Baruch Shalom Ha-Levi Ashlag (Rabash)
Qu’est-ce que l’homme et qu’est-ce que la bête dans le travail?
Article 7, 1991
Il est écrit dans le Zohar (VaYera, points 1-2) : « ‘Les bourgeons apparaissent sur terre’. Cela signifie que lorsque le Créateur a créé le monde, il a placé sur la terre toute la force qu’elle mérite. Tout était dans la terre, mais elle n’a pas fait de fruit tant que l’homme n’a pas été créé. Quand l’homme a été créé, tout est apparu dans le monde et la terre a révélé ses fruits. De même, le ciel n’a pas donné à la terre de force jusqu’à ce que l’homme vienne, et les cieux se sont arrêtés et il n’a pas plu sur la terre, puisque l’homme était absent. Quand l’homme est apparu, les bourgeons sont immédiatement apparus sur terre. »
Nous devrions comprendre ce que cela nous apprend. Nous devrions savoir que le but de la création était son désir de faire du bien à Ses créatures. Cependant, afin de faire sortir la perfection de Ses actions, il y a eu le Tsimtsoum [restriction] et la dissimulation, où le bien n’est pas révélé aux créatures avant qu’elles soient récompensés de travailler pour le Créateur. Sinon, il y a la question de la honte à cause de la disparité de forme dans les récipients de réception des créatures. Par conséquent, une personne ne peut recevoir le but de la création, qui est le plaisir et le délice, à cause de la honte. C’est ce qu’on appelle « la séparation et l’éloignement du Créateur ». C’est-à-dire que nous comprenons la question du pain de la honte comme une séparation d’avec le Créateur, à tel point que cette disparité de forme la rend telle que « les méchants dans leur vie sont appelés ‘morts’ ».
Le travail de l’homme est de sortir donc de l’état bestial et d’acquérir l’attribut de l’homme. C’est comme nos sages l’ont dit (Yevamot 61) : « Rabbi Shimon Bar Yochai dit : ‘Vous êtes mes brebis, les brebis de mon pâturage, vous êtes des ‘hommes’. Vous êtes appelés ‘homme”, et les idolâtres ne s’appellent pas “homme ». Nous avons déjà expliqué l’importance de « l’homme », que les nations du monde ne sont pas appelées « homme ». C’est comme nos sages l’ont dit (Berachot 6), « A la fin, tout est entendu, craignez Dieu et observez Ses commandements, car ceci est tout l’homme ». Qu’entend-on par « car ceci est tout l’homme » ? Rabbi Elazar a dit : « Le monde entier n’a été créé que pour cela. » En d’autres termes, celui qui a peur de Dieu est appelé « homme » et celui qui n’a pas peur de Dieu, cela signifie qu’il est une « bête » et non un « homme ».
Il s’ensuit donc qu’avant qu’une personne ne soit récompensée d’avoir la crainte de Dieu, de tout faire pour le Créateur, elle n’est pas encore considérée comme un homme mais comme une bête. En d’autres termes, tout ce qu’ils font, c’est pour leur propre intérêt, comme des animaux. Et puisqu’il y a eu Tsimtsoum et une dissimulation sur le désir de recevoir pour soi, bien que pour Sa part le délice et le plaisir sont déjà révélés dans la Kedousha [sainteté], puisqu’il y a équivalence de forme entre la lumière et le Kli [récipient], les inférieurs – qui furent créés – ne possèdent pas encore l’attribut d’homme, comme il est écrit : « L’homme naît tel un ânon sauvage ». Il s’avère qu’il est placé sous le Tsimtsoum et la dissimulation, où la lumière n’apparaît pas.
Ainsi, même si toute la joie et tout le plaisir dans le but de la création est sortie et ont été révélés par Lui, tout cela est caché aux inférieurs. Ils ne voient ni joie ni plaisir, mais seulement une fine lumière de Kedousha, qui est tombée dans les Klipot [coquilles/écorces], et c’est sur cela que le monde tout entier se nourrit.
Nous pouvons ainsi interpréter ce que nous avons demandé au sujet de l’interprétation du Zohar, à propos du verset ‘Les bourgeons apparaissent sur terre’. Quand le Créateur a créé le monde, il a placé sur la terre toute la force qu’elle mérite. Tout était dans la terre, mais elle n’a pas fait ses fruits jusqu’à la création de l’homme. » Nous devons interpréter cela bien que du point de vue du Créateur, tout est sorti, mais ils étaient tous sous le Tsimtsoum et la dissimulation, ce qui signifie qu’il n’y avait personne qui pouvait en profiter, puisque la dissimulation bloque tout et ils ne voyaient pas qu’il y a du plaisir et du délice dans le monde.
« Quand l’homme a été créé, tout est apparu dans le monde et la terre a révélé ses fruits. » Cela signifie qu’une fois qu’une personne acquiert l’attribut d’homme, quand elle a crainte de Dieu, c’est-à-dire que tout ce qu’elle fait est pour le Créateur, la dissimulation lui est enlevée et elle voit tous les fruits qu’il y a dans le monde, qu’elle ne voyait pas avant de devenir homme.
Lorsqu’il est dit : « De même, le ciel n’a pas donné à la terre de la force tant que l’homme n’est pas arrivé », cela signifie qu’avant d’être récompensé de l’attribut d’homme, une personne ne peut avoir la foi permanente, en ce que des forces sont données à la terre. C’est-à-dire que, du ciel, ils donnent des forces en bas, aux inférieurs, afin qu’ils puissent gravir sur les échelons de la sainteté. Mais ensuite, quand il est récompensé de l’attribut d’homme, il voit que tout ce qui existe sur terre, chez les inférieurs, vient du ciel, et alors il n’a pas besoin d’y croire, puisqu’il l’atteint.
Ceci est considéré comme lorsque l’attribut de l’homme vient, tout se révélé dans le monde. Cela signifie que tout ce qui a été renouvelé, maintenant, existait aussi avant, sauf qu’il ne l’avait pas vu. C’est le sens des mots « et les cieux se sont arrêtés et il n’a pas plu sur la terre, puisque que l’homme était absent. » C’est-à-dire que, avant que l’attribut d’homme ne se révèle, il disait qu’il priait le Créateur à chaque fois, mais on ne lui a pas répondu d’en haut. C’est ce qu’on appelle « et les cieux se sont arrêtés et il n’a pas plu », ce qui signifie qu’il n’a rien reçu pour ses prières.
La raison pour laquelle il n’a pas pu voir si on lui avait répondu est qu’il n’avait toujours pas l’attribut d’homme. Ainsi, tout lui était caché, et il ne devait que croire que le Créateur entendait la prière de chaque bouche. Mais par la suite, quand l’homme est apparu, immédiatement « les bourgeons apparurent dans le pays. » En d’autres termes, toutes les choses qui étaient cachées, jusqu’à présent, sont devenues visibles. Quand l’attribut d’homme est venu, tout est apparu. C’est-à-dire que nous voyons que le plaisir et le délice qui étaient dans le but de la création a déjà été révélé dans le monde.
Pour cette raison, l’homme doit être prudent de ne pas fuir la bataille et à ne pas dire que le Créateur ne veut pas l’aider, car il voit qu’il Lui a demandé plusieurs fois de l’aider, et il pense qu’on ne le regarde pas d’en haut. Cependant, qu’il prie ou non, c’est toujours la même chose – sans changement. Par conséquent, il ne voit rien qui puisse l’aider. Mais, il voit qu’il est comme un Kli [récipient] vide qui n’a rien, et quoi que le Créateur veuille faire, Il le fera. Mais de son côté, l’homme est impuissant à faire quoi que ce soit.
Il y a une règle : Là où l’on ne voit aucun progrès, on ne peut faire aucun effort. A ce moment, le seul conseil est d’avoir foi en les sages, qui nous disent qu’il faut croire que l’ordre du travail est tel qu’une personne ne doit pas voir ce qu’elle fait. L’homme devrait croire que cette dissimulation est en sa faveur, qu’elle le conduira à être récompensé de la Dvekout [adhésion] au Créateur. S’il surmonte et croit que tout est en sa faveur et que le Créateur entend la prière de chaque bouche, mais qu’il devrait y avoir un éveil d’en bas, « et le salut du Seigneur est en un clin d’œil », ce qui signifie que lorsque toutes les étincelles se rassemblent, l’homme devrait analyser et demander d’entrer immédiatement dans la Kedousha, alors il reçoit l’aide sans tarder.
Cependant, quand il se sent vide, c’est-à-dire qu’il n’a ni Torah, ni Mitsvot [commandements/bonnes actions], ni aucune bonne action, que peut-il faire ? A ce moment, l’homme devrait demander au Créateur de briller pour lui afin qu’il puisse obtenir la grandeur et la magnificence du Créateur au-dessus de la raison. En d’autres termes, bien qu’il ne soit toujours pas digne de ressentir la grandeur et la magnificence du Créateur, puisqu’il n’a toujours pas été récompensé de l’attribut d’homme – et le Tsimtsoum et la dissimulation du Créateur sont toujours sur lui, comme il est écrit : « Ne me cache pas Ta face » –, il demande encore au Créateur de lui donner la force de recevoir la grandeur et l’importance du Créateur au-dessus de la raison.
C’est comme le dit Baal HaSoulam à propos de ce que nos sages ont dit (Irouvin 19) : « Même ceux qui sont vides parmi vous sont remplis de Mitsvot comme une grenade ». Il a dit que Rimone [grenade] vient du mot Romémout [magnificence], qui est au-dessus de la raison. D’où la signification de « Même ceux qui sont vides parmi vous sont remplis de Mitsvot comme une grenade », c’est que la mesure de la garniture est fonction de sa capacité à aller au-delà de la raison, ce qu’on appelle « la magnificende ».
En d’autres termes, le vide peut être précisément là où il n’y a personne et l’homme se sent sans Torah, de Mitsvot et de bonnes actions. Quand cela continue dans le temps, quand une personne veut travailler pour le Créateur et non pour elle-même, alors elle voit que tout ce qu’elle fait n’est pas pour le Créateur, mais seulement dans son propre intérêt. Dans cet état, elle sent qu’elle n’a rien et qu’elle est complétement vide, et elle ne peut remplir ce lieu qu’avec une grenade, c’est-à-dire en allant au-dessus de la raison, ce qu’on appelle « la magnificence du Créateur ». En d’autres termes, elle devrait demander au Créateur de lui donner la force de croire au-dessus de la raison en la grandeur du Créateur. En d’autres termes, le fait qu’elle veuille la magnificence du Créateur ne signifie pas qu’elle dise : « Si tu me laisses atteindre la magnificence et la grandeur du Créateur, je serai prête à travailler. » Au contraire, elle veut que le Créateur lui donne la force de croire en la grandeur du Créateur, et en cela elle remplit le vide dans lequel elle se trouve actuellement.
Il s’avère que n’eût été du vide, c’est-à-dire si elle n’avait travaillé sur le chemin de l’atteinte de la Dvekout, c’est-à-dire en équivalence de forme, appelé « pour donner », mais comme le grand public, qui se contente de pratiquer, ces gens ne se sentent pas comme vides, mais comme remplis de Mitsvot.
Cependant, ceux qui veulent précisément donner ressentent le vide en eux, et ils ont besoin de la grandeur du Créateur. Ils peuvent remplir ce vide précisément avec la magnificence, appelée « remplis de Mitsvot », dans la mesure où ils demandent au Créateur de leur donner la force d’aller au-delà de la raison, appelée « magnificence ». En d’autres termes, ils demandent au Créateur de leur donner la force dans la magnificence qui est au-dessus de la raison, dans la grandeur et l’importance du Créateur. Ils ne veulent pas que le Créateur les laisse y parvenir, puisqu’ils veulent se soumettre en capitulant sans condition, mais ils demandent de l’aide au Créateur, et c’est ainsi qu’ils peuvent remplir le vide avec des Mitsvot. C’est le sens de « remplis de Mitsvot comme une grenade ».
D’après ce qui précède, nous devons interpréter les paroles du Zohar (VaYera, article 167) : « Quand le Créateur aime une personne, Il lui envoie un cadeau. Qu’est-ce que le cadeau ? Un pauvre, de sorte à en être récompensé. Et quand il en est récompensé, le Créateur étend sur lui un fil de grâce qui se déploie du côté droit, et se répand sur sa tête et lui laisse une marque, de sorte que lorsque le Din [jugement] viendra sur le monde, le saboteur se gardera de lui faire du mal. C’est pour cette raison que le Créateur lui donne d’abord quelque chose dont il est récompensé. »
Nous devons comprendre ce qu’est « un pauvre » dans le travail, et ce qu’est « un fil de grâce », et quel est le jugement qui vient sur le monde. Nous savons que « pauvre » signifie pauvre en connaissance. Qu’est-ce qui est pauvre en connaissance ? Il y a deux catégories dans le travail :
1) Le grand public, qui s’intéresse principalement à la pratique. Quant à l’intention de tout faire pour le Créateur, il n’y fait pas attention. Il s’engage dans la Torah et les Mitsvot et est généralement entiers, ne ressentant aucun manque. Mais parce que nos sages disent qu’il faut être bas, ils cherchent en eux-mêmes des manques pour observer « Soyez très, très humbles » (Avot 4,4).
2) Ceux qui veulent travailler pour donner et s’engager dans la Torah et les Mitsvot afin qu’ils puissent tout faire pour donner et non dans leur propre intérêt. C’est ainsi que nos sages disaient : « J’ai créé le mauvais penchant ; j’ai créé la Torah comme une épice. » Ainsi, ces travailleurs comprennent que chaque jour ils doivent avancer, être riches en connaissance, c’est-à-dire comprendre chaque fois que cela vaut la peine de travailler seulement pour donner. Pourtant, en fait, ils voient que chaque jour, lorsqu’ils veulent marcher sur le chemin où tout n’est que pour le Créateur, le corps comprend différemment à chaque fois. Ce dernier commence à comprendre qu’il vaut mieux travailler dans son propre intérêt que dans celui du Créateur. À ce moment-là, ils sont perplexes pourquoi est-ce l’inverse de ce qu’ils pensaient. Ils prient le Créateur de leur envoyer la compréhension et la connaissance pour que le corps comprenne qu’il vaille la peine de travailler pour le Créateur. Pourtant, ils voient le contraire, et souvent ils désespèrent parce que le Créateur n’entend pas leur prière, et parfois ils veulent fuir la bataille.
La réponse, dit le Zohar, est que « Quand le Créateur aime une personne, il lui envoie un cadeau. Et quel est le cadeau ? Un pauvre. » En d’autres termes, le fait que l’homme voit qu’il est pauvre en connaissance, que le corps ne comprend pas pourquoi il doit travailler pour le Créateur et non pour lui-même, le Créateur lui envoie le cadeau de la pensée et du sentiment qu’il est pauvre, car Il l’aime. Mais pourquoi le Créateur l’aime-t-il ? C’est parce qu’il veut travailler pour le Créateur. Pour cette raison, le Créateur l’aime.
Cependant, il ne peut pas, même s’il le veut, car c’est contre nature. L’homme est né avec le désir de recevoir dans son propre intérêt. Puisqu’il y a une correction que tant qu’il n’est pas prêt à marcher sur le chemin de la vérité, il ne pourra pas voir la vérité parce qu’elle lui fera mal, ceux qui n’ont pas l’intention d’emprunter le chemin du don ne voient pas la vérité, qu’ils sont incapables d’aller contre la nature du désir de recevoir. Ils pensent que tout ce qui leur manque, c’est un désir, ce qui signifie que s’ils acceptent d’emprunter le chemin du Créateur, ils peuvent tout faire pour lui. Pour cette raison, tout ce qu’une personne pense pouvoir faire par elle-même, elle ne souffre pas de ne pas le faire, car c’est facile. Par conséquent, elle ne souffre pas de ne pas servir le Créateur, même si elle sait que nous devons tout faire pour le Créateur.
Cela découle de la règle selon laquelle nos sages disaient : « Tout ce qui est sur le point d’être collecté est jugé collecté » (toute dette qu’une personne va recevoir en retour du prêteur, c’est comme si elle avait déjà pris sa dette parce qu’elle est certaine ; elle sait qu’elle va recevoir). Ainsi, parce que l’homme sait que quand il le veut, il peut tout faire pour le Créateur, il ne ressent pas de manque, bien qu’il ne le fasse pas encore. C’est la correction pour ceux qui travaillent à la manière du grand public.
Cependant, ceux qui veulent vraiment marcher sur le chemin de tout faire pour donner, le Créateur aime ces gens, comme il est écrit dans le Zohar, le Créateur leur envoie un cadeau. Qu’est-ce que le cadeau ? Un pauvre, c’est-à-dire pauvre en connaissance. En d’autres termes, le corps ne comprend pas comment une telle chose existe – que nous serons capables de travailler pour le Créateur, car c’est contre nature. Alors, il voit qu’il est pauvre même dans ses actions. En d’autres termes, il n’est pas seulement pauvre en connaissance, mais aussi dans les faits. En d’autres termes, il voit qu’il n’a même pas une seule action qui soit pour le Créateur. Au contraire, tout est dans son propre intérêt.
Alors une personne a besoin que le Créateur lui vienne en aide, car elle est la plus pauvre de toutes, aussi bien dans son esprit que dans son cœur. Elle voit alors qu’elle est vraiment méchante, ce qui signifie qu’elle ne peut pas justifier comment le Créateur se comporte avec elle, et elle voit que même les prières qu’elle adresse au Créateur sont comme si le Créateur ne les entendait pas, et plusieurs fois elle en arrive à désespérer. Cependant, une personne doit croire que tous ces sentiments qu’elle ressent viennent d’en haut, que le Créateur les lui envoie, et qu’ils sont un cadeau du ciel.
C’est le sens de la phrase « Et quel est le cadeau ? Un pauvre, pour en être récompensé. » La question est la suivante : comment pouvons-nous dire que la pauvreté est un cadeau ? Il répond à cela : « pour en être récompensé. » En d’autres termes, en voyant qu’elle est pauvre, qu’elle n’a rien, une personne a un manque complet, c’est-à-dire un désir complet que le Créateur lui vienne en aide, car pour recevoir la satisfaction du Créateur, il faut un désir complet – quand l’homme voit que personne ne peut nous aider sauf le Créateur. Ainsi, par la pauvreté, l’homme acquiert le besoin de purifier ses récipients de réception du Créateur en lui donnant le désir de donner au lieu du désir de recevoir.
C’est le sens des mots « Et quand il en est récompensé », ce qui signifie qu’à travers les pauvres il a acquis un besoin et un manque complets, alors « le Créateur étend sur lui un fil de grâce qui se déploie du côté droit ». En d’autres termes, le Créateur lui donne le désir de donner, appelé Hessed, c’est-à-dire un donneur, qui est appelé « droit », ce qui signifie qu’il reçoit la seconde nature appelée « désir de donner ».
C’est le sens des mots « s’étend au-dessus de sa tête ». « Tête » signifie raison. Hessed qu’une personne reçoit est sur sa tête, c’est-à-dire au-dessus de sa tête, c’est-à-dire au-dessus de la raison. A travers le fil de Hessed, elle peut marcher au-dessus de la raison.
Il dit : « Quand le Din [jugement] viendra sur le monde, le saboteur évitera de lui faire de mal. » Cela signifie que, puisque le fil de Hessed est sur sa tête, c’est-à-dire qu’il a la foi au-dessus de la raison, quand le jugement vient – c’est-à-dire le désir de recevoir, sur lequel il y avait un jugement pour que n’y brille aucune lumière – et qu’il veut nuire à une personne avec ses questions, puisque le fil de Hessed, appelé « foi au-dessus de la raison » est étendu sur sa tête, il ne peut plus lui faire du mal. Le saboteur vient avec les arguments du désir de recevoir, appelée « l’attribut du jugement », c’est-à-dire qu’il argumente avec sa raison. Ainsi, après avoir été récompensé du fil de Hessed dans l’esprit et dans le cœur, et qu’il va au-dessus de la raison pour tout, grâce au fil de Hessed, il ne peut plus lui faire de mal.
Cependant, lorsqu’une personne se sent pauvre, elle n’a aucune crainte quand elle veut travailler pour le Créateur, mais au contraire, elle voit à ce moment que pour elle la Shekhina [la Divinité] est dans la poussière. C’est-à-dire que, pour elle, elle a la forme de la poussière. « Poussière » est comme il est écrit au sujet du serpent, que le Créateur a dit au serpent : « Tu mangeras de la poussière toute ta vie. » Nos sages nous ont expliqué que tout ce que le serpent mange a le goût de la poussière. Dans le travail, cela signifie que tant que l’homme n’a pas corrigé le péché de l’arbre de la connaissance, il goûte le goût de la poussière. Quand il veut faire ses actions afin de donner, ce qu’on appelle « la Shekhina dans la poussière », il ne doit pas le dire à son corps, appelé « désir de recevoir ».
En d’autres termes, il ne doit pas dire au désir de recevoir pour soi qu’il ne ressent aucune crainte à l’égard de la spiritualité. Il ne devrait même pas discuter du travail avec son désir de recevoir, car il doit savoir qu’aucune dispute avec le désir de recevoir ne l’aidera. Par conséquent, lorsqu’une personne arrive à un état de pauvreté, elle doit seulement demander au Créateur de l’aider et de lui donner la force de le surmonter.
C’est ce que disent nos sages (Avot de Rabbi Natan, fin du chapitre 7) : « Si un homme vient au séminaire et est traité avec manque de respect, il ne doit pas aller le dire à sa femme ». Nous devons comprendre ce que cela nous apprend dans le travail. Peut-on aussi exiger le respect ? Après tout, nos sages ont dit : « Soyez très, très humbles. »
Nous devons interpréter qu’une personne qui vient au séminaire pour apprendre la Torah, la Torah est bien sûr comme dans « car ils sont notre vie et la durée de nos jours ». En d’autres termes, la Torah est respectée parce que toutes les bonnes choses s’y trouvent. Il est venu au séminaire mais la Torah ne l’a pas respecté. C’est-à-dire que la Torah lui a été cachée et qu’on ne lui a pas montré la gloire et l’importance qu’il y a dans la Torah. Mais, il goûte le goût de la poussière. Pour cette raison, il veut consulter son désir pour savoir s’il doit continuer. Ils disent : “Il ne doit pas aller le dire à sa femme », c’est-à-dire le désir de recevoir. Mais, il devrait tout dire au Créateur, ce qui signifie que le Créateur ouvrira ses yeux et qu’il sera récompensé de la gloire de la Torah.