935. À propos de la Matsa [pain azyme]
Matsa vient de « Matsa et Mériva [dispute] », comme dans « quand ils se sont battus contre le Seigneur ». La règle est que tant que l’on travaille la pâte, elle ne lève pas, même si c’est toute la journée, car quand l’homme est sous l’emprise du Pharaon roi d’Egypte, il ne peut rien faire pour le Créateur.
À ce moment-là, une personne fait un Matsa et une Mériva [dispute] avec le corps. Le corps est en colère contre le Créateur pourquoi ne lui donne-t-Il pas tout ce dont il a besoin, ce qui signifie pouvoir recevoir pour lui-même, et une personne ne peut pas uniquement travailler pour le Créateur, même si son cœur n’est pas d’accord, c’est-à-dire que son intention n’est pas correcte.
Puisqu’une personne ne maîtrise pas l’intention et que seul Pharaon en est le maître, si elle se dispute néanmoins avec le corps, ceci n’est toujours pas du levain, c’est-à-dire la Sitra Akhra [l’autre côté], puisqu’elle l’a pétri. Cependant, dès qu’elle cesse de s’occuper de la pâte, elle devient immédiatement du levain.
C’est ce que signifie : « Elle n’a pas cessé de lever [la pâte] jusqu’à ce qu’Il leur soit apparu... et qu’Il les a rachetés », c’est-à-dire ils l’ont travaillé tout le temps jusqu’à ce qu’Il les rachète, et alors ils n’ont plus eu à la pétrir. C’est pourquoi on l’appelle « pain » puisqu’elle est toujours pauvre, sans intention, mais seulement « faire ». C’est ce qu’on appelle « sans le savoir ». De plus, « Il n’y a de pauvre, sauf en matière de connaissances ». C’est le sens de la réponse, qui signifie que le corps chante après avoir fait, qu’il veut travailler Lishma [en Son nom].