Baruch Shalom Ha-Levi Ashlag (Rabash)
Qu’est-ce que « quiconque apprécie le repas du marié » dans le travail ?
Article 35, 1990
Nos sages ont dit (Brakhot 72) : « quiconque apprécie le repas du marié et ne le rend pas heureux transgresse cinq voix. Et s’il le rend heureux, quelle est sa récompense ? Rabbi Yehoshua Ben Levi a dit : « Il est récompensé de la Torah, qui a été donnée par cinq voix. »
Nous devons comprendre ce que cela signifie que s’il apprécie le repas du marié, il doit le rendre heureux. S’il n’apprécie pas le repas du marié, il ne doit pas le rendre heureux ? Aussi, que signifie le rendre heureux ? Le marié est-il triste de se marier, et il faut essayer de le rendre heureux ? Nous devons également comprendre avec quoi pouvons-nous rendre heureux le marié, afin qu’en le rendant heureux, nous soyons ensuite récompensés de la Torah.
Il est logique que si l’on demande à un homme d’observer un commandement, on lui promet le monde à venir en récompense. Mais ici, ils ont dit que sa récompense serait la Torah. Est-ce une récompense qui oblige à rendre le marié heureux ? Comment faut-il comprendre tout cela dans le travail ?
De même, il faut comprendre pourquoi il n’est pas nécessaire de rendre la mariée heureuse, mais seulement le marié. Pour la mariée, nous retrouvons une autre obligation. Au sujet de la mariée, il a été dit (Ketoubot 16b) : « Comment danser devant la mariée ? La Maison [ndt : l’école] de Shammaï dit : « la mariée telle qu’elle est. » La Maison de Hillel dit : « Une mariée, agréable et pieuse. » La Maison de Shammaï dit à la Maison de Hillel : « Et si elle est boiteuse ou aveugle, nous disons d’elle : « une mariée, agréable et pieuse » ? Mais la Torah dit : « Éloigne-toi des mensonges. » La maison [ndt : l’école] de Hillel dit à la maison de Shammaï : « Selon toi, celui qui fait une mauvaise affaire au marché, faut-il la louer devant lui ou la critiquer devant lui ? Autrement dit, il devrait la louer devant lui. Par conséquent, les sages ont dit : « Le point de vue de chacun doit toujours être mêlé à celui des gens. »
Nous devons comprendre pourquoi concernant la mariée, nous ne parlons que de danse, et il n’est pas dit qu’il faut rendre la mariée heureuse sauf pendant la danse, et quel nom doit-on donner à la mariée, « telle qu’elle est » ou lui donner un joli nom, même si ce n’est pas vrai.
Shabbat [samedi] est aussi appelé « mariée », comme il est écrit : « Va, ma bien-aimée, vers la mariée ». Avant Shabbat, il y a six jours de travail. Durant ces six jours, nous devons travailler dur pour tout préparer pour Shabbat, et nous mangeons également le repas de Shabbat.
Le Shabbat est appelé Malkhout, « mariée » est appelée Malkhout et la « terre d’Israël » est également appelée Malkhout. De plus, la « création » est généralement appelée Malkhout. Cela signifie qu’en général, nous devrions parler de deux sujets : 1) le Créateur, 2) les créatures.
Le Créateur est appelé « marié » et les créatures sont appelées « mariée ». Un Hatan [marié] porte le nom de Nahout Darga [descendre d’un degré], comme l’ont dit nos sages : « Descend d’un degré et prend une femme ». Cela signifie que le Créateur peut être appelé « marié » seulement lorsqu’il a une épouse [mariée]. C’est comme dans la vie, quand nous disons qu’un homme est le marié, cela signifie qu’il a une épouse. Mais qu’est-ce que cela suggère dans la spiritualité ?
Puisqu’il est impossible de parler d’un Créateur sans créatures, il s’avère que celui qui dit qu’il y a un Créateur, c’est après qu’Il a créé les créatures et qu’elles L’ont atteint, qu’Il les a créées. Alors les créatures disent qu’il y a un Créateur. Mais s’il n’y a personne pour L’atteindre, donc il n’y a personne pour en parler. Par conséquent, lorsqu’Il a créé les créatures, c’est en faisant plusieurs restrictions, après quoi il a été possible aux créatures de sortir. Ce sont elles qui reçoivent, et elles sont loin de Lui en raison de la disparité de forme, puisque Son désir est seulement de donner sans réserve, et que les créatures veulent seulement recevoir, et que la disparité de forme dans la spiritualité crée l’éloignement et la séparation.
Il s’ensuit que c’est précisément en s’abaissant pour que les créatures l’atteignent, que nous pouvons dire que le Créateur est appelé « marié », car Il s’est abaissé pour être atteint.
Ceux qui atteignent sont appelés « mariée », qui sait qu’il y a un « marié », et si les créatures ne l’atteignaient pas, il ne serait certainement pas appelé « marié », et ceux qui atteignent ne seraient pas appelés « mariée ».
Lorsque nous parlons des mondes en général, nous distinguons tout de deux manières :
1) La lumière qui donne, appelée « marié », qui brille dans les mondes par le Tsimtsoum [restriction] et le Massakh [écran]. C’est ce qu’on appelle un « marié ».
2) Le Kli [récipient] qui reçoit la lumière et l’abondance, qui est appelé la « Malkhout générale des mondes ».
Cependant, au niveau individuel, il y a beaucoup de discernements dans la lumière, et l’abondance vient dans le Kli qui les reçoit. Autrement dit, dans la lumière, nous disons qu’il n’y a aucun changement dans la lumière, mais que tous les changements sont dans le Kli. Il en est ainsi parce que la lumière ne brille que par les restrictions, et dans la mesure où il existe une équivalence entre la lumière et le Kli.
Pour cette raison, cela dépend du travail du bénéficiaire, de sa capacité à se corriger pour avoir une équivalence avec la lumière. Par conséquent, de son point de vue, appelé Kli, nous pouvons faire de nombreux discernements dans la lumière. Pour cette raison, même si nous avons de nombreux détails, il s’agit toujours généralement d’une seule lumière et d’un seul Kli, car nous apprenons qu’à la réparation finale « l’Éternel sera Un et Son nom, Un ».
Le Shabbat est appelé « mariée » et il y a six jours de travail avant, qui est le temps du travail, comme il est écrit : « Pendant six jours, l’Éternel a fait le ciel et la terre, et le septième jour, Il s’est reposé. » Ainsi, Shabbat signifie la fin du travail, et « la mariée » signifie également la fin du travail, comme il est écrit « Moïse a fini » [en hébreu, Klot (fini) ressemble à Kala (mariée)], que les travaux sont finis.
Nous devons comprendre le sens du « travail » et le sens de « fin du travail », qui est appelé « Shabbat » dans le travail. Le verset dit : « Ce pour quoi Dieu a créé de faire ». Comme il est expliqué dans le Soulam [commentaire de l’Échelle du Zohar], les six jours de travail sont la correction des six qualités appelées HGT NHY, puisque le Créateur a créé le monde avec le désir de recevoir pour soi-même. C’est ce qu’on appelle « créé », c’est-à-dire ex nihilo.
Puisqu’il y a disparité de forme, ce qui provoque éloignement et séparation, ce Kli, que le Créateur a créé, a été donné aux inférieurs pour qu’ils le fassent, c’est-à-dire qu’ils le corrigent, c’est-à-dire qu’ils placent sur l’acte de réception, l’intention de donner sans réserve. C’est ce qu’on appelle Dvekout [adhésion], « équivalence de forme », par laquelle la création, appelée « recevoir pour elle-même » et « séparation », est corrigée par la correction de Dvekout, où la réception acquiert la forme du don sans réserve.
Lorsque les inférieurs font ce Kli, la lumière peut les atteindre. Autrement dit, à ce moment-là, la pensée de la création, qui est « Son désir de faire du bien à Ses créations », se réalise. C’est ce qu’on appelle « fin du travail » du Kli qui peut recevoir l’abondance qui appartient au Kli.
Il en résulte que les six jours de travail sont un travail pour faire l’intention de donner, et Shabbat signifie que le Kli pour donner sans réserve a déjà été préparé. Par conséquent, « l’arrivée du Shabbat » veut dire que la lumière est venue sur un Kli qui est prêt pour la lumière. Ensuite, cela est appelé « Shabbat », ce qui signifie qu’Il se repose déjà de Son travail de création du Kli, puisqu’Il a déjà corrigé le Kli.
Lorsque la lumière brille dans les Kelim [récipients], le Kli n’a rien à faire d’autre que de profiter de la lumière, car tel est le but de la création, « faire du bien à Ses créations ». C’est le sens de ce que disaient nos sages : « Quand vient le Chabbat, vient le repos ». En effet, lorsque la lumière brille dans les Kelim, il n’y a plus de place pour le travail. Cela s’appelle « profiter du repas de Shabbat ». C’est ce que nos sages ont dit : « Celui qui n’a pas travaillé la veille du Shabbat (pour faire les Kelim), que mangera-t-il à Shabbat ? »
En d’autres termes, le Shabbat est appelé « un repas », qui est un moment de réception de délices et de plaisir. S’il n’a pas de Kélim préparés la veille du Shabbat [ndt : vendredi soir], quand la lumière arrive, il n’a pas de Kélim dans lesquels recevoir le repas. C’est pourquoi le Shabbat est appelé Kala [mariée], des mots « terminé », « fini », « achevé ». C’est comme il est écrit : « Et le septième jour, Dieu termina l’œuvre qu’il avait faite ». Cela signifie que le repas est déjà préparé, puisque les Kelim pour recevoir le repas sont déjà terminés, et nous savons que nous ne pouvons pas dire que la lumière manque, comme il est écrit : « La terre entière sera remplie de Son gloire. » Mais, quand les Kelim sont prêts, nous voyons la lumière, ce qui signifie que la lumière apparaît dans les Kelim.
La terre d’Israël est aussi appelée « mariée », car elle a un mari, comme il est écrit : « Une terre sur laquelle les yeux de l’Éternel, ton Dieu, sont posés du début de l’année jusqu’à la fin de l’année. » Il semble difficile de comprendre pourquoi la terre d’Israël est ainsi. Après tout, il est écrit : « Les yeux de l’Éternel parcourent tout », et pas précisément la terre d’Israël.
Nous devrions interpréter que la Torah nous donne un signe, aux serviteurs du Créateur qui veulent savoir s’ils ont déjà été récompensés de la « terre d’Israël ». Le signe est que l’homme sent que « les yeux de l’Éternel », c’est-à-dire sa Providence, est le bien faisant le bien. Cela veut dire qu’un homme se trouve en « terre d’Israël ». À ce moment, la terre d’Israël est appelée « mariée », car elle sait qu’elle a un mari.
De même, chez qui est le marié ? Autrement dit, qui sait qu’il y a un marié ? C’est celui qui atteint le marié. Ce degré est appelé « mariée », c’est-à-dire qu’elle a déjà été récompensé de la divinité. La lumière est la Divinité, et celui qui reçoit la lumière est celui qui l’atteint. Pour cette raison, la « terre d’Israël » est appelée « mariée », ce qui signifie que l’époux se révèle en elle, que le Créateur est celui qui surveille.
Pour atteindre la terre d’Israël, appelée « terre qui est la mariée », il est d’usage que, comme dans la vie, on aille chercher une mariée en qui il n’y a aucun défaut, comme il est écrit à propos des espions, qui ont calomnié la terre d’Israël en disant que la mariée, c’est-à-dire la terre, ne vaut pas la peine d’être prise pour de nombreuses raisons.
Certains disaient qu’elle était fière et qu’elle avait de nombreuses exigences à l’égard d’un homme, ce qui signifiait que l’homme annulera sa raison et son désir devant elle, et que seuls ceux qui pouvaient marcher les yeux fermés et obéir à toutes ses exigences pouvaient parler avec elle. Et s’il veut comprendre dans la raison ce qu’elle dit, elle s’enfuit aussitôt.
Alors, ils disent, comment l’homme peut annuler tout son être pour elle ? C’est-à-dire qu’elle est si forte de caractère que s’il désobéit une fois à ce qu’elle lui a dit, elle s’enfuira immédiatement. En d’autres termes, la « terre d’Israël » est le royaume des cieux, et il faut accepter le royaume au-dessus de la raison, et ne pas attendre que le corps accepte d’assumer le fardeau du royaume des cieux. L’acceptation du royaume des cieux doit être telle qu’un homme en arrive à aimer le Créateur « de tout son cœur, de toute son âme et de toutes ses forces », et tout cela sur la base d’au-dessus de la raison, c’est-à-dire d’une capitulation inconditionnelle, même si le corps ne comprend pas.
L’homme doit aller assumer la terre les yeux fermés, c’est-à-dire au-dessus de la raison. Si, au milieu du travail, alors qu’on lui donne une certaine ascension spirituelle, un homme ressent un goût dans le travail et dit : « Maintenant, je n’ai plus besoin de croire en la foi au Créateur parce que je ressens déjà un goût dans le travail, et je prends pour base ce goût que j’éprouve dans le travail », à ce moment-là, c’est comme dans l’histoire, que dès qu’il veut comprendre la foi au-dessus de la raison, « Pourquoi moi ? mais dit : « Maintenant, j’ai déjà une base pour croire en le Créateur », elle le fuit immédiatement. En d’autres termes, toute l’ascension qu’il ressentait, il en descend immédiatement. Ceci est Malkhout, appelée « terre d’Israël », le fuyant, et il reste « à l’étranger » [litt : hors de la terre].
C’est comme l’ont dit nos sages : « Sur la terre des peuples, leur air est impur. » Cela signifie que lors d’un déclin, une homme descend de la terre d’Israël et entre dans la « terre des peuples », dont l’air est impur, ce qui signifie que toutes les pensées des « nations du monde » entrent dans son esprit et son cœur, et les désirs d’« Israël », appelés « désir Yashar-El [droit à Dieu] », s’en vont, et à la place viennent les désirs des « nations du monde », qui sont à l’opposé de Kedousha [la sainteté].
Il s’avère qu’en descente, un homme dit : « Que m’ont rapporté tous les nombreux efforts que j’ai faits pour atteindre la Kedousha ? Maintenant, je vois que non seulement je n’ai rien gagné, mais maintenant je suis pire qu’avant d’avoir commencé le travail pour le Créateur. En d’autres termes, il dit : « Non seulement je n’ai pas l’intention de donner sans réserve, mais même dans la pratique, la situation est devenue plus difficile à observer, c’est-à-dire dans l’acte sans intention. Alors qu’avant de vouloir entrer en « terre d’Israël », je pouvais facilement observer la Torah et les Mitsvot. »
C’est comme il est écrit dans le Zohar (Shlach, point 63) : « Il est écrit : Et ils revinrent d’une exploration du pays. » « Et ils revinrent » signifie qu’ils sont retournés du côté du mal et ont renoncé au chemin de la vérité. Ils ont dit : « Qu’avons-nous gagné ? À ce jour, nous n’avons pas vu de bien dans le monde. Nous avons travaillé dur dans la Torah mais la maison est vide. Et qui sera récompensé de ce monde ? Qui y entrera ? Il aurait mieux valu de ne pas avoir fait tant d’efforts. Nous avons travaillé et appris pour connaître la partie de ce monde, comme tu nous l’as conseillé, et il y coule aussi du lait et du miel. Ce monde supérieur est bon, comme nous le savons par la Torah, mais qui peut en être récompensé ? » Mais ceux qui ont la foi, qu’ont-ils dit ? « Si l’Éternel nous désire, il nous le donnera. » Lorsqu’un homme s’efforce dans le cœur pour le Créateur, il en sera récompensé, car tout ce qu’Il veut de nous, c’est le cœur.
Ainsi, nous voyons que la « terre d’Israël » est Malkhout, qui signifie une mariée. Des gens sont envoyés pour voir si la mariée est bien ou si elle est fière.
De plus, le Shabbat est appelé « la mariée », pour la fin du travail. Par conséquent, avant le Shabbat, il y a les six jours de travail, où le travail et le labeur sont faits afin de s’adapter aux conditions que présente la mariée, si nous voulons l’accepter. Le labeur pendant les six jours de travail est comme celui des espions : parfois ils pensent que la mariée est bien, et que celui qui la prend [ndt : l’épouse] est l’homme le plus heureux du monde, et qu’il est préférable de tout faire, c’est-à-dire d’accepter toutes les conditions qu’elle exige de lui.
Mais que dit-elle ? Ce n’est qu’après qu’un homme dit qu’il annule tous les besoins que son corps exige, c’est-à-dire ses désirs qui sont pour lui-même, qu’il y renonce et ne se soucie que de « la mariée », qui est appelée Malkhout.
La « mariée », qui est le royaume des cieux, alors seulement, lorsqu’il s’annule, comme nos sages le disaient, « La Torah n’existe que pour celui qui se met à mort pour elle », cela signifie que toutes les pensées et tous les désirs relatifs à ses propres besoins, il les tue et ne se soucie que du Créateur.
De même, pendant les six jours de travail, un homme a des montées et des descentes. En d’autres termes, parfois il dit que les espions ont raison de dire que nous devrions fuir la bataille, que ce n’est pas pour nous. Parfois, ils triomphent et disent que Josué et Caleb, qui ont dit : « Si l’Éternel nous veut, il nous le donnera », ont raison.
Une fois le travail terminé, lorsqu’un homme accepte toutes les conditions de la mariée, il est récompensé du Shabbat appelé « Shabbat de la Reine ». C’est-à-dire que tout le plaisir et le délice qu’elle reçoit du marié elle les donne à l’homme qui s’annule devant elle. Telles sont les exigences qu’elle présente : précisément, après avoir accepté toutes ses conditions, elle montre à l’homme ce qu’il gagnera dans sa vie, s’il peut l’accepter comme « mariée ». Et puis la « mariée » reçoit un nom, qui est « la fille du roi », et rien ne manque dans la maison du roi.
Nous pouvons maintenant interpréter ce que nous avons demandé : Pourquoi faut-il rendre heureux le marié ? La réponse est que puisque du point de vue de la branche et de la racine, le « marié » est le Créateur et la « mariée » est les créatures, qui devraient recevoir du Créateur, et puisque le Créateur a créé le monde pour faire du bien à ses créations, ainsi lorsque les créatures reçoivent délice et plaisir, cela s’appelle « la joie du marié ». C’est comme l’ont dit nos sages : « Il n’y a jamais eu autant de joie devant Lui comme au jour où les cieux et la terre ont été créés. »
Il s’ensuit que chaque homme apprécie le repas du marié, c’est-à-dire tous les plaisirs du monde viennent du Créateur, ce qui est appelé « le repas du marié ». « Ne pas le rendre heureux » signifie qu’il calomnie la « mariée », quand il dit que la « mariée » n’est pas belle et est pleine de défauts. La « mariée » est les créatures, qui doivent recevoir les délices et le plaisir du Créateur. Ils disent que la mariée, appelée Malkhout, qui contient toute l’âme, ne donne pas de joie ni de plaisir aux créatures.
Il s’avère que c’est comme si le Créateur ne lui donnait rien. Ainsi, si un homme dit que Malkhout n’a rien à donner aux créatures, il calomnie la mariée – qu’elle est pauvre et maigre – et calomnie également le Créateur parce que le Créateur ne lui donne rien, qu’elle donnerait aux créatures.
Pour cette raison, quiconque « prend plaisir au repas du marié et ne le rend pas heureux transgresse cinq voix ». Concernant les « cinq », nous savons que dans la spiritualité, tout ce qui est complet est appelé « cinq Sefirot », « cinq mondes ». C’est pourquoi il est appelé Over [passe ], ce qui signifie passe au-dessus d’eux et ne les reçoit pas. « S’il le rend heureux », demande la Guemara, « quelle est sa récompense ? Rabbi Yehoshua Ben Levi dit : « Il est récompensé de la Torah, qui a été donnée à cinq voix. »
Nous devons comprendre pourquoi on ne lui promet pas d’être récompensé du monde à venir, comme on le promet ailleurs. La réponse est que c’est parce qu’il rend heureux le marié, c’est-à-dire qu’il croit en le royaume des cieux, qui est la « mariée ». Il dit qu’elle est une belle et bonne épouse, et il croit avec foi qu’elle a un mari, et nous pouvons déjà voir qu’Il est avec la mariée.
C’est ce qu’on appelle le « repas de Shabbat ». Cela signifie qu’alors, le Shabbat, Malkhout, qui est la totalité des âmes, a déjà ce que le Créateur, appelé « marié », veut donner aux âmes. C’est le sens du Shabbat « ressemblant au monde à venir », car c’est alors le moment où nous savourons le repas du marié.
Maintenant, nous pouvons comprendre ce que nous avons demandé : Pourquoi dit-il que la récompense de celui qui rend heureux le marié est la Torah, et ne dit pas qu’il est récompensé du monde à venir, comme il est écrit à plusieurs endroits ? La réponse est : Avec quoi un homme peut-il rendre heureux le marié dans son travail, alors que le marié est le Créateur ? C’est quand un homme dit que la mariée est belle et sans défaut.
Le marié apprécie cela, ce qui signifie que la mariée est appelée Malkhout du point de vue de la foi au-dessus de la raison. Il dit que Malkhout, qui dirige le monde avec son contrôle, le dirige du bien faisant le bien. C’est ainsi qu’il est écrit (Cantique des cantiques, 4) : « Tu es toute belle, ma femme ; il n’y a aucun défaut en toi ». A ce moment-là, un homme est récompensé de la Torah, qui est appelée « le repas du roi », qui est la Torah, en ce qui concerne les noms du Créateur. Cette Torah n’apparaît pas avant qu’un homme ne soit récompensée de la « foi », appelée « royaume des cieux ».
Cependant, avant d’être récompensé de la foi, appelée Malkhout, une « mariée », il y a des montées et des descentes. C’est ce qu’on appelle une « danse ». C’est là que se trouve tout son travail pour être récompensé de prendre sur lui le royaume des cieux, et ne rien faire dans son propre intérêt, mais que toutes ses actions seront pour le Créateur.
Nos sages ont dit à ce sujet : « Comment danser devant la mariée ? » c’est-à-dire pour être récompensé de la qualité de « mariée ».
Il y a là un différend entre l’école de Shammaï et l’école de Hillel. L’école Shammaï dit « Une épouse telle qu’elle est ». C’est-à-dire ce qu’un homme ressent, qu’il se sente bien ou mal. En tout, il doit croire au-dessus de la raison que toutes ses sensations sont en sa faveur. C’est très difficile.
Mais l’école Hillel dit qu’un homme doit dire que ce qu’il ressent tel qu’il est, quand il ne se sent pas bien, il doit croire que c’est bien, sauf qu’il ne peut pas voir le bien parce qu’il ne mérite pas encore de le voir. Par conséquent, ce qu’il ressent est faux car « ils ont des yeux et ne voient pas ».
Mais tout le monde dit qu’un homme doit aller au-dessus de la raison et rendre heureux le marié. Il existe donc deux types de travail : 1) les six jours de travail, qui est le temps du travail, et 2) le Shabbat, qui est le moment du repas (voir article 12, 1989).