401. Écoute, Ô Israël
Mars 1981
« Écoute, Israël, le Seigneur est notre Dieu, le Seigneur est un.» Qu’est-ce que « un » ? C’est l’assemblée d’Israël qui est unie dans le Créateur, qui est Zeir Anpin. Rabbi Shimon a dit que le Zivoug [accouplement] du Dechar [araméen: mâle] et de Noukva [araméen: femelle] est appelé « un », puisque le lieu où se trouve Noukva est appelé « un ».
Quelle en est la raison ? C’est parce qu’un homme sans femme est appelé « la moitié d’un corps », et l’autre moitié n’en est pas une. Quand les deux moitiés du corps se connectent, elles deviennent un seul corps, et alors on les appelle « un » (Le Zohar, VaYikra, point 101).
Il est écrit : « Voici un lieu avec Moi ». Le Baal HaSoulam a interprété que l’acronyme Aleph-Tav-Yod [lettres des mots « avec moi »] est Emouna [foi], Tefila [prière], Yéguiya [effort].
Une personne devrait commencer le travail du Créateur à droite, appelée « mâle », c’est-à-dire la plénitude, appelée « heureux de son sort », qui est considérée comme « désirant la miséricorde ». Toute saveur et vitalité qu’une personne a dans la Torah et les Mitsvot [commandements] lui suffit pour travailler dans la Torah et les Mitsvot parce qu’elle croit en la Providence individuelle, que telle est la volonté du Créateur et sent qu’elle est une personne complète, et remercie et loue le Créateur de lui donner une part dans son travail.
C’est ce qu’on appelle un « mâle », lorsqu’elle se sent tout entière et qu’elle est toujours heureuse et observe « Servir le Seigneur dans la joie».
Cependant, c’est ce qu’on appelle « la moitié d’un corps » ; elle n’a pas l’attribut de femme, ce qui est un manque. Du point de vue de la gauche, elle commence à calculer dans quelle mesure ses attributs et ses pensées sont entières, puis elle voit la vérité, qu’elle est encore immergée dans le désir de recevoir dans son propre intérêt, et ne peut pas travailler pour les autres, que ce soit entre l’homme et son prochain ou entre l’homme et le Créateur.
Dans la mesure où elle reconnait le mal, elle peut faire des efforts, c’est-à-dire travailler, faire des actions, comme dans « Tout ce qui est en ton pouvoir de faire, fais-le ». De plus, elle peut prier du fond du cœur, puisque c’est seulement si une personne se sent mal, c’est-à-dire sent que c’est mal, qu’elle agit pour se débarrasser du mal. C’est ce qu’on appelle « femelle », ce qui signifie un manque.
Elle a donc de la place pour deux attributs opposés. D’une part, elle est considérée comme complète, ce qui est la « droite », Hessed [miséricorde], « heureux de son lot ». Elle peut louer et remercier le Créateur de l’avoir laissée entrer dans un lieu de Torah et de bonnes actions. D’autre part, elle peut prier le Créateur d’être restée en dehors du travail du Créateur parce que tout a été construit sur la base de l’amour de soi.
A ce moment-là, la personne est appelée « complète », autrement elle n’est pas considérée comme « un homme » parce que si elle voit ses défauts, elle va bientôt fuir la « droite ».
Mais une fois qu’elle a vu son mauvais état et qu’elle se dépasse au-dessus de la raison, qu’elle a la plénitude, et le signe en est qu’elle peut remercier le Créateur, alors elle est appelée « complète ». C’est « droite et gauche, et une épouse entre eux.» En ayant l’attribut d’homme et de femme, elle peut être récompensée de la « mariée », c’est-à-dire le vrai royaume des cieux.
C’est la signification de « Servir le Seigneur dans la joie ». Elle demande ici dans Le Zohar : Mais il ne peut pas être heureux parce que son cœur est brisé à cause de ses péchés ! Nous apprenons que : « Nous entrons toujours par deux portes : la miséricorde et la crainte.»
Nous pouvons l’expliquer de la manière décrite ci-dessous. La porte « droite » est la foi au-dessus de la raison, lorsqu’une personne est complète. C’est la Providence individuelle, et c’est « car Il désire la miséricorde ». L’autre porte est la crainte, c’est-à-dire Guevoura, « gauche ». Pour cette porte, nous devons travailler et prier. C’est ce qu’on appelle « l’homme », puisqu’il a deux discernements, masculin et féminin, un entier et un manque, et alors son travail est considéré comme un tout.