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Bibliothèque de Kabbale

Rabash

Notes Diverses
Atsilout est la providence personnelle Les pensées qui assaillent l’homme Les malveillances devenant des mérites Telle est la voie de la Torah - 1 Le silence: rempart de la sagesse - 1 Celui qui L’aime, le Seigneur le châtie - 1 Vous serez un sujet de crainte et d’effroi pour tout animal de la terre - 1 Les vêtements de l’âme - 1 Commencer à parler d’un lien avec le Créateur La sanctification du mois L’essentiel dont nous manquons Who Will Not Lift Up the Face Eloigne-toi du mal et fais le bien - 1 TANTA (Taamim, Nekoudot, Taguin, Otiot) Trouver grâce et bon vouloir Les poissons signifient l'inquiétude Elever vos mains Ruine par les Anciens - Construction. Construction par les Jeunes - Ruine Notre foi en les livres et les auteurs Dieu l’a fait pour qu’on Le craigne Les questions sur le travail Moi et rien («Ani ve Ain») Eloigne-toi du mal et fais le bien - 2 The Order of the Work The Difference between Kedusha [holiness] and Sitra Achra [other side] Le sens de l’exil Les Grecs se sont regroupés contre moi La guerre du penchant What Is Handsome In the Work? Malgré toi tu vis, malgré toi tu meurs A Horse to Ride On La joie et la crainte Entièrement une herbe amère (Maror) Ancien – Nouveau La joie qui vient de la danse Exaltez le Seigneur notre Dieu Connaissance et foi Tout est correction La passion de la connaissance La foi est appelée "faire" Le désir de donner sans réserve - 1 La nécessité et l’importance d’enseigner la foi L’éveil - 1 L’amour du prochain Que demander au Créateur pour être Son serviteur? La foi dans la raison Qu’elles sont belles tes tentes, Jacob! - 1 L'homme et la Torah La Foi est considérée comme Supérieure à la Nature The Greatness of the Creator Is His Humbleness Foundations L'Association de l’Attribut du Jugement à la Clémence La dévotion Concerning Suffering – 1 La Torah s'acquiert par la souffrance Deux sortes de repentance Votre mère a été chassée en raison de vos crimes Les actions de l’homme Fuis mon bien-aimé L’entrée dans le travail La cause de la foi Moïse est la foi Suis-je à la place de Dieu ? La Terre entière est pleine de Sa gloire L’esprit et le cœur Comme Il est miséricordieux, sois miséricordieux Repentance Inner Keys and Outer Keys One Does Not Toil Over a Meal and Misses It Quiconque associe le but du Créateur à une autre chose Précisément par un homme et une femme Je souhaite qu’ils Me quittent et qu’ils gardent Ma loi Pourquoi Israël est comparé à une olive? J’ai une Mitsva facile, qui s’appelle Soucca L’homme construit un bâtiment L’homme et son rôle Celui qui se retient lors d’une dispute The General Public and the Chosen Few Le mal Man’s Work Happy Is the Man Anyone with Whom the Spirit of the Creator Is Pleased La tête et le cœur Abraham Begot Isaac Et Juda s’approcha de lui - 1 And Behold, the Lord Stood Over Him Joy While Learning Torah Jacob Sent Quiconque sanctifie le septième - 2 The Lord Hears the Poor Quand Pharaon a renvoyé le peuple This Is the Day that the Lord Has Made Écoute, Ô Israël Sauve ton serviteur, Toi, mon Dieu Aujourd’hui, le Seigneur ton Dieu t’ordonne L'Ascension de Malkhout à Binah Les lumières environnantes Celui qui vient se salir La droite signifie perfection Qu’est-ce que «Il a avalé le Maror [herbe amère], et n’est pas sorti» dans le travail? Trois lignes - 3 Le mouvement en raison de la honte You Shall Tithe a Tenth La nourriture Laboring and Finding Le pouvoir de la pensée The Exile of the Shechina [Divinity] Le désir de spiritualité Jetez leur semence dans les nations General Attainment and Personal Attainment Deux efforts Concerning the Goal The Act Is What Decides Le Juste et le Méchant Le visage du Seigneur se trouve chez les méchants Le supérieur clarifie pour l’inférieur Pourquoi a-t-il a attendu jusqu’à la guerre contre Amalec? Et Jethro a entendu Ceux de peu de foi Souviens-toi que tu as été esclave La paix à la maison Overcoming La Mitsva de la Soucca L’héritage de la terre Justice, justice tu poursuivras Par Tes actions nous Te connaitront The Generations of Jacob Joseph Qui méprise le jour de la petitesse? Branche et racine The Quality of Moses Miketz [A la fin] Il n’est plus paru de prophète tel que Moïse One Who Walks along the Way L’acte et la pensée La restriction / Tsimtsoum La mesure du dépassement Deux discernements dans les Kelim Relation inverse entre les lumières et les récipients La fusion du corps La différence entre l’âme et le corps Le plaisir annule l’intellect La naissance de la lune Bo [Viens] Intériorité et extériorité The Godliness Made the Concealment Le besoin des Goyim Poissons morts Éloigne-toi du mal et fais le bien - 4 Adam HaRishon Was a Heretic Trois prières - 2 Une écriture et une belle signature Rosh Hashana La prière de Rosh Hashana Avec un Shofar, renouvelez Un article pour Souccot Qu’est-ce que Hanouka? Quel est le miracle de Hanouka? La signification d’Amalek Quand il baissait les bras, Amalek l’emportait L’effacement d’Amalek Revealing the Concealment Until He Does Not Know The Meal of a Wicked One His Law He Contemplates Deux opposés Moi et non un messager À propos de l’environnement La Torah a parlé des quatre fils Le besoin d’un acte d’en bas Plus l’homme parle de la sortie d’Égypte Et il a dit : Quand vous ferez accoucher les femmes hébreues Et Dieu parla à Moïse Et Je vous prendrai comme Mon peuple Viens à Pharaon Behold, a People Has Come Out of Egypt Le sacrifice de Pâque À propos du début du mois [nouveau mois] Peh-Sah [speaking mouth] La première nouveauté À propos de l’exode d’Égypte L’obligation de raconter l’histoire de la sortie d’Égypte Concerning the Matza [unleavened bread] Le temps de la rédemption Concernant l’Omer [décompte] The Exodus from Egypt and the Giving of the Torah

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Agra

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Rabash / La nécessité et l’importance d’enseigner la foi

159. La nécessité et l’importance d’enseigner la foi

« Et choisis la vie ». Tanna Rabbi Ismaël, c’est un art. D’ici, les sages ont dit : « l’homme doit enseigner un art à son fils ». S’il ne le lui enseigne pas, il doit se l’enseigner lui-même. Quelle en est la raison ? Il est écrit : « Pour que tu vives » (Talmud de Jérusalem, Kidoushin, chapitre 1, règle 7).

Cela signifie que c’est une Mitsva [commandement] d’apprendre un art, et cela entre dans la catégorie « Choisis la vie ». Ainsi, pourquoi n’existe-t-il pas au séminaire un dispositif tel que chacun des étudiants du séminaire apprenne un art, et pourquoi la direction du séminaire n’y veille-t-elle pas ?

Il est écrit dans Kidoushin (p 30b) : « Comment savons-nous qu’on lui enseigne un art ?  Rav Hezkiya a dit : « Vois la vie avec une femme que tu as aimée ». Si c’est une femme, une femme vraiment, comme il doit épouser une femme, il doit lui apprendre un art. Si c’est la Torah, comme il doit lui enseigner la Torah, il doit lui enseigner un art. Alors pourquoi ne s’en préoccupe-t-il pas ?

Il est écrit dans les Tosfot, chapitre : Kama de Kidoushin : « Rabbi Yossi, fils de Rabbi Eliezer, dit au nom de Raban Ben Gamliel : « Quiconque maitrise un art ressemble à une vigne clôturée dans laquelle les bêtes et les animaux n’entrent pas, et les passants n’entrent pas ni ne voient ce qu’il y a à l’intérieur. »

Nous devrions nous demander : quel est le lien entre un art et un vignoble clôturé dans lequel les animaux et les bêtes ne peuvent entrer ? De même, que signifie que les passants ne peuvent y entrer ? En quoi l’art est utile ? De plus, comme ils ne peuvent pas voir ce qui se trouve à l’intérieur, pourquoi cela aurait-il de l’importance s’ils voyaient ce qui se trouve à l’intérieur, au point qu’il vaille la peine de s’exempter des paroles de la Torah et de s’engager dans un art ?

Il est écrit dans Kidoushin (29a) : Rabbi Yéhouda dit : « Quiconque n’enseigne pas à son fils un art, lui apprend à voler. Voler, vous imaginez ? Pourtant, c’est comme s’il lui apprenait le vol ». Il semble, d’après le Talmud de Jérusalem, qu’il entre dans la catégorie « Faire » du verset « Choisis la vie », et pour Rabbi Hizkiya, il s’agit du verset « Vois la vie », et pour Rabbi Yéhouda, il semble qu’il enfreint « Ne vole pas », comme il l’a dit: « C’est comme s’il lui avait appris à voler ».

En ce qui concerne l’art, nous voyons une dispute dans les paroles de nos sages : Bar Kafra a dit : « On devrait toujours enseigner à son fils un art propre et facile ». Lequel? Rabbi Yéhouda a dit : « une aiguille circulaire ». Rachi interprète : « Une aiguille circulaire, dont les points sont en sillons et en rangs, comme les sillons d’une charrue » (Kidoushin 82a).

Plus loin dans la Guémara, « Tania Rabbi dit : Aucun art ne disparaît du monde (ce qui signifie que tout est nécessaire). Heureux celui qui voit ses parents avec un art utile, malheur à celui qui voit ses parents avec un art défectueux ».

Le monde ne peut être sans parfum ni sans tannerie. Heureux celui dont l’art a un parfum, malheur à celui dont l’art est la tannerie. Le monde ne peut être sans hommes ni sans femmes. Heureux celui dont les enfants sont des garçons, malheur à celui dont les enfants sont des filles.

Nous devrions nous demander :

1) Pourquoi commence-t-il avec ses parents, puis avec lui-même, et enfin avec ses fils ?

2) Quand il dit : « Heureux celui dont les parents? » Qu’est-ce que cela nous apprend ? Après tout, il ne peut pas corriger ses parents. Il s’avère qu’il se plaint du passé, alors que nos sages nous enseignent que ce que nous avons à corriger ne concerne que le présent et le futur, et non le passé.

Rabbi Nehorai dit : « Je renonce à tous les arts du monde et je n’enseigne à mon fils que la Torah, car tous les arts du monde ne sont pertinents que pendant sa jeunesse, mais en vieillissant il est condamné à la famine ». Mais la Torah n’est pas ainsi ; elle soutient l’homme quand il est jeune et lui donne une fin et un espoir quand il est vieux ».

Selon l’interprétation de Rachi, tout artisanat ne rapporte pas de salaire après un certain temps, mais leur récompense est au présent. Mais la récompense de la Torah vient d’elle-même au fil du temps, et même un malade ou un vieil homme qui ne peut s’y engager maintenant se nourrit du passé » (Kidoushin 82a).

Nous devrions nous demander : quelle est la récompense que l’on a si on s’engage dans la Torah quand on est jeune ou lorsqu’on est vieux, qui nous fait dire qu’elle le nourrit ? De plus, selon ce qui est dit ci-dessus, il semblerait qu’il fait de la Torah une hache pour y creuser, ce qui va à l’encontre des paroles de nos sages (Avot 4). Nous devons interpréter tout ce qui précède d’après la morale, car nos sages nous enseignent comment emprunter les voies du travail.

Mais avant de clarifier ce qui précède, nous devons comprendre le but de la création pour lequel l’homme a été créé. Il est expliqué dans les livres sacrés que la raison est de faire plaisir à Ses créatures, puisque c’est la conduite du bien de faire le bien.

Il est également expliqué dans le Midrach Rabba (Genèse, chapitre 8) : « Les anges serviteurs ont dit au Créateur : Qu’est-ce que l’homme pour que tu te souviennes de lui, et le fils de l’homme pour que tu t’en soucies? Pourquoi as-tu besoin de ce souci ? Il existe une histoire à propos d’un roi qui avait une tour remplie d’abondance, mais pas d’invités. Quel plaisir a le roi ? Ils lui dirent : Maître du monde, fais comme bon il Te semble ».

Cela explique que la raison de la création de l’homme était que le Créateur voulait lui faire du bien. C’est pourquoi Il a créé les créatures, et c’est à ce sujet qu’ils ont demandé : « Si le but est de faire le bien, pourquoi les créatures ont-elles des souffrances et des peines et ne reçoivent-elles pas la bonté et le plaisir que le Créateur veut leur donner ?

Le Zohar explique : « Celui qui mange ce qui n’est pas à lui a peur de le regarder en face », c’est-à-dire que dans tout cadeau gratuit, il y a le défaut de la honte.

Afin qu’il n’y ait pas le pain de la honte, c’est-à-dire pour que le cadeau du Créateur soit absolument parfait et sans manque, Il nous a donné un lieu où travailler, appelé « le travail du choix ». Grâce à lui, nous pouvons recevoir toute l’abondance du Créateur sans aucune honte.

Lorsqu’une personne observe la Torah et les Mitsvot [commandements], tant qu’elle ne ressent pas encore de goût dans le travail, elle doit tout observer uniquement par la foi, car lorsque la direction du monde est dans la dissimulation de la face [Panim], il est possible d’observer la Torah et les Mitsvot sur la base de la foi.

Dans un tel moment apparait le choix : détester le mal et choisir le bien. En faisant ce choix, une personne peut se corriger afin de pouvoir faire toutes ses actions non pas pour recevoir une récompense, mais uniquement avec l’intention envers le Créateur.

Lorsque l’on ne ressent aucune saveur dans le travail, on s’habitue à faire des actions même sans récompense. Ainsi, par la suite, quand on est récompensé de recevoir l’intériorité de la Torah et qu’on est récompensé de la lumière du plaisir, alors cela sera dans la révélation de la face, et il pourra encore recevoir ces plaisirs uniquement par la Mitsva [singulier de Mitsvot].

Cela veut dire que l’intention du Créateur est que l’homme reçoive des plaisirs supérieurs, car c’est le but de la création, mais pas pour lui-même, c’est-à-dire le fait de vouloir recevoir des plaisirs n’est pas pour se faire plaisir, mais son intention est de recevoir pour donner. C’était là toute l’intention d’avoir fait un lieu de dissimulation.

Ainsi, pendant la dissimulation, il est possible de travailler pour prendre sur soi la crainte du ciel « comme un bœuf sous le joug et un âne sous sa charge » afin de s’habituer à servir le Créateur et non à recevoir une récompense.

D’après ce qui précède, le travail essentiel qui nous a été donné est la foi, qui est la crainte du ciel. Obtenir la crainte du ciel est une très grande chose, comme l’ont dit nos sages : « La crainte du ciel est-elle une si petite chose ? (Brakhot 33b).

Cela veut dire que devons tout d’abord apprendre ce qu’est la crainte du ciel, et ensuite il y a un travail pour accepter la crainte du ciel. Comme on l’a dit, ils ont dit que « pour Moïse, c’était une petite chose », ce qui signifie qu’un peu plus petit que le degré de Moïse est une grande chose, bien que nous ne puissions pas comprendre comment se fait-il que la crainte du ciel soit une si grande chose.

Après tout, qui n’a pas la crainte du ciel ? Même si une personne ne prie qu’une fois par jour et mange cachère, on dit déjà d’elle qu’elle a la crainte du ciel. Il faut donc dire ici que nos sages savaient vraiment ce qu’est la crainte du ciel ; ils ont donc décidé et dit que c’est une grande chose.

Quant à nous, nous devons tout d’abord apprendre ce qu’est la crainte du ciel, que c’est une chose tellement grande que nos sages ont dit : « À la fin, après que tout est entendu, craignez Dieu et gardez Ses commandements, car c’est là tout l’homme ». Que veut dire « car c’est là tout l’homme » ? Rabbi Elazar a dit : « Le Créateur a dit : Le monde entier n’a été créé que pour cela ; le monde entier est évalué par cela— le monde entier n’a été créé que pour commander cela" ». (Brakhot 6b).

Cela signifie que toute notre vie dépend de la foi en le Créateur, puisque celui-ci est appelé le Kli [récipient] avec lequel nous pouvons acquérir tout ce qui se trouve dans ce monde, où le travail dans la Torah et les Mitsvot nous a été donné. Tout dépend de la taille de la foi que nous acquérons.

Par cela, nous comprendrons ce que nos sages ont dit, et comme l’a interprété Rachi: « le Créateur l’a considéré pour Abraham comme un mérite et une Tsedaka [droiture/charité]", en raison de la foi qu’il avait en Lui. Nous devons comprendre pourquoi la foi est appelée Tsedaka, et quel est le rapport entre la Tsedaka et la foi ?

Si une personne travaille pour donner et non pour recevoir pour son propre plaisir, c’est comme si elle donnait cent livres [monnaie] à son ami sans rien vouloir en retour, ou comme si elle donnait cent livres à son ami et voulait en retour un costume ou une armoire. Bien sûr, personne ne dira de celui qui donne les cent livres pour un costume qu’il est très généreux et qu’il a bon cœur qui peut donner cent livres au commerçant, puisqu’il reçoit une contrepartie pour l’effort fourni.

Alors que celui qui donne cent livres [monnaie] à son ami et ne veut rien en retour, il a certainement bon cœur et il veut donner la Tsedaka.

Par conséquent, celui qui sert le Créateur sur la base de la foi, son travail n’est pas en vue de recevoir une récompense. Sinon, si sa base n’est pas la foi, alors il relève précisément de celui qui veut recevoir une récompense pour l’effort, puisqu’il aspire toujours à se débarrasser de la foi et de ne travailler que sur la base de la connaissance.

En servant le Créateur dans le don et non pour recevoir une récompense, on appelle cela la Dvékout [adhésion] au Créateur, ce qui signifie que nous adhérons ainsi à la Vie des Vies, comme l’ont dit nos sages : « Adhérez à Ses attributs, comme Il est miséricordieux, sois miséricordieux » (Shabbat 133b). Autrement dit, tout comme le Créateur donne aux inférieurs, l’homme doit travailler pour donner sans réserve.

Lorsqu’une personne est déjà arrivé au point où elle peut servir le Créateur avec cette intention, elle est récompensée des plaisirs spirituels que le Créateur a envisagés dans Son intention de faire du bien à Ses créations, car alors le cadeau que le Créateur fait est parfait, sans le défaut du pain de la honte. Comme l’ont dit nos sages : « Rabbi Meir dit : « Celui qui apprend la Torah Lishma [en Son nom] (avec l’intention de donner) est récompensé de beaucoup de choses" » (Pirkei Avot, chapitre 6).

La foi est aussi appelée une Mitsva. Il y a la Torah et il y a la Mitsva, comme Baal HaSoulam a interprété les paroles de nos sages : « S’il fait une Mitsva, heureux est-il, car il s’est jugé et le monde entier favorablement » (Kidoushin 40b), et une Mitsva signifie la foi. D’après ce qui précède, la foi, la crainte du ciel et une Mitsva sont la même chose, mais chacune d’elle montre une forme différente.

A présent, nous pouvons interpréter ce qui précède, à savoir que ce que le Talmud de Jérusalem nous apporte au nom de Rabbi Ismaël: « Choisis la vie — c’est un art », qu’il doit enseigner à son fils un métier d’artisanat, ce qui se réfère à la foi. Cette chose est appelée « métier d’artisan/art », car il s’agit d’un grand apprentissage, comme l’ont dit nos sages : « La crainte est-elle une question banale ? »

Le terme « métier d’artisan/art » se rapporte principalement à quelque chose qui dépend des actions, mais pour celui qui apprend une sagesse, la médecine, ou l’ingénierie, ou une qualité, ceci est appelé « sagesse » et non « artisanat/art », car il se rapporte à l’intellect et non au reste des organes.

Par conséquent, puisque la foi est au-dessus de la raison, ce qui est contre l’esprit, car on peut parler de foi précisément là où l’intelligence ne vient pas, et ce n’est qu’une force qui est d’accepter le fardeau du royaume des cieux de force, « comme un bœuf sous le joug et un âne sous sa charge ». Pour cette raison, la foi est appelée « artisanat/art » [même racine de lettres hébraïques employée dans les deux mots].

Il s’agit ici du choix dans le verset « Choisis la vie ». Le père doit enseigner cet art [artisanat] à son fils, et s’il ne le fait pas, il doit l’apprendre lui-même. Quelle en est la raison ? « Afin que tu vives », ce qui signifie qu’il est impossible de recevoir la vitalité de la Torah sans la foi.

De même, nous pouvons interpréter de la même façon ce que Rabbi Hizkiya a dit, à savoir que l’obligation d’enseigner à son fils est tirée du verset « Vois une vie avec une femme », c’est-à-dire qu’il est impossible d’être récompensé de la vie sans le commandement de la foi, puisque c’est précisément par la foi qu’il est récompensé d’adhérer à la Vie des Vies. Naturellement, il a la vie en adhérant à la vie, puisque la Torah sans foi n’est pas appelée la vie.

C’est pourquoi il a dit que tout comme il doit lui enseigner la Torah, il doit lui enseigner un métier d’artisan/art, car lorsque la Torah est fondée sur la foi, il est alors possible d’y sentir la vie et de voir alors que « car elle est ta vie et la longueur de tes jours ».

D’après ce qui précède, nous pouvons interpréter ce qui est écrit dans le Tosfot disant : « Celui qui a un art ressemble à un vignoble clôturé ». Nous avons demandé quel est le lien entre une clôture et un métier d’artisan/l’art. Nous devrions interpréter que l’art est la foi, car celui qui a la foi ressemble à celui qui a un vignoble clôturé, où « vignoble » e réfère à la « vigne du Seigneur des armées », c’est-à-dire la spiritualité d’une personne.

Alors, s’il a la foi, cela ressemble à une clôture qui le protège de toutes les choses qui peuvent lui nuire, puisque les choses qui nuisent à la spiritualité d’une personne sont les pensées étrangères et les mauvais désirs, appelés « une bête et un animal entant à l’intérieur ».

La foi le préserve de toutes les questions et de toutes les mauvaises convoitises, appelées « une bête » ; ce sont les choses qu’un animal fait. De même, les mauvais animaux, qui ne sont pas de la Kedousha [sainteté], ne peuvent entrer lorsqu’une personne a pris sur elle le fardeau de la foi: « les passants ne peuvent pas y entrer ».

Cela signifie que ce sont ces personnes qui enfreignent toujours les Mitsvot et se repentent. Elles ne peuvent pas s’accrocher à une personne qui a la foi parce qu’elles ne voient pas ce qu’il y a en elle, car celui qui veille à ce que son travail soit toujours dans la foi travaille humblement, et alors son intention n’est pas vue.

Lorsqu’une personne travaille Lo Lishma, il est possible de voir son intention parce qu’elle veut une contrepartie pour son effort. Alors que celui dont le travail est basé sur la foi, sa pensée est couverte et n’est révélée à personne; les extérieurs n’ont donc pas de prise sur son travail.

Nous devrions interpréter de la même façon ce que Rabbi Yéhouda a dit : « Celui qui n’enseigne pas à son fils un art, ressemble à celui qui lui enseigne à voler ». Nos sages ont dit : « Quiconque se réjouit dans ce monde sans bénédiction, c’est comme s’il volait le Créateur et l’assemblée d’Israël, comme on disait : « Celui qui vole son père et sa mère et dit ‘il n’y a pas de crime’ est l’ami d’un homme destructeur. » Rabbi Hanina, fils de Rabbi Papa, a déclaré : « Il est un ami de Jéroboam, fils de Navat, qui a détruit le monde devant leur père qui est aux cieux » (Brakhot 35).

Nous devons comprendre le lien entre un voleur et Jéroboam fils de Navat, et pourquoi celui qui se réjouit sans bénédiction est appelé un voleur. Quel est le rapport entre le vol et la bénédiction ?

Le fait est que le but de la création est de faire du bien à Ses créations. Pour ne pas avoir le pain de la honte, un lieu de dissimulation a été fait afin que l’homme puisse recevoir le plaisir pour donner au Créateur. De cette manière, il n’y aura pas de défaut dans le cadeau du Créateur, comme l’ont dit nos sages : « La vache veut nourrir plus que le veau ne veut téter » (Pessakh 112a).

Cependant, tant qu’une personne n’est pas prête à recevoir, l’abondance supérieure ne vient pas aux inférieurs. Par conséquent, celui qui se réjouit dans ce monde devrait le faire avec l’intention de bénir le Créateur, c’est-à-dire que l’intention ne doit pas être de vouloir du plaisir, mais de vouloir bénir le Créateur.

À ce moment-là, le Créateur donne l’abondance supérieure à l’assemblée d’Israël, comme l’ont dit nos sages : « Celui qui accomplit une Mitsva, heureux est-il, car il s’est jugé et le monde entier favorablement » (Kidoushin 40b). En d’autres termes, en accomplissant la Mitsva, il fait en sorte que le Créateur donne à l’assemblée d’Israël. C’est la signification de « juge le monde entier favorablement ».

Il s’avère que lorsqu’on se réjouit dans ce monde sans bénédiction, sans l’intention de bénir le Créateur, le Créateur ne donne donc pas à l’assemblée d’Israël, puisque l’intention en vue du Créateur est manquante.

Ainsi, cette personne vole le Créateur et l’assemblée d’Israël en ne bénissant pas et en ne voulant se réjouir que pour elle et non pour le Créateur. Pour cette raison, elle devient « l’ami d’un homme destructeur », Jéroboam fils de Navat, qui « a détruit le monde devant leur père qui est aux cieux ».

Tout ceci parce qu’ils leur manquaient la foi en le Créateur. C’est pourquoi Rabbi Yéhouda a dit : « Celui qui n’enseigne pas un art à son fils, c’est comme s’il lui apprenait à voler », cela signifie que c’est comme s’il lui apprenait à voler le Créateur et l’assemblée d’Israël. Il y a donc une grande obligation d’enseigner la matière de la foi, car c’est seulement ainsi qu’il est possible d’atteindre toute la perfection.

De tout ce qui précède, on peut expliquer la mesure qu’ils ont donnée à l’apprentissage d’un art/métier d’artisan. Bar Kafra dit : « On devrait toujours enseigner à son fils un art propre et facile ». Rabbi Yéhouda interprète qu’il s’agit d’une « aiguille circulaire ». Selon l’interprétation de Rachi, « Une aiguille circulaire, dont les points sont faits en sillons, en rangs, comme les sillons d’une charrue. »

Nous voyons donc que la couture a pour but de relier deux choses séparées pour qu’elles ne fassent plus qu’une. Cela signifie que l’on doit atteindre l’équivalence avec le Créateur, ce qui signifie la Dvekout [adhésion], comme il est écrit: « Et adhérez à Lui », comme il l’a interprété, comme les sillons d’une charrue, dont le rôle est de retourner la poussière qui était en bas et la faire remonter, et ce qui était en haut va en bas.

Il en est de même pour l’homme. Il y a deux désirs en lui :

1) un bon désir, celui de donner, de croire, et

2) un mauvais désir, lorsqu’il veut seulement recevoir du plaisir pour lui-même et ne pas croire en le Créateur.

Lorsqu’une personne naît, par nature, le bon désir pour lui est d’une importance inférieure et elle ne veut pas l’utiliser, car il est répugnant d’utiliser un tel désir.

Alors que le mauvais désir est d’une importance supérieure, et chaque fois qu’elle peut s’en servir, elle jubile totalement, c’est-à-dire que lorsqu’elle peut satisfaire le mauvais désir en elle, elle n’a pas d’état supérieur à celui-ci, car tout ce qu’elle désire, c’est de satisfaire le mal qui est en elle.

Par conséquent, une personne qui veut adhérer à son Créateur doit égaliser les qualités, comme l’ont dit nos sages : « Adhère à Ses qualités, comme il est miséricordieux, sois miséricordieux » (Shabbat 133b). En d’autres termes, comme le Créateur ne veut que donner aux inférieurs, l’homme doit lui aussi voir que son désir n’est que de donner au Créateur et ne pas recevoir pour son propre plaisir. C’est tout le but du travail de l’homme dans l’équivalence des qualités.

C’est pourquoi l’homme doit inverser les qualités qui sont en lui, comme il laboure, de sorte que ce qui était auparavant en haut, c’est-à-dire le mauvais désir, sera désormais en bas, et chaque fois qu’il s’apprêtera à utiliser le mauvais désir en lui, il le considéra comme détestable et vile.

Le bon désir, qui était auparavant de peu d’importance, sera désormais « en haut », de sorte que chaque fois qu’il pourra faire des choses pour le Créateur, il devra sentir que c’est une ascension, puisqu’en cela il adhère à Lui.

Cela ne se fait que par la foi. C’est pourquoi la foi est appelée un artisanat propre et facile. Elle est « propre » parce que là, il ne doit pas y avoir de mélange de plaisirs à des fins personnelles, mais que tout soit pour le Créateur, car lorsque l’homme croit en la grandeur du Créateur, il n’a aucun désir ni envie sauf d’adhérer à Lui toute la journée et toute la nuit. C’est pourquoi on l’appelle « propre », c’est-à-dire uniquement pour le Créateur.

Cependant, avant qu’une personne ne soit récompensée du consentement du corps pour travailler avec la foi, ce travail est considéré comme une bassesse, car elle ne voit personne le respecter lorsqu’elle travaille uniquement pour le Créateur.

À ce moment-là, elle doit voir que son travail est avec humilité, car sinon son travail ne peut pas être propre, car si son travail est excitant, ses actions seront certainement louées et, par-là, la question du respect interviendra, que les autres la respecteront pour cela.

Par conséquent, quand elle ne veut pas d’intervention, elle doit travailler dans l’humilité et elle n’en tirera aucun respect. C’est pourquoi un travail propre est méprisable à ses yeux. De plus, Kala [facile/léger] vient du mot Niklé [méprisable], qui signifie méprisé.

De plus, le travail propre est méprisé parce qu’une personne ne peut tolérer la foi au-dessus de la raison, car par nature, une personne apprécie ce qu’elle saisit intellectuellement lorsque la raison l’y oblige.

Inversement, aller à l’encontre de l’intellect est méprisable parce qu’un tel travail est appelé « crédule », comme nos sages l’ont dit à propos du verset : « Qui est crédule? Laissez-le venir ici.» Il s’agit de Moïse, c’est-à-dire la foi, puisque Moïse est appelé « le berger fidèle », qui a la foi et il a planté la foi dans tout Israël.

De cette façon, nous devrions interpréter les paroles de Rabbi: "Aucun art/artisanat ne disparaît du monde », comme Rachi l’a interprété, qu’il soit répugnant ou propre, car le point de vue de Rabbi est que le monde entier ne peut pas faire un travail propre, ce qui signifie que précisément celui qui est enclin au travail de vérité est capable de faire un travail propre, là où il n’y a pas l’implication de Lo Lishma [pas en Son nom].

Inversement, les pensées de la majorité du monde tournent autour de l’opinion publique. Les gens n’ont pas un esprit fort ni un fort désir, ils peuvent donc faire des efforts et ont la force d’obtenir ce qu’ils veulent. Mais, ils travaillent pour le grand public, et ce que le public exige, ils le font. Ils n’ont pas la permission de faire dans le monde ce qu’ils comprennent et veulent, mais dépendent plutôt de l’opinion du public.

Pour cette raison, quand une Mitsva est donnée au grand public, nous devons alors voir que le grand public peut l’observer.

C’est pourquoi Rabbi dit: « Aucun artisanat/art ne disparaît du monde », mais l’essentiel est qu’une personne prenne sur elle le fardeau du royaume des cieux, qu’il soit propre -- c’est-à-dire entièrement pour le Créateur -- ou répugnant, c’est-à-dire avec des implications non en vue du Créateur, car tout artisanat/art est nécessaire, puisque de Lo Lishma nous en arrivons à Lishma.

Nos sages ont dit: « Un millier de personnes viennent à la Bible [Pentateuque]… et une seule enseignera » (VaYikra Rabba, Chapitre 2, 1). Cela signifie que pour mille qui entrent, un sortira pour enseigner. C’est pourquoi Rabbi dit : « Aucun art/artisanat ne disparaît du monde. »

Cependant, « Heureux celui qui voit ses parents dans un artisanat/art. » « Ses parents » signifie une pensée, car avant chaque acte, il doit y avoir une pensée et une cause précédentes qui est la raison qui le pousse à faire cette chose. Par conséquent, « ses parents » sont la pensée qui le fait observer la Torah et les Mitsvot.

« Art/artisanat méritant » signifie qu’il est utile pour amener une personne au but pour lequel elle a été créée — s’engager dans la Torah et les Mitsvot pour le Créateur — par lequel elle sera récompensé de recevoir la bonté et le plaisir que le Créateur pensait donner.

À ce moment-là, elle se sentira heureuse à cause de tout ce qu’elle a acquis grâce à son effort dans la Torah et les Mitsvot. Mais si la pensée n’est pas pour le Créateur, elle ne peut pas atteindre le but, et il s’avère que son art/artisanat est défectueux.

C’est pourquoi Rabbi a dit: « Malheur à celui qui voit ses parents dans un artisanat/art défectueux », parce que sa foi est mélangée à Lo Lishma, cette foi est endommagée. Par conséquent, nous devons essayer de faire en sorte que les parents, c’est-à-dire la cause, soient pour le Créateur.

Par cela, nous comprendrons les mots de nos sages: « Heureux celui qui voit ses parents dans un artisanat/art. » Nous avons demandé : c’est une chose qu’il ne puisse pas corriger, car s’il est né de tels parents, que peut-il faire? D’après ce qui précède, il serait bon que lui essaye de faire que la pensée et la cause de la Torah et des Mitsvot soient dans le but du Créateur.

De cette manière, il est écrit dans Le Zohar, Exode : « Le monde n’existe que par l’odeur. » De cette façon, nous devrions interpréter: « Le monde ne peut être sans parfum ni sans tannerie ».

Le « Parfum » fait référence aux parfums dont l’odeur monte de bas en haut. Son artisanat devrait viser à contenter en haut, car la personne est considérée en-bas et le Créateur en-haut. Il s’avère que l’homme envoie tous ses plaisirs au Créateur, qui est en haut.

La «tannerie » est le traitement du cuir qui dégage une forte puanteur. Cela signifie que lorsqu’il voit que son travail sera Lo Lishma, mais qu’il ne doit s’engager dans le travail que pour le Créateur, alors il méprise ce travail et sa puanteur augmente à ses yeux.

A un endroit où il devrait y avoir du plaisir, quand il voit que maintenant il a une opportunité de travailler pour le Créateur, il n’en est pas capable. Par conséquent, quand il ne voit pas de contrepartie pour son travail, mais fainéantise et bassesse, son cœur est en colère et sent qu’il perd son âme.

Pour cette raison, bien que son travail ne soit pas destiné au Créateur, il lui manque toujours la joie et un bon cœur de procurer du contentement au Créateur.

Bien que « cela soit impossible sans tannerie », ce qui signifie que l’homme doit arriver à un tel état, car cet endroit est le passage entre Lishma et Lo Lishma, mais malheur à celui qui reste à cet endroit, qui est un arrêt à mi-chemin, et ne continue pas vers le but de vouloir réjouir le Créateur.

Il interprète plus loin et dit : « Le monde ne peut pas être sans hommes et sans femmes. » « Heureux celui dont les enfants sont des garçons, et malheur à celui dont les enfants sont des filles.» La fameuse question est la suivante: Que veut dire que ses enfants sont des filles ?

Nous devons dire que nous savons de par les livres de ceux qui craignent que celui qui donne et celui qui sert sont appelés « hommes », et que le receveur et le manque sont appelés « femmes ». C’est le sens de ce qu’il dit : « que le monde ne peut pas être sans hommes ni sans femmes », ce qui signifie qu’il doit y avoir l’état de Lo Lishma dans le monde, considéré comme prenant du plaisir dans un intérêt personnel. Sinon, il est impossible de commencer à s’engager dans la Torah et les Mitsvot.

Parfois, la raison relève de Lo Lishma, mais pendant l’acte, il en vient à des pensées de repentance et exécute la Mitsva pour le Créateur, ce qui signifie que son intention est de procurer du contentement à son Créateur. Ceci est considéré comme « ses enfants sont des garçons ». Pour cette raison, il dit : « Malheur à celui dont les enfants sont des filles », ce qui signifie que les choses qu’il fait visent également à recevoir une récompense, qui est considérée comme ses enfants étant des filles.

«Rabbi Nehorai dit : « Je renonce à tous les artisanats du monde et j’enseigne seulement la Torah à mon fils.» Il ne fait pas référence à la manière dont le grand public devrait se comporter, mais parle plutôt de son propre degré, qu’il a été récompensé de la crainte permanente du ciel. C’est pourquoi il dit qu’il renonce à tous les artisanats, ce qui signifie qu’il laisse maintenant la foi endommagée et la foi élevée, car il a quitté les deux types de foi. Mais, maintenant il enseigne à son fils, c’est-à-dire son action, appelée « fils », uniquement la Torah.

Il explique que la raison en est que « tout art/artianat dans le monde ne marche que pendant sa jeunesse.» Rachi interprète que « N’importe quel artisanat ne rapporte pas de récompense après un certain temps, mais leur récompense est au présent. »

La foi est appelée Mitsva, et l’acceptation du fardeau du royaume des cieux est une Mitsva. Nos sages ont dit: « Une Mitsva protège et sauve tout en s’y engageant. La Torah protège et sauve lorsqu’on s’y engage et lorsqu’on ne s’y engage pas » (Souta 21b).

La différence entre la Torah et la Mitsva est que nous voyons que dans la Torah, une personne peut se souvenir et utiliser ce qu’elle a appris la veille ou même avant, ou répéter les règles qu’elle a apprises afin de savoir comment se comporter selon ce qu’elle a appris auparavant. Pour cette raison, la Torah protège et sauve même sans s’y engager, car on peut se souvenir de ce qu’on a appris par le passé.

Mais la foi, qui est une Mitsva, ne s’applique que lorsqu’on s’y engage, car chaque fois qu’une personne assume la charge d’accepter le royaume des cieux, c’est une Mitsva et une Mitsva est un acte. Il n’y a aucun souvenir ici, comme avec la Torah; au contraire, chaque acte est autonome.

Par conséquent, pendant l’acte, cela protège et sauve, et l’homme ne peut pas dire qu’il se souvient qu’il a pris sur lui le fardeau d’accepter le royaume des cieux il y a un certain temps, car cela ne l’aidera pas. Mais, à un moment donné, il a besoin de la foi, et il ne peut pas dire que maintenant il n’a pas besoin du fardeau de la foi.

Ainsi, chaque acceptation est une nouvelle Mitsva. C’est pourquoi la foi est appelée « jeunesse » et « enfance », car la « vieillesse » correspond à quelque chose qui s’est passé il y a un certain temps. Mais comme le fardeau de la foi doit toujours être renouvelé, il ne peut y avoir de vieillesse et il est toujours appelé « jeune/jeunesse ».

C’est pourquoi il dit « renonce etc.», car il n’est avec lui que dans sa jeunesse, car la foi ne protège et ne sauve qu’en s’y engageant. Comme l’a interprété Rachi : «Tout art/artisanat ne donne pas de récompense après un certain temps, mais sa récompense est au présent », ce qui signifie qu’elle protège et sauve uniquement en s’y engageant.

Mais la Torah n’est pas ainsi, mais elle aide une personne dans son enfance et lui donne de l’espoir dans sa vieillesse. Comme l’a interprété Rachi : « Mais la récompense de la Torah vient d’elle-même au fil du temps, et même un malade ou un vieil homme qui ne peut s’y engager se nourrit du passé. »

En d’autres termes, la Torah protège et sauve même sans s’y engager. C’est pourquoi il interprète que cela l’aide dans sa jeunesse, c’est-à-dire quand il s’y engage, et lui donne de l’espoir quand il est vieux, quand il ne s’y engage pas.

« Même un malade ou un vieil homme qui ne peut s’y engager maintenant se nourrit du passé. » Cela signifie qu’elle protège même sans s’y engager. C’est pourquoi Rabbi Nehorai dit qu’il agit ainsi, puisqu’il a déjà accepté la foi permanente. Pour cette raison, il dit : « je renonce à tout artisanat/art », car il a déjà été récompensé de ce degré en permanence, contrairement au reste des gens.

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Rabbi Elazar a dit : « Tous les artisans du monde sont destinés à se tenir par terre, comme il a été dit: « Et ils sont descendus de leurs navires et tous les marins seront à terre. » Rabbi Elazar a dit: « Il n’y a pas d’artisanat plus inférieur pour la terre, comme il a dit : «  et ils sont descendus. » (Yevamot 63)

Nous devrions nous demander, si le travail de la terre est un art inférieur, pourquoi Rabbi Elazar a-t-il dit : « destinés à », ce qui signifie qu’à la fin, ils auront un bon artisanat, mais il en déduit que ce sera un artisanat inférieur?

Nous devons interpréter que la foi est appelée « facile », signifiant inférieure, car pour l’homme, la foi au-dessus de la raison n’est pas importante. C’est pourquoi il est difficile de travailler, mais dans l’avenir, ils seront récompensés de cette foi propre.

Nos sages ont dit: « Au temps du Messie, les prosélytes ne seront pas acceptés, tout comme les prosélytes n’étaient pas acceptés au temps de David ni au temps de Salomon. Rabbi Eliezer a dit: “Que dit le verset? « Que si l'on se mettait contre toi » (celui qui vient se convertir), « ce serait sans Mon aveu » (alors que nous ne sommes pas avec vous, il se convertira, c’est-à-dire dans ce monde). « Quiconque se mettra contre toi succombera sur ton sol » (celui qui vous attaquera pendant que vous serez pauvre tombera à cause de vous dans le monde à venir) (Isaïe 54), mais un autre non.» (Yévamot 24b).

Les Tosfot demandent : « Ils n’acceptaient pas les prosélytes au temps de David? Qu’en est-il d’Ittaï, le Ghittéen, et de la fille de Pharaon, car au temps de Salomon la question ne se posait pas; était-ce la raison ? Mais c’est parce qu’ils n’avaient pas besoin de la table des rois.

Et les Gabaonites se sont convertis d’eux-mêmes, comme au temps d’Esther: « Et beaucoup de peuples de la terre sont devenus juifs », et de celui qui est venu à Hillel… Hillel était certain que même si c’est pour le Créateur, et celui qui est venu et a dit : « Convertis-moi pour que je puisse épouser ce disciple, c’était aussi pour le Créateur. »

De tout ce qui précède, il semble que celui qui veut se convertir pour recevoir la bonne récompense du peuple d’Israël n’est pas accepté. C’est le sens de « aucun prosélyte ne sera accepté au temps du Messie ». Mais ils doivent se convertir uniquement pour le Créateur et non pour une récompense.

En d’autres termes, celui qui veut être juif et convertir les étrangers en lui ne peut pas être juif et adhérer au peuple d’Israël, sauf si son intention n’est pas une bonne récompense, qui s’appelle « aux jours du Messie. » Mais, comme il est écrit: « Qui habite avec toi, dans ta pauvreté », comme l’ont dit nos sages: « Rabbi Yonatan dit : « Quiconque observe la Torah dans la pauvreté finira par l’observer dans l’opulence » (Avot, Chapitre 4).

C’est-à-dire que celui qui est pauvre en connaissances mais qui observe la Torah finira par l’observer dans l’opulence, ce qui signifie qu’il sera récompensé de comprendre. Inversement, quiconque annule la Torah à cause de la richesse finira par l’annuler à cause de la pauvreté, ce qui signifie que la connaissance de la Torah le quittera.

Yévamot 63: «Rabbi Elazar a dit: « Quiconque n’a pas de lopin de terre n’est pas un homme, comme il a été dit: « Le ciel est le ciel du Seigneur, et la terre, Il l’a donnée aux fils de l’homme.» Nous devrions demander, en conséquence, que chaque personne s’efforce d’avoir un lopin de terre.

La Tania demandait également, et Rashbi disait : « Les tombes des idolâtres ne doivent pas être souillées dans une tente », comme il a été dit: « Tu es mon troupeau, le troupeau de mon pâturage, tu es un homme ». Vous êtes appelés homme et les idolâtres ne sont pas appelés homme”» (Yevamot 61a). Cela signifie que c’est précisément un homme d’Israël qui est appelé « homme ». Mais comment peut-on dire que s’il n’a pas de terre, il ne tombe pas dans la catégorie « vous êtes appelés “homme”»?

Nous pouvons interpréter que « lopin de terre » signifie terre, comme la preuve qu’il apporte du verset: « Les cieux sont les cieux du Seigneur, et la terre, Il l’a donnée aux fils de l’homme.»

La Torah est appelée « ciel », car la Torah a été donnée à Moïse du ciel. Moïse a reçu la Torah du Sinaï. La terre est appelée Malkhout, « foi », « crainte du ciel », comme l’ont dit nos sages: « tout est entre les mains du ciel, sauf la crainte du ciel» (Brakhot 33b).

C’est le sens de « Celui qui n’a pas la foi », qui est la crainte du ciel, appelée « terre », n’est pas considéré parmi « êtes appelés “homme”. »

Yévamot 63: «Rabbi Elazar a dit : « Il n’y a pas d’artisanat plus inférieur que la terre », comme cela a été dit, « et ils sont descendus. » Rabbi Ami a dit : « la pluie ne tombe que pour ceux qui ont la foi », comme il a été dit : « la vérité jaillira de la terre et la justice sera vue du ciel. » Rachi interprète, lorsque la vérité jaillit de la terre, quand la foi est négociée, alors la justice sera vue du ciel, c’est-à-dire des pluies, qui sont Tsedaka [justice/charité/droiture].

Nous devons comprendre pourquoi précisément il n’y a pas négociation avec la foi et que la Tsedaka n’est pas donnée d’en haut, et la question de la foi, où la terre est un désir, qui est le cœur, où l’on s’engage dans la foi, appelée Tsédaka, comme il est écrit: « et il eut foi en le Seigneur et Il l’a considéré pour lui comme la justice. »

Par conséquent, dans la même manière, ils font que la justice, qui est la foi, vienne d’en haut. Tel est le sens de la prière pour les pluies afin d’invoquer la foi.

« Et Il l’a senti dans la crainte du Seigneur, et Il ne jugera pas d’après ce que Ses yeux verront, ni ne jugera d’après ce que Ses oreilles entendront » (Isaïe 11). Cela signifie que le roi Messie, c’est-à-dire celui qui veut marcher sur le chemin de la récompense du but, qui est le messie, ne devrait rien juger d’après les apparences ni d’après ce que ses oreilles entendent, mais par l’odeur de la crainte du ciel, qui est la foi. Il devrait déterminer tout son chemin d’après cette ligne.

Comme il est écrit par la suite: « la justice sera la ceinture de ses hanches, et la foi, la ceinture de ses flancs ». En d’autres termes, sa foi devrait être la justice, considérée comme droiture [Tsedaka], non pour recevoir une récompense, et ce sera son soutien pour qu’il puisse marcher pour servir le Créateur, car la lumière renforce ses hanches pour qu’il puisse marcher et non trébucher en marchant, ce qui signifie marcher sans se fatiguer.