« Hévrouta » - suite à la Leçon 10. Corps et âme
« Hévrouta » - suite à la Leçon 10. Corps et Âme
Âme (Neshama) :
La Lumière qui est revêtue dans le récipient de Bina à l'intérieur du Partsouf est appelée Neshama.
Cela vient du fait que les dix Sefirot des Lumières sont appelées NaRaN'HaY (Nefesh, Rouakh, Neshama, 'Haya, Yekhida), et les dix Sefirot des récipients sont appelées Ka'HaB ZON (Keter, 'Hokhma, Bina, Zeir Anpin, Noukva).
Cette définition de Baal HaSoulam expliquée dans le langage des Sefirot comme nous l'avons dans le livre Arbre de Vie du Ari est un bon rappel que lorsque le Kabbaliste parle d’« âme » ou Neshama, il a une définition très précise – et très souvent cette définition est bien différente de l’acception habituelle.
Voici ce que l’on peut lire dans la définition :
La Lumière qui est revêtue dans le récipient de Bina à l’intérieur du Partsouf s’appelle Neshama
C’est-à-dire, lorsque nous parlons de l’âme, nous parlons en fait uniquement du degré de la lumière reçue dans les récipients spirituels, c’est-à-dire des désirs corrigés.
Cela clarifie déjà beaucoup de choses – car maintenant nous pouvons voir que nous revenons à quelque chose de familier : Lumière et Kli, le désir et ce qui est reçu dans le désir.
Il y a donc un désir corrigé spécifique – qui s’appelle Bina – et ce qui est reçu dans ce kli, dans ce désir corrigé, se ressent de la manière qu’on appelle Neshama – l’âme.
Et tous les autres degrés, Nefesh, Rouakh, Neshama, ‘Haya, Yekhida, sont différents degrés de la lumière, comme fonction du désir corrigé de recevoir.


Six cent mille âmes
Il a été dit qu’il existe six cent mille âmes, et que chaque âme est divisée en plusieurs étincelles. On doit comprendre comment il est possible que le spirituel soit divisé, puisque, à l’origine, une seule âme a été créée – l’âme d’Adam HaRishon.
En réalité, il n’y a pas plus d’une âme dans le monde, et cette même âme se trouve dans chacun et chacune en mesure complète, tout comme chez Adam HaRishon. Car le spirituel ne vient pas en parties ni en divisions ; cela appartient uniquement aux définitions de la corporéité. Ce dont il a été question au sujet des six cent mille âmes et des étincelles d’âmes semble être divisé par la force de chaque corps. Autrement dit, initialement le corps sépare et empêche totalement la lumière de l’âme de briller sur lui, et lorsque le corps se purifie, dans la mesure où il se purifie, dans cette même mesure l’âme générale brille sur lui.
…
Par conséquent, une fois la correction de toutes les âmes effectuée, elles attireront à elles tous les aspects de l’âme supérieure d’Atsilout, à chaque âme sans exception, car le spirituel n’est pas divisé. Alors, comme il est écrit : « Et l’Éternel sera Roi sur toute la terre. »
En effet, dans chaque particulier, le tout se trouve, car à la fin toutes les âmes s’uniront en un seul degré, à leur racine spirituelle.
Baal HaSoulam – Article « Six cent mille âmes »
Ainsi six cent mille représente un état de perfection où la lumière entière (car l’âme est une lumière reçue, non quelque chose qui existe sans être reçue) – nous avons tous le potentiel de recevoir cette lumière entière mais cela dépend de « la purification du corps », c’est-à-dire la correction du désir de recevoir.
Voyons maintenant comment nous pouvons réellement atteindre ce degré complet.
À quel degré une personne doit-elle parvenir pour ne plus se réincarner
1984 – Article 10 – RABASH
Question :
À quel degré une personne doit-elle parvenir afin de ne plus avoir besoin de se réincarner ?
Dans Sha’ar HaGilgulim [Le Chapitre des Réincarnations - écrit par le ARI] il est écrit : « Il faut se réincarner jusqu'à ce que l'on ait accompli tous les NaRaN'HaY. »
Cela implique que chacun n’a à corriger que sa propre part et la racine de son âme, et rien de plus. Par cela, il complète ce qu’il doit corriger.
Le sujet est le suivant : il faut savoir que toutes les âmes se prolongent de l’âme de Adam HaRishon. Car après qu’il eut fauté par le péché de l’Arbre de la Connaissance, son âme a été divisée en six cent mille âmes. C’est-à-dire que ce qu’Adam HaRishon avait comme une seule lumière – appelé dans le langage du Zohar « Zihara Ila’a » (Lumière Supérieure) – qu’il avait entièrement d'un seul coup dans le Jardin d’Eden [Atsilout], s’est ensuite étendue en de nombreuses parties.
Cela s’explique à travers une analogie : un roi voulait envoyer une grande somme de pièces d’or à son fils dans un pays lointain. Cependant, tous les gens de son pays étaient des voleurs et des trompeurs, et il n’avait aucun messager digne de confiance. Que fit-il ? Il brisa les pièces en petites monnaies et les envoya par de nombreux messagers, de sorte que le bénéfice du vol ne soit pas assez important pour qu’ils soient tentés de nuire à l’honneur du royaume.
Il en ressort que chaque personne qui naît vient avec seulement une petite partie de l’âme d’Adam HaRishon. Quand elle corrige sa part, elle n’a plus besoin de se réincarner. Ainsi, chacun ne peut corriger que ce qui concerne sa part. À ce propos, il est écrit dans le livre Etz Chaim du Ari : « Aucun jour ne ressemble à un autre, aucun instant à un autre, aucune personne à une autre ; chacun doit corriger ce qui appartient à sa part. »
Cependant, il faut savoir que chaque personne qui naît a un travail de choix, car personne ne naît juste. Comme nos sages l’ont dit : « L’ange chargé de la conception prend une goutte et la place devant le Créateur, et dit devant Lui : Que deviendra cette goutte – forte ou faible, sage ou insensée, riche ou pauvre ; mais méchant ou juste, il ne le dit pas. »
Cela implique que personne ne naît juste, puisqu’il est dit : « méchant ou juste, il ne le dit pas. » C’est donc laissé au libre choix de chacun. Chacun, selon ses efforts dans la Torah [Lumière] et les Mitsvot [correction des désirs], mérite de purifier son cœur et de corriger le degré qui lui incombe du point de vue de la racine de son âme, et alors il parvient à son achèvement.
Le premier degré avec lequel l’homme naît
La plénitude de l’âme est d’avoir NaRaN (Nefesh, Rouakh, Neshama) de BYA et NaRaN d’Atsilout. Cette plénitude, Adam HaRishon la possédait avant la faute. Ce n’est qu’après la faute qu’il est descendu de son degré, et son âme a été divisée en six cent mille âmes, comme mentionné plus haut.
Pour cette raison, la spiritualité d’une personne est appelée « âme » (Neshama), même lorsqu’elle n’a que Nefesh de-Nefesh.
Cependant, bien que chaque personne naisse au degré le plus petit, il est dit en même temps (Sha’ar HaGilgulim) : « Car tout homme peut être comme Moïse si il veut purifier ses actes, puisqu’il est possible de prendre pour lui un Rouakh plus élevé, du degré de Yetsira, et aussi une Neshama du degré de Briya. »
Il en ressort que lorsqu’il est dit : « Il n’existe pas de génération sans quelqu’un comme Abraham, Isaac et Jacob. », cela ne signifie pas qu'ils sont nés ainsi et n'ont pas de libre choix. Ce sont au contraire des hommes qui s’efforcent de marcher sur le chemin de la vérité et de fournir l'effort qu’ils doivent fournir. De telles personnes reçoivent toujours de l’aide d’en haut, recevant la force de s’élever à des degrés supérieurs.
Il s’ensuit que tout ce qui est donné d’en haut se fait sous forme d’aide, mais jamais sans travail ni choix.
Atelier
L’article décrit comment nous pouvons atteindre le degré le plus élevé de l’âme, mais il dit que cela dépend du travail et du choix. Que pensez-vous de ce travail et de ce choix ? ?