Communauté d'apprentissage - Leçon 34. Pourim
Communauté d’Apprentissage - Leçon 34 Pourim : De l’Histoire à son Essence Spirituelle Extraits Sélectionnés des Sources Méguilat d'Esther [le rouleau d’Esther] 15. RABASH. Article n° 391, « Le Créateur n’a pas éprouvé Job » Baal HaSoulam a dit que la …
Communauté d’Apprentissage - Leçon 34
Pourim : De l’Histoire à son Essence Spirituelle
Extraits Sélectionnés des Sources
Méguilat d'Esther [le rouleau d’Esther]
15. RABASH. Article n° 391, « Le Créateur n’a pas éprouvé Job »
Baal HaSoulam a dit que la signification de la Méguilat [rouleau de Pourim/livre d’Esther] signifie qu’alors était le temps de Hitgalut [révélation]. Haman a dit à ce sujet que nous devons marcher dans la voie de la connaissance. C’est le sens de « et ne pas faire les lois du roi ». À l’inverse, Mordekhaï affirmait que la révélation ne vient que pour résister à l’épreuve et assumer la dissimulation.
16. Baal HaSoulam. Article n° 37. « Un article pour Pourim »
Le sens de la Méguilat d'Esther [le rouleau d’Esther]. Il semble y avoir ici une contradiction, puisque Méguilat [rouleau] signifie que c’est Galui [révélé] à tous, tandis que Ester signifie qu’il y a Hastara [dissimulation]. Cependant, il faut interpréter que toute la révélation est là pour donner la possibilité de choisir la dissimulation.
17. RABASH, Article n° 911. « Le Repas d’un Méchant »
Le sens de la Méguilat [rouleau] d’Esther : ce sont deux opposés, où, pendant la dissimulation, il y a contrainte, et pendant la révélation, c’est un temps de bienveillance.
La Voie de Mordekhaï
3. Midrash Rabbah, Esther, 6:2
« Il y avait un homme juif à Suse, la capitale. » Pourquoi son nom était-il « Juif », puisqu’il était Benjamite ? C’est parce qu’il unifiait le nom du Créateur devant tous les peuples du monde. Et parce qu’il unifiait le nom du Créateur, on l’appelait Yehudi [juif] - Yechidi [unique]. Certains disent qu’il était égal à Abraham dans sa génération. De même qu’Abraham s’est livré à la fournaise et qu’Il l’a ramené, et il montra au peuple la grandeur du Créateur, de même, à l’époque de Mordekhaï, les gens reconnurent la grandeur du Créateur, comme il est écrit : « Beaucoup parmi les peuples du pays devinrent Juifs. » Il unifia le nom du Créateur et le sanctifia ; c’est pourquoi on l’appela Yehudi [juif], comme il est écrit : « Un homme juif », ne le prononcez pas Yehudi [juif] mais Yechidi [unique].
4. RABASH, Article n° 11 (1987), « Pourim, et le Commandement : Jusqu’à ne pas savoir »
La voie du Juste Mordekhaï est de travailler uniquement dans le but d’octroyer au Créateur, ce qui s’appelle « donner ». C’est ainsi que l’on peut plus tard atteindre le degré de perfection, quand il en vient à un niveau où il peut déjà dire au Créateur : « Je veux que Tu me donnes délice et plaisir car je veux accomplir Ton désir : donner aux créatures délice et plaisir. Maintenant, je suis prêt à recevoir le délice et le plaisir car je sais que je ne le veux pas par amour de soi, mais afin de donner. »
Désormais, avec l’intention de donner, la réception du cadeau du Roi est dans la plénitude. C’est-à-dire qu’il n’y a pas là de honte car la réception est due à son désir d’assister le Créateur, pour que le but de la création soit révélé, afin que chacun sache que le but de la création est de faire du bien à Ses créatures.
La Voie de Haman
5. RABASH, Article n° 11 (1987), « Pourim, et le Commandement : Jusqu’à ne pas savoir »
La voie de Haman est de ne pas regarder la correction du Tsimtsoum qui a été placée sur les récipients de réception. Au contraire, il dit : « Puisque le Créateur a créé le monde pour faire du bien à Ses créatures, et que nous voyons que, dans notre nature, il y a un désir de recevoir du plaisir et du délice, pourquoi alors le Créateur a-t-Il créé ce désir si ce n’est pour l’utiliser ? Nous a-t-Il plutôt créés avec un désir et une envie de recevoir du plaisir et a-t-Il dit de ne pas l’utiliser mais d’en souffrir ? »
Il s’ensuit donc que c’est la voie opposée.
6. RABASH, Article n° 11 (1987), « Pourim, et le Commandement : Jusqu’à ne pas savoir »
Haman affirmait que puisque le roi, c'est-à-dire le Créateur, a créé le désir de recevoir, Il doit vouloir que nous recevions et jouissions. Et tous les serviteurs du roi se sont agenouillés, c’est-à-dire soumis au point de vue de Haman car il soutenait que ce désir de recevoir – que Mordekhaï dit de ne pas utiliser – est incorrect, car le Créateur ne l’a pas créé en vain, mais au contraire pour qu’on l’utilise. Et Mordekhaï dit « non », comme il est écrit : « Et Mordekhaï ne s’agenouilla pas et ne se prosterna pas. » C’est le sens de ce qui est écrit : « Et les serviteurs du roi, qui étaient à la porte du roi, dirent à Mordekhaï : ‘Pourquoi transgresses-tu l’ordre du roi ?’ »
Baal HaSoulam a dit à ce propos que cela signifie que les serviteurs du roi dirent à Mordekhaï : « Haman nous dit que suivre sa voie et non celle de Mordekhaï, c’est parce que c’est le chemin de la vérité. » C’est le sens de leur question à Mordekhaï : « Pourquoi transgresses-tu l’ordre du roi ? », c’est-à-dire du Créateur, car Haman disait qu’ainsi le roi le lui avait ordonné, c’est-à-dire le Roi des rois.
Cela signifie que puisque le désir de recevoir et l’envie de l’amour à des fins personnelles sont le Roi de tous les rois, Il a créé cette force dans les créatures. Voilà pourquoi le monde entier soutient la vision et l’esprit de Haman.
2. RABASH, Article n° 21 (1991), « Que signifie le fait que l’on lise la section, Zachor [Souviens-toi], avant Pourim, dans le travail ? »
La préparation à Pourim est […] la sensation du mal de Haman, qui veut détruire, tuer et anéantir tous les Juifs, jeunes et vieux, enfants et femmes, en un seul jour.
On doit donc prêter attention au Haman qui est dans son cœur, à la façon dont il veut détruire tout ce qui est lié à la Kédousha [sainteté], c’est-à-dire tout ce qui peut donner lieu à quelque chose qui s’apparente à la Kédousha. Quelle que soit la mesure de la chose, même la plus petite, il veut la détruire. Il regrette de ne pas avoir la force de vaincre la sensation du mal de Haman, qui veut détruire tous les Juifs.
Nous devons interpréter que « tous les Juifs » signifie tout ce qui a un lien avec « pour le Créateur », c’est cela qu’il veut détruire. C’est ce qu’on appelle « reconnaissance du mal », qui est un Kli et un manque. Par la suite, on peut recevoir un remplissage pour cela, appelé « lumière », qui vient combler le manque qui est dans le Kli. Ainsi, plus tard, Israël a eu le mérite de « et ce fut le contraire, de sorte que les Juifs dominèrent leurs ennemis », et ils eurent le mérite de recevoir la Torah.