Leçon 37-39. La signification spirituelle de Pessa'h selon la sagesse de la Kabbale
Leçon 37-39. La signification spirituelle de Pessakh selon la sagesse de la Kabbale Extraits sélectionnés des sources L’Exil d’Egypte 17. RABASH Note 380, Tout sanctifie le septième - 2 Lorsque l’homme sanctifie le point dans son cœur comme il se …
Leçon 37-39. La signification spirituelle de Pessakh selon la sagesse de la Kabbale
Extraits sélectionnés des sources
L’Exil d’Egypte
17. RABASH Note 380, Tout sanctifie le septième - 2
Lorsque l’homme sanctifie le point dans son cœur comme il se doit, alors il commence à entrer dans l’exil d’Égypte. Il commence alors à voir, à chaque fois, combien il est éloigné de l’acte de don sans réserve. Ainsi se forment en lui des kélim, c’est-à-dire des manques, et ces manques pourront ensuite être remplis par le Créateur.
22. RABASH. Note 936, Le temps de la Rédemption
Étant donné que l’homme a été créé avec un désir de recevoir pour lui-même, et que pour mériter les véritables plaisirs il faut d’abord atteindre la Dvékout, appelée équivalence de forme — c’est-à-dire adapter son intention afin qu’elle soit pour le Ciel, appelée “donner sans réserve”, qui est la qualité du Créateur, appelé “Celui qui donne” — cela est contre la nature.
Il s’ensuit qu’il est en exil, c’est-à-dire sous la domination du roi d’Égypte. Et puisque le corps est appelé “désir de recevoir”, il n’y a pas de notion de servir le Créateur sous contrainte, car dans la contrainte il n’y a pas de plaisir, mais une vie de souffrance.
Et telle est la voie de la Torah : jusqu’à ce qu’on atteigne la Torah Lishma, la vie est une vie de souffrance, car elle se fait sous contrainte.
La klipa d’Egypte
31. Rabash. Article 15 (1990), Que signifie le fait qu'avant que le ministre égyptien ne tombe, leur cri n'a pas été entendu, dans le travail ?
La Klipa [coquille] d'Égypte consiste en ce que chacun ne peut agir que pour recevoir une récompense en retour. Mais sans recevoir en retour, c'est-à-dire uniquement pour donner, elle ne permet aucune action. On considère ainsi que l'Égypte rétrécissait [contraignait] la qualité d'Israël.
Pharaon
36. Rabash. Article 17 (1990), Quelle est l'aide que reçoit celui qui vient se purifier, dans le travail ?
Pharaon est le mauvais penchant qui se trouve dans le corps de l'homme.
38. RABASH. 926, Viens à Pharaon
Pharaon vient des mots "Parah [découvert] la tête", ce qui signifie révélateur. Il veut que tout soit révélé à sa compréhension. Sinon, en tant que roi d’Égypte, il domine le corps dans la qualité d’Égypte, qui restreint l’homme lorsqu’il veut agir pour le Ciel. Ainsi, lorsqu’il exige le dévoilement — que tout soit compris par la raison — alors seulement il permet à l’homme d’agir.
47. Rabash. Article 17. Quelle est l'aide que reçoit celui qui vient se purifier dans le travail ?
Que signifie “un nouveau roi s’éleva” ? N’est-il pas “un vieux roi” ? La réponse est que ses décrets se renouvellent à chaque fois — c’est-à-dire que le mauvais penchant devient à chaque fois nouveau. Cela vient de “car J’ai endurci son cœur”. Il s'ensuit que "Quiconque a un grand désir, son penchant est plus grand que lui."
Viens à Pharaon
49. Rabash. Article 13 (1986), Viens à Pharaon - 2
Nous pouvons comprendre ce qui est écrit : « Viens à Pharaon, car j’ai alourdi son cœur et le cœur de ses serviteurs, afin de placer Mes signes en lui. ».
Pourquoi le Créateur endurcit-Il le cœur ?
La réponse est que cela est fait afin que l’homme crie vers le Créateur. Ainsi, il acquiert un kli. Et alors le Créateur peut introduire dans ce kli les lettres de la Torah — c’est-à-dire l’âme (Neshama), donnée comme aide.
Ceci correspond à « La Torah et le Créateur sont un ». Les « signes » sont les lettres de la Torah, c’est-à-dire les Noms du Créateur.Tout cela vise à faire du bien à Ses créatures — le but de la création. Mais cela ne vient que lorsque l’homme possède un kli, qui se forme par l’endurcissement du cœur. Alors il y a place pour crier vers le Créateur, qui l’aide avec une âme sainte.
Questions « Qui » et « Quoi »
80. Rabash. Note 572, Deux efforts
L'ordre du travail de l’homme dans la Torah et les Mitzvot, [commandements] lorsqu'il veut travailler pour le bien du Créateur, est que l'on doit combattre et vaincre le mauvais penchant. Autrement dit, il est dans la nature humaine de travailler dur lorsqu'il y a un avantage pour soi. Mais lorsqu'il voit qu'aucun avantage personnel n'émergera de ce travail, il ne peut pas travailler. Il se plaint et demande : "Quel est ce travail pour vous ?", c'est-à-dire que gagnerez-vous à le faire, de cet effort ?
Lorsque l’homme le surmonte et dit qu'il veut travailler contre la nature et être dans le don envers le Créateur, le mauvais penchant vient avec un argument différent, en posant la question du méchant Pharaon : "Qui est l’Eternel pour que j'obéisse à Sa voix ? Il n'est possible de travailler pour le bien d'autrui que si je sais que l'autre reçoit le travail.
Cependant, il y a deux difficultés:
1) il doit surmonter et aller contre la nature, et travailler non pas pour son propre intérêt mais pour le profit des autres, pour le bien du Créateur.
2) Il doit croire que le Créateur reçoit son travail.
Ces deux questions sont les principales dans l'argumentation du méchant.
109. Rabash. Article 14 (1987), Le lien entre Pâque, Matza et Maror
L'alourdissement fut fait sur Pharaon pour faire de la place au besoin pour les lumières supérieures. S'ils n'avaient pas eu un travail dur, ils n'auraient pas eu besoin des grandes lumières.
Lorsque l’homme va se battre contre quelqu’un avec les mains ou un bâton, il n'a pas besoin d'utiliser un char ou un canon. Pour cette raison, pour que les inférieurs aient besoin de recevoir les grandes lumières, ils doivent être confrontés à de fortes Klipot [coquilles/écorces], que l’homme doit attirer de grandes lumières. Autrement, il se contenterait de peu. Il s'ensuit que l'alourdissement du cœur de Pharaon les amène à attirer de grandes lumières.
Souviens-toi que tu étais esclave au pays d'Égypte
116. Rabash. Article 44 (1991), Quelle est la raison pour laquelle Israël a été récompensé par l’héritage de la terre, dans le travail?
"Souviens-toi que tu étais esclave au pays d'Égypte, et que l'Éternel, ton Dieu, t'en a fait sortir". Nous devons interpréter que, dans le travail, une personne doit se souvenir qu'elle a eu une descente avant d'en venir à une ascension, ce qui signifie que le Créateur lui a permis de ressentir le mal en elle. En d'autres termes, une personne doit croire que ce sentiment, qu'elle est une esclave parmi les Égyptiens, à savoir qu'elle n'a pas la permission de faire quoi que ce soit pour le bien du Créateur, mais que tout ce qu'elle fait est uniquement pour le bien des Égyptiens au sein de l'homme, cela vient du Créateur.
De l’Exil à la Rédemption
122. Rabash. Lettre 66
Il est impossible de sortir de l’exil d’Egypte avant d’y entrer. Ce n’est qu’alors que l’on peut dire que nous sortons de l’exil.
L’auteur de la Haggadah nous dit à ce sujet que nous avons besoin de savoir qu’au début, nos pères étaient idolâtres, c’est-à-dire qu’ils étaient en exil sous l’emprise des idolâtres, et ce n’est qu’alors que le Créateur a rapproché nos pères. Mais s’ils ne s’étaient pas sentis sous la domination des idolâtres, on n’aurait pas pu dire que le Créateur les avait rapprochés. Ce n’est que lorsqu’une personne est loin du Créateur que l’on peut dire que le Créateur la rapproche, parce que l’absence doit toujours précéder la présence, car l’absence est le Kli [récipient] et la présence est la lumière qui remplit l’absence et l’obscurité.
Moshé
"Je l’ai sorti de l’eau"
148. RABASH. Note 684, L'attribut de Moshé
Pourquoi Moshé a-t-il été appelé spécialement "Moshé" ? C'est parce qu'on lui a donné la fille de Pharaon. Nous devrions dire que c'est après le sauvetage, car je Mashitihu [l'ai sorti] de l'eau.
Dans le travail, une personne se noie dans l'eau mauvaise appelée "Quoi" et "Qui", et par cela vous avez été sauvée de l'eau mauvaise.
154. RABASH, Article n° 228, Moïse est la qualité de la foi
« Moïse est né » signifie l'apparition de la foi, par laquelle nous voyons qu'il y a un manque de foi, ce qui pousse à attirer la foi, et c'est cela que l'on considère comme la naissance de Moïse en soi.
158. Rabash. Note 900, Deux degrés
Le degré de Moïse, c'est-à-dire qu'il est considéré comme Hassadim couvert, ce qui est considéré comme "L'œil n'a pas vu", c'est-à-dire Hassadim couvert, "un Dieu en dehors de Toi", ce qui signifie que tout son travail est dans le discernement d'Il est grand et Il gouverne, et qu'il n'a besoin d'aucune récompense sauf Dieu, car c'est là toute sa vitalité, qu'il sert le Créateur.
Les Plaies d’Égypte
270. RABASH. Note 289, Le Créateur est méticuleux avec les justes
Le coup que l'on reçoit du Créateur, lorsqu'Il lui enlève la saveur du travail, par cela même Il le guérit car alors il n'a plus d'autre moyen de servir le Créateur que la foi au-dessus de la raison. Il s'ensuit que le coup qu'il a reçu du Créateur, c'est de cela même qu'il peut être guéri, car sinon, il restera dans la séparation.
Nous comprenons par là ce que nos sages ont dit, que par les coups du Créateur, Il guérit (Mekhilta BeShalach). En d'autres termes, c'est cela la guérison - qu'Il lui donne la place pour travailler avec foi sans aucun soutien.
281. Zohar pour Tous, VaEra [Et Je Me Suis Apparue], "Et mets-le dans ton cœur", article n°144
Le règne de Pharaon était par la force de l’eau, comme il est écrit : « Le grand monstre qui se trouve au milieu de ses Nils. » C’est pourquoi son Nil fut d’abord transformé en sang.
282. Degel Machaneh Ephraim, Tazria
Celui qui est véritablement considéré comme Israël est considéré comme une source d’eau vive pour purifier toute impureté, et fait également d’une source de son sang, c’est-à-dire Dam [sang] Yod-Hey ; ce qui était d’abord du sang devient Adam [homme] en ajoutant le MA, signifiant le Champion du Monde. En ajoutant Aleph au Dam, il devient Adam.
287. Maor VaShemesh, VaEra
Tzfarde’a [grenouille] vient des mots Tizpor Da [oiseau-savoir], et a sévi du côté de la qualité de Yesod, qui est la connexion et le plaisir en eux, et Il amena des grenouilles en eux. C’est pourquoi il est écrit à leur sujet : « Et la terre puera », car le plaisir a été renversé et ils ne pouvaient rien apprécier à cause de la mauvaise odeur des grenouilles.
303. Pri Tzadik, Shemot [Exode], 10
Lors de la plaie des ténèbres, la neuvième plaie, correspondant à la qualité de Hochma, à propos de laquelle le Créateur dit : « Que la lumière soit », il est écrit : « mais tous les enfants d'Israël avaient de la lumière dans leurs habitations », car ils sortirent de l’écorce des ténèbres dont l’Égypte fut frappée et furent récompensés par la qualité de Hochma et les paroles : « Que la lumière soit. »
307. Shem MiShmuel, Bo, 778
Toute l’exil en Égypte était une préparation pour la réception de la Torah. La base de la Torah, c’est qu’une personne soit sage, qu’elle voie le futur, sinon elle est comme une bête. On a besoin de l’art de la représentation, pour se représenter le futur comme s’il était réel et se tenait devant lui… Pourtant, en Égypte, il fut affligé et guéri, l’affliction pour l’Égypte et la guérison pour Israël, à savoir que la force fut retirée de l’Égypte, et à l’opposé, cette force fut ajoutée à Israël… Nous avons déjà dit que lors des trois dernières plaies, la force de l’intellect lui fut retirée, qui est dans le nombre trois : Hochma, Bina, Daat. Ainsi, il s’est avéré que lors de la plaie des premiers-nés, qui est la principale, la qualité de Hochma lui fut retirée, laquelle, comme on le sait, est appelée « principale ». C’est le pouvoir de voir le futur… et Israël acquit le pouvoir de l’imagination et la représentation du futur de façon étendue. C’est là toute la grande richesse qu’ils ont sortie d’Égypte.
La Sortie d'Égypte
192. RABASH, Article n° 932, La Première Innovation
Lorsqu'une personne est son propre serviteur, elle ne peut pas être le serviteur du Créateur car il est impossible de servir deux rois en même temps. Ce n'est qu'une fois qu'elle est sortie d'Égypte, c'est-à-dire du désir de recevoir pour soi, qu'elle peut être un serviteur du Créateur. À ce moment-là, elle peut mériter de recevoir la Torah. Il s'ensuit que la première innovation est la sortie d'Égypte.
195. RABASH, Article n° 922, Plus on parle de la sortie d'Égypte
« Plus on parle de la sortie d'Égypte, mieux c'est. » Nous devons comprendre pourquoi nous devons tant parler de la sortie d'Égypte, au point qu'ils aient dit que plus on en parle, mieux c'est. Aussi, nous devons comprendre ce qui est dit : « À chaque génération, on doit se voir comme si on était sorti d'Égypte. »
Il est connu qu'il n'y a rien à ajouter dans la lumière, mais plutôt dans les Kelim [récipients]. Ainsi, « plus » concerne les Kelim, ce qui concerne le manque de sensation de l'exil. Lorsqu'on en vient à ressentir l'exil, il sent qu'il est lui-même en Égypte. Dans un tel état, comment peut-il louer la sortie d'Égypte alors qu'il est en Égypte ?
Ceci est le sens de « doit se voir comme s'il était sorti d'Égypte ».
Le miracle de la sortie d'Égypte
200. RABASH, Article 40 (1990), Qu'est-ce que Car tu es le moindre de tous les peuples dans le travail ?
L'homme voit qu'il n'y a aucune chance qu'il puisse travailler avec le désir de donner et non pour son propre intérêt. Une telle chose ne peut se produire que par un miracle d'en haut. Et en effet, on appelle cela "l'exode d'Égypte", c'est-à-dire sortir de l'esprit qu'il a par nature, où il est possible de se mouvoir sans y prendre plaisir. Inversement, il demande ici au Créateur de lui donner la force de travailler là où il n'a aucun sentiment ni aucune saveur, mais de croire que le Créateur jouit de ce travail, puisque tout est dans l'ordre du don.
Et les enfants d’Israël soupirèrent à cause du travail
208. RABASH, Article n° 14 (1987), « La connexion entre Pessa’h, Matsa et Maror »
Il est écrit : « Et les enfants d’Israël soupirèrent à cause du travail. » De quel travail s’agit-il ? Cela signifie qu’il s’agit du travail du Créateur, que l’on appelle « travail pénible », car il leur était difficile de travailler dans le but de donner, parce que les Égyptiens et Pharaon, roi d’Égypte, leur avaient inculqué leurs pensées et leurs désirs.
En d’autres termes, puisque la Klipa d’Égypte est principalement l’amour de soi, les Égyptiens dominaient le peuple d’Israël afin que le peuple d’Israël aussi suive leur voie, appelée « amour de soi ». Il était difficile pour Israël de surmonter ces pensées. C’est le sens de ce qui est écrit : « Et les enfants d’Israël soupirèrent à cause du travail. »
Sauter et passer dessus
238. RABASH, Article n° 13 (1987), « Pourquoi la fête des Matzot est appelée Pessah »
Nous devons interpréter ce qui est écrit là-bas, que Il a sauté par-dessus les maisons d’Israël et seuls les Égyptiens furent tués. Comme RASHI l’interprète, Il a sauté, c’est-à-dire qu’Il sautait d’un Égyptien à l’autre, et Israël, qui se trouvait au milieu, a été épargné. Cela signifie que tous les Égyptiens furent tués, et seuls les Israélites, qui étaient au milieu, entre les Égyptiens, restèrent vivants. Le sens littéral est que toutes les descentes qui se trouvaient entre les ascensions furent effacées, et seules les ascensions demeurèrent.
C’est comme s’ils n’avaient jamais eu de descentes, puisqu’elles furent effacées. C’est le sens du fait que les Égyptiens furent tués. Dès lors, maintenant, il est possible que toutes leurs ascensions se relient et deviennent un seul état.
Il y a de nombreux discernements dans la volonté de recevoir qui a été corrigée en vue de travailler afin de donner et de devenir un Kli complet pour la réception de la lumière de la rédemption, appelée « sortie d’Égypte », lorsqu’ils furent libérés de l’exil en Égypte, asservis à l’amour-propre, appelée « Klipa d’Égypte », comme il est écrit : « et Il fit sortir Son peuple, Israël, du milieu d’eux, vers une liberté éternelle. »
239. RABASH. Article 13 (1987), Pourquoi la fête des Matzot s'appelle Pessah
Le nom de Pessah fait référence au passage du Créateur sur les maisons d'Israël et au fait qu'il a laissé en vie tout un chacun d'Israël. Il est connu qu'il n'y a pas d'absence dans la spiritualité, car le moindre discernement en Israël est resté vivant, et rien n'a été perdu. Parce que le Créateur a sauvé Israël, ce bon jour est appelé Pessah, d'après les actes du Créateur.