Groupe de Kabbale : Leçon 1-6. Les principes de la connexion dans la Dizaine
Groupe de Kabbale : Leçon 1-6 Sujet : Les principes de connexion dans la dizaine 1. RABASH, Le But de la Société - 1 « Nous nous sommes réunis ici pour établir une société pour tous ceux qui souhaitent suivre …
Groupe de Kabbale : Leçon 1-6
Sujet : Les principes de connexion dans la dizaine
1. RABASH, Le But de la Société - 1
« Nous nous sommes réunis ici pour établir une société pour tous ceux qui souhaitent suivre le chemin et la méthode du Baal HaSoulam, le chemin par lequel on peut gravir les degrés de l'homme et ne pas rester comme un animal, comme nos sages l'ont dit (Yevamot, 61a) à propos du verset, “Et vous, Mes brebis, les brebis de Mon pâturage, vous êtes des hommes”. Et Rashbi a dit : “Vous êtes appelés ‘hommes’, et les adorateurs d'idoles ne sont pas appelés ‘hommes’ ” »
2. RABASH, Le But de la Société - 1
« Nous nous sommes réunis ici pour établir une société où chacun d'entre nous suit l'esprit du don au Créateur. Et pour arriver à donner au Créateur, nous devons commencer par donner à l'homme, ce qui s'appelle “l'amour des autres”.
Et l'amour des autres ne peut se faire qu'en s’annulant soi-même. Ainsi, d'une part, chacun doit se sentir inférieur et, d'autre part, être fier que le Créateur nous ait donné la chance d'être dans une société où chacun d'entre nous n'a qu'un seul but : que la Shékhina [la Divinité] réside parmi nous. »
3. RABASH, Le But de la Société - 2
« La société doit être composée d'individus qui s'accordent unanimement sur la nécessité d'atteindre ce but. Ainsi, tous les individus deviennent une seule et même grande force, où chacun peut lutter contre lui-même, puisque chacun est incorporé dans tous les autres.. Ainsi, chaque personne est animée sur un grand désir d'atteindre le but.
Pour s'inclure les uns aux autres, chacun doit s'annuler devant les autres. Cela se fait en voyant les mérites des amis et non leurs défauts. Mais celui qui pense être un peu supérieur à ses amis ne peut plus s'unir à eux. »
4. Baal HaSoulam, Lettre 47
"... et surtout lors de la dissimulation de vous. C’est pourquoi j’ai établi pour vous des conduites grâce auxquelles vous pouvez tout de même vous accrocher et ne pas revenir en arrière.
Et la plus spéciale d’entre elles est la Dvékout des amis."
Le Principe n°1 :
Nous devons constamment, artificiellement, élever l'importance des réunions (le cadre), en comprenant que seul un effort collectif permet d'atteindre un objectif.
5. RABASH, Art. 17 (1986) « L'Ordre du Jour de l'Assemblée - 2 »
« Il y a un point sur lequel nous devons travailler — l’importance de la spiritualité. »
6. RABASH, Notes Variées 24 « La chose principale qui nous manque »
« Ce qui nous manque le plus, et c’est pourquoi nous n'avons pas de carburant pour avancer dans notre travail, c'est que nous manquons de l'importance pour le but. Ce qui signifie que nous ne savons pas comment apprécier notre service afin de savoir à qui nous le donnons. Il nous manque également l’importance de la grandeur du Créateur, pour savoir à quel point nous sommes heureux d'avoir le privilège de servir le Roi, puisque nous n'avons rien qui nous permette de comprendre Sa grandeur. »
7. Rabash, Article n°30 (1988) « Que demander de l’assemblée des amis »
«... chacun devrait essayer d’apporter au groupe un esprit de vie et d’espoir et d’infuser de l’énergie au groupe. Ainsi chacun des amis sera capable de se dire « Maintenant je commence une nouvelle page dans le travail. » En d’autres mots, avant qu’il ne vienne dans le groupe il était déçu des progrès dans le travail du Créateur, mais maintenant la société l’a rempli de vie et plein d’espoir.
Ainsi, par le groupe il a obtenu la confiance et la force de vaincre parce que maintenant il sent qu’il peut arriver à la complétude. Et toutes ses pensées – qui étaient devant lui comme une haute montagne - qui ne pouvait pas être conquise, étaient vraiment de forts empêchements – maintenant il sent qu’elles ne sont rien. Et il reçoit tout cela de la puissance du groupe parce que chacun a essayé de faire entrer un esprit d’encouragement et la présence d’une nouvelle atmosphère dans le groupe. »
8. Rabash, Article n°17 (1986) « L'ordre de la réunion de l'assemblée - 2 »
«... tout le fondement, à savoir que nous pouvons recevoir du plaisir et du délice, et qu’il nous est permis de prendre plaisir, et plus encore, qu’il y a une grande obligation de prendre plaisir dans l’acte de donner, il nous faut travailler sur un seul point, c’est-à-dire accorder de l’importance à la spiritualité. Et cela s’exprime par le fait de prêter attention à « à qui je m’adresse », et « à qui je parle », et « les mitsvot de qui j’accomplis », et « la Torah de qui j’étudie ». C’est-à-dire, chercher des conseils sur la façon d’accorder de l’importance à Celui qui donne la Torah.
Et puisque l’homme, de lui-même, avant d’avoir mérité d’atteindre quelque illumination d’en haut, alors il lui faut chercher des gens qui lui ressemblent plus ou moins, qui eux aussi cherchent à faire grandir l’importance d’avoir un contact, quel qu’il soit, avec le Créateur, de quelque manière que ce soit. Et puisque plusieurs personnes ont cette raison, alors chacun peut recevoir de l’aide de son ami. »
9. Rabash, Article n°30 (1988) « Que demander de l’assemblée des amis »
« ...les amis devraient essentiellement parler ensemble de la grandeur du Créateur parce que selon la grandeur du Créateur que l’homme estime, selon cette mesure il s’efface naturellement devant le Créateur. Nous voyons dans la nature que le petit s’efface devant le grand, et cela n’a rien a voir avec la spiritualité. En fait, ce comportement s’applique chez les laïcs.
En d’autres mots, le Créateur a fait la nature d’une telle façon que les discussions des amis sur la grandeur du Créateur éveillent un désir et un grand besoin de s’effacer devant le Créateur parce qu’il commence à sentir une envie et un désir de se lier au Créateur. »
Le Principe n°2 :
Travailler à construire l’égalité au sein de la dizaine.
10. Baal HaSoulam, « La Sagesse de la Kabbale et la Philosophie »
« La loi de l'amour ne s'applique pas entre les grands et les petits, car deux véritables aimants doivent se sentir égaux ».
11. RABASH, Lettre n°42
Il est écrit, « Et le peuple campa, comme un seul homme avec un seul cœur. » Cela signifie qu'ils avaient tous un seul but, qui était de servir le Créateur. Il s'ensuit...
Nous devons comprendre comment ils pouvaient être comme un seul homme avec un seul cœur, puisque nous savons ce que nos sages ont dit : « Comme leurs visages ne se ressemblent pas, leurs opinions ne se ressemblent pas non plus », alors comment pouvaient-ils être comme un seul homme avec un seul cœur ?
Réponse : Si nous disons que chacun se soucie de lui-même, il est impossible d'être comme un seul homme, puisqu'ils ne se ressemblent pas. Cependant, s'ils annulent tous leur ego et ne se soucient que du bien du Créateur, ils n'ont pas d'opinions individuelles, car les individus ont tous été annulés et sont entrés dans l'autorité unique.
12. Rabash, Article n°17, Partie 1 (1984) « Concernant l’importance des amis »
Mais comment peut-il considérer son ami comme plus grand que lui alors qu’il voit qu’il a des qualités plus grandes que son ami, c’est-à-dire qu’il est plus talentueux, qu’il possède naturellement de meilleures qualités ? Cela peut se comprendre de deux manières :
1.Il se fie davantage à la croyance qu'à la connaissance, car en le choisissant comme ami, il le considère déjà au-dessus de la connaissance.
2. C’est une approche plus naturelle, c’est-à-dire selon la connaissance. Car si on a décidé de l’accepter comme ami et qu’on travaille en soi-même à l’aimer, alors la nature de l’amour est qu’on ne voit que les bonnes choses ; et les choses mauvaises, même si elles existent chez l’ami, on ne les voit pas. Comme il est écrit : « L’amour couvre toutes les fautes ».
Le Principe n°3 :
Nous devons veiller à préserver le caractère de chaque ami, pour qu’il ne perde pas son individualité.
13. Baal HaSoulam « La Liberté »
« Il n’existe pas deux êtres humains dans le monde dont les opinions soient identiques. Car chacun possède un grand et sublime héritage, que ses milliers d’ancêtres lui ont transmis, et que les autres ne possèdent pas, même pas une étincelle.
C’est pourquoi ce patrimoine est considéré comme l’héritage propre de l’individu, et la société est tenue de préserver sa spécificité et son esprit, afin qu’il ne soit pas effacé par l’influence de son environnement. Chaque individu doit ainsi conserver l’intégrité de son héritage, et le contraste et la divergence entre les hommes doivent rester éternellement — afin de nous garantir à jamais la critique (le discernement), et le progrès de la sagesse, qui constitue tout l’avantage de l’humanité et l’ensemble de ses véritables désirs éternels. »
14. Baal HaSulam « Paix dans le monde »
« La mesure de l’unicité au sein de l’égoïsme : son action est destruction et ruine
[...] Et la vérité est que la racine de toute la grande confusion qui règne en nous, n’est rien d’autre que la mesure de « l’unicité » mentionnée plus haut, qui se trouve en chacun de nous, plus ou moins.
Et bien que nous ayons expliqué en elle une raison belle et élevée, très sublime, que cette mesure nous vient directement du Créateur, Unique du monde, qui est la racine de toutes les créatures, néanmoins, du fait que le ressenti de l’unicité s’est installé à l’intérieur de notre égoïsme étroit, son effet est devenu destruction et ruine, jusqu’à ce qu’elle soit devenue la source de toutes les ruines qui furent et seront dans le monde.
Et comme il a été dit, il n’y a pas un seul homme au monde qui en soit libre, et toutes les différences ne sont que dans les manières de l’utiliser, soit pour la convoitise du cœur, soit pour la domination, soit pour l’honneur, dans lesquels les créatures se distinguent les unes des autres.
Cependant, le point commun à toutes les créatures du monde est que chacun de nous est prêt à exploiter toutes les créatures à son propre profit, par tous les moyens dont il dispose, sans prendre du tout en compte qu’il va se construire sur la ruine de son prochain.
Et il n’importe ici en rien la signification de la permission que chacun invente pour lui-même, selon l’intention qui lui convient, car "le désir est la racine de l'intellect" et l'"intellect n’est pas la racine du désir". Et la vérité doit être dite : plus l’homme est grand, et plus il est remarquable – dans cette même mesure précisément, la mesure de l’unicité en lui, est grande et remarquable.»
15. RABASH, Lettre n°42
«Nous devons comprendre comment ils pouvaient être comme un seul homme avec un seul cœur, puisque nous savons ce que nos sages ont dit : "Comme leurs visages ne se ressemblent pas, leurs opinions ne se ressemblent pas non plus", alors comment pouvaient-ils être comme un seul homme avec un seul cœur ?
Réponse : Si nous disons que chacun se soucie de lui-même, il est impossible d'être comme un seul homme, puisqu'ils ne se ressemblent pas.»
Principe n°4 :
L’exemple personnel est la meilleure manière de se connecter aux amis.
16. RABASH, Article n°2, (1984) « À propos de l'Amour des Amis »
Une personne devrait ouvertement manifester son amour aux amis, car par la manifestation, elle provoque le réveil du cœur de son ami envers les amis, et ces derniers pourront également sentir que chacun s’engage dans l’amour des amis. L’intérêt est qu’elle reçoit une plus grande force pour œuvrer dans l’amour des amis avec plus d’énergie, parce que l’amour de chacun s’est inclus dans ses amis.
Principe n°5 :
« Achète-toi un ami » – chaque membre du groupe doit s'efforcer d'acquérir les amis.
17. Rabash. Article 30 (1988) « Que rechercher dans l’assemblée des amis »
« En ce qui concerne " Achète-toi un ami ", nous devons interpréter " Achète" comme signifiant qu'il doit être payé, et qu'à travers ce paiement, il l'achète. Que lui paie-t-il ? Nous pouvons dire que le paiement est reçu en échange d'un effort. En d'autres termes, parfois, une personne souhaite acheter, par exemple, une belle armoire qui vaut 2 000 dollars. Elle dit au vendeur : " Comme je n'ai pas d'argent pour payer, mais que j'ai entendu dire que vous cherchiez un employé pour deux semaines, je travaillerai pour le montant que je dois vous payer en échange de l'argent pour l'armoire ", et le vendeur acceptera probablement. Ainsi, nous voyons que le paiement peut se faire par échange.
Il en va de même pour l'amour des amis. C'est un grand effort que de juger ses amis en fonction de leurs mérites, et tout le monde n'est pas prêt à le faire.
Parfois, c'est encore pire. Il arrive qu'une personne constate que son ami lui manque de respect. Pire encore, elle a entendu une rumeur calomnieuse, c'est-à-dire qu'elle a entendu d'un ami que cet ami, qui s'appelle untel, a dit à son sujet des choses qui ne sont pas gentilles à dire entre amis. Elle doit maintenant se maîtriser et juger cet ami du côté du mérite. C'est en effet un grand effort. Il s'ensuit que, par cet effort, elle effectue un paiement qui est encore plus important qu'un paiement en argent.
Cependant, si cette personne le calomnie, où son ami trouvera-t-il la force de l'aimer ? Il sait avec certitude qu'il le déteste, sinon il ne le calomnierait pas, alors à quoi bon se maîtriser et le juger du côté du mérite ?
La réponse est que l'amour des amis qui se construit sur la base de l'amour des autres, grâce auquel ils peuvent atteindre l'amour du Créateur, est le contraire de ce qui est normalement considéré comme l'amour des amis. En d'autres termes, l'amour des autres ne signifie pas que les amis m'aimeront. C'est plutôt moi qui dois aimer les amis. Pour cette raison, cela ne fait aucune différence si l'ami le calomnie et doit certainement le détester. Au contraire, une personne qui souhaite acquérir l'amour des amis par amour pour les autres a besoin de corriger son amour pour les autres.
Par conséquent, lorsqu'une personne fait l'effort et le juge du côté du mérite, c'est une Ségoula [remède/pouvoir/vertu], où, grâce au labeur qu'elle accomplit, appelé " un réveil d'en bas ", elle reçoit la force d'en haut pour pouvoir aimer tous ses amis sans exception.
C'est ce qu'on appelle " achète-toi un ami ", c'est-à-dire qu'une personne doit faire un effort pour obtenir l'amour des autres. Et c'est ce qu'on appelle " travail ", car elle doit faire un effort au-delà de la raison. »
18. RABASH, « Fais-toi un Rav et achète-toi un Ami - 1 »
« Il s'avère que la véritable amitié - lorsque chacun donne le paiement nécessaire pour acquérir son ami - est précisément lorsque les deux sont de statut égal, et qu'ils paient tous les deux de manière égale. Comme l'analogie avec le commerce physique, que les deux donnent tout de manière égale. Autrement, il ne peut y avoir de véritable partenariat. Par conséquent, "et achète-toi un Ami", car il ne peut y avoir de lien – lorsque chacun achète son ami – que lorsqu'ils sont égaux.. »
19. RABASH, « Fais-toi un rav et achète-toi un ami - 1 »
« l’ordre du travail est pour l’homme de commencer par « Donne-toi un rav » et prendre sur lui le fardeau du royaume des cieux au-delà de la logique et au-delà de la raison. Ceci est appelé « faire », c’est-à-dire seulement l’action, malgré le désaccord du corps. Ensuite, « Achète-toi un ami ». Acheter, c’est juste quand un individu souhaite acheter quelque chose, et doit renoncer à quelque chose qu’il a déjà acquis. Il donne ce qu’il a depuis quelques temps et, en retour, achète un nouvel objet.
C’est pareil pour servir le Créateur. Pour qu’un homme arrive à la Dvékout [adhésion] au Créateur, qui est l’équivalence de forme, comme dans « comme Il est miséricordieux, sois aussi miséricordieux », il doit renoncer à beaucoup de choses qu’il a afin d’acheter la connexion au Créateur. C’est le sens de « Achète-toi un ami ».
Avant qu’un individu se procure un rav, c’est-à-dire le royaume des cieux, comment peut-il s’acheter un ami, c’est-à-dire s’unir au rav? Après tout, il n’a pas encore de rav. Ce n’est qu’après s’être procuré un rav qu’il peut demander au corps de faire des concessions afin d’acheter la connexion qui est de donner du contentement au Créateur.
De plus, nous devons comprendre qu’il a la force d’observer « achète-toi un ami » en fonction de son appréciation de la grandeur du rav. Il en est ainsi parce que d’après l’importance du rav qu’il ressent, il est prêt à faire des concessions afin de s’y connecter, puisqu’alors il comprend qu’être récompensé de la Dvékout [adhésion] au Créateur vaut tout effort.»
20. RABASH, « Fais-toi un rav et achète-toi un ami - 2 »
« Entre un homme et son ami nous devons tout d’abord dire " Achète-toi un ami ", et ensuite " donne-toi un rav ". Il en est ainsi parce que lorsqu’un individu recherche des amis, il devrait tout d’abord réfléchir afin de voir si cela vaut la peine de s’unir avec. Après tout, nous voyons qu’une prière spéciale a été établie par rapport à un ami, que nous disons après les bénédictions dans la prière " Que ta volonté " : " Eloigne-nous d’un mauvais homme et d’un mauvais ami. "
Il en résulte qu’un homme doit vérifier l’ami, de toutes les manières possibles, avant qu’il ne l’accepte en tant que tel. A ce moment, il utilise précisément sa raison. C’est pourquoi il n’a pas été dit « donne-toi un ami », puisque " donner " suggère au-dessus de la raison. Par conséquent, pour tout ce qui concerne l’homme et son ami, il doit aller avec sa raison et vérifier autant qu’il le peut si son ami convient, comme nous prions chaque jour : " Eloigne-nous d’un mauvais homme et d’un mauvais ami. "»
Le Principe n°6 :
Chacun juge les autres selon la mesure de ses propres défauts (« Celui qui blâme les autres le fait de son propre défaut »).
21. RABASH, « Pourquoi la Torah est-elle appelée " Ligne médiane " dans le travail ? - 2 »
« Un homme doit croire qu' “il n'y a rien hormis Lui”, ce qui signifie que c'est le Créateur qui l'oblige à faire les bonnes actions, mais comme il n’est pas encore digne de savoir que c'est le Créateur qui l'oblige, le Créateur s'habille de vêtements de chair et de sang, à travers lesquels le Créateur fait ces actions. Ainsi, le Créateur agit sous la forme de A’horaim [postérieur].
En d'autres termes, la personne voit les visages d’autres personnes, mais elle doit croire que derrière ces visages se tient le Créateur et qu'il accomplit ces actions. Autrement dit, derrière l'homme se tient le Créateur, qui l'oblige à accomplir les actions qu'Il souhaite. Il s'ensuit que le Créateur fait tout, mais que l’homme considère ce qu'il voit et non ce qu'il devrait croire. »
22. Baal HaSulam, Shamati 67, « Éloigne-toi du mal »
« Celui qui pense tromper son ami trompe en réalité le Créateur, car en dehors du corps de l'homme, il n'y a que le Créateur. C’est parce que c’est l’essence de la création, que l’homme s’appelle “créature” seulement de son point de vue. Le Créateur veut que l'homme sente qu'il est une réalité séparée de Lui ; mais à part cela, tout est “La terre entière est remplie de Sa gloire”.
Par conséquent, lorsqu'il ment à son ami, il ment au Créateur ; et lorsqu'il attriste son ami, il attriste le Créateur. »
23. Rabash, Article n° 29 (1985), « Le Créateur est proche de tous ceux qui l’appellent»
« Mais en vérité, c’est comme nos sages l’ont dit (Kidoushin, p 70), " et la condition de on reproche les défauts et ne fait pas la louange du monde. Et Shmuel a dit, ‘aux autres ses proches défauts " Parce qu’il y a des gens qui regardent toujours autrui. Si autrui apprend comme il comprend ou prie comme il le fait, alors autrui se comporte bien. S’il ne se comporte pas bien, c’est qu’il a trouvé un défaut chez l’autre. »
Le Principe n°7
Ne pas formuler de critique envers un ami en public — ni en forum général ni de façon directe/personnelle.
24. Baal HaSulam, Shamati 62. Il descend et il incite, il monte et il accuse
« Tandis que celui qui travaille sur le chemin de la pureté, il ne peut pas accuser les autres. Plutôt, il accuse toujours lui-même ; et quant aux autres, il les voit dans un degré meilleur que ce qu’il ressent de lui-même. »
25. RABASH, Article n° 8 (1984), « Quelles observances de la Torah et des Mitsvot purifient le cœur ? »
« Mais souvent, quand une personne fait la morale à une autre, c’est uniquement pour la dominer, et non en raison du commandement " tu devras reprendre ton prochain" ».
26. Rav Michael Laitman, Cours quotidien, 13.07.2022
« Il n’y a rien de pire que chacun essaie d’imposer à autrui ce qu’il pense être juste. Cela ne doit surtout pas se faire. Seul l’amour et la tendance à la connexion doivent être montrés — à Dieu ne plaise, rien d’autre que cela.
Aucun d’entre vous ne comprend encore où vous êtes ; vous êtes encore complètement en dehors de la vérité.
Il vaut mieux que vous étudiiez ensemble les leçons, que vous vous penchiez sur les versets — non pas pour argumenter, mais uniquement pour comprendre ce qui est écrit.
Si quelqu’un a le désir de convaincre un autre, c’est la pire forme de l’inclination au mal.
Laissez l’ami grandir à son propre rythme, à sa propre manière, et n’intervenez pas — réveillez-le uniquement à plus d’étude, à plus de participation. C’est tout. »
Le Principe n°8
En règle générale, il est préférable de définir à l'avance les limites de la conversation—c'est-à-dire d'éviter d'aborder des sujets dont nous savons déjà qu'ils peuvent mener à un conflit.
27. RABASH, Article 1, partie 2 « Le But de la Société - 2 »
« Il est souhaitable que parmi les amis qui se connectent, ils aient une égalité les uns avec les autres afin qu'ils puissent s'annuler l'un devant l'autre. Et dans la société, il doit y avoir une garde renforcée pour qu'aucune question de légèreté d'esprit n'entre parmi eux, car la légèreté d'esprit détruit tout. »
Question : Qu'est-ce que la « légèreté d'esprit » dans le travail intérieur ?
Rav Michael Laitman : La légèreté d'esprit est un concept très large — allant de l'abandon complet du travail et devenant oisif, à remplacer une activité plus bénéfique par une autre moins bénéfique mais plus agréable, confortable et facile.
La légèreté d'esprit peut se manifester en s'engageant dans des choses qui sont entièrement contraires au chemin, jusqu'à de petites futilités, ou même simplement en se permettant un peu de « liberté » dans la pensée, dans les clarifications, et dans les désirs.
D'où vient le terme légèreté d'esprit [littéralement du mot hébreu « kalut rosh » - « légèreté de tête »] ? — Une « tête lourde » signifie qu'une personne se juge constamment, examine les choses, et est remplie de pensées. Et la « légèreté » signifie qu'il détourne sa tête de l'occupation appropriée, et alors toutes sortes de pensées étrangères et sans importance la remplissent.
Il se peut même qu'il n'y ait rien d'explicitement contre le Créateur dans cela, mais simplement que la personne permette à son esprit d'être rempli de pensées de ce monde corporel.
(D'un cours sur un article de Rabash, 12.02.2012)
28. RABASH, Article 30, « Que demander de l’assemblée des amis » 1988
« Que doit faire un ami s'il a besoin de l'aide de ses amis ? Comme nous l'avons dit, nous ne devonst pas parler de choses tristes ou négatives pendant les réunions entre amis, car cela pourrait causer de la peine..
La réponse à cela est que l’homme devrait parler à un ami proche et cet ami parlera au groupe, mais pas au moment de l’assemblée des amis.
En d’autres mots, il peut parler avec tout le groupe, mais pas durant l’assemblée ordinaire des amis. A la place, il peut arranger une réunion spéciale en faveur de l’ami qui a besoin d’aide. »
Le Principe n°9
Nous nous efforçons tous de renforcer l'esprit du groupe
29. RABASH, Article No. 4, 1984, « Chacun doit aider son ami »
Nous devons comprendre comment aider son ami. Est-ce particulièrement vrai lorsqu'il y a des riches et des pauvres, des sages et des imbéciles, des faibles et des forts ? Mais lorsque tous sont riches, intelligents ou forts, etc., comment peut-on s'entraider ?
Il y a cependant une caractéristique qui est propre à tous, c’est le moral. On dit : « Si quelqu'un a un souci dans son cœur, qu'il en parle aux autres. » En effet, ni la richesse ni l'érudition ne peuvent aider à se sentir plein d'entrain.
C'est plutôt une personne qui peut aider une autre en voyant que son ami est au plus bas. Il est écrit : « On ne se délivre pas soi-même de l'emprisonnement. » C'est plutôt un ami qui peut lui élever l'esprit.
Cela signifie que l'ami le fait sortir de son état pour le mener vers un état de vitalité. Alors, il commence à retrouver sa force et sa confiance en la vie et l'abondance, et il reprend son chemin comme si son but était tout proche de lui.
Il s’avère que chacun doit être attentif et réfléchir en quoi il peut aider son ami à élever son esprit, car en matière d'esprit, chacun peut trouver chez son ami un besoin qu'il peut combler remplir.
30. RABASH. Article 30 (1988) « Que demander de l’assemblée des amis »
« Chacun devrait essayer d'apporter à la société un esprit de vie et d'espoir, et d'insuffler de l'énergie à la société. Ainsi, chacun des amis pourra se dire : « Maintenant, je commence une page blanche dans le travail. » En d'autres termes, avant de rejoindre la société, il était déçu par les progrès du travail pour le Créateur, mais maintenant, la société l'a rempli de vie et d'espoir. Ainsi, grâce à la société, il a acquis la confiance et la force nécessaires pour surmonter ses difficultés, car il sent désormais qu'il peut atteindre la plénitude. Et toutes ses pensées - qu'il était confronté à une haute montagne impossible à conquérir, et que ces obstacles étaient vraiment redoutables - lui semblent désormais insignifiantes. Et il a reçu tout cela grâce au pouvoir de la société, car chacun a essayé d'insuffler un esprit d'encouragement et une nouvelle atmosphère au sein de la société. »
Le Principe n°10
Nous devons développer un sens de la responsabilité mutuelle (Arvout) envers le groupe.
31. Baal HaSoulam, « L'Arvout [Garantie Mutuelle], » Articles 18
C’est pourquoi le Tana a décrit l'Arvout comme deux hommes étant sur un bateau, et soudain l’un d’eux commence à percer un trou dans le bateau. Son ami lui demande « Pourquoi fais-tu un trou ? », il répondit : « Qu’est-ce que ça peut te faire ? Je perce sous moi, pas sous toi. » Alors l’ami lui dit : « Imbécile que tu es, nous allons nous noyer tous les deux ! »
32. Baal HaSoulam, « Matan Torah [Le Don de la Torah], » Article 16
Parce qu’il est certain que si six cent mille hommes arrêtent d’agir pour satisfaire leurs besoins personnels et ne se soucient que de veiller à ce que leurs amis ne manquent jamais de rien, et si, de plus, ils font cela avec un puissant amour dans leurs cœurs et leurs âmes, selon la pleine signification du commandement « Aime ton ami comme toi-même », alors il n’y a plus aucun doute : aucun homme de la nation n’aura plus besoin de se soucier de son propre bien-être.
Grâce à cela, l’homme peut complètement se libérer de la contrainte d’assurer sa propre survie et peut facilement suivre le commandement « Aime ton ami comme toi-même ».
31. Rabash, Article n° 30 (1988) « Que chercher dans l’Assemblée des amis »
« ...lorsqu’un groupe de personnes se rassemble et veut travailler ensemble sur l’amour des amis, ils doivent tous s’entraider autant qu’ils le peuvent.
Et il existe de nombreuses distinctions à ce sujet, car tous n’ont pas les mêmes besoins, ce que l’un souhaite, l’autre non. Mais il y a une chose dans laquelle tous sont égaux : Chacun des amis a besoin de bonne humeur. En effet, lorsqu’ils ne sont pas en bonne humeur, leurs besoins diffèrent également, chacun ayant sa propre raison d’être mécontent.
Par conséquent, chacun doit réfléchir à la façon de transmettre une bonne humeur à l’autre ».
32. Rabash, Article n° 30 (1988) « Que chercher dans l’Assemblée des amis »
« Lors de l’assemblée, il est interdit d’évoquer la ligne gauche. Seul, il peut utiliser la ligne gauche, mais pas plus d’une demi-heure par jour. Mais l’essentiel du travail de l’homme est d’avancer spécialement par la ligne droite, comme il est écrit (Shamati, n° 40). Mais deux ensemble ne doivent jamais parler de la gauche, c’est ainsi seulement qu’ils reçoivent l’aide de la société ».
Le Principe N°10
Nous devons développer un sentiment de responsabilité mutuelle (Arvout) envers le groupe.
33. Baal HaSoulam, « L’Arvout » (Garantie Mutuelle), Point 18
« Le Tana a décrit l’Arvout comme deux personnes dans un bateau, dont l’un commence à y percer un trou. Son ami lui dit : « Pourquoi fais-tu cela ?» Il répond : « Pourquoi t’en soucierais-tu ? Je perce sous moi, pas sous toi.» Et il lui répondit : « Imbécile ! Nous allons tous deux sombrer dans le bateau ! ».»
34. Baal HaSoulam, « Matan Torah » (Le Don de la Torah), Point 16
« Si six cent mille personnes abandonnent leur travail pour satisfaire leurs propres besoins et ne s’occupent que de veiller à ce que leurs amis ne manquent de rien, et de plus, qu’ils s’engagent avec un grand amour, de tout leur cœur et de toute leur âme, dans la plénitude de la Mitsva, « Aime ton prochain comme toi-même », il ne fait alors aucun doute que personne dans la nation n’aura besoin de se soucier de son propre bien-être.
De ce fait, chacun devient totalement libre de se soucier de sa propre subsistance et peut facilement observer la Mitsva « Aime ton prochain comme toi-même ».»