Baruch Shalom Ha-Levi Ashlag (Rabash)
Que signifie que le Créateur tourne Sa face dans le travail?
Article 33, 1991
Nos sages ont dit (Midrash Rabba, Chapitre 11 : 7) à propos du verset : « ‘l’Eternel tournera sa face vers toi’. Un verset dit : ‘l’Eternel tourner sa face vers toi’ et un autre verset dit ‘qui ne détourne pas Sa face’. Comment ces deux versets peuvent-ils se concilier ? Quand Israël fait la volonté du Créateur, ‘l’Eternel tourner sa face vers toi.’ Quand ils ne font pas la volonté du Créateur, ‘qui ne détourne pas Sa face’ ».
Nous devrions comprendre cela. Si Israël fait la volonté du Créateur, pourquoi tourner la face est-il nécessaire ? Pour comprendre ce qu’ils ont expliqué, nous devons d’abord comprendre quelle est la « volonté du Créateur et quelle est la « face du Créateur » ? Nous apprenons que la volonté du Créateur est de donner, comme il est écrit, que le but de la création est Son désir de faire du bien à Ses créatures, c’est-à-dire de leur donner délices et plaisir. La face du Créateur est appelée « découverte de la face », lorsque l’on est récompensé d’avoir atteint la Providence révélée, que le Créateur dirige le monde en tant que le Bien qui fait le bien.
Il est écrit (« Introduction au Talmud des dix Sefirot », point 83), « Le premier degré de la révélation de la Face est l’atteinte de la Providence de la récompense et punition dans une clarté absolue. Elle ne vient à l’homme que par Son salut, quand il est récompensé de l’ouverture des yeux dans la Torah par une prodigieuse atteinte, ‘et devient comme une source abondante’ (Avot – Traité des pères 6). Pour chaque Mitsva de la Torah, qu’il a déjà respectée de son propre choix, il est récompensé de voir la récompense de la Mitsva qui lui est destinée dans le monde à venir. De même, la grande perte qu’entraîne une transgression. »
D’après ce qui précède, nous devrions interpréter ce que nous avons demandé à propos de ce qui est écrit ici, que « ceux qui font la volonté du Créateur, Il tourne Sa face vers eux », s’ils font la volonté du Créateur, pourquoi ont-ils besoin que « l’Eternel tourne Sa face vers toi ? »
Le fait est que la face du Créateur est la révélation de Sa providence en tant que la conduite du bien qui fait le bien. Puisqu’il y a eu une correction qui avant de corriger le désir de recevoir pour donner, il y aura dissimulation et occultation de Sa Providence. Par conséquent, avant d’atteindre « faire Sa volonté », ce qui signifie que, comme la volonté du Créateur est de donner sans réserve, de même l’homme devrait vouloir donner sans réserve.
Lorsqu’il y a équivalence de forme, le Créateur peut lui donner la révélation de Sa face, qui est l’ouverture des yeux dans la Torah, et d’être récompensé de l’atteinte du Créateur qui conduit le monde comme le bien qui fait le bien. Mais cela ne peut être qu’après avoir fait la volonté du Créateur, ce qui signifie que l’homme a été récompensé du désir de donner, car alors le Tsimtsoum [restriction] et la dissimulation s’en vont.
Alors que quand Israël ne fait pas la volonté du Créateur, mais qu’il veut que le Créateur lui donne tout dans des récipients de réception, ce qui est le contraire de la volonté du Créateur, dont le désir est de donner, alors la conduite doit être comme « qui ne tournera pas Sa face », à la manière d’Akhoraim [dos/derrière], appelé « la dissimulation de la face du Créateur ». Ceci est considéré comme « qui ne tournera pas sa face », et c’est en raison de la correction pour qu’il n’y ait pas de honte.
De même, nous devons interpréter le verset ci-dessus quant au moment du début du travail, avant que l’homme ne soit récompensé d’être parmi ceux qui ont été récompensés de « faire la volonté du Créateur ». Nous devrions interpréter « ceux qui font Sa volonté » comme ceux qui marchent sur le chemin pour faire partie de ceux qui font la volonté du Créateur, puisque ceux qui marchent sur ce chemin, portent déjà le nom du chemin qu’ils empruntent. C’est comme le Baal HaSoulam a dit à propos de ce qui est écrit, « ‘donnera la sagesse aux sages’. Il a demandé : ‘il aurait dû dire : ‘donnera la sagesse aux imbéciles.’ Et il a dit que ceux qui veulent la sagesse ; sont déjà appelés ‘sages’ parce qu’ils marchent sur le chemin pour atteindre la sagesse ». Et puisqu’ils donnent un réveil d’en bas, ils reçoivent la sagesse d’en haut.
Il en va de même ici : lorsqu’ils veulent atteindre la force du désir de donner, c’est déjà comme faire la volonté du Créateur. Selon la règle, « celui qui vient se purifier est aidé », ils reçoivent l’aide du Créateur. Pour cette raison, l’écrit leur dit « l’Eternel tournera sa face vers toi », ce qui signifie que le Créateur les illumine avec Son visage, c’est-à-dire les aide.
Et quelle est l’aide ? C’est comme il est écrit dans le Zohar, « celui qui vient se purifier est aidé. » Il demande : « avec quoi ? La réponse est ‘avec une âme sainte’ », qui est appelée « la face du Créateur », comme il est écrit : « car par la lumière de ta face tu nous as donné la loi [Torah] de la vie et l’amour de la miséricorde [Hessed] ». En d’autres termes, par la lumière de la face, ils reçoivent l’amour de Hessed, qui est le don sans réserve. C’est-à-dire que le Créateur leur donne la force d’aimer Hessed, c’est-à-dire d’aimer être celui qui donne.
Cela s’appelle « l’Eternel tournera sa face vers toi et te donnera la paix ». La paix signifie comme il est écrit (Psaumes 85), « J’entendrai ce que dira l’Eternel Dieu, car il parlera de paix à son peuple, et il ne retourne pas à la bêtise. » Il s’avère que la « paix » signifie que le Créateur dit « paix », qu’il ne péchera plus et qu’il est récompensé d’être en paix avec le Créateur. C’est le sens de « quand ils font la volonté du Créateur », ils reçoivent l’aide du Créateur, comme il est dit, « l’Eternel tournera sa face vers toi ».
Alors que « quand ils ne font pas la volonté du Créateur », quand ils ne marchent pas sur le chemin pour atteindre le désir du Créateur, qui est le désir de donner sans réserve, il est dit à leur sujet, « qui ne tournera pas sa face ». C’est-à-dire qu’Il ne peut pas les aider en exauçant leur désir, puisque leur désir est à l’opposé de la Kedousha [sainteté], alors comment peut-Il leur donner quelque chose qui contre la volonté du Créateur, puisque tout ce que l’homme doit faire dans le travail est de corriger ses actions dans le but de donner sans réserve ? Si le Créateur tourne sa face vers eux, c’est-à-dire qu’ils reçoivent de l’aide, ils travailleront plus pour leur désir de recevoir pour eux-mêmes, c’est comme si le Créateur les faisait échouer. Par conséquent, le Créateur les aide en ne tournant pas Sa face, afin qu’ils ne restent pas dans l’amour à des fins personnelles. Mais il a été dit à ce sujet : « celui qui vient se salir, on lui ouvre », mais il n’est pas aidé, contrairement à « celui qui vient se purifier, est aidé. »
Nous pouvons maintenant comprendre le sens de la repentance. Que doit-on répondre, puisque Techouva [repentance/réponse/retour] signifie qu’il a reçu quelque chose et doit (rendre) ce qu’il a reçu ? Le fait est que puisque l’homme est né avec une nature qui est le désir de recevoir dans son propre intérêt, et donc il ne veut travailler que dans son intérêt, c’est-à-dire qu’il veut que le Créateur remplisse ses récipients de réception, une personne devrait s’en repentir, c’est-à-dire tout faire pour le Créateur. En d’autres termes, ce qu’elle reçoit, elle ne veut pas le recevoir pour elle-même, mais tout ce qu’elle reçoit est pour apporter du contentement au Créateur. Puisque le Créateur veut que l’homme reçoive, comme il est écrit : « son désir est de faire du bien à Ses créatures », il s’avère que tout ce qu’il reçoit n’est que pour le rendre. Sinon, il ne veut pas recevoir. C’est Techouva [retour], ce qui signifie qu’il rend tout ce qu’il reçoit.
C’est comme il est écrit dans le Zohar (Nasso, point 28), « quiconque se repent, c’est comme s’il ramenait la lettre Hey, qui est Malkhout, à la lettre Vav, qui est ZA, qui est le fils de Youd-Hey, complétant HaVaYaH. C’est certainement la repentance, car ce sont les lettres du Hey qui retournera au Vav.
Et dans le Zohar (Nasso, point 31), il est dit : « cette repentance, qui est Malkhout et le Hey de HaVaYaH, est appelée ‘vie’, comme il est écrit, ‘car c’est de lui que provient la vie’, qui sont l’âme d’Israël, le résultat de Malkhout, qui est appelée ‘vie.’ Elle est un Hevel [vent-souffle] qui sort et entre dans la bouche d’une personne sans effort et sans travail, qui est le Hey de BéHibaram [quand ils ont été créés], car la lettre Hey s’exprime par la bouche plus facilement que toutes les lettres, et il a été dit d’elle : ‘et il contemplera l’image de l’Eternel’, puisque Malkhout est appelée « l’image de l’Eternel ». De plus, ‘l’homme ne marchera qu’à l’ombre’, et parce qu’elle est sur la tête de l’homme, il ne doit pas marcher quatre coudées tête nue, car si elle s’écarte de la tête de l’homme, la vie le quitte immédiatement.
Nous devrions interpréter les mots du Zohar quand il dit que la repentance signifie le retour du Hey au Vav. Le fait est que tout notre travail consiste à prendre sur nous le fardeau du royaume des cieux bien qu’il soit caché et dissimulé. Autrement dit, même si la pensée de la création est de faire du bien à Ses créatures, il y avait un Tsimtsoum et une dissimulation sur le royaume des cieux afin qu’il y ait une place pour faire un choix, ce qui signifie que l’homme pourrait dire qu’il n’accepte pas le fardeau du royaume des cieux par amour-propre, mais pour contenter son Créateur. Si le Roi était révélé, l’homme accepterait la révélation du Roi par amour-propre, puisqu’il faut croire qu’il n’y a pas de plus grand plaisir au monde que de voir le visage du Roi. Il s’avère qu’au moment de recevoir le royaume des cieux, l’homme devait être séparé en raison de la disparité de la forme, car nous savons que la disparité provoque la séparation dans la spiritualité.
Il s’avère que cette dissimulation fait qu’il nous est difficile d’assumer le fardeau du royaume des cieux et de croire que Sa providence est le bien qui fait le bien. Ce n’est que lorsque l’homme marche sur le chemin pour atteindre l’équivalence de forme – ce qui signifie que toutes ses actions seront pour le Créateur, si son but est de donner – alors la dissimulation et le Tsimtsoum [restriction] sont supprimés. À ce moment, une personne peut obtenir le délice et le plaisir, puisqu’elle reçoit selon Ohr Hozer [Lumière réfléchie], ce qui signifie qu’elle ne se réjouit que parce qu’elle veut apporter du contentement à son Créateur. Par conséquent, la réception du plaisir ne cause pas de séparation. Dans cet état, une personne reçoit l’abondance, selon la règle, « plus que le veau veut téter, plus la vache veut l’allaiter. » Alors, une personne n’a plus de travail pour obtenir quoi que ce soit, parce que le supérieur peut déjà donner parce qu’il a déjà les Kélim [récipients] d’équivalence de forme. Il se trouve que l’essentiel du travail de l’homme est d’obtenir des récipients de don.
Selon ce qui précède, nous devrions interpréter ce qu’est la repentance, quand il dit, « ramène le Hey » qui est Malkhout, car elle est séparée du nom HaVaYaH. C’est-à-dire Malkhout, qui est la totalité des âmes et devrait subvenir aux besoins de toutes les âmes. Si les créatures travaillent (comme) elles le doivent, c’est-à-dire font tout pour donner sans réserve, alors chacune d’elle provoque un désir de donner à la racine de son âme. A ce moment, Malkhout reçoit l’équivalence de forme avec le Créateur, qui est le Donneur
Il s’avère que l’abondance se déverse sur les inférieurs sans aucun effort ni travail, comme dans les paroles du Zohar, puisque donner l’abondance appartient au Créateur. Il donnera, et l’homme n’aura pas de travail pour l’obtenir. Au contraire, tout le travail de l’homme est sur les Kélim, pour qu’ils soient en équivalence de forme. C’est ce qu’on appelle « le travail de la terre », ce qui signifie que le travail consiste pour leur royaume des cieux à travailler afin de donner sans réserve.
C’est comme il est écrit (Berakhot 33), « Tout est entre les mains du ciel sauf la crainte du ciel. » Nous devrions interpréter que « tout » signifie le remplissage [satisfaction] que le Créateur donne. Il y a plusieurs sortes d’abondance, mais en général, elles sont appelées NRNHY, ou Hokhma, ou Hassadim. Le Créateur ne les donne à l’homme sans travail que s’il a la crainte du ciel, où la crainte signifie que l’on doit travailler pour craindre de ne pas pouvoir travailler pour donner sans réserve. Tel est le travail de l’homme.
En d’autres termes, une personne craint de ne pas avoir le but de donner. Nous attribuons la question de ne pas recevoir à l’homme, et la question de donner, nous l’attribuons au Créateur. Il s’avère que la crainte du ciel signifie qu’il a peur de recevoir, car il pourrait ainsi se séparer du Créateur. Ce travail, (nous) l’attribuons à l’homme. C’est-à-dire que tout le travail de l’homme est d’obtenir des récipients de don, mais ce n’est pas à l’homme de rechercher des conseils pour obtenir l’abondance, puisque nous n’avons pas à nous en soucier. Mais, tous nos soucis devraient être de savoir comment obtenir le désir de donner sans réserve, puisque c’est de Malkhout, qui est appelée « vie », de qui provient la vie.
C’est après avoir obtenu les récipients du don, en ramenant Malkhout, appelée « le Kli qui reçoit », à être maintenant un « Kli qui donne », ce qui signifie que les créatures ont corrigé à la racine de leurs âmes, qui est Malkhout, qu’elle travaillera pour donner et non pour recevoir. À ce moment-là, Malkhout leur accorde la vie, comme il est écrit, « car de qui provient la vie ». L’homme reçoit sans labeur et sans travail, ce qui est le sens du Hey de BeHibraam [quand ils ont été créés]. En d’autres termes, une fois qu’une personne a corrigé Malkhout, qui est le dernier Hey [NDT : de HaVaYaH] en équivalence de forme avec le Youd-Hey-Vav, l’abondance s’étend à l’homme qui l’a corrigée sans labeur ni effort.
C’est le sens de dire « Il a été dit d’elle, ‘et il contemple l’image de l’Eternel », puisque Malkhout est appelée « l’image de l’Eternel ». Nous devrions interpréter qu’il veut nous dire que tout le travail est uniquement sur la « crainte », c’est-à-dire ne pas recevoir l’abondance, de ne pas pouvoir donner. C’est comme il est écrit à propos de Moïse (Berakhot 7), « Et Moïse cacha son visage car il craignait de regarder. » Ils ont dit, en contrepartie de « Moïse cacha son visage », il a été récompensé de ‘il contempla l’image de l’Eternel.’ »
En d’autres termes, l’effort est sur la crainte, comme il est écrit « car il craignait de regarder », après quoi vint la récompense sans labeur ni effort, quand il a été récompensé de contempler l’image de l’Eternel, qui est Malkhout, comme il est dit, « Vav-Hey de HaVaYaH s’appellent la vie » qui vient sans travail ni effort.
C’est le sens de « l’homme ne marchera qu’à l’ombre ». Le Baal HaSoulam a dit que « l’ombre [Tsélem] » vient du mot Tsel [ombre], et l’ombre est l’endroit où le soleil ne brille pas, c’est-à-dire la dissimulation. En d’autres termes, une fois qu’une personne accepte le royaume des cieux comme une dissimulation au-dessus de la raison, elle est récompensée de connaître la Kedousha [sainteté]. C’est le sens de ce qui est écrit : « ne marchera qu’à l’ombre », précisément quand l’homme prend sur lui le royaume des cieux comme une « ombre » avec laquelle il peut gravir les échelons de la sainteté. Tel est le sens de « l’homme marchera ».
Aussi, nous devons interpréter ce qui est écrit : « Il ne faut pas marcher quatre coudées tête nue ». « Tête » signifie raison et esprit. « Couvrir la tête » signifie qu’il couvre l’esprit et ne le regarde pas, mais va au-dessus de la raison. « Quatre coudées » sont l’homme ; c’est sa taille. Cela signifie qu’il est interdit de marcher sans foi au-dessus de la raison. S’il va dans la raison, c’est-à-dire « tête nue », « la vie le quitte immédiatement ». Mais, c’est précisément en se couvrant la tête, qu’il sera récompensé de connaître la Kedousha.
Cependant, ce travail de foi au-dessus de la raison doit être fait avec un esprit judicieux, car c’est alors seulement que l’on peut comprendre ce qui est au-dessus de la raison. Sinon, une personne se trompe sur le sens de au-dessus de raison. C’est comme nos sages l’ont dit (Avot, chapitre 4:23), « n’apaise pas ton prochain pendant qu’il est en colère. » Par conséquent, quand quelqu’un est en colère, quand il n’est pas satisfait de la situation dans laquelle il se trouve et commence à faire un examen de conscience, il fait des erreurs et ne peut pas penser correctement, comme l’ont dit nos sages (Sifrei Matot), « puisqu’il est en colère, arrive toutes les erreurs ».
L’essentiel de colère de l’homme envers lui-même s’exprime dans le travail dans la tristesse dans laquelle il se trouve. Par conséquent, tous les calculs qu’il fait sont faux, car lui-même est dans un état où il n’a pas un esprit judicieux. Dans cet état, il ne devrait pas réfléchir mais prendre sur lui le royaume des cieux sans aucun calcul. Ce n’est qu’après avoir pris sur lui le fardeau du royaume des cieux par contrainte, et quand sa colère s’est apaisée, qu’il peut réfléchir, pour savoir ce qui est au-dessus de la raison et ce qui est au-dessous de la raison, et ce qui est dans la raison.
Nous devons savoir que lorsqu’une personne est en colère contre quelque chose, elle se sent mal à l’aise. À un tel moment, il est impossible de croire à la Providence individuelle, que le Créateur conduise le monde en étant le bien qui fait le bien. Par conséquent, dans cet état, il calomnie Sa providence, et de là se sépare de la foi, car il y a une correction d’en haut, que nos sages ont appelée « l’homme ne pèche que si un esprit de bêtise est entré en lui ». Cela signifie que l’esprit de Kedousha qu’il avait l’a quitté. Ceci est fait en faveur de l’homme, car quand il n’a pas l’esprit de Kedousha, il ne peut pas endommager ce qu’il n’a pas.
Par conséquent, quand il tombe dans un état de tristesse, c’est-à-dire qu’il n’a rien dont tirer de la joie, il se sépare alors de la Kedousha. A ce moment, il n’y a qu’un seul conseil, prendre sur lui, sous la contrainte, le fardeau du royaume des cieux, et prier le Créateur de l’aider afin que cette contrainte qu’il a prise sur lui, soit de la joie, comme il est écrit : « Servez l’Eternel dans la joie ». Puisque maintenant ce travail lui est sous la contrainte, d’où tirera-t-il sa joie ?
Pour cette raison, il faut prier le Créateur de l’aider à observer ce qui est écrit : « Servez l’Eternel dans la joie ». De plus, à ce moment, il faut vaincre l’« éveil d’en bas », et croire que c’est un grand mérite d’avoir pu surmonter sa situation et d’être capable de faire quelque chose contre l’esprit, ce qui s’appelle « au-dessus de la raison ».
De plus, il devrait croire qu’une fois qu’il est allé au-dessus de la raison, il est un serviteur du Créateur. C’est-à-dire que ce dépassement qu’il est en train de faire est appelé « servir le Créateur », car maintenant il travaille avec la foi au-dessus de la raison. En d’autres termes, ce n’est que maintenant qu’il est considéré comme « travaillant », puisque le corps n’est pas d’accord avec ce travail.
Il s’avère donc que lorsqu’on arrive à un état où le corps ne veut pas faire le travail sacré, et qu’une personne est dans un état où elle ne se sent pas en vie, c’est le moment où il est dit qu’elle n’a pas la foi en le Créateur, puisque la foi en le Créateur apporte la joie. Par conséquent, lorsque l’homme est énervé et en colère contre lui-même au point où il ne peut rien supporter autour de lui, il est un « idolâtre ».
C’est comme nos sages l’ont dit : « quiconque est en colère, c’est comme s’il commettait l’idolâtrie ». Il en est ainsi parce qu’il n’a pas la foi. Par conséquent, une personne devrait essayer de remercier le Créateur pour chaque contact qu’elle a avec la spiritualité, alors elle unit le lien avec le Créateur. En d’autres termes, même si elle est dans un état où le corps rejette tout ce qui est de Kedousha, elle peut néanmoins maintenir un lien avec le Créateur, ce qui signifie qu’une personne doit dire à ce moment-là, « le fait que je sens que je n’ai aucun désir de travailler, cela aussi s’appelle ‘contact’ ».
C’est-à-dire qu’une personne voit qu’elle ne pense pas toujours au travail, qu’elle veuille ou non travailler. Mais, elle devrait penser et s’inquiéter d’autres sujets, qui n’ont aucun rapport avec la spiritualité. Par conséquent, maintenant qu’elle a un contact, elle Le remercie, et par cela elle peut réintégrer le travail et commencer à vivre une vie de Kedousha.
Même s’il existe de nombreux discernements dans son lien au Créateur, tout contact est une grande chose. Il est écrit à ce sujet (Psaumes 48 :11), « Comme ton nom, Dieu, ainsi est ta gloire. » Cela signifie que tant qu’il peut apprécier la grandeur et l’importance du Créateur, il peut remercier et louer le Créateur. De toute évidence, plus il peut se représenter la grandeur et l’importance du Créateur, plus il sera en mesure de faire de plus grandes louanges au Créateur. Cependant, en surmontant et en louant le Créateur pour quelque chose, peu importe ce pour quoi il remercie le Créateur, cet acte donne déjà un lien au Créateur, et par cela, il peut en venir à faire vraiment le travail sacré. Par conséquent, dans chaque situation, seule la prière aide.