Qu’est-ce que « Par impatience et par un travail difficile », dans le travail ?
Article 16, 1990
Il est écrit dans Le Zohar, VaEra (point 65): « Rabbi Shimon a dit : L’impatience, quand le Jubilé n’est pas encore sorti, signifiant Bina, pour leur donner repos et liberté. Et le dernier esprit, Malkhout, ne gouvernait pas encore le monde, pour inculquer des règles droites au monde. » D’où l’impatience et de quelle impatience s’agit-il ? C’est Malkhout, qui n’a pas pu sauver Israël. C’est le sens de « par impatience. » [En hébreu, l’expression utilisée pour impatience et « manque d’esprit »]
Nous devons comprendre le sens de « travail difficile » et « impatience ». En d’autres termes, quel est le lien entre le dur travail et l’impatience, dans le travail? Nous devrions également comprendre ce que Rabbi Shimon interprète au sujet de l’impatience à l’égard de Malkhout, en quoi cela à voir avec le travail difficile?
Nous savons que l’ordre du travail pour servir le Créateur est qu’une personne doit travailler pour se trouver des Kélim [récipients] dans lesquels elle pourra recevoir le plaisir et les délices que le Créateur a voulu donner à Ses créatures. Nous savons que la raison de la création des mondes était Son désir de faire du bien à Ses créations. Pour cette raison, Il a créé chez les créatures une envie et un désir ardent de recevoir plaisir et délices. Dans le désir et l’envie de plaisir, nous mesurons le goût du plaisir, c’est-à-dire que la taille du grand désir pour une chose susceptible de nous procurer du plaisir détermine la taille du plaisir. Pour cette raison, la petitesse ou la grandeur du plaisir d’une personne est mesurée en fonction du désir ardent de plaisir contenu dans cette chose.
D’où viennent donc les discernements des destinataires du plaisir ? Après tout, ils ont tous été créés avec le désir de recevoir pour eux-mêmes, alors pour quelle raison l’un ressent peu de plaisir, et l’autre, beaucoup de plaisir ? Autrement dit, quel imbécile voudrait recevoir peu de plaisir là où il pourrait en recevoir beaucoup ? Mais parce que le Créateur a voulu « réaliser la perfection de Ses actions », c’est-à-dire que faire du bien à Ses créations signifie tout donner, c’est-à-dire que lorsqu’il reçoit les délices et le plaisir, l’homme ne ressente aucun désagrément, à savoir la honte, comme il est écrit : « Celui qui mange ce qui n’est pas à lui a peur de le regarder en face » ; d’où le Tsimtsoum [restriction] et la dissimulation sur les récipients de réception a été placé, qui sont les Kélim [récipients] avec lesquels l’homme été créé par la nature.
En d’autres termes, il y a deux choses à ce sujet : 1) Nous ne pouvons recevoir aucune abondance de la Kedousha [sainteté] dans ces Kélim; 2) Tant que l’homme n’a pas acquis des récipients de don, il ne voit pas le plaisir et les délices que l’on trouve dans la Kedousha, et ne peut percevoir le goût du plaisir, sauf la petite illumination qui a été donnée aux Klipot [coquilles/écorces] pour qu’elles existent. De ces étincelles qui sont tombées dans les Klipot naissent tous les plaisirs de ce monde.
Tout le monde le voit, c’est-à-dire que le plaisir est visible, c’est-à-dire que chacun peut goûter ces plaisirs avec les récipients de réception, qui veulent recevoir du plaisir dans leur propre intérêt. Inversement, les délices et le plaisir de la Kedousha, qui sont l’essentiel des plaisirs qu’Il a voulu donner aux créatures, ont disparu des récipients de réception. C’est ce qu’on appelle « le Tsimtsoum et la dissimulation ».
Par conséquent, deux choses ont émergé de cette correction — qu’il n’est possible de recevoir les plaisirs de Kedousha que si l’homme a acquis des récipients de don: 1) Une personne doit croire que l’essentiel du plaisir et des délices que le Créateur veut donner aux êtres créés se trouvent dans la Kedousha. 2) Nous devons travailler contre la nature et ne rien recevoir pour nous-mêmes, mais seulement pour le Créateur.
Ceci induit une distinction de degrés, c’est-à-dire que personne ne se ressemble, car en ce qui concerne ce qui vient du Donneur, nous sommes tous égaux, comme le dit le ARI : « Avant que les émanations n’émanent et que les créatures ne soient créées, la lumière simple et supérieure remplissait toute la réalité. Et il n’y avait ni début ni fin, mais tout était simple lumière. »
Pourtant, par la suite, après la correction de ne recevoir que dans des récipients de don, il y a eu une multiplication de mondes, ce qui signifie beaucoup de discernements relatifs à l’intention qu’on peut avoir en vue de donner. C’est ce qu’on appelle la multiplication des Massakhim [écrans], et par cela, une distinction de degrés a eu lieu.
C’est ce que disent nos sages (Shabbat 152) : « Chaque juste reçoit une section selon sa gloire. » Il en est ainsi parce qu’il y a une différence dans les Kélim du receveur, c’est-à-dire les Kélim que le receveur doit faire, qui sont appelés « récipients de don », ce qui signifie recevoir pour donner. Alors que les récipients de réception dans son propre intérêt proviennent de l’Emanateur. Une personne n’a pas besoin de travailler sur ces Kélim, puisque le Créateur l’a créée avec ces Kélim. Par conséquent, le seul travail des êtres créés est d’obtenir des récipients de don.
D’après ce qui précède, nous savons ce qu’est le travail de l’homme : il ne s’agit que d’obtenir des récipients de don, c’est-à-dire qu’une personne doit arriver à un état où tout ce qui ne touche pas l’intérêt du Créateur, ne l’intéresse pas. Mais, son seul désir est d’arriver au point où elle peut contenter son Créateur. Ainsi, quand une personne commence le travail, elle commence dans Lo Lishma [pas en Son nom], c’est-à-dire dans son propre intérêt.
Par la suite, elle commence à comprendre que s’engager dans Lo Lishma n’est qu’une Segoula [remède/mérite] pour arriver à Lishma [en Son nom], comme le disaient nos sages : « De Lo Lishma, nous arrivons à Lishma, puisque la lumière en elle ramène vers le bien », et l’homme croit qu’à la fin il arrivera à Lishma.
Par la suite, une personne fait un autre pas en avant et commence à travailler. Elle essaye de faire des choses qui l’amèneront à Lishma, c’est-à-dire qu’elle commence à comprendre qu’il faut agir avec l’intention que ces actions l’amèneront au degré de Lishma, et vérifie si elle a déjà été récompensée de Lishma.
À ce moment-là, elle commence à voir la vérité, à quel point elle est loin du travail du don. A chaque fois, elle voit de plus en plus à quel point elle est immergée dans l’amour de soi. Elle voit que chaque jour elle recule, et alors son travail, où elle veut travailler pour donner, s’appelle « travail difficile ».
Il en est ainsi pour deux raisons : 1) Elle voit maintenant ce que signifie « pour donner ». Une personne doit croire en nos sages, que le fait de voir maintenant ce qu’est « pour le Créateur » lui fait comprendre qu’elle ne connaissait pas sa véritable signification. Au contraire, comme nous l’avons expliqué ce que le Zohar dit du verset « On lui informe de son péché », l’homme demande : « Qui le lui a fait connaître ? » Et il répond : « Le Créateur ». Nous devons interpréter que lorsqu’une personne sent à quel point elle est loin du travail du don et qu’elle est immergée dans l’amour de soi, c’est une révélation d’en haut. Maintenant, ce travail devient difficile, ce qui signifie après que d’en haut, on lui ait informé le sens de « pour le Créateur et non pour soi-même », son travail est devenu plus difficile.
Cependant, une personne pense que maintenant elle est devenue pire que lorsqu’elle a commencé le travail pour donner, comme si elle était elle-même devenue pire maintenant. À ce moment-là, une personne doit croire que ce n’est pas le cas. Au contraire, elle a avancé vers la vérité quand le Créateur l’a informé de sa situation réelle. Il s’avère qu’à travers le travail, quand elle a commencé à faire, qui lui apparaît maintenant comme un travail difficile, le Créateur s’est adressé à elle parce qu’elle est maintenant dans un meilleur état que quand elle n’avait pas encore commencé à travailler sur le don.
Cependant, la deuxième raison pour laquelle c’est plus difficile pour elle, c’est que normalement, quand une personne veut apprendre un métier, elle s’adresse à un professionnel pour qu’il lui apprenne le métier qu’elle pense lui convenir. Si l’artisan voit qu’elle ne progresse pas après un certain temps d’apprentissage avec lui, l’artisan lui dit : « Ce métier n’est pas pour toi ; il est trop difficile; cherche un métier plus facile pour toi, et fais-en ton gagne-pain ».
Par conséquent, pour servir le Créateur, lorsqu’une personne commence à travailler dans le don et pense que selon l’ordre du travail, chaque jour, il devrait y avoir un progrès, elle dit qu’il est utile de continuer ce travail de don car elle est certaine d’apprendre cette profession afin de tout savoir faire pour le Créateur.
Mais quand elle voit qu’après un certain temps d’effort dans ce travail non seulement elle ne progresse pas, mais elle a même reculé, alors son corps lui dit : « Tu gaspilles tes forces dans ce travail ; ce métier n’est pas pour toi. Ce travail exige des compétences particulières et un cœur vaillant. Va et cherche un autre métier comme tout le monde, et ne fais pas exception à la règle. »
Il s’avère que c’est ce qu’on appelle un « travail difficile », puisque dans tout travail, quand l’homme veut faire des efforts et emprunter le travail du don, le corps ne le laisse pas travailler et s’y oppose avec des arguments pertinents.
En effet, d’après la logique, il a raison à 100%. Il s’ensuit que la calomnie qu’il entend de son corps alourdit son travail, c’est pourquoi il s’appelle « travail difficile ».
Cependant, une personne devrait croire qu’en vérité elle fait des progrès, et que la raison pour laquelle elle voit que chaque fois elle est plus immergée dans l’amour de soi et qu’elle est pire qu’avant — c’est-à-dire dans un état de bassesse qui est pire que quand elle a commencé le travail du don —, c’est que « Car j’ai endurci son cœur ».
En d’autres termes, le Créateur lui montre à chaque fois ce que signifie ne pas travailler pour soi-même, mais seulement pour le Créateur, en faisant connaitre à une personne la signification de pas travailler pour elle-même. Par ceci, l’homme voit à quel point c’est vraiment contre nature, puisque l’homme a été créé avec le désir de recevoir pour lui-même, et qu’il veut maintenant faire quelque chose qui est contre nature, c’est pourquoi cela s’appelle un « travail difficile ».
Cependant, la question est la suivante: pourquoi le Créateur dit la vérité à une personne qu’elle est incapable de travailler contre la nature? C’est parce que, comme il est écrit : « pour que Je puisse placer Mes signes en lui ». C’est-à-dire par la découverte de tout le mal en une personne, le Créateur peut alors apporter Son aide, comme nos sages l’ont dit: « Celui qui vient se purifier est aidé » et puisque ce qui est donné d’en haut est une chose complète, une personne doit avoir un Kli complet, ce qui signifie un manque complet, appelé « Kli complet » dans lequel toute la lumière peut entrer.
Il s’avère que le Créateur révèle le mal à une personne afin de l’aider, c’est-à-dire que, puisqu’il n’y a pas de lumière sans Kli, lorsque le mal n’est pas visible en entier, elle n’a toujours pas de Kli complet. Nous pouvons interpréter « Kli complet » comme un « désir complet pour Son aide », car tant que le mal n’est pas visible, une personne dit parfois que si elle triomphe, elle pourra certainement arriver à travailler dans le don sans réserve et parfois elle dit que le Créateur ne peut pas l’aider. Ainsi, quand une personne fait des efforts dans le travail du don sans réserve, les forces qu’elle a investies ne lui permettent pas de quitter la bataille et chaque fois elle a davantage besoin de l’aide du Créateur. Il s’avère que c’est le travail difficile en lui-même qui a fait qu’elle a crié au Créateur de l’aider.
Ceci ressemble à ce qui est présenté dans le Zohar (Bereshit Bet, Genèse 2 §103): Il y a deux façons dont l’homme souffre dans les souffrances physiques et spirituelles avant qu’il ne se repente :
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Tout ce que le Créateur fait, Il le fait pour le meilleur. Il voit que s’il n’y avait pas eu de terribles souffrances dont il souffre parce qu’il est immergé dans la nature de recevoir pour lui-même, il n’aurait jamais été récompensé de la repentance. De ce fait, il bénit le mal comme il bénit le bien, car sans le mal il n’aurait pas été non plus récompensé du bien. Il s’avère que tout ce que le Miséricordieux fait, Il le fait au mieux, c’est-à-dire pour conduire au bien.
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Ceci aussi est pour le meilleur. Non seulement le mal qui a été fait cause le bien, mais mêmes les maux eux-mêmes se sont transformés en bien par les très grandes lumières que le Créateur fait briller sur ces maux jusqu’à ce qu’ils se transforment en biens ».
Nous voyons donc que lorsque tout le mal est visible, il existe un Kli complet dans lequel une lumière complète peut briller. De ce qui précède, nous voyons pourquoi le Créateur a endurci son cœur, ce qui signifie que le cœur, appelé « désir », s’est encore plus opposé au travail du don. La raison en est que nous avons besoin d’un travail difficile, car ce n’est que par la souffrance d’un travail difficile que ces souffrances engendrent un cri au Créateur avec un désir complet, qu’Il nous aide à sortir de l’emprise de Pharaon, roi d’Egypte. Autrement dit, c’est précisément en raison de la bassesse, quand une personne se sent pire que toutes les autres, qu’elle est poussée à crier au Créateur de tout son cœur pour qu’Il l’aide.
Cependant, dans cet état, il y a beaucoup de hauts et de bas, c’est-à-dire que parfois une personne ne peut pas croire que la situation dans laquelle elle se trouve vient du Créateur, c’est-à-dire que le Créateur s’est adressé à elle et a entendu sa demande, que le Créateur l’aide à sortir de l’exil où elle se trouve, sous l’emprise de l’amour à des fins personnelles.
Par conséquent, quand une personne a cette foi, elle ne fuit pas la bataille, en voyant que le Créateur n’entend pas sa prière, et qu’il n’y a donc personne vers qui prier. Mais elle croit que le Créateur a entendu sa prière et qu’Il lui a fait connaitre dans quelle bassesse elle se trouvait, qu’il ne lui était jamais venu à l’esprit qu’elle était si plongée dans l’amour de soi.
De là, chaque fois, elle rassemble ses forces et ne cesse de prier le Créateur. Elle dit: « Bien sûr que le Créateur veut qu’un véritable désir apparaisse en moi, et qu’Il me sortira de cet exil ». De ce fait, elle n’arrête pas de remercier le Créateur de lui avoir montré son véritable état.
De même, elle se lève et prie le Créateur, car elle voit que le Créateur entend une prière, en ce sens qu’Il lui a montré le mal et qu’Il l’aidera certainement aussi à la sortir du mal, ce qui est appelé « rédemption ». Elle croit que le Créateur lui a fait comprendre qu’elle est en exil et qu’ensuite Il la sortira certainement de l’exil.
Cependant, il y a parfois des descentes dans lesquelles elle a du mal à croire que le Créateur entende une prière, car à ses yeux elle pense qu’elle L’a déjà beaucoup trop prié, et bien sûr si le Créateur entend ce qu’on Lui demande, Il aurait dû l’aider. Et comme je n’ai pas été sauvé de ce pour quoi j’ai prié, elle dit que le Créateur n’entend pas sa prière. Peut-être qu’Il entend celles des autres, mais quelle différence cela fait-il, puisque ce qui compte, c’est ce qu’elle ressent, à savoir si elle est heureuse ou triste.
Ces descentes font naître en elle des pensées de fuir la bataille et de dire que ce n’est pas pour elle. Mais si elle ne fuit pas, elle obtient une autre ascension et elle recommence à penser différemment et à oublier toutes les décisions qu’elle a prises. De cette manière, l’ordre des montées et des descentes se poursuit jusqu’à ce qu’un véritable besoin de se rapprocher du Créateur apparaisse, ce qui signifie que le Kli, appelé « désir », est terminé dans sa forme exacte.
Pourtant, c’est le Créateur qui sait quand cela est terminé, et une personne ne peut pas le savoir. À ce moment-là, le Créateur apporte son aide et sort une personne de l’exil.
Nous pouvons maintenant comprendre ce que nous avons demandé à propos de la manière dont le Zohar interprète les mots : « Et Moïse a parlé ainsi aux enfants d’Israël (signifiant l’annonce de la rédemption), mais ils n’ont pas écouté Moïse, par impatience et un travail difficile ». Il dit: l’impatience signifie Malkhout, qui n’a pas pu sauver Israël. Nous devrions interpréter que le travail principal est dans Malkhout, comme le dit le ARI, que l’exil d’Egypte était que la Kedousha [la sainteté] était en exil. Autrement dit, le royaume des cieux, que nous devons accepter le fardeau du royaume des cieux parce qu’Il est grand et gouverne, ce qui signifie non pas pour recevoir une récompense, mais que le travail doit être un grand plaisir parce que nous avons été récompensés de servir le roi à cause de l’importance du roi — ceci était en exil.
En d’autres termes, l’importance de la Kedousha n’était pas visible. Cela s’appelle « Shekhina dans la poussière », ce qui signifie que lorsqu’une personne doit accepter de travailler pour le Créateur, ce travail est considéré comme une bassesse, car elle n’y trouve aucune importance. Ainsi, le fait que Malkhout soit dans la poussière, qu’elle est sans importance, rend le travail difficile.
Cela s’appelle « impatience », ce qui signifie que Malkhout est une chose importante, car celui qui sert le roi est considéré comme celui qui « voit la face du roi », qui siège au premier rang dans le royaume, pour ces gens, on ne considère pas qu’ils se trouvent chez le roi, ni comme voyant le visage du roi, assis au premier rang dans le royaume, et qu’ils considèrent cela comme un travail difficile, et nous disons qu’ils sont impatients, ce qui signifie que leur esprit n’est pas élevé.
Cependant, lorsque Malkhout est en exil sous l’emprise des Klipot, ils la considèrent comme de la poussière sans importance. C’est ce qu’on appelle « l’impatience », quand Malkhout ne peut pas donner une élévation spirituelle, telle qu’elle devrait être ressentie en résidant chez le roi. Il s’avère que « l’impatience et le travail difficile » sont entrelacés. Cela signifie que si Malkhout est dans la poussière, sans importance, cela entraîne un travail difficile, car pour quelque chose qui n’a pas de goût, à chaque fois que l’on se dépasse et surmonte, ce dépassement est très difficile, et une personne ne peut pas toujours vaincre.
Tel est le sens de ce qu’il dit: « Le dernier esprit, Malkhout, n’a pas encore gouverné le monde, pour établir des lois justes », ce qui signifie que Malkhout ne dirigeait toujours pas, de sorte que tout le monde puisse voir que toutes les lois qui viennent de sa part sont des lois justes, c’est-à-dire que tout le monde serait d’accord et que chacun ressentirait Malkhout, appelée « Providence », comme bonne et bienfaisante, puisque le monde suit Sa direction, comme il est écrit: « Et son royaume règne sur tout ». Ceci n’était toujours pas visible.
C’est le sens des mots: "Ici, il y avait de l’impatience. Et de quelle impatience s’agit-il? C’est Malkhout qui n’a pas pu sauver Israël." Cela signifie que cette Malkhout étant toujours en exil, ne pouvait pas sauver Israël. Mais quand elle sort de l’exil, c’est le contraire; elle donne à l’homme l’esprit pour qu’il ait une élévation spirituelle.
Par conséquent, quand Moïse est venu et a annoncé la rédemption, ils ne pouvaient pas croire une telle chose — qu’ils sortiraient de l’exil d’Égypte —, comme il est écrit: « et Je vous ferai sortir des souffrances d’Égypte et Je vous sauverai de leur travail ». Autrement dit, non seulement ils n’auront pas de travail difficile, mais ils n’auront pas de travail du tout. C’est ce qu’ils ne pouvaient pas croire, qu’une telle chose puisse arriver.
S’ils l’avaient cru, ils seraient sortis de l’exil par la force de la foi. Malkhout, appelée « esprit », aurait gagné en importance, comme il est écrit (Ecclésiaste 3): « Qui sait si l’esprit des fils de l’homme monte? Et si l’esprit de la bête descend sur terre? » Nous devrions interpréter « l’esprit des fils de l’homme » comme signifiant qu’après être sorti de son animal pour devenir un "homme", comme l’ont dit nos sages, vous êtes appelés « homme », alors « l’esprit s’élève en haut », ce qui signifie Malkhout, qui s’appelle « esprit », monte, prend de l’importance.
Mais l’esprit chez une bête, quand une personne est dans un état de bestialité, pour elle, l’esprit perd son importance. Ainsi, le peuple d’Israël devait révéler son mal pour avoir un manque complet, car une aide complète pourrait alors venir. C’est pourquoi les enfants d’Israël n’avaient pas encore entendu.