travail et de travailler pour le Roi. Cela veut dire qu’il n’a pas reçu d’en haut le désir de quitter ses besoins matériels et de s’engager dans la spiritualité. Cette personne devrait être ravie de cette connaissance, ce qui signifie qu’elle a une certaine foi en le Créateur.
Si une personne apprécie cette connaissance bien qu’elle ne puisse pas surmonter ni s’engager à servir le Créateur, la joie de se souvenir qu’il y a un Roi dans le monde peut l’élever de sa bassesse, l’admettre dans le travail, et lui donner le désir de surmonter son corps. Il en est ainsi si précisément une personne prête attention et accorde de l’importance à cette connaissance.
Ceci s’étend de la racine, comme nos sages l’ont dit : la Shekhina [Divinité] n’est présente que dans la joie de la Mitsva [commandement] » (Shabbat 30). Cela signifie que la joie qu’il a en accomplissant la Mitsva lui procure Dvekout au Créateur, comme dit plus haut : « Le béni adhère au béni », puisque la joie est le résultat de la plénitude.
Puisqu’il apprécie le Donneur, son importance et sa grandeur, et il y a une règle selon laquelle si celui qui donne le cadeau est une personne importante, même si elle donne une petite chose, c’est toujours considéré comme une grande chose. Pour cette raison, sachant qu’il croit avoir été informé d’en haut que le Roi est en ville, bien qu’il n’ait pas été autorisé à entrer ni à parler au Roi, puisqu’il est évident qu’il apprécie la connaissance de l’existence du Roi, il est immédiatement autorisé à entrer et à servir le Roi. Parce qu’ils voient qu’il apprécie le Roi, ils le traitent avec considération et lui donnent la force de surmonter les pensées et les désirs du corps.
De ce fait, nous pouvons dire que grâce à la joie, c’est-à-dire, grâce à la joie d’être inspiré par l’importance du Roi, il reçoit d’en haut une illumination qui est placée sur le Kli de la joie, qu’il a donné d’en bas comme un réveil d’en bas. Cela provoque un réveil d’en haut, et on lui donne la permission, c’est-à-dire un désir et une envie de vaincre les pensées du corps.
Il s’avère donc que la Pâque est nommée ainsi d’après le passage du Créateur au-dessus des maisons d’Israël et de les laisser en vie. Nous savons qu’il n’y a pas d’absence dans la spiritualité, car le plus petit discernement en Israël est resté en vie, et rien n’a été perdu. Parce que le Créateur a sauvé Israël, ce bon jour s’appelle la Pâque, d’après les actions du Créateur.
A propos de la louange, comment peut-on dire que le Créateur veut être loué et qu’il est impressionné par la louange de chair et de sang, il y a deux réponses à cela : 1) En ce qui concerne le but, que son désir est de faire du bien à Ses créations, ce qui signifie que toute la bonté et le plaisir que le peuple d’Israël reçoit, ils les reçoivent pour le Créateur, ce qui signifie que le Créateur en aura du plaisir, parce qu’Il veut que les créatures reçoivent bonté et plaisir. Et puisqu’elles veulent l’équivalence de forme, ainsi lorsqu’elles s’engagent dans la Torah et les Mitsvot, c’est seulement parce qu’elles veulent donner au Créateur et non dans son propre intérêt. Ceci est considéré comme le peuple d’Israël faisant le louange du Créateur, en raison de la grandeur et de l’importance du Roi, nous essayons de Le contenter.
Le Créateur faisant la louange d’Israël signifie qu’Il veut donner bonté et plaisir, ce qui est le but de la création, et Il veut aussi qu’il n’y ait pas de honte à recevoir la bonté et le plaisir. Pour cette raison, Il veut qu’il travaille pour donner. Il s’avère que Sa louange à Israël signifie que le peuple d’Israël renonce à l’amour de soi et ne veut travailler que pour donner.
Pour cette raison, Il regarde toujours leur mérite, c’est-à-dire qu’Il compte les actes qu’ils font pour donner, afin qu’Il puisse donner l’abondance et qu’il n’y ait pas de défaut de la honte. Il ne parle pas de ce qu’ils font pour recevoir ; Il veut effacer ceci de la surface de la Terre, comme il l’a dit dans la clarification du nom « Pâque », qu’Il est passé par-dessus, ce qui signifie tuer les Égyptiens qui étaient entre Israël et Israël, et épargner l’Israël au milieu.
Naturellement, Il aurait pu regarder uniquement la louange d’Israël, c’est-à-dire les ascensions qu’il a eues, ce qui est la louange d’Israël, c’est-à-dire par l’éveil d’en bas en faisant alors cuire les Matzot [pain azyme].
C’est pourquoi la fête des Matzot et le peuple d’Israël ont été écrits dans la Torah, puisque le Créateur a vu la louange d’Israël alors qu’il faisait cuire des Matzot pour le Créateur, et n’a pas regardé autres choses. C’est ce qu’on appelle les Égyptiens qui étaient là, Il les a tués, c’est-à-dire qu’il les a effacés comme s’ils n’existaient pas. Ainsi, tout Israël se rassembla en un grand degré, qui était déjà entier, devenant un Kli pour recevoir l’abondance. Ceci est considéré comme le peuple d’Israël appelant ce bon jour [jour férié de fête] « Pâque ».
Maintenant, nous pouvons comprendre la deuxième raison pour laquelle le peuple d’Israël l’a appelée ainsi pour louer le Créateur. La première raison est Son désir de faire du bien à ses créations, et elles n’ont pas voulu recevoir à cause de son amour de soi. Par conséquent, elles reçoivent la bonté et le plaisir parce qu’Il veut que nous les recevions. C’est ce qu’on appelle « pour donner », et c’est une louange au Créateur.
La deuxième raison pour laquelle nous louons le Créateur est qu’il n’a pas pris en compte les descentes mais n’a regardé que les ascensions. Ceci est considéré « et est passé », où Il a pris en compte toutes les ascensions et a effacé les descentes de la surface de la Terre. C’est la louange de la Pâque, et ceci est considéré comme une louange du Créateur.
Nous devons comprendre pourquoi il est écrit : « Et vous le mangerez à la hâte ; c’est la Pâque du Seigneur ». Pourquoi appelle-t-on la Pâque « hâte » ? D’après ce que Rachi interprète, la Pâque est appelée « hâte » parce que le Créateur a sauté par-dessus et est passé successivement d’Égyptien en Égyptien, et Israël au milieu, en a échappé. Nous voyons que sauter à la fin signifie qu’Il a accéléré la fin, comme si ce n’était pas encore le moment. Comme il s’est dépêché, c’est pourquoi la Pâque est appelée « hâte ». C’est comme s’il devait se dépêcher pour que les Égyptiens qui étaient parmi les Israélites ne se réveillent pas, car le moment de leur correction n’était pas encore arrivé. C’est pourquoi il s’est dépêché et a sauvé ce qu’il pouvait sauver, c’est-à-dire que seul Israël a reçu une correction et non les Égyptiens. C’est pourquoi ce s’appelle « à la hâte ».
Cependant, il est écrit au sujet de la réparation finale (Isaïe 52:12) : « Car vous ne sortirez pas à la hâte, et vous ne vous enfuirez pas, car le Seigneur marchera devant vous, et le Dieu d’Israël sera votre arrière-garde. Vois, Mon serviteur intelligent, il s’élève, grandit et sera placé très haut ». ARI interprète que ce sera à la réparation finale quand même SAM devient un ange saint, et le cœur de pierre, dont il était interdit de clarifier avant la réparation finale et était resté dans les Klipot, lui aussi, sera alors clarifié dans Kedousha.
C’est le sens de « très bien ». « Bien » est l’ange de la vie. « Très » est l’ange de la mort, et lui aussi deviendra un ange saint. C’est ce qu’on appelle « La mort sera avalée pour toujours. » C’est ainsi que le ARI interprète.
En effet, nous pouvons interpréter ce qui est écrit : « Car vous ne sortirez pas à la hâte, ni ne vous enfuirez », pas comme en Égypte, quand la rédemption était à la hâte et qu’il a sauté d’Egyptien en Egyptien, et Israël au milieu en a échappé, puisqu’Il a dû effacer les Égyptiens et que seul le peuple d’Israël est resté en vie.
Mais à la réparation finale, quand les Égyptiens seront également corrigés, il n’y aura pas besoin d’être à la hâte, parce qu’il n’y aura pas besoin de sauter d’Égyptien en Égyptien et Israël au milieu restera dans la Kedousha. Mais tous les Égyptiens recevront leur parfaite correction. Il n’y aura donc pas besoin de se dépêcher, c’est-à-dire de sauter, mais tous les discernements qui étaient dans les Klipot seront corrigés, comme il est écrit : « Et j’enlèverai le cœur de pierre de votre chair, et je vous donnerai un cœur de chair. »
Par conséquent, une personne devrait être heureuse. Grâce à la joie, elle peut sortir de l’état de bassesse dans lequel elle se trouve. Si quelqu’un demande : « De quoi se réjouir quand il voit qu’il se trouve dans la bassesse et qu’il n’a aucun désir de s’engager dans la Torah et les Mitsvot ? » Il devrait recevoir sa joie du fait qu’il sait néanmoins qu’il existe un Roi dans le monde. De cette seule connaissance, il peut être heureux, comme dans l’histoire ci-dessus, quand il a su que le roi était en ville, et cela lui donne la force de s’élever.