Baruch Shalom Ha-Levi Ashlag (Rabash)
L’aide qui vient d’en haut
Article 8, 1986
Nos sages ont dit (Soucca, 52) : « Rabbi Shimon Ben Lakish a dit : le penchant de l’homme augmente chaque jour et cherche à le mettre à mort, comme il est dit : Le méchant surveille le juste et cherche à le mettre à mort ».’ Si le Créateur ne l’aide pas, il n’y arrivera pas comme il est dit : ‘Le Seigneur ne le laissera pas entre ses mains et ne le condamnera pas lorsqu’il sera jugé. »
Il est écrit dans le Zohar (Vayishlach, point 10) : « Rabbi Hizkiya a dit : pourquoi alors est-il écrit : et Jacob resta seul ? Où étaient tous les camps d’anges dont tu dis qu’ils l’entouraient et l’accompagnaient ? » Rabbi Yehouda a dit : parce qu’il s’est mis en danger en restant seul la nuit et il voyait le danger de ses yeux. Puisqu’ils ne sont venus que pour le protéger d’un danger invisible, ils sont partis. Puis il dit : je suis le plus petit de toutes les miséricordes et de toute la vérité que Tu as faites à Ton serviteur. Ce sont les camps des saints anges qui l’entouraient et maintenant l’ont quitté car il s’était mis en danger qui était visible. Rabbi Yitzhak dit : c’est pourquoi les anges sont partis, pour le laisser seul avec l’assigné d’Ésaü qui est venu avec la permission d’en haut ».
Par conséquent, une question se pose : quand les anges sont-ils partis ? Ils l’ont quitté lorsqu’il s’est mis en danger, c’est-à-dire qu’il s’est d’abord mis en danger, puis les anges l’ont quitté. Il a été dit à ce propos : « et Jacob resta seul ». Autrement dit, quand ils l’ont vu, ils sont alors partis. Nous devrions dire : « comme il entre et il sort ». Il faut comprendre pourquoi les anges ne sont pas venus le protéger face à un danger apparent. C’est comme si nous disions qu’ils sont incapables de le protéger d’un véritable danger visible. Mais, quand pourront-ils le protéger, c’est précisément quand le danger n’est pas apparent, si le danger n’est pas visible, qui sait s’il existe et qu’il faut le protéger ? Autrement dit, pour qui doit-il être visible, pour la personne ? Ou si les anges voient qu’il y a un danger qui est visible, et s’en vont sans que la personne ne le sache ?
Pour expliquer cela dans le travail, nous devons tout d’abord savoir de quel danger parle-t-on. Ensuite, nous expliquerons ce qu’est un « danger visible ». Nous savons que le travail commence par la ligne droite. « Droite » signifie quelque chose qui ne nécessite pas de correction. Ce qui nécessite une correction est appelé « gauche », comme l’ont dit nos sages : « Nous plaçons les Tefillins à gauche », comme il a été dit : « Et ce sera un signe sur ta main. » » Yadekha [ta main]. Nos sages ont dit : « La gauche repousse et la droite rapproche. »
Pour cette raison, lorsqu’on enseigne à une personne à emprunter les voies du travail, elle commence par la droite parce que la droite ne présente aucun danger pour la vie spirituelle, puisqu’elle peut toujours ajouter et avancer parce que la ligne droite s’appelle Hessed [miséricorde]. Cela signifie qu’une personne apprécie la Torah et les Mitsvot [commandements] et dit que le Créateur est miséricordieux avec elle en lui donnant la pensée et le désir d’observer la Torah et les Mitsvot. Et même l’intention la plus simple, c’est-à-dire qu’elle ne sait pas quelles pensées avoir pendant l’accomplissement des Mitsvot et lorsqu’elle s’engage dans la Torah, mais sait simplement qu’elle respecte le commandement du Créateur, qui nous l’a commandé par l’intermédiaire de Moïse, cela suffit pour l’obliger à observer la Torah et les Mitsvot selon ses capacités, c’est suffisant. Par conséquent, à chaque acte que l’homme accomplit dans la Torah ou dans les Mitsvot, il remercie et loue le Créateur pour sa miséricorde envers lui, en lui donnant la pensée et le désir d’observer la Torah et les Mitsvot. Par conséquent, dans chaque Mitsva [singulier de Mitsvot], il remercie et loue le Créateur de lui avoir récompensé d’une prise sur la Torah et les Mitsvot, peu importe quoi. Mais, peu importe le temps dont il dispose quand son corps le laisse étudier, il apprend, et autant qu’il le peut, il s’efforce d’observer les Mitsvot. Il est heureux de pouvoir respecter la volonté du Créateur, qui n’a pas été donnée à d’autres personnes comme lui, ce qui signifie que le Créateur ne leur a pas donné l’intelligence et le désir d’observer les commandements du Créateur.
Celui qui marche sur cette ligne ne marche toujours pas sur la ligne droite car nous voyons que lorsqu’il n’y a qu’une seule ligne et qu’une personne ne voit pas une autre ligne, il est impossible de dire qu’elle s’appelle la « ligne droite ». Nous ne pouvons dire « droite » que lorsqu’il y a une autre ligne. Alors je peux dire que l’une est « droite » et l’autre est « gauche ».
Par conséquent, lorsqu’elle guide une personne pour qu’elle marche sur le chemin du Créateur, elle lui dit : « Sache que le Créateur n’attend rien de toi sauf que tu observes la Torah et les Mitsvot en toute simplicité. Cela te suffit. Tu n’as pas besoin de grandes intentions comme celles des grands justes. Le Créateur exige que l’homme observe la Torah et les Mitsvot selon sa compréhension, chacun selon ses dispositions, c’est-à-dire avec ses talents innés. Il est impossible d’exiger de l’homme qu’il s’engage dans la Torah et les Mitsvot de la même manière que ceux qui sont très talentueux ou courageux, mais chacun selon les dispositions avec lesquelles il est né.
C’est comme le dit le ARI : « Il n’y a pas un jour qui ressemble à un autre ni un moment qui soit comme le suivant, et il n’y a pas d’homme qui soit comme un autre, et le Helbena [type d’encens] corrigera ce que la Levona [un autre type d’encens] ne corrigera pas. » Autrement dit, chaque personne doit se corriger et corriger les dispositions avec lesquelles elle est née. Il n’est pas exigé d’avoir plus de force et d’intelligence que celles avec lesquelles elle est née. Il s’avère qu’une ligne est celle où on lui dit qu’il n’a pas besoin de trouver des manques dans son travail. Au contraire, s’il observe la Torah et les Mitsvot en toute simplicité, c’est une grande chose puisqu’il observe les commandements du Roi. L’homme doit vérifier et apprécier son travail en toute simplicité. Autrement dit, s’il prie et dit un verset ou une bénédiction, que ce soit la bénédiction des Mitsvot ou la bénédiction du plaisir, il doit alors penser à qui il s’adresse. Certes, dans la mesure où il s’imagine devant qui il se tient, il ressentira différemment en disant les bénédictions et en priant. Même s’il ne connaît pas le sens des mots, cela reste très important car peu importe ce qu’il dit mais à qui il s’adresse !
Par conséquent, lorsqu’il observe une certaine Mitsva, comme porter un Tzitzit, il considère qu’il y a des Juifs dans le monde qui n’ont pas la possibilité de porter un Tzitzit, mais lui a l’honneur de respecter le commandement du Créateur. Il devrait beaucoup remercier le Créateur pour cela !
Par conséquent, en fonction de son esprit simple, de sa croyance en la grandeur du Créateur, que c’est un grand honneur de pouvoir faire ce que le Créateur veut, pour ces raisons, il dit la bénédiction : « Béni sois-tu, ô Seigneur. » Autrement dit, il bénit le Créateur et le remercie de l’avoir récompensé et de lui avoir donné ce qu’il n’a pas donné aux autres.
De plus, lorsqu’il bénit les plaisirs, il remercie également le Créateur de l’avoir récompensé de croire que le Créateur lui a donner les plaisirs dont les gens peuvent profiter, alors que d’autres personnes n’ont pas cette intelligence de croire que le Créateur leur a donné toutes les choses dont les gens peuvent profiter. De plus, une personne dit pendant les dix-huit bénédictions du matin : « Béni sois-tu, Éternel, de ne pas m’avoir fait goy », remerciant le Créateur de l’avoir fait Israël. Nous voyons donc que nous devons remercier le Créateur pour les plus petites choses que nous avons dans la Kedousha [sainteté], et les considérer comme grandes. Même si nous ne pouvons pas l’apprécier, nous devrions quand même y croire. J’ai entendu le Baal HaSoulam dire un jour que même si nous n’apprécions pas l’importance de la Torah et des Mitsvot Lishma [en son nom], en vérité, ce que nous faisons Lo Lishma [pas en son nom] est bien plus important que notre appréciation de Lishma.
Cela signifie que nous ne pouvons pas évaluer le contentement que le Créateur tire de notre désir de faire Sa volonté. Et chaque acte qui se fait en bas, dans ce monde, provoque l’éveil en haut, dans les mondes supérieurs, comme il est dit dans le Zohar : « un acte en bas éveille un acte en haut ». Puisque l’homme n’a pas encore été récompensé d’entrer dans le palais du Roi et d’atteindre les lumières qui se renouvellent par les actes des inférieurs, il doit néanmoins croire qu’il en est ainsi.
Autrement dit, lorsqu’un homme vient à la synagogue et y dit un verset pour le Créateur, cet acte n’a pas de prix pour le Créateur car à ce moment-là, un homme fait un acte et il n’y a plus rien à ajouter à l’action. C’est un signe que l’acte est complet, et c’est aussi important pour le Créateur que s’il avait respecté toutes les intentions des justes complets. En d’autres termes, on lui dit qu’il y a des justes qui n’ajoutent que des intentions aux actions, mais qu’il n’y a rien d’autre à ajouter à l’acte lui-même, comme susmentionné. Il a été dit à propos de la loi : « N’ajoute pas ni ne soustraie ».
Il lui ait dit cependant que le travail des intentions n’est pas pour toi, qu’il n’appartient qu’à quelques élus. Ainsi, si telle est sa plénitude, il met toute son énergie à conserver ce qu’il a reçu par son éducation. Il sait ainsi qu’il lui suffit de maintenir la quantité. Quant à la qualité, c’est-à-dire améliorer les intentions, c’est-à-dire les raisons qui le poussent à observer la Torah et les Mitsvot, il sait ce qu’on lui a dit dans son éducation, qu’en général il aura ce monde et le monde à venir pour son travail d’observation de la Torah et Mitsvot. C’est ce qu’on appelle « une ligne » et non la « ligne droite » car il n’y a toujours pas de gauche ici, dont nous pouvons dire que cette ligne est appelée « droite », puisqu’il n’y a pas de « droite » sans « gauche ». De cette façon, il n’y a aucun danger qu’il perde la vie spirituelle de Kedousha [sainteté]. Au contraire, il avance toujours parce que ses calculs se mesurent en actions, et chaque jour il en ajoute de nouvelles. Par conséquent, il avance toujours car il voit toujours que chaque jour il ajoute de nouvelles actions. Par exemple, lorsqu’il atteint l’âge de vingt ans, il sait qu’il a déjà sept ans d’observation de la Torah et des Mitsvot. Et lorsqu’il atteint l’âge de trente ans, il a acquis dix-sept ans de Torah et de Mitsvot.
Il s’avère que ce chemin est sûr et qu’il n’y a ici aucun danger pour sa vie spirituelle puisqu’il dispose d’une base sur laquelle regarder et mesurer ses progrès. Par conséquent, ce chemin est un chemin sûr et il n’y a ici aucun danger pour sa vie spirituelle. C’est-à-dire que sur ce chemin, il ne tombera pas de son degré et ne désespérera jamais parce qu’il voit qu’il ne réussit pas dans son travail, mais, il sera toujours en paix. Son seul regret dans le travail sera qu’il souffre que d’autres personnes autour de lui ne servent pas le Créateur comme lui. C’est son seul regret dans son travail. Mais en lui, il découvre qu’il a de nombreuses raisons d’être heureux et que, Dieu merci, il possède la Torah et les Mitsvot.
Cependant, lorsque nous lui disons qu’il existe une autre voie, appelée « ligne gauche », cela signifie que sur ce chemin, nous voyons que même s’il s’engage dans la Torah et les Mitsvot, il doit quand même se corriger pendant le travail, et que la correction n’est pas sur l’action, mais qu’il doit corriger l’intention, c’est-à-dire avec quelle intention il fait ce qu’il fait, à savoir la raison qui le pousse à observer la Torah et les Mitsvot, cela est déjà une voie dangereuse.
Il en est ainsi pour deux raisons : 1) On lui dit que c’est vrai qu’il est impossible de travailler sans récompense. Mais, quiconque accomplit un travail, qu’il soit grand ou petit, a besoin d’énergie qui lui donnera la force de travailler. Si on lui dit que la récompense est qu’il apportera du contentement au Créateur, appelé « son désir sera seulement de donner sans réserve au Créateur », le corps ne comprend pas toujours cette raison comme étant suffisante pour lui donner la force de travailler, car elle est contre la nature humaine, parce que la substance de l’homme est le désir de recevoir pour recevoir.
Pour cette raison, lorsqu’il travaille sur une seule ligne, c’est-à-dire que la base de son travail dans ce monde est qu’il recevra une récompense dans ce monde et dans l’autre, le corps peut alors comprendre que pour lui-même, il se réjouira et sera récompensé, que cela en vaut la peine.
Cependant, lorsqu’on lui dit qu’il doit travailler avec des intentions et faire que chaque action qu’il accomplit doit apporter du contentement à son Créateur, il se retrouve impuissant dans le travail car son corps exige alors des explications : « comment puis-je travailler et renoncer à beaucoup de choses, dont je pourrai profiter pour que cela plaise au Créateur ? » Il existe sur ce chemin un danger de perdre toute sa vie spirituelle, même ce qu’il a acquis en s’engageant dans une seule ligne.
2) La deuxième raison du danger est que même s’il se dépasse à chaque fois et veut travailler pour donner sans réserve, il voit qu’il ne peut pas vaincre dans l’intention, mais voit toujours le contraire - que lorsqu’il travaillait sur une seule ligne, il voyait qu’il avançait. Autrement dit, s’il a travaillé dix ans, il a dix ans de Torah et de Mitsvot, et s’il s’est engagé pendant vingt ans dans la Torah et les Mitsvot, alors il a une possession de vingt ans.
Mais ici, sur la ligne droite, c’est le contraire. S’il a passé trois ans et ne peut pas diriger son travail vers le don sans réserve, alors il est encore plus brisé et cassé puisqu’il travaille sur le chemin du don depuis trois ans, mais il ne voit rien. Autrement dit, il n’a rien même s’il a travaillé pendant trois ans. C’est encore plus vrai si c’est cinq ans et ainsi de suite. Par conséquent, plus il travaille longtemps, plus il se rend compte qu’il est pire.
Mais le Baal HaSoulam a dit qu’en vérité, d’une part, nous pouvons dire qu’un homme a progressé vers la vérité dans la reconnaissance du mal. Avant de commencer le travail, il pensait qu’il serait capable de vaincre son mal. C’est comme l’ont dit nos sages (Soucca, 52) : « Pour les méchants, le mauvais penchant ressemble à une mèche de cheveu, et pour les justes comme une haute montagne. »
Mais d’un autre côté, un homme a besoin de voir la vérité telle qu’elle est, c’est-à-dire que son mal n’a pas bougé d’un pouce, et cela pourrait le mettre en danger de désespérer parce qu’il dirait que Lo Lishma [pas en son nom] ne vaut rien, puisque l’essentiel du travail est d’apporter du contentement au Créateur, et il voit qu’il ne pourra pas réussir. Il s’avère qu’en marchant sur la ligne de gauche, il pourrait, à Dieu ne plaise, être complètement repoussé de la vie spirituelle, car il a déjà endommagé Lo Lishma. Il s’avère qu’il est perdant des deux côtés et n’a aucune prise sur la vie de Kedousha.
Pour cette raison, les gens sont guidés par une seule ligne. Si l’homme se réveille et se sent pousser à rechercher la vérité, et même s’il s’agit de suivre tout le monde pour toujours, ou alors, juste au début du travail, il ne verra pas la ligne gauche - qu’il doit se corriger pour que toutes ses actions soient pour le Créateur.
C’est comme le dit Maïmonide (fin de Hilkhot Techouva) : « Les sages ont dit : l’homme doit toujours s’engager dans la Torah, même Lo Lishma, puisque de Lo Lishma il arrive à Lishma. Par conséquent, lorsqu’ils enseignent aux enfants, aux femmes et aux personnes sans instruction, on leur apprend à travailler dans la crainte et à recevoir une récompense. Jusqu’à ce qu’ils acquièrent la connaissance et acquièrent beaucoup de sagesse, ce secret leur est révélé petit à petit et s’y habituent facilement jusqu’à ce qu’ils l’atteignent et le connaissent par amour. »
Par conséquent, nous devons emprunter la ligne droite et la ligne gauche, cela signifie que même s’il sait déjà qu’il existe une vérité appelée Lishma, peu importe quand il marchait sur une seule ligne, maintenant cette ligne a reçu un nouveau nom et elle s’appelle maintenant « ligne droite ». Cependant, qu’est-ce que cela nous apporte de ce que nous appelons maintenant une ligne, la « ligne droite » ? L’explication est qu’il y a maintenant une intention sur la ligne droite. Autrement dit, en changeant le nom « une ligne » en « ligne droite », une intention particulière est attachée à ce nom, qui n’existait pas lorsqu’elle s’appelait « une ligne ». C’est pourquoi il est interdit d’annuler la ligne gauche et d’emprunter la ligne droite, puisqu’il n’y a pas de droite sans gauche. Ainsi, il faut dire que lorsqu’il empruntait une ligne, il ne savait pas s’il y avait un autre chemin. Mais maintenant qu’il y a la ligne gauche en face, alors la ligne est appelée « ligne droite ».
Cela signifie que la plénitude qu’il reçoit maintenant n’est pas due au fait qu’il marche sans manque mais parce qu’il se sent entier et heureux dans son travail comme avant de travailler avec la ligne de gauche, mais pour une raison différente. Ici, dans la ligne droite, la plénitude vient du fait qu’il voit qu’il est une personne simple et sait qu’il existe un vrai chemin - qu’il faut s’engager pour le Créateur, mais il voit qu’il en est loin. C’est-à-dire que son corps ne lui permet pas de s’annuler complètement devant le Créateur, que sa seule tendance dans la vie sera de donner sans réserve. Et pourtant, il voit que le Créateur lui a donné la force d’avoir un certain contact avec la sainteté, et que d’autres n’ont pas cette force. Il s’avère qu’il en remercie et loue le Créateur. Ainsi dans un tel état, il est dans la complétude. Cependant, maintenant qu’il a commencé à travailler avec la ligne gauche et qu’il a compris que le travail du don sans réserve est l’essentiel, il lui est difficile de se contenter de peu. S’il doit travailler, c’est pour atteindre la plénitude. Mais pour faire des efforts et être récompensé d’un simple contact avec le travail sacré, le corps n’a pas d’énergie. Ceci est appelé, comme il est écrit : « Partout où il y a un manque dans Kedousha, il y a une prise pour les Klipot [coquilles/pelures] ». Autrement dit, les Klipot lui font réfléchir : « devrais-tu travailler si dur pour une si petite récompense, c’est-à-dire avoir une si petite prise sur Kedousha?
Il en résulte que les Klipot ont la force de l’éloigner dans une large mesure de la Kedousha. Autrement dit, on ne lui dit pas que cela ne vaut pas la peine de faire des efforts pour Kedousha. Bien entendu Kedousha, qui signifie servir le roi, est certainement une grande chose, mais tu vois par toi-même que tu n’en as pas la force. C’est pourquoi à ce moment-là se réveille le danger qu’il tombe entièrement de son travail parce que maintenant le corps a une grande prise sur ce dernier, puisque l’homme lui-même voit ses manques dans le travail.
Alors que dans le travail sur une ligne, il savait que c’était sa complétude parce qu’il avait été informé dès le début que Lishma appartenait à de grandes personnes nées avec de grands talents naturels et de bonnes qualités, et avec de grandes forces pour vaincre leur corps. Autrement dit, ils se contrôlent et peuvent faire ce qu’ils veulent, et personne ne peut les arrêter.
Quant à toi, ce qui t’es demandé dépend uniquement de tes capacités. Autrement dit, fais ce que tu peux, et par cela tu as accompli ton devoir, puisque la Torah n’a pas été donnée aux anges de service mais à tout le monde, chacun selon ses dispositions.
Cependant, une fois qu’il commence à marcher sur la ligne de gauche, il sent que lui aussi devrait atteindre Dvekout [adhésion] au Créateur et travailler afin de donner sans réserve, et désormais il ne pourra plus ressentir la plénitude dans le travail de la ligne de droite parce que la gauche le gênera. Ici commence le travail de la foi au-dessus de la raison. Autrement dit, il doit croire que le travail de Kedousha est un travail très important. Par conséquent, peu importe s’il est récompensé de la véritable plénitude ou de la plénitude qu’il mérite. Autrement dit, il n’a pas encore le grand honneur d’accomplir entièrement le travail sacré, mais seulement dans une très petite mesure. Mais pour lui c’est une grande chance, dont il ne peut même pas estimer la valeur.
Il s’avère que dans ce travail, lorsqu’il marche sur cette ligne, il apprécie la Kedousha pour que celle-ci augmente constamment en importance. Il en est ainsi parce qu’il devrait croire en sa grandeur au-dessus de la raison, même s’il ne la ressent pas encore réellement. Il doit se dire : « La raison pour laquelle je dois croire au-dessus de la raison en l’importance de la Torah et des Mitsvot est que je ne mérite pas encore d’en ressentir l’importance et la magnificence, car nous savons que tant que nous sommes encore plongés dans l’amour à des fins personnelles, nous sommes incapables de ressentir le délice et le plaisir qui les revêtent. Mais en vérité, quand je le mériterai, je le verrai vraiment.
Il en découle donc que la raison pour laquelle il doit croire au-dessus de la raison n’est pas due à un manque de lumière qui est revêtue dans la Torah et les Mitsvot. Le manque se situe dans le Kli [récipient] de l’inférieur, qui ne le mérite pas encore. Mais le Créateur sait quand je le mériterai et il me fera certainement ressentir le goût de la Torah et des Mitsvot. Il s’avère que nous devons croire au-dessus de la raison, non pas parce que nous ne pouvons pas y sentir le bien, puisque la lumière est cachée et que nous ne pouvons pas l’atteindre. Si tel était le cas, qu’est-ce que cela signifie : « Car elles sont nos vies », dit à propos de la Torah et des Mitsvot ? Mais, il devrait croire au-dessus de la raison tant qu’il n’a pas corrigé ses récipients de réception. Mais quand il aura terminé sa correction, la joie et le plaisir se répandront dans tout ce qui est sacré dans lequel il s’engage.
Par conséquent, s’il marche sur la ligne droite et croit au-dessus de la raison en son importance, en fonction de l’importance qu’il attribue à la Torah et aux Mitsvot, il peut apprécier même la plus petite chose, c’est-à-dire même un petit contact, même Lo Lishma de Lo Lishma peut aussi le ravir car par cet acte il observe le commandement du Créateur. Cependant, ensuite, il doit passer à la ligne de gauche, c’est-à-dire critiquer le travail – si le travail qu’il fait est un moyen d’atteindre Dvekout au Créateur, comme nos sages l’ont dit : « j’ai créé le mauvais penchant, j’ai créé la Torah comme une épice », s’il veut vraiment atteindre ce but et veut dire se mettre en danger. Lorsqu’il est sur la ligne gauche, son travail consiste principalement à prier, c’est-à-dire à crier au Créateur de l’aider d’en haut, comme le disaient nos sages : « Celui qui vient se purifier est aidé ».
Par-là, nous pouvons interpréter la signification des anges qui entouraient Jacob, comme mentionné dans les paroles du Zohar, que les anges sont venus le protéger, c’est-à-dire que c’est une aide qui vient d’en haut pour l’aider afin qu’il puisse continuer son chemin. Cependant, l’aide vient d’en haut lorsqu’un homme a déjà commencé le travail et se tient à mi-chemin et crie à l’aide. Mais avant d’avoir commencé son travail, aucune aide ne lui ai donnée.
Par conséquent, lorsque Jacob a commencé le travail et s’est déjà mis en danger et a demandé au Créateur de l’aider, les anges ont été envoyés pour le protéger afin qu’il puisse gagner la guerre qu’il avait déjà commencé. Mais lorsqu’il a terminé le travail qu’il avait commencé et après avoir reçu l’aide des anges, et a voulu commencer un nouveau travail, appelé « petites boîtes », et que le début du travail est dans l’obscurité, appelée « nuit », cela s’appelle « danger visible », puisqu’un endroit sombre, appelé « ligne gauche », est dangereux, mais il doit commencer seul et ensuite, lorsqu’il voit qu’il ne peut pas, il commence à demander de l’aide au Créateur, et alors il recevra à nouveau de l’aide d’en haut.