Baruch Shalom Ha-Levi Ashlag (Rabash)
Que signifie tout ce qui constitue un holocauste est masculin dans le travail ?
Article 24, 1990
Il est écrit dans le Zohar (VaYikra, point 70), « ‘Si son holocauste monte.’ Rabbi Hiya commença, ‘Car mes pensées ne sont pas vos pensées.’ La pensée du Créateur est supérieure et le début de tout. À partir de cette pensée, des voies et des chemins s’étendent pour concevoir le nom sacré. Et de cette pensée sortent la Torah écrite et la Torah orale, qui est Malkhout. La pensée de l’homme est le début de tout. Des voies et des chemins s’étendent de cette pensée pour détourner nos voies dans ce monde et dans le monde à venir, et de cette pensée sort la saleté du mauvais penchant à se faire du mal et à tous les autres. De plus, les transgressions, les péchés et les malveillances proviennent de cette pensée, ainsi que l’idolâtrie, l’inceste et l’effusion de sang. Il est écrit à ce sujet : « car mes pensées ne sont pas vos pensées. »
Au point 73, il est dit : « Tout ce qui constitue un holocauste est masculin et non féminin, puisque l’holocauste s’élève [« monte » s’écrit de la même manière que « holocauste » en hébreu] sur le cœur, c’est-à-dire sur la pensée, qui est au-dessus du cœur, puisque la pensée, qui est Hokhma [sagesse], est masculine et le cœur féminin, signifiant Bina [compréhension], comme dans « le cœur comprend ».
Nous devons comprendre ce qu’est « la pensée du Créateur » dans le travail, et quelle est « la pensée de l’homme » dans travail, dont l’écrit dit, selon ce qui est écrit dans le Zohar, « car Mes pensées ne sont pas vos pensées. » Nous devons également comprendre ce que cela implique pour nous lorsqu’il dit : « l’holocauste est masculin », puisqu’il expie la pensée qui est masculine. Qu’est-ce que cela implique pour nous dans le travail, pour que nous sachions comment nous comporter ?
Nous savons que même si le but de la création est de faire du bien à Ses créatures, pour que les créatures reçoivent délices et plaisir, afin de faire sortir la perfection de Ses actes, une correction a été effectuée, appelée « Tsimtsoum [restriction] et dissimulation », sur le délice et le plaisir. Puisque toutes les créatures ont été créées avec le désir de recevoir plaisir et délice, il s’ensuit que l’homme ne peut rien faire sauf ce qu’il sait lui permettant de recevoir plaisir et délice de cette chose. Sinon, il ne peut pas faire un seul mouvement, car cela contredirait la racine des créatures.
Parfois, lorsqu’une personne agit, même si elle ne tire aucun plaisir de ces actions, c’est parce qu’elle sait que par cela elle recevra plus tard du plaisir et des délices, qu’elle recevra en échange de son travail, c’est-à-dire des actions qu’elle a faites et dans lesquelles elle ne prenait aucun plaisir. Ce n’est que grâce au plaisir qu’elle recevra après le travail que cela lui donne la force d’accomplir un travail qu’elle n’apprécie pas pour le moment, mais qu’elle appréciera plus tard.
Alors que, si la récompense n’est pas certaine, l’homme n’a plus la force de travailler s’il n’en tire pas du profit. Par exemple, une mère nourrit ses enfants. Bien que faire les courses et leur préparer à manger soit un travail, et qu’elle les nourrisse également, nous devons distinguer ici deux actions : 1) les actions auxquelles elle renoncerait, 2) les actions qu’elle n’a pas l’intention de renoncer.
En faisant les courses et en leur préparant pour manger, pour les nourrir elle y renoncerait bien. Nous voyons que parmi les riches, il y a des gens qui font les courses et il y a un cuisinier. Cela montre que la mère peut y renoncer. Mais la mère regarde les enfants manger, même si en regardant les enfants manger, la mère ne mange pas, dans cet état elle renonce à elle-même mais elle aime voir les enfants manger. Il ne viendra jamais à l’esprit d’une mère de se demander : « Qu’est-ce que je retire du fait de regarder les petits enfants manger ? ».
Elle ne veut pas « du monde à venir » pour ceci, ni « ce monde », puisqu’elle tire du plaisir de cet acte, elle n’a donc besoin d’aucune récompense. Par conséquent, si le goût de la Torah et des Mitsvot [commandements/bonnes actions] était révélé, comme nos sages l’ont dit, les 613 Mitsvot sont appelées « 613 Pekoudin [araméen : dépôts] », comme cela est expliqué dans le Soulam [commentaire de l’échelle sur le Zohar], dans chaque Mitsva [singulier de Mitsvot] il y a une lumière particulière qui brille en elle, si cela était révélé et qu’ils n’auraient pas à y croire, le monde entier ne s’engagerait que dans la Torah et les Mitsvot.
Cependant, comme le délice et le plaisir ont été cachés et qu’ils ne sont pas révélés avant qu’une personne ne soit récompensée des récipients de don, il y a des perturbations dans le corps qui crient : « pourquoi veux-tu aller contre la nature avec laquelle le Créateur a créé l’homme pour recevoir délices et plaisirs ? Tu veux y renoncer ? Bien qu’une personne promette au corps qu’elle sera récompensée, dans la mesure où elle observe les commandements de la Torah, ce qui signifie qu’elle sera récompensée, le corps semble demander : « Dans quels Kelim [récipients] vais-je recevoir une récompense, dans des récipients de réception ou dans des récipients de don ?
A ce moment-là, si la personne lui dit : « tu recevras la récompense dans des Kélim de réception », le corps demande : « pourquoi le Créateur nous a-t-il donné tant de commandements ? Après tout, Il est un Père miséricordieux, il est le bien et fait le bien, alors pourquoi ne nous donne-t-il pas toute la récompense qu’Il veut donner pour l’observation des 613 Mitsvot en échange de l’observation de la moitié des 613 Mitsvot ? Pourquoi se soucie-t-il s’Il donne la pleine récompense pour l’observation d’une petite partie de la Torah et des Mitsvot ? Et pourquoi devons-nous travailler si dur pour observer toutes les 613 Mitsvot ?
Cela ressemble à l’histoire de la mère qui nourrit ses enfants avec de la nourriture et des boissons, mais elle doit faire les courses et les cuisiner, etc., ce à quoi elle renoncerait. Ce qu’elle ne renonce pas, c’est qu’elle voit et regarde comment mangent ses enfants. Les petits enfants, elle les nourrit elle-même et en tire du plaisir. Elle ne veut pas renoncer à ce travail, car elle aime le travail lui-même et n’a besoin d’aucune récompense pour ce travail.
Nous avons donc deux choses :
1) Ce n’est pas si loin de l’intellect. C’est-à-dire celui qui veut recevoir une récompense dans des récipients de réception mais demande pourquoi le Créateur veut que nous observions autant de Mitsvot, ce qui signifie qu’Il aurait dû donner toute la récompense qu’Il veut donner pour avoir observé la moitié des 613 Mitsvot, puisqu’il y a aucun plaisir dans le travail qu’il accomplit, mais précisément dans la récompense qu’il recevra par la suite, cela est considéré comme « recevoir une récompense dans l’autre monde ». Autrement dit, pendant le travail, il ne ressent aucun plaisir et la seule raison pour laquelle il veut travailler est pour la récompense qui viendra plus tard.
2) Nous pouvons discerner dans la récompense qu’il veut recevoir la récompense dans des Kélim de don sans réserve, c’est-à-dire avoir l’amour du Créateur et sentir qu’il sert le Roi. Il s’avère qu’il espère recevoir une récompense, et il recevra cette récompense plus tard, dans les Kélim [récipients] qui sont dans ce monde, c’est-à-dire au présent. Puis, lorsqu’il est récompensé des 613 Pékoudin, lorsqu’il reçoit chaque Mitsva à la manière de « ce monde », il ne dit pas : « pourquoi nous a-t-on donné autant de Mitsvot ?
De même, dans le monde matériel, personne n’est en colère contre le Créateur de nous avoir préparé tant de plaisirs corporels. De la même manière, lorsqu’il est récompensé par 613 Pekoudin, il ressent à ce moment-là dans chaque Mitsva un goût différent et n’a pas l’intention d’y renoncer.
Mais il y a un grand manque ici en travaillant sous la forme de 613 Eitin [araméen : conseils], c’est-à-dire lorsque la Torah et les Mitsvot ne sont que des « conseils » pour recevoir les Kélim de don, puisque la résistance du corps est intense parce qu’elle est complétement contre son désir de recevoir avec lequel l’homme est né.
Il s’avère qu’ils (le travail et la récompense) sont deux discernements distincts. Lorsque la récompense est dans des Kélim de réception, il a de l’énergie car il peut recevoir une récompense. Cependant, il fait toujours des efforts puisque la récompense qu’il reçoit est dans « l’autre monde », c’est-à-dire pas maintenant mais à un autre moment, quand il viendra, il recevra une récompense. Autrement dit, il regarde la contrepartie qu’il recevra plus tard.
Il s’avère qu’il serait plus heureux s’il recevait une plus grande récompense pour moins de travail, puisqu’il regarde la récompense. Il s’avère qu’il fait toujours des efforts car pour lui, la récompense est la raison qui le pousse à s’engager dans la Torah et les Mitsvot. C’est comme dans le monde physique : lorsque nous sommes payés pour le travail, le travail n’est qu’un moyen. S’il pouvait recevoir le salaire pour moins de travail, chacun choisirait certainement un endroit qui donne plus de salaire pour moins de travail.
À l’inverse, lorsqu’une personne est récompensée des Kélim de don sans réserve, la dissimulation et le Tsimtsoum qui étaient placés sur la Torah et les Mitsvot sont enlevés et elle est récompensée des 613 Pekoudin. C’est-à-dire que dans chaque Mitsva que l’homme accomplit, il obtient le goût de la Mitsva. Il en résulte que la récompense est dans ce monde, c’est-à-dire dans l’état actuel dans lequel se trouve une personne. Certes, on ne peut pas dire qu’une personne doive renoncer au travail, puisque le travail lui-même est là où recevoir la récompense. Il s’avère que dans les « Kélim de don », les 613 Mitsvot sont considérées comme « repos » et non « travail et effort ».
D’après ce qui précède, nous devrions interpréter ce que dit le Zohar à propos du verset : « car mes pensées ne sont pas vos pensées ». Nous avons demandé : qu’est-ce que cela implique pour nous dans le travail lorsqu’il dit que les voies et les chemins partent de la pensée du Créateur « pour concevoir le nom sacré », tandis que de la pensée de l’homme s’étendent « la saleté du mauvais penchant au mal » pour nuire à soi-même et à tous les autres. De plus, les transgressions, les péchés et les mauvaises actions proviennent de cette pensée, ainsi que l’idolâtrie, l’inceste et l’effusion de sang.
Le texte dit à ce sujet : « car Mes pensées ne sont pas vos pensées ». La « pensée du Créateur » fait référence à la pensée de la création, qui est de faire du bien à Ses créations. Autrement dit, Il veut seulement donner l’abondance aux créatures. Pour cette raison, la Torah et les Mitsvot qu’Il nous a donné à faire, nous devons dire que Son intention n’est pas que nous Lui donnions ce travail et qu’Il l’accepte. Après tout, Son désir est seulement de donner sans réserve. C’est pourquoi il dit que de la pensée du Créateur « s’étendent des voies et des sentiers pour concevoir le nom sacré ».
Nous devons comprendre le sens de « concevoir le nom sacré ». D’après ce que nous apprenons, le but de la création est de faire du bien à Ses créatures. Il s’ensuit que le « nom sacré » du Créateur est le Bien qui fait le bien. Parce que ce nom est caché aux créatures tant qu’elles n’ont pas de vases de don, nous avons reçu la Torah et les Mitsvot comme Eitin, signifiant des conseils par lesquels obtenir les Kélim de don, comme l’ont dit nos sages : « La lumière qu’elle contient le ramène vers le bien.
Il s’ensuit que notre travail dans la Torah et les Mitsvot n’est pas dû au fait qu’Il a besoin que nous observions Ses Mitsvot. Au contraire, les êtres créés observent Ses Mitsvot, car par cela les créatures se corrigent afin qu’ils puissent être récompensés par des Kélim de don sans réserve. C’est le sens de ce qui est écrit : « concevoir le nom sacré », car par-là chacun sentira que le nom du Créateur est Le Bien qui fait le bien.
Mais (des) pensées de l’homme s’étendent « la saleté du mauvais penchant », parce que l’homme, qui est une « créature », ex nihilo, ne pense qu’à la manière de recevoir et non à donner sans réserve. Bien que ce soit la racine de l’homme, la dissimulation et le Tsimtsoum ont été placés sur ce désir de recevoir, c’est pourquoi le mauvais penchant s’étend de cette pensée chez l’homme. En d’autres termes, lorsqu’une personne doit accomplir des actes de don afin d’avoir Dvekout [adhésion] au Créateur, appelée « équivalence de forme », ce désir de recevoir dépeint à une personne des représentations qu’elle souffrira en donnant sa force aux autres.
Par conséquent, lorsqu’une personne veut observer la Torah et les Mitsvot dans le but de donner et non de recevoir quoi dans son propre intérêt, cette pensée lui montre comment elle va souffrir. Avec la force de cette représentation, cela empêche une personne d’atteindre Dvekout au Créateur.
C’est le sens des mots « de cette pensée sort la saleté du mauvais penchant », comme l’a dit le Baal HaSoulam à propos de ce que nos sages ont dit : « Le serpent est venu sur Ève et a jeté la saleté en elle. » Il a dit que Zohama [la saleté] est Zo-Ma [qu’est-ce que c’est ?], ce qui signifie que dans chaque question de Kedousha [la sainteté], le serpent, qui est le mauvais penchant, vient et dit à une personne : « Qu’est-ce que c’est ? » ce qui signifie « Qu’obtiendras-tu en voulant travailler et tout faire pour le Créateur et non pour toi-même ? » Il s’ensuit que « car Mes pensées ne sont pas vos pensées » signifie que la pensée du Créateur est de donner sans réserve, alors que la pensée de l’homme est seulement de recevoir.
Maintenant, nous pouvons comprendre ce que nous avons demandé : qu’est-ce que cela implique pour nous lorsque le Zohar dit : « l’holocauste est masculin », puisqu’il expie la pensée, qui est masculine, puisqu’une pensée est Hokhma et est masculine, le cœur, qui est Bina [compréhension], est féminin, comme dans « le cœur comprend ».
Nos sages ont dit : « l’œil voit et le cœur convoite. » Nous devons comprendre ce que « l’œil » implique. Nous savons que les yeux sont appelés Hokhma [sagesse], ce qui signifie pensée, et la pensée est considérée comme masculine. Il est dit à ce sujet dans le Zohar que lorsqu’une personne doit prendre sur elle le fardeau du royaume des cieux, cette foi en laquelle une personne croit est appelée « esprit ». Cette pensée a un impact sur le cœur, et alors le cœur commence à convoiter cette chose qui est venue en pensée dans son esprit. En ce sens, l’œil est appelé « une pensée ». La sagesse, ce qu’il voit et ce qu’il aime, est ce qu’il donne au cœur ; c’est pourquoi le cœur convoite ce qui est dans l’esprit.
D’après ce qui précède, la pensée du Créateur est de donner sans réserve. Nous devrions interpréter cela comme nos sages ont dit (Avot, chapitre 2 :1) : « Sache que ce qui est au-dessus de toi ; l’œil le voit ». Nous devrions interpréter que l’homme doit savoir ce qui est au-dessus de lui, c’est-à-dire ce qui est au-dessus de sa pensée, qu’il y a là la pensée du Créateur, appelée « un œil le voit ». Comme le dit le Zohar, « l’œil » est appelé « pensée » et la pensée est appelée « sagesse », qui est masculine.
Comme nous l’avons appris, la lumière de Hokhma vient du Donneur au bénéficiaire. Par conséquent, l’homme doit ressembler à « l’œil » d’en haut et être un donneur pour le Créateur. C’est ce qu’on appelle « l’équivalence de forme » et cela s’appelle « la foi en le Créateur ». Cela est appelé « esprit », ce qui signifie une pensée selon laquelle l’homme devrait être en équivalence de forme avec le Créateur.
C’est ce qui est écrit dans l’essai « article de conclusion du Zohar » : De la même façon, toutes vos actions seront de donner sans réserve et d’être utile à votre prochain. Ainsi, vous égaliserez votre forme avec la forme des qualités du Créateur, et c’est la Dvékout spirituelle. Dans l’équivalence de forme dont nous avons parlé, il y a un côté « intellect » et un côté « cœur » En fait, l’engagement dans la Torah et des Mitsvot pour faire plaisir au Créateur est l’équivalence de forme au niveau de l’intellect. C’est parce que le Créateur ne pense pas à Lui-même - qu’Il existe ou qu’Il supervise Ses créations, ou toute autre doute, quiconque voudrait être récompensé de cette équivalence de forme ne doit pas penser à ces choses. Il est clair que le Créateur n’y pense pas, car il n’existe pas de plus grande disparité de forme que celle-ci. C’est pourquoi, quiconque ayant de telles pensées se trouve certainement séparé du Créateur, et ne parviendra jamais à l’équivalence de forme. »
Il s’avère donc que si une personne croit en « Sache que ce qui est au-dessus de toi ; l’œil le voit », « Sache » signifie Daat [connaissance], et Daat signifie connexion et Dvekout. « Ce qui est au-dessus de toi, l’œil le voit », ce qui signifie que l’œil du Créateur, qui est Hokhma [sagesse], et « sache » fait référence à Dvekout, lorsqu’une personne adhère à « au-dessus de toi », qui est « l’esprit », signifiant la foi.
Selon la règle « l’œil voit et le cœur convoite », ce qui signifie que la pensée qui est « mâle » influence le cœur qui est « convoitise et désir », alors comme la pensée qui est « foi » a une équivalence avec le Créateur, le cœur aussi, qui est le désir de recevoir, ne veut pas utiliser sa propre qualité, qui est la réception, mais se laisser influencer par la pensée et veut être un donneur comme la pensée. Il s’avère que si une personne est complète avec l’équivalence de forme dans « l’esprit », cela influence le cœur, de sorte que le cœur aussi sera comme dans « toutes tes actions seront pour le Créateur ».
C’est ainsi que nous avons expliqué ce que nos sages ont dit : « quiconque a la crainte du ciel, ses paroles sont entendues. » Cela signifie que quiconque assume le fardeau du royaume des cieux, qui est la foi, le corps entend ses paroles, ce qui signifie que le corps tout entier obéit à sa voix pour la raison ci-dessus que si la pensée est la foi au-dessus de la raison, l’équivalence de forme, alors la pensée, qui est masculine, influence le cœur, qui est féminin, comme il est écrit : « Le cœur comprend ». C’est le sens de ce que dit le Zohar : « Bina est le cœur », et elle est une féminine.
Donc, s’il s’agit d’un holocauste, c’est masculin. Il dit que la raison est qu’un holocauste vient expier la pensée, qui est masculine, Hokhma. Autrement dit, si une personne a péché, c’est-à-dire a endommagé sa pensée, qui est la foi au-dessus de la raison, elle doit corriger ce qu’elle a endommagé. Puisque la foi est perçue comme « l’œil voit », ce qui est « la sagesse d’en haut », ce qui signifie que la pensée du Créateur est son désir de faire du bien à ses créatures, c’est-à-dire de donner sans réserve aux inférieurs, et que cette personne a endommagé cela, ce qui signifie qu’il ne croit pas qu’il existe un leader dans le monde, qui veille sur les créatures comme le Bien qui fait le bien, et l’homme doit louer et remercier le Créateur, si une personne ne croit pas que le Créateur est le Donneur, appelé « masculin », la personne doit apporter un holocauste masculin, qui est son discernement correspondant, qu’elle a endommagé. Pour cette raison, le défaut de la pensée est très grave, puisque c’est là toute la question du but de la création. Lorsqu’une personne ne croit pas en cela, on considère qu’elle a péché et qu’elle a endommagé sa pensée, et elle doit procéder à la correction dans le même discernement.
D’après ce qui précède, nous devrions interpréter ce que dit le Zohar à propos des mots : « si son holocauste », car Mes pensées ne sont pas vos pensées ». Il dit, de plus, la Torah écrite et la Torah orale, qui est Malkhout, ont émané de cette pensée. » Nous devrions interpréter que dans le travail, Malkhout signifie « le royaume des cieux », qui est la foi, tandis que la « Torah écrite » est appelée Torah. En d’autres termes, il est impossible d’être récompensé de la Torah si l’on n’a pas été récompensé de la foi, comme l’ont dit nos sages : « Il est interdit d’enseigner la Torah aux idolâtres ».
Mais une fois qu’il a été récompensé de la foi, il peut être récompensé de la Torah. C’est le sens des mots «de cette pensée », c’est-à-dire à partir de la pensée de la création, qui est de faire du bien à Ses créatures, d’étendre la foi et la Torah. Autrement dit, le fait d’avoir reçu la foi, alors que chacun se demande pourquoi il a caché sa providence et que nous avons besoin de foi pour cela, la réponse est que cela aussi est destiné à faire du bien à ses créatures, appelées « en afin de réaliser la perfection de ses actes. Il s’avère que lorsque nous adhérons à sa pensée, nous possédons tout. Ceci est différent de ce que dit la pensée humaine, mais de cette pensée sortent des transgressions, des péchés et des malveillances, comme il est écrit : « car mes pensées ne sont pas vos pensées ».
Par conséquent, l’homme doit s’efforcer de concentrer tout son travail sur le fait d’être uniquement en Dvekout à sa pensée, et de croire qu’il veille sur le monde en tant que le bien qui fait le bien. Quand il aura cette foi, il sera récompensé de tout.